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PATES

Fam. SQuiLLIDAr. Bouclier dorsal divisé en trois lobes par deux aie lngitudinaux. F | Région céphalique antérieure mobile. péne Squilla Rond. Bouclier dorsal rétréci en avant, laissant libres au moins des. quatre anneaux thoraciques postérieurs. Abdomen à surface cannelée. Appendices des trois dernières pattes thoraciques, grèles, cylindriques et allongés. Griffes des grandes pattes. & ravisseuses avec de forts crochets. Abdomen s’élargissant en arrières Sq: mantis Rond. Sq. Desmareslii Risso, Méditerranée. Sq. nepa Latr., Côtes du Chili. Sq. raphidea Fabr., | Mers de l'Inde, etc. Les espèces à surface lisse et à large bouclier arrondi ont été. V nies par Dana dans un genre spécial, Lysiosquilla. L. maculataLam. Pseudosquilla D: La carapace, lisse, ne ATTE à découvert que les trois derniers anneaux! thorat Ps. Lessonii Guér., Mers du Chili. Ps. stylifera Lam., les Sandwich. Gonodactylus Latr. Griffes des pattes ravisseuses renflées et non dentelées sur le bord préhensile:G: chiragra Fabr., très-commun dans les mers chaudes. Coronis Latr. Appendice | latéral des six … dernières pattes thoraciques en forme de lame membraneuse presque orbiculaire. G.s À 4 lopendra Latr., Brésil. Fe La famille. des Ericurmpes, admise par Milne Edwards et Dana, ne renferme des formes larvaires de Squillides. Les Alima, de même que les Erichthus et les Squ hthus, sont des larves de Stomatopodes.

PODOPHTHALMAIRES. 725

PODOPHTHALMATA'. PODOPHTHALMAIRES

Thoracostracés à yeux pédonculés, présentant un grand céphalothorax qui recouvre le thorax, trois (deux) paires de pattes-mâchoires et cinq (six) paires de pattes thoraciques bifides ou simples.

Les Podophthalmaires se distinguent comme les Sfomatopodes par la présence d'yeux pédonculés mobiles, mais ils s'en éloignent tellement par l’organisation et le dévelappement qu'ils doivent former un ordre à part. Leur corps a une forme excessivement variable : tantôt il est allongé, tantôt large et ramassé ; mais il existe toujours une vaste carapace qui recouvre tous les anneaux thoraeiques et qui le plus souvent est confondu avec la voûte thoracique tout entière. Cependant quelques anneaux thoraciques situës au-dessous d'elle peuvent rester distincts (Schizopodes). Les huit paires de pattes, qui font suite aux mächoires, peuvent encore présenter une conformation semblable; elles sont alors divisées en deux branches, dont l’une est une rame, et servent principale- * ment à la locomotion et à faire tourbillonner l’eau. Dans ce cas (Schizopodes). les deux paires antérieures forment déjà le passage aux pattes-mâchoires par le raccourcissement et la courbure angulaire de leur branche principale. Chez les Décapodes, la transformation est bien plus complète; ici, en effet, les cinq paires de pattes postérieures, par suite de la disparition de la branche en forme de rame, deviennent des pattes locomotrices. Les pattes de la troisième paire sont également chez eux des pattes-mâchoires à deux branches; il est vrai que leur forme se rapproche si intimement de celle des pattes suivantes, que dans certains cas (Salicoques) on peut les considérer comme des pattes proprement dites. Les pattes abdominales portent exceptionnellement encore (mâles des Siriella, Callianidea) des appendices branchiaux; chez tous les autres Podophthalmaires ceux-ci sont situés sur les pattes thoraciques. ,

A l'opposé des Stomatopodes, la conformation des organes internes est plus ramässée. Le cœur a la forme d'un tube court ou d'un sac, dont la paroi est percée de plusieurs paires ventrales et dorsales d'orifices obliques. Du cœur partent, outre les deux aortes, des paires d’artères latérales, dont les origines sont munies de valvules et qui se distribuent principalement à l'estomac et aux tubes hépatiques.

Ovaires et testicules sont situés dans le thorax et ne se prolongent qu'exceptionnellement dans l'abdomen. Le canal déférent, d'habitude long et ondulé, produit des spermatophores, qui sont généralement introduits dans les voies génitales de la femelle par des organes accéssoires d'accouplement dépendant des pattes antérieures de l'abdomen.

! Herbst, Versuch einer Naturgeschichte der Krabben und Krebse. 3 vol. Berlin, 1782-1804. —

Leach, Malacostraca podophthalmata Brittanniae. London, 1817-1821. — Th. Bell, À history of the British stalkeyed Crustacea. London, 1853.

726 SCHIZOPODES.

Les œufs pondus sont portés par la femelle jusqu'au moment de l'éclosion, protégés comme chez les Schizopodes par les lamelles des pattes thoraciques postérieures, ou adhérents par une substance particulière aux pattes de l'abdomen. Les larves quittent en général les enveloppes de l'œuf sous la . forme de Zoea et revêtent graduellement la forme de l'animal séxué après plusieurs mues et souvent après avoir présenté des phénomènes de transformation très compliqués. Au contraire des Stomatopodes, les Schizopodes et les Décapodes paraissent être des termes voisins d'une même série évolutive. Les Décapodes représentent des formes plus élevées que les Schizopodes; ils ont avec ceux-ci des rapports analogues à ceux qui existent entre les Batraciens et les Pérenni- | branches et dans leur développement ontogénétique passent par la phase de ee Schizopode. - 5 4

Schizopoda'. Schizopodes

Petits Thoracostracés avec une grande carapace généralement 1 membraneuse et huit paires de pattes semblablement conformées et divisées en deux branches, qui portent fréquemment des branchies libres et saillantes.

Dans leur forme extérieure les Schizopodes montrent le facies des Décapodes + | macroures. Ils possèdent en effet, comme ceux-ci, un corps allongé généralement assez fortement comprimé avec un grand bouclier céphalothoracique, recouvrant : d'une manière plus ou moins complète les anneaux du thorax et un abdome 3 très développé. Cependant la structure des pattes-mâchoires et des pattes ! thora- + ciques est essentiellement différente et se rapproche ainsi que l'organisation + interne, plus simple, de celle des larves de Salicoques. Le bouclier céphalo- 4 thoracique de toutes les formes qui vivent dans les grands fonds de la mer « laisse à découvert un grand nombre d’anneaux du thorax (Siriella), ou même - 4 tous comme chez les Nebalia au début de la période larvaire; plus tard un + nombre plus ou moins considérable de ces anneaux se soude avec le bouclier E. (Gnathophausia). 3

Les trois paires de pattes-mâchoires servent encore à la locomotion et sont, : de même que les paires suivantes, formées de deux branches ; par Ja présence d'une branche accessoire multiarticulée et munie de soies, elles. sont a ie:

‘ Ë tre 1 Outre les ouvrages de Dana, Milne Edwards, Rathke, Krüyer, Sars, Lovén, ete, er Frey et Leuckärt, Beiträge zur Kenntniss wirbelloser Thiere. Braunschweig, 1848, — Van Beneden, Recherches sur la faune littorale de Belgique. Crustacés. Bruxelles, 1861. — — Sars, Beskrivelse over Lophogaster tipicus. Christiania, 1862. — Krôyer, Bidrag til ven on om Krebsdyrfamilien Mysidae. Naturh. Tidsskrift., R., vol. I. — C. Claus, Ueber ei poden und andere Malakostraken Messina's. Zeitschr. für wiss. Zool., vol. XHL. 4 mar - Die Gattung Cynthia. Ibid., vol. XVII, 1863. — G. O. Sars, Histoire ‘naturelle des d’eau douce de Norvège, 1. Christiania, 1867. — Id., Carcinologiske Bidrag til Norges Faune. I. Mysider. Christiania, 1870 et 1872. — Ed. Van Beneden, Recherches sur Ll'embryol Crustacés. II. Développement des Mysis. Bull. Acad. roy., Bruxelles, vol. XXVIH, HP — E. a schnikoff, Ueber ein Larvenstadinm von Euphausia. Leitschr. für wiss. Zool., vol. XIX, 4 et 1871. — R. v. Willemoes-Suhm, On some Atlant. Crustacea from the Challenger __. io? Transact. Linn. Soc. Ser. 2, t. I. 1875. :

SCHIZOPODES. 727

à concourir à la natation et à faire tourbillonner l'eau. Les deux paires antérieures ont cependant par leur forme plus courte et plus ramassée, ainsi que par les appendices des articles basilaires, d'étroits rapports avec les pièces de la bouche (Mysis, Siriella). La branche principale de la patte est toujours relativement grêle ; elle se termine par une griffe simple, peu développée, ou par un fouet formé par le tarse et multiarticulé. Rarement (Euphausia) les deux dernières paires restent rudimentaires, à l'exception de leur appendice branchial qui est très développé. Les pattes abdominales sont chez la femelle d'ordinaire excessivement petites, chez le mâle très développées, parfois de forme anormale (organes copulateurs accessoires) et exceptionnellement pourvues d'appen- . dices branchiaux (mâles de Siriella). Les pattes du sixième anneau, en général très allongé, sont toujours formées de deux lamelles; la lamelle interne présente fréquemment une vésicule auditive et constitue avec le telson une nageoire puissante (fig. 620).

Les antennes antérieures portent sur une tige solide triarticulée, qui chez les mâles se termine par un long appendice couvert de poils olfactifs, deux longs fouets multiarticulés. Sur la tige des antennes postérieures, à laquelle fait suite un seul fouet

très long, se trouve l’écaille bordée de soies si caractéristique des Thoracostracés. La lèvre supérieure et la lèvre inférieure forment comme une sorte de casque. Les mandibules à gauche et à droite sont souvent inégalement dentées et possèdent un palpe triarticulé. Les mâchoires de la première paire se composent chacune de deux lobes aplatis, rarement accompagnés d'un palpe; les mâchoires de la seconde paire sont plus grandes, elles sont divisées en un plus grand nombre de lobes; le lobe Fig: 620. — Mysis oculata (d'après G. O. Sars).

d : L — Les appendices foliacés des pattes forment terminal et le lobe dorsal sont garnis de une chambre incubatrice. Gb, organe auditif. poils (Mysis).

L'organisation interne est très simple. Le système nerveux est remarquable par la longueur de la chaîne ventrale, qui présente des ganglions presque dans tous les anneaux. L'organe auditif, quand il existe, est placé sur la lamelle interne de la nageoire caudale et reçoit ses nerfs du dernier ganglion caudal. Le nerf auditif forme avant son entrée dans la vésicule svditive un renflement, traverse sa paroi et se termine dans de nombreux poils recourbës sur un gros otolithe à couches concentriques. Ce qui n’est pas moins remarquable, c'est la présence de huit yeux accessoires dans le groupe des Euphausides. Ce sont des

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sphères mobiles pourvues d’une lentille et d'un corps pigmentaire rougeâtre. Elles sont situées à droite et à gauche sur l'article basilaire de la deuxième et de la septième paire de pattes, ainsi qu'entre les pattes natatoires des quatre … anneaux abdominaux antérieurs. D!

Le cœur et les organes de la circulation ressemblent à ceux des larves âgées de Décapodes; le cœur, dans le cas le plus simple, semble n'avoir qu'une seule paire de fentes, mais il en part déjà les deux aortes et plusieurs paires de troncs artériels latéraux. Chez les Siriella, le cœur allongé à ses extrémités possède une paire ventrale et une paire dorsale d'orifices, et s’étend depuis la région maxillaire jusque dans le dernier anneau thoracique. Outre l'aorte terminale et les paires antérieures, voisines, d'artères, il existe encore, comme chez les Hypérides, deux paires grèles d’artères médianes, qui se distribuent principalement , dans les tubes hépatiques. En avant de l'aorte postérieure naît une grande artère caudale.

Les branchies manquent complètement (M ysis, les pattes thoraciques gréeltent cependant chacune une petite lamelle qui fonctionne probablement comme organe respiratoire), ou bien ce sont des tubes contournés et placés sur les pattes caudales (mâles des Siriella, Cynthia), ou bien elles sont représentées; comme ! chez les Décapodes, par des appendices ramifiés, insérés sur les pattes thoraci- M ques. Dans ce dernier cas, tantôt elles font librement saillie dans le milieu ambiant (Euphausides), tantôt leur panache dorsal se cache dans une cavité branchiale, spéciale, formée par l'élargissement du bouclier dorsal (Lophogaster):

Les différences entre les mâles et les femelles sont si considérables que jadis on les plaçait dans des genres distincts. Les premiers possèdent sur leurs antennes antérieures une éminence pectinée, qui porte une multitude de poils olfactifs, et par la taille considérable des pattes caudales, dont les antérieures peuvent en outre être munies d'appendices copulateurs, sont aptes à exécuter des mouvements plus rapides et plus parfaits, auxquels correspondent chezles Siriella une respiration plus énergique et la présence d'appendices branchiaux. Les femelles portent parfois sur les deux paires de pattes postérieures (Mysides) ou en même temps aussi sur les pattes thoraciques moyennes! et antérieures Lophogaster) des lamelles qui servent à former ‘une cavité ineubatrice, dans « laquelle à lieu, comme chez les Arthrostracés, le développement embryonnaire …

L'œuf des Mysis subit une segmentation partielle. Après la fécondation (van Beneden), à l’un des pôles apparaît un amas de protoplasma qui se divise en deux pelotes. La segmentation progresse et donne naissance à une masse de cellules qui enveloppe le vitellus nutritif et constitue le blastoderme avec la bandelette primitive ventrale. Tandis qu'à l’extrémité antérieure cette bandelette donne naissance en s’élargissant latéralement aux lobes céphaliques, en arrière-se différencie de bonne heure la queue. Celle-ci est, comme chez les Décapodes, appliquée sur la face ventrale. Puis se montrent, sous la forme de trois paires de tubercules, les deux paires d'antennes et les mandibules, ainsi qu'une paire de tubercules correspondant peut-être aux appendices foliacés des Asellus. L'embryon qui est entré dans la phase de Nauplius mue en se débarrassant le la cuticule de Nauplius. A cet état, il rompt les enveloppes de l'œuf, développe sa longue queue, qui se replie dès lors sur le dos,.et devient libre dans da

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poche ineubatrice, et peu à peu, par suile de l'apparition et du développement des paires de membres qui manquent encore, revêt la forme de Mysis. Tandis que chez ces animaux ainsi que chez les Siriella et les Lophogaster le développement secontinue dans l'intérieur de la cavité ineubatrice, chez les Euphausides l'embryon passe par une série de métamorphoses en dehors d'elle. Le jeune … Euüphausia, après l'éclosion, ressemble à une larve de Nauplius, sur laquelle se … montrent aussitôt les trois paires de membres suivants sous la forme de bourrelets. La grande carapace de Nauplius qui se replie en avant autour de la base des antennes, où elle forme un bord dentelé, correspond à la cuirasse cutanée du bouclier céphalothoracique, autour duquel on aperçoit déjà sur les côtés de l'œil impair la couche des bâtonnets des yeux latéraux. Puis la larve revêt successivement, après avoir mué, la forme de Protozoea et de Zoea (décrite par Dana, éomme un Calyptopis), munie seulement de six paires de membres et d'un long abdomen dépourvu de pattes, mais ayant déjà tous ses anneaux. Dans la nombreuse série de phases larvaires qui se succèdent (Furcilia, Cyrtopia), les membres qui manquent encore se développent les uns après les autres.

4. Fam. Mysipaz. Pattes caudales de la femelle rudimentaires. Pas d’appendices branchiaux sur les pattes thoraciques. Organes auditifs dans les lamelles latérales internes de la nageoïre caudale. Anneaux thoraciques antérieurs soudés avec le bouclier dorsal. Deux paires de pattes-mâchoires avec l’article terminal simple. De grands appendices lamelleux des deux dernières paires de pattes forment chez la femelle une cavité incubatrice: Pas de métamorphose.

… Mysis Latr. Mandibules fortement dentées. Tarses des six paires de pattes multiarticués. Quatrième paire de pattes abdominales, chez le mâle, prolongée en stylet et dirigée en arrière (Podopsis). M. vulgaris Thomps. M. flezuosa Fr. Müll. M. inermis Rathke., Mer du — Nord. M. oculata Fabr., Groenland, et M. relicta Loyén, dans les lacs de la Scandinavie. —.. O. Sars a créé toute une série de nouveaux genres: Mysidopsis, Pseudomma, Boreo- …. iysis, Eryllu'ops, Amblyopsis, Mysideis, Leptomysis. Anchialus Kr. Promysis Dana. … … Siriella Dana. Tarse des six paires de pattes simples entouré d’un cercle de soies, armé d’une griffe. Mâle (Cynthia) à appendices branchiaux enroulés, situés sur les pattes caudales très développées. S. Edwarsi Cis., Pacifique. P. norvegica G. O. Sars.

. … Pelalophthalmus W. Suhm. Bouclier thoracique libre, non soudé avec les cinq der-

. miers anneaux thoraciques. Les deux paires antérieures de membres transformées en

pattes-mâchoires. Pattes abdominales de la femelle rudimentaires. Sept paires de lamelles incubatrices sur les pattes thoraciques. P. armiger W.Suhm, dans les grands fonds.

… 2. Fam. Eupmausmas. Pattes-mâchoires et pattes thoraciques entièrement semblables ; les deux dernières paires de celles-ci plus ou moins rudimentaires. Toutes les paires de pattes portent des branchies libres et ramifiées, dont la taille augmente d'avant en arrière. Les pattes caudales très développées dans les deux sexes. Les deux paires de pattes antérieures chez le mâle munies d'appendices copulateurs spéciaux servant à fixer les spermatophores. Souvent des yeux accessoires sur le thorax et sur l’abdomen. Femelles sans lamelles incubatrices. Métamorphose très complète.

… Thysanopoda Fdw. (Noctiluca Thomps.). Sept paires de pattes bien développées. Avantdernière paire plus petite que les précédentes, parfois composée seulement de quatre articles; dernière paire de pattes rudimentaire, mais munie de branchies bien dévelop pées, biarticulée. Th. norvegica. Sars. Avec huit yeux accessoires. Th. tricuspidata Edw., Océan Atlantique. Euphausia Dana. Avec six paires de pattes bien développées, les deux dernières rudimentaires, bien que portant de grandes branchies. Toutes les espèces avec des yeux accessoires. 8. Mülleri Cls., Messine. E. splendens Dana., Océan Atlantique. E. supérba Dans. Long de 2? pouces. Mérs Antarétiques, au sud de la Terre de Van Diemen.

3. FA: Lormocasrrinas. Corps semblable à celui d’une Salicoque avec l'anneau ter-

minal de l’abdomen bifide. Première patte-mâchoire courte et ramassée, bien différente des pattes suivantes, avec un palpe et un flagellum. Sept paires de pattes avec une rame bien développée et trois touffes branchiales, les deux inférieures pendant librement, la supérieure dans la cavité branchiale au-dessous du bouclier thoracique.

Lophogaster Sars. Bouclier céphalothoracique fortement échancré au bord postérieur, de sorte que les deux derniers anneaux thoraciques restent libres. Toutes les pattes chez la femelle avec des lamelles qui forment une cavité incubatrice. Tige des antennes antérieures courte et épaisse avec un fouet interne très court et un fouet externe très long ; les 4 pattes grêles avec un article terminal en forme de griffe. L. typicus Sars. Norvège. +

Ghathophausia W. Suhm. Bouclier céphathoracique avec une carène et un long rostre. Première paire de mâchoires avec un court palpe, deuxième paire avec un œilaccessoire. Les pattes thoraciques comme chez les Mysis avec un fouet tarsal à articles courts. Sixième M anneau abdominal divisé en deux anneaux. Habitent les grands fonds. G. gigas M. Suhm. Deux courtes épines- latérales sur le bord postérieur du bouclier céphalothoracique et cinq épines sur la pièce écailleuse des antennes postérieures, de la grandeur d’un Palémon: Forme des grandes profondeurs. Océan Atlantique. G. gracilis et G. Zoea W. Suhm. .

4. Fax. Gaararasrmar. Bouclier céphalothoracique grand, au-dessus duquel les anneaux thoraciques postérieurs restent très-distincts. Les quatre paires antérieures de pattes du thorax conformées comme des pattes-mâchoires et terminées par des her Dans les grands fonds.

Chalaraspis W. Suhm. Dernière paire de pattes thoraciques courte, les trois précédentes très longues, munies de trois appendices branchiaux. C. unguiculata W. er à Côtes orientales et occidentales de l'Afrique.

Decapoda'. Déeapodes

Podophthalmaires pourvus d'une carapace qui est généralement soudée 1 avec tous les anneaux de la tête et du thorax, de trois (deux) paires « de | pattes-mâchoires et de dix (douxe) paires de pattes ambulatoires en par- À lie armées de pinces. | mes

La tête et le thorax sont complètement recouverts par la carapace, dont les” | parties latérales forment au-dessus des articles basilaires des pattes-mâchoires et des pattes proprement dites une cavité où sont placées les branchies. cg le

1 Voyez Herbst, Latreille, Leach, Milne Edwards, Bell, Dana, Loc. cit. pan bé. organes extérieurs sur le squelelte téqumentaire des Crustacés décapodes. Mém. de l'Acad: des Sciences, t. XXIII. — Milne Edwards, Observations sur le système tégumentaire des Crustacés décapodes. Ann, Sc. nat. 3° sér., t. XVI. — C. Heller, Die Crustaceen des südlichen Europa: Wien, 1863. — Alph. Milne Edwards, Histoire des Crustacés podophthalmaires fossiles. Ibid: 4e sér., t. XIV, XX, et 5° sèr., t. I. — Id., Sur un cas de transformation du pédoncule oculaire en une antenne, observé che:une Langousle. Comptes rendus, t. LIX. —H. Rathke, Untersuchungen ueber dié Bildung und Entwicklung des Flusskrebses. Leipzig, 1829. — N. Joly, Études sur les mœurs, le developpement et les métamorphoses d'une petite Salicoque (Caridina Desmarestit). Ann. Sc. nat. 2° sér.,t. XIX, 1843. — Spence Bate, On the development of Decapod Crustacea. Phil. Transact. of the Roy. Soc. London, 1859. — C. Claus, Zur Kenntniss der Malako= strakenlarven. Würzb. naturw. Zeitschr., t. IL. 1861. — Lereboullet, Recherches d'embryologie comparée sur le développement du B vochet, de la Perche et de l'Écrevisse. Paris, 1862. Fr. Müller, Die Verwandlung der Garneelen. Archiv für Naturg., t. XIX. 1863. — S. Lemoine, Recherches pour servir à l'histoire du syslème nerveux, elc. de l'Écrevisse, Ann. Se, nat. 5° sér. t. IX-X. — Huxley, L'Écrevisse, Paris, 1881. — E. Yung, Recherches sur la structure intime e les fonctions du système nerveux chez les Décapodes. Arch. Zool. expérim., t. VII. l

dernier anneau peut rester plus ou moins mobile et complètement libre. La tête se prolonge généralement en avant entre les yeux en un long aiguillon (rostre). Les téguments solides, en général calcifiés, de la carapace présentent, principa- . lement dans les espèces de grande taille, des éminences symétriques correspondant aux organes internes. Très souvent leur surface est divisée par un sillon transversal descendant jusqu'aux coins de la bouche (sillon cervical) en une moitié antérieure et une moitié postérieure. La première reste rarement simple : on y distingue d'ordinaire une région moyenne (région gastrique) et deux petites régions latérales (régions hépatiques) correspondant au foie (Palinurus, Oxyrhynques). La moitié postérieure peut aussi être partagée par deux sillons longitudinaux en deux régions branchiales sur les côtés et une région cordiale médiane, subdivisée elle-même en une portion antérieure et une portion postérieure. Les autres régions peuvent aussi offrir une subdivision analogue, comme, par exemple, les Oxyrhynques et les Cyclométopes parmi les Brachyures. Les régions latérales se continuent toujours sur la face ventrale, sur laquelle on peut, de la sorte, distinguer une partie hépatique et une partie branchiale inférieure.

L'abdomen présente une étendue et une conformation très variables. Chez les Macroures il est très considérable, possède une cuirasse résistante et est muni, outre des cinq paires de pattes, dont l’antérieure est souvent atrophiée chez la femelle, d'une grande nageoire (telson et grosse paire de pattes natatoires du sixième anneau). Chez les’ Brachyures il est très réduit, il ne forme plus qu'une large lamelle (femelles) ou une petite lamelle triangulaire (mâles) qui est dépourvue de nageoire caudale et qui est repliée sur le plastron sternal légèrement concave. Les pattes sont dans ce groupe grêles et filiformes et ne sont développées que sur les deux premiers anneaux.

Les antennes internes, enfoncées souvent chez les Brachyures dans des fossettes latérales, naissent en général au-dessous des pédoncules oculaires mobiles et sont composées d'une tige triarticulée et de deux ou trois fouets multiarticulés. Les antennes externes s'insèrent en dehors et un peu au-dessous des premières sur une lamelle plate située en avant de la bouche (épistome) ; elles sont fréquemment pourvues d'un appendice lamelleux semblable à une écaille. A leur base est placé un petit mamelon, dont le sommet est percé et où vient déboucher le canal excréteur d'une glande spéciale (fig. 611).

Les mandibules ont une conformation très variable; dans la règle, elles possèdent un palpe bi ou triarticulé, qui fait défaut chez de nombreuses Salicoques. Tantôt elles sont simples, droites, et fortement dentées sur leur bord antérieur épaissi (Brachyures), tantôt elles sont grèles et fortement recourbées (Crangons) ou bifides (Palémonides et Alphéides). Les mâchoires antérieures sont toujours formées de deux lames: cornées et d'un palpe ordinairement simple. Les mâchoires postérieures se composent en général de quatre lames cornées et d'un palpe, et portent une grosse lamelle branchiale bordée de soies. Puis viennent trois paires de pattes-mâchoires, qui sont munies dans la règle d'un appendice flabelliforme. Il ne reste donc parmi les membres thoraciques que cinq paires qui puissent remplir le rôle, de pattes proprement dites; parfois les deux postérieures sont atrophiées, et même, dans quelques cas rares, peuvent com-

plètement disparaître par suite d’une métamorphose régressive (Leucifer). Les anneaux du thorax correspondants sont d'ordinaire tous, excepté quelquefois le dernier, soudés ensemble, et constituent sur la face ventrale une plaque très large chez les Brachyures. Les pattes sont composées de sept articles, qui corres- pondent à ceux des Arthrostracés et se terminent fréquemment par ph is ou main préhensile. ve

Le cœur des Décapodes, qui a été surtout bien étudié chez ré est situé dans un sinus péricardique limité par du tissu conjonctif (fig. 79 et cat: | Les parois charnues, formées par des cellules musculaires entrecroisées, renfer- L ment des groupes de cellules ganglionnaires sympathiques et sont pércées de cinq paires dorsales et trois paires ventrales d'orifices, qui sont extraordinairément petits, sauf ceux d'une paire dorsale et ceux d’une paire ventrale. Pendant la phase larvaire le cœur présente déjà des paires d'orifices ventrales et dorsales de grandeur inégale (deux de chaque chez les Mastigopus), tandis que,

Fig. 621. — Coupe longitudinale d'un Astacus fluvratilis (d'aprés Huxley). — C. Cœur: 4e, aorte fa 4 lique; Aa, aorte abdominale, dominant près de son origine l'artère sternäle (Sta); Km, estomac; D. intestin; L, foie; T, testicule; Vd, canal déférent; Gô, orifice génital: G, cerveau; N, chaîne ganglionnaire; Sf, uropodes. GE dal

au début de la phase de Zoea, il n’existe plus que deux paires “ d'érificisl Les

ramifications des aortes antérieure ‘et postérieure, ainsi que celles dés artères latérales, qui se distribuent à l'estomac, au foie et aux organes génitaux, chez les Macroures de grande taille et chez les Brachyures sont excessivement nombreuses et compliquées. De l'aorte postérieure, qui s'étend dans l'abdomen sur la face dorsale du tube digestif, se détache immédiatement près de son origine une grosse artère caudale. Elle contourne à droïte le canal digestif, passe entre l’antépénultième et l’avant-dernière paire de ganglions thora et arrive à la face ventrale de la chaine ganglionnaire, où elle se divise

Parmi ces espaces il faut mentionner le sinus véntrl: situë dar le éana nal, d'où partent des canaux sanguins qui aboutissent aux branchies. De dernières le sang, devenu artériel, revient par des canaux efférents 118 curree dants dans le sinus PAR

Les branchies sont partout des appendices pennés ou en touffes dépendant des pattes et des pattes-mâchoires ; elles sont situées dans une cavité spacieuse, dont le toit est formé par les parties latérales de la carapace! (fig. 612). L'eau pénètre dans cette cavité par une longue fente latéro-inférieure, ou, comme chez les Crabes, par un orifice spécial placé en avant de la première paire de

… pattes. Derrière l'extrémité antérieure de l'orifice de la cavité branchiale, um appendice en forme de lamelle de la deuxième paire de mâchoires entretient à par ses oscillations rhythmiques un courant d'eau constant; l’eau qui baigne les branchies arrive par la fente longitudinale et s'écoule par l'orifice antérieur. La conformation de la chambre respiratoire est différente chez les Crabes qui respirent dans l'air. Chez les Ranina, il existe, d'après Milne Edwards, un canal spécial qui conduit dans la partie postérieure de cette chambre. Quelques Grapsoïdes (Aratus Pisonii) soulèvent en respirant la portion postérieure de la carapace et déterminent de la sorte au-dessus de la dernière paire de pattes une. fente par laquelle pénètre l'eau. Les Cyclograpsus et les Sesarma exécutent des mouvements semblables, en dehors de l'eau, mais peuvent, à l’aide d'un réseau de poils situés sur les bords du cadre buccal, ramener aux branchies l'eau qui est expulsée, en la faisant passer par la fente qui lui a donné une première fois accès, au-dessus de la première paire de pattes. Quand la provision d’eau est enfin épuisée, ils font pénétrer l'air par derrière en soulevant leur carapace (Fr. Müller). L'appareil de la respiration présente aussi une conformation spéciale chez les Crabes terrestres (Ocypoda). Chez ces animaux l'ouverture de la cavité branchiale est située entre les articles basilaires de la troisième et de la quatrième paire de pattes; elle est réduite à une fente étroite par des lamelles extérieures, et les parties correspondantes des articles des pattes … présentent une surface plate, recouverte de nombreux poils sur ses bords. Chez d'autres Crabes organisés pour faire de longs séjours sur la terre ferme, par exemple chez le Birgus latro, la cavité branchiale remplie d'air présente sur son plafond des exeroissances arborescentes pourvues d'un réseau vasculaire respiratoire et par conséquent constituent une sorte de poumon?.

Le canal digestif, qui est surtout bien connu chez l'Écrevisse, se compose d’un court æœsophage ascendant, dont les parois musculaires contiennent au-dessous de l'hypoderme, des groupes de cellules glandulaires®. Celles-ci s'ouvrent dans Pœsophage et paraissent, de même que des glandes analogues de la lèvre supérieure et des mâchoires (voyez les Hypérides), avoir la signification de glandes salivaires. Après l'œsophage vient l'estomac très spacieux fixé par des muscles aux téguments, et divisé par un étranglement en une large région cardiaque et une région pylorique plus petite et étroite. La première est recouverte de poils très fins et très nombreux, la seconde renferme deux fortes plaques de chitine

4 Huxley distingue des Podobranchiae, des Arthrobranchiae et des Pleurobranchiae et s'en sert pour apprécier les affinités naturelles. Huxley, On the classification of Crayfishes. Proceedings of the Zool. Soc. of London, 1878.

2 CG. Semper, Ueber die Lunge von Birgus latro. Zeitschr. für wiss. Zool., t. XXX. 1878,

5 Max Braun, Ueber die histologischen Vorgänge bei der Häutung des Flusskrebses. Würzburg, 1875. — Id., Zur Kenntniss des Vorkommens der Speichel und Kittdrüsen bei den Decapoden. Arbeiten aus dem Zool. Institute. Würzburg, t. III.

calcifiées et dentées, qui constituent les principaux éléments de l'appareil masti: cateur. Dans la région pylorique il existe aussi des saillies considérables recou= vertes de poils, mais qui cependant ont plutôt la signification d’un appareil d fermeture. Les deux disques calcaires, désignés sous le nom d'yeux d’'Écre visse, sont des dépôts calcaires situés dans la région cardiaque ‘antérieure audessous de la cuticule ; ils s’accroissent jusqu'à l'époque de la muet. Ils tombent avec la membrane cuticulaire ; probablement ils sont digérés et ramenés dans le sang et fournissent à la nouvelle membrane qui se durcit des particules calcaires. Immédiatement derrière la région pylorique se trouve sur la paroi dor- | sale de l'intestin un tube aveugle (plusieurs chez le Maja), et des deux côtés dé bouche le foie, qui est très volumineux. Dans ces dérniers temps on à faït des recherches sur la fonction de cette glande, et on en à conelu qu'elle sécrète un liquide analogue au suc pancréatique qui, outre sa propriété de transformer l’amidon en sucre, digère les principes albuminoïdes. On rencontre aussi dans la: paroi de l'intestin, au-dessous de la tunique musculaire, des glandes qui PAPERS : un liquide ayant également la propriété de digérer l'albumine ?. : Chez l'Écrevisse la glande antennale est connue sous le nom de glande vente! c’est une espèce de sac, qui débouche sur la face orale de l'article basilai + sommet d’une saillie conique. Elle est formée en réalité de canaux ramifiés con à stituant une masse spongieuse, présentant des culs-de-sac étroits à la périphérie Le système nerveux (fig. 613 et 614) présente dans la conformation du cer: veau volumineux, renforcé encore par un gros lobe optique (ganglion opticum), et surtout dans celle de la chaîne ganglionnaire, des différences®. Partout . les commissures æsophagiennes sont très longues et réunies dans leur trajetpar une anastomose transversale. Le ganglion sous-æsophagien est toujours composé d'une série de ganglions; il peut aussi y avoir plus loin d'autres fusions de ganglions, de sorte que le nombre des masses ganglionnaires thoraciques est variable. Par-contre, chez les Décapodes macroures il existe ordinairement six petits ganglions abdominaux; chez les Pagurides ils sont tous confondus en une seule masse. Mais c'est surtout chez les Crabes que le degré de concentration de la chaîne ventrale est poussé le plus loin; chez eux, en effet, tous les ganglions sont réunis en une seule masse. Il existe aussi un système de nerfs viscéraux très ramifié; il a surtout été bien suivi chez l'Astacus. Il est composé principalement de nerfs qui partent de la commissure œsophagienne et qui, réunis à un nerf impair, forment des plexus sur l'estomac et l’œsophage. En outre naissent du dernier ganglion abdominal deux nerfs qui se confondent en un seul tronc et envoient de nombreuses branches, grandes et petites, au tube. digestif. Enfin, d'après Brandt, les trois derniers ganglion} thoraciques enve raient des filets nerveux aux organes génitaux, et le cœur, dans la paroi duquel

4 Oesterlen, Ueber den Magen des Flusskrebses. Müller’s Archiv,. 2 C. Fr. W. Krukenberg, Vergleichend physiologische Beiträge zur Kenntniss der Verda: un vorgänge. Untersuchungen aus dem physiol. Inst. Heidelberg. 1877. 5 Owsjannikof, obér die feinere Struktur des Kopfganglions bei den Krebieh. Mém. Se. St-Pétersbourg. 7° sér. — Dietl, Die Organisalion des Arthropodengehirns . Leitschr. wiss. Zool., t. XXVII. 1876. — Id., Untersuchungen über die Organisation des Crusta Gehirns. Sitrungsber. der K. Acad. Win. 1878. — E. Berger, Untersuchungen über den Bau Gehirns und der Retina der Arthropoden. Are aus dem Zool. Institut, etc. Wien, t. I. 18

sont disséminées de grosses cellules nerveuses sympathiques, aurait aussi ses nerfs spéciaux.

… Les organes des sens sont représentés, outre les yeux à facettes et les poils olfactifs des antennes antérieures, par les vésicules auditives situées dans l'article basilaire de ces dernières et fréquemment ouvertes, dont la structure histologique a été principalement élucidée par les travaux de V. Hensen. Dans la règle, . lorifice en forme de fente de la vésicule auditive est recouvert, comme dans VÉcrevisse, par des poils; dans d’autres cas il est libre; d'autrefois encore il fait complètement défaut. On y retrouve les mêmes éléments que dans la vésieule auditive des Mollusques et des Vertébrés, mais présentant les particularités caractéristiques des tissus des Arthropodes. Au lieu d’un otolithe formé … de couches concentriques comme celui des Hétéropodes (et aussi celui des …. Mysis) on observe des particules de sable et de petits corps étrangers tenus en suspension dans l'endo-lym- . phe aqueuse, et l'extrémité du nerf acoustique, qui . aboutit à la vésicule, se continue avec dés bâtonnets — délicats et des poids saillants sur la face interne de Ja paroï et directement contigus aux particules soli- = des de l'otolithe.

ÿ Les glandes sexuelles sont situées partout au-dessus . du tube digestif derrière l'estomac et au-dessous du éœurt. Chez les Galathéides elles sont placées bien - plus en avant dans le thorax, et chez les Brachyures elles s'étendent en avant dans les parties latérales de la cavité céphalothoracique. Les ovaires et les testicules sont composés généralement d’une portion impaire formant, tantôt un pont transversal, tantôt un pig 622.—Organes génitaux mâles lobe postérieur, et deux portions paires latérales di- EU dite Ar rigées en avant, d'où partent les conduits vecteurs. tal sur l'article basilaire de la Chez les Pagurides seuls les organes génitaux sont ‘inauième paire de pattes (F°)rejetés dans l'abdomen recourbé et y affectent une forme asymétrique.

Le testicule est formé de chaque côté par un tube très long, pelotonné, présentant des acini (auquel vient se réunir un second tube dans les espèces où existe un lobe postérieur), entouré par une enveloppe de tissu conjonctif et constitué par une tunique propre et un épithélium germinatif (fig. 622). Ce dernier renferme des éléments de deux sortes, de grosses cellules ou spermatoblastes qui produisent les spermatozoïdes et une masse de protoplasma interstitielle dans laquelle sont parsemés de petits noyaux (germes de remplacement). Tandis que les spermatoblastes, qui se sont détachés de la paroi après division répétée et formation de prolongements protoplasmiques, se transforment en spermatozoides, les noyaux de remplacement donnent naissance à de nouveaux spermatoblastés, principalement à l'époque des amours, où ce processus de régénération est très actif. Les zoospermes présentent des prolongements protoplasmiques

1 Brocchi, Recherches sur les organes génitaux mâles des Crustacés décapodes. Ann. Sc. nat., 6° sér., &. IL. 1875.—G; Grobben, Beiträge sur Kenntniss der männlichen Geschlechsorgane der Decapoden. Arbeïten des Zool. Instituts der Universität. Wien., t. I. 1878.

rigides, qui leur donnent la forme de cellules étoilées; on les retrouve sous cette forme dans le corps de la femelle. Du reste la grandeur et la configuration de ces zoospermes complètement développés varient beaucoup, mais de telle sorte que leur degré de ressemblance correspond au degré de parenté des espèces. Le canal déférent est long et décrit de nombreuses circonvolutions. Sa paroi est revêtue, de même que celle de la portion vectricé du tes- 4 ticule, d'un épithélium cylindrique ou pavimenteux, qui sécrète un liquide particulier. Dans sa partie moyenne, parfois munie d'appendices glandulaires spéciaux (Maja), 1 ‘épithélium cylindrique est particulièrement allongé, tandis que. dans sa partie terminale, qui joue le rôle de canal éjaculateur, le revêtement mus= culaire atteint son maximum d'épaisseur et se divise en une couche de fibres à longitudinales et une couche de fibres transversales. Partout il se forme dans « le canal déférent des spermatophores. Chez les Penaeus et les Brachyures il existe un véritable pénis; c’est un appendice tubuleux surmontant orifice génital. Mais dans la règle, sauf chez les Pagurides, les deux paires de pattes ; abdominales antérieures sont transformées en organes copulateurs. Souvent aussi la partie des antennes qui porte les poils olfactifs semble être plus développée chez le mâle; et de même aussi les pattes antérieures sont plus volumineuses et leurs armatures plus fortes.

Les ovaires sont fréquemment des amas glandulaires trilobés, dont les lobes antérieurs pairs sont très écartés l’un de l’autre et réunis par une sorte F de pont (fig. 623). Au point de réunion de ces lobes prend naissance de chaque côté un oviducte court et large, qui se dirige généralement obliquement | Fig. 625. — Organes génitaux fe- vers l'article coxal de l'antépénultième paire de Ra ne Ue OVAieS pattes, où il débouche après s'être dilaté, chez les ticle basilaire de la troisième Brachyures, de façon à constituer une poche copu- 4 eee pates LE latrice destinée à recevoir les spermatophores. Chez « les Macroures, auxquels cette poche copulatrice fait défaut, la fécondation doit probablement avoir lieu également en grande partie dans l'intérieur du corps de la femelle. D'après Waldeyer, la cellule-œuf de l’Astacus est entourée: dans l'ovaire à son origine par des cellules épithélialeset, arrivée à maturité, -estenveloppée d'une membrane. Au moment de la ponte, les œufs, au fur et à mesu qu'ils sortent des orifices sexuels, sont entourés par la sécrétion de glandes spéciales, qui se durcit rapidement et fixe les œufs aux poils des pattes abdominales. Pendant longtemps on à cru que cette sécrétion était produite par la: paroi de l'oviducte, jusqu'au moment où Lereboullet découvrit dans la part i des anneaux les glandes d’où elle provient.

Le développement embryonnaire des Décapodes a été l'objet Me schro classiques de Rathke (Écrevisse), auxquelles sont venus se joindre les travaux plus récents de Bobretzky (Salicoque et Écrevisse) et de Reichenbach (Écrevisse)!.

1 Voyez Rathke et Lereboullet, Loc. cit. et un Mémoire en russe de Bobretzky. Kiew, 18 H. Reichenbach, Die Embryonalanlage und erste Entwicklung des Flusskrebses. Leïtschr

La segmentation paraît être (partout ?) superficiellet, c'est-à-dire qu'elle n’intéresse que la couche périphérique du vitellus (vitellus formatif) qui sedivise parune série d'étranglementsen?, 4, 8, etc. sphères, tandis que la masse centrale de vitellus nutritif granuleuse et riche en globules graisseux ne se divise pas. Les sphères de fig: 624. — Coupe d’un œuf d'Astacus Fig. 625. — Coupe d’un œuf d’Asfacus

Fa + à [luviatilis, dans lequel le blasto- [luviatilis, dans lequel s’est prosegmentation péri- derme vient à peine de se former duite l’invagination du blastoderme,

RE Le $ S .— Ÿ. Vitellus; b7 i ï ‘ Û 4 3 phériqu esforment de (d'après Huxley) Y. Vitellus; b1, qui constitue l’entoderme (d’aprè

» bJastoderme, Huxley). — V. Vitellus; mg, cavité

la sorte une vésicule de l'invagination limitée par l’ento-

ES VEE + : derme (intestin moyen) ; bp, blastoentourant le vitellus FRAC RO TEA PP

pore; epb, ectoderme.

nutritif et d'où se sépare bientôt une membrane blastodermique (fig. 624). La vésicule s’inva- gine en un point (fig. 625), et cette invagination, première ébauche de l'entoderme, s'enfonce de plus en plus dans le vitellus nutritif et devient … un culde-sac, dont l'orifice (bouche de la Gasfrula) se ferme plus tard. Le vitellus nutritif subit aussi une sorte de fractionnement ; il se divise en effet en masses polygonales ou pyramidales,

que l'on appelle les pyramides vitellines, qui ont peut-être la signification de grosses sphères de

… segmentation (fig. 626). Bobretzky établit un rap- L s À ; ; / X

prochement entre cette segmentation secondaire mn /1g

du vitellus nutritif et le fait que les cellules in- 44, 696. — coupe longitudinale db

testino-glandulaires sont répandues dans le vitel- œuf d'Astacus fluviatilis sur lequel

1 S nee L s re ont apparu les rudiments de l'intestin us et considère les pyramides comme de véri- antérieur, de l'intestin postérieur et tables cellules remplies de granules vitellines de l'abdomen (d'après Huxley). —

: : i a. Anus; Ag, intestin postérieur; "3,

du noyau intestino-glandulaire (entoderme)?. Ce- intestin moyen; fg, intestin antérieur; pendant les pyramides vitellines (primaires) exis- " bouche; epb, eclocermes 8 Fe tent déjà avant que le blastoderme soit complètement formé, et ne sont incorporées par les cellules entodermiques qu'au fur

Ds || + Et 20 +

| wiss. Zool., T. XXIX. 1877. — Paul Meyer, Zur Entwickelungsgeschichte der Decapoden. Jen. naturw. Zeitschr., T. X£E 1877.

1 De nouvelles recherches sont nécessaires pour déterminer si dans certains cas, par exemple - chezles Crangon, Eupagurus, Palaemon, les premières phases de la segmentation ne correspondent pas à une segmentation totale. k \

à Sices pyramides vitellines primaires sont de véritables cellules, la segmentation n est pas superficielle dans le sens que Hæckel donne à ce terme. Ce serait bien plutôt une modification de la Ségmentation totale et inégale dans laquelle le vitellus formatif, qui s’est segmenté de meilleure heure et plus rapidement, entourerait le vitellus nutritif encore en. voie de segmentation. En

Uautres termes, la segmentation totale et inégale se modifierait de manière à ètre superficielle.

ÆRAITÉ DE ZUOLOGIE, — %* ÉDIT, 41

et à mesure que le développement progresse. Sur l'origine du mésoderme. F nous manque des observations suffisamment précises, bien qu'on s'accorde unanimement à le faire dériver de l’entoderme. D'après Bobretzky, les cellules du feuillet moyen proviennent des parois latérales de l’invagination entodermique ; Hæckel, au contraire, assure que chez le Penaeus le bord de la bouche est le lieu d'origine du mésodermet. Chez ce Crustacé, dès le début de l'invagination du tube digestif apparaîtraient déjà les premières traces du feuillet moyen sous la forme d'un petit nombre de grosses cellules. En même temps la bouche primitive: de ? la Gastrula abandonnerait sa position centrale et se rapprocherait du pôle Lu ; correspondra plus tard à l'extrémité postérieure du corps. ” De tous les Décapodes, c’est l'Écrevisse dont le développement embryonnaire. est le mieux connu, bien que les phénomènes évolutifs très complexes, la gros seur du vitellus et l'absence de métamorphose, en rendent l'étude très difficile Déjà avant l’apparition de lNArIRaNoR de la Gastrula, les cellules blastodermiques sur un des côtés de la vésicule germinale , sont considérablement plus épaisses et plus allongées et donnent naissance à un disque ovale (disque embryonnaire) dont le.

grand axe correspond au grand axe de l'embryon, en voie de développement. Dans le tiers postérieur du disque apparaît l'invagination de la Gastrula ; elle a d’abord l'aspect d'un sillon semi-lunaire, qui prend bien- Fig 627. — Embryon d’Asfacus fluviatilis vu de face, à {ôt la forme d'un fer à

à cheval et finit "= la phase où le blastopore est en train de se former de : : re MES (d'après H. Reichenbach). — bp. Blastopore; mg, sillun Par être circulaire par suite de la rêu-

médian ou primitif; £a, rudiment de l'abdomen; pc, nion-en arrière des deux extrémités du 1 disques céphaliques ; 0, fossette. E 4 fer à cheval. Le disque embryonnaire devient cordiforme par le développement de sa moitié antérieure, sur laquelle M apparaissent deux épaississements elliptiques, origine des lobes ééphaliques sur chacun desquels existe un bourrelet circulaire (disque. céphalique) et une fossette centrale. Un sillon médian ou sillon primitif, élargi en avant dans le « voisinage des ‘disques céphaliques et qui s'étend jusqu'au sillon cireulaire produira l’ébauche du système nerveux (fig. 627). La zone entourée par le sillon circulaire, d'abord bombée, s'enfonce et par suite celui-ci borde la bouche de la Gastrula qui se rétrécit de plus en plus et finit par disparaître. Un léger enfoncement dans le sillon primitif est la première trace de l'invagination de l'œsophage, et une petite fossette, située en avant du point où la bouche de la Gastrula s’est fermée, indique l'invagination de l'intestin terminal (fig. 628). Celle-ci est placée sur une éminence pentagonale, l’ébauche de l'abdomen, en ayant de laquelle deux bourrelets représentent les premières traces des mandi- « bules. En avant de ces bourrelets, sur les lobes chat: se montre à Had

ai: CPE CET

1 E. Hæckei, Die Gastrula und die Eifurchung der Thicre. Leber Per on Fute sé re A naturw. it T. IX 1875. 0

que Von peut désigner, eu égard au nombre des paires d'appendices, sous le nom de Mauplius et qui se présente aussi chez les Salicoques et les Pagurides.

Dans ce stade l'invagination entodermique, d'où provient l'intestin moyen, communique déjà avec l'intestin terminal. En avant de la bouche est apparue une saillie qui correspond à la lèvre supérieure et renferme aussi l'ébauche du ganglion sus-æsophagien. Les enfoncements des disques céphaliques, qui donnent naissance aux ganglions ophthalmiques, se sont rapprochés de la ligne médiane et en même temps de l'invagination de l'œsophage. Un repli de l'ectoderme, qui entoure en arrière et sur les côtés l'abdomen, représente l'ébauche du ; bouclier céphalothoracique.

La première ébauche du système nerveux est le sillon primitif, qui apparait de bonne heure sur le disque germinatif; sa partie anté- rieure, située en avant de l’invagination buccale, produit le cerveau, le reste le collier

tard, après l'ébauche de la le- vre Supérieure (Reïchenbach).

Chose étrange, la glande verte n'est pas une production méso- dermique; elle est formée par une invagination de l’ectoder- me. Cette phase de Nauplius, pendant laquelle l'embryon d'As-

lacus présente une mue cuticu- laire, correspondant à la mue que l'on observe chez les Nauplius. d'autres Crustacés, est suivie de toute une série de phénomènes évolutifs, parmi lesquels il faut citer en première ligne l'apparition des- appendi-

cp.b A \ x EE LE 5 ; @.q\c:) © ke AER s\e Jus 2 N 1125 4

CS REX à 47° à Se Sn 7 en = = 7 7 UP xg

Fig. 628. — Coupe longitudinale d'un embryon d’Astlacus fluviatilis un peu moins avancé que dans la figure précédente (d'après Huxley). — m"”, bouche; fg', portion œsophagicnne, et fg*, portion gastrique de l'intestin antérieur; ”g, intestin moyen; Ag, intestin postérieur; a, anus; e, œ®il; L, cœur; v, vitellus; epb, ectoderme.

æsophagien et la chaîne abdominale. Outre les bourrelets ectodermiques longitu- . dinaux sur les côtés du sillon, une invagination médiane concourt aussi à - mation des centres nerveux. Sur le ganglion sus-æsophagien elle n'apparait que

la for-

Fig. 629. — Coupe longitudinale d'un embryon venant d'éclorc d'Astacus fluviatilis (d’après Huxley). — m, bouche ; fg*, portion œæsophagienne, et fg°, portion gastrique de l'intestin antérieur; mg, intestin moyen; Ag, intestin postérieur: a, anus; e, œil; À, cœur ; v, vitellus ; epb, ectoderme.

ces qui. manquent encore, et la segmentation de l'abdomen replié sur la face ventrale. Partout où les embryons quittent les enveloppes de l'œuf sous la forme de Loé, ce ne sont que les mâchoires et les pattes-mâchoires qui apparaissent encore sur le corps de l'embryon, tandis que chez l'Écrevisse qui abandonne

l'œuf Sous une forme semblable à celle de l'individu adulte, toute:

les pattes

ambulatoires, et toutes les pattes de l'abdomen sont déjà formées (fig. 629). Une question qui n'est pas encore complètement élueidée, eeste elle de l'éclo-

sion de certains Décapodes sous la forme, de larves Nauplius (fig. 630), comme l'a décrit Fr. Müller chez les Penaeus pour prouver la parenté phylogénétique

des Entomostracés et des Podophthalmaires !. Comme ces formes de Nauplius n'ont

pas été élevées par Fr. Müller à partir de l'œuf, et qu'il n'en a pas suivi directement M la transformation en larves plus âgées que l'on sait être véritablement des larves | de Peneus, cette soi-disant preuve basée uniquement sur des probabilités est encore tout entière, à fournir, et provisoirement la larve Nauplius des Schizopodes,

Fig, 630. — Larve Nauplius de Penaeus, vue par la face dor- * Fig. (RE Lärve Metanauplius de sale (d'après Fr. Müller). — A’ et 4”, antennes antérieures Penaeus, vue en profil (d'après Fr: et postérieures. Müller). — Mx', mâchoires antérieu- |

res ; Mx"', mâchoires postérieures ; GU !

sixième et septième paires de pattes, »

ou première et Mme Eh de pattes mandibulaires. s pre

dont Metschnikoff a suivi l’évolution à partir de l'œuf chez les Euphausia, est l'argument décisif dans la question de la descendance phylogénétique des odo phthalmaires?. Sete Chez certains Décapodes, tels que les Penéides et les Sergestides, il existe des formes larvaires qui précèdent la forme de Zoea, dont l'abdomen est. encore dépourvu de segmentation et se termine comme chez les Phyllopodes par des appendices bifurqués. Ces larves désignées sous le nom de Prolozoea, qui a] raissent également chez les Euphausia et qui dérivent de la dernière forme de Nauplius (Metanauplius, fig. 651), offrent un grand intérêt parce qu ‘elles nou ous

fournissent la clef qui permet de comprendre » morphologiquement là Zoea nous

1 Fritz Müller, Verwandlung der Garneelen. Arcliv für Naturg. 1863. — id, Für Jo Leipzig, 1864.

2 Fritz Müller a essayé de réfuter les critiques qui ont été formulées en artiésliet par Spence Bate, mais sans citer des faits positifs, qui du reste n’ont été observés par aucun naturalist 3 est aussi à remarquer que dans ses communications sur le développement ‘embryon ai Peneus membranaceus E. Hæckel ne dit rien de précis sur la larve qui vient de sortir'de l forme représentée par lui fig. 89 et fig. 90, qui est, dit-il, un véritable Nauplius et peut-être de l'œuf sous cette forme dans cette espèce de Peneus, comme dans l'espèce observée ler, est en tout semblable à un Nauplius dé pe ou de Crahgon btcerainentenes “eau l'œuf sous la forme de Nauplius.

BÉCAPODES. 7

1e intercalalion de la région thoracique qui fait en appa- Cette région thoracique, qui comprend cinq à six anneaux Euphausia). existe déjà dans la phase de Protozoea: elle est assez

n voie SA A et ses métamères ainsi que l'ébauche es qui leur correspondent sont plus tôt formés que ceux de l'abdomen, | dans la cu de Zoea (fig. 632). Par contre, chez les Zoea

I région en quelque sorte latente, dont … les membres n'apparaissent que plus:

… fard. La transformation que les Zoés subissent pour arriver à la forme d'individu sexué, esttrès variable suivant les différentes familles. Elle est très compliquée et présente des métamorphoses régressives pareilles chez les Sergestides, dont les phases larvaires successives ont été décrites sous les noms de Elaphocaris Dohrn, Acanthosoma Claus et Mastigopus Leuckart. br:

Dans nombre de cas les Zoés abandonnent les enveloppes de l'œuf sous une

| Fig. 635. — Larve de Homard venant d'éclore ai 0. Yeux; vi . ee antennes anté- prés G. 0. Sars). — R. Rostre ; 4’, A", antennes

je Mz'', mâchoires posté- antérieures et postérieures; Kf'', troisième paire

Mxf", premiére Anime paires de pattes-mâchoires ; F', première paire de pattes F3 ambulatoires. |

tt mäâchoires de la première et de la deuxième re sb tre existent sous une forme plus rapprochée de l'état permanent {. Ce cas lez 4 es Phyllosomes, larves des Palinurides, qui, au sortir de l'œuf, léjà quatre paires de pattes bifides, — il ne manque que les deux paires s postérieures du thorax, — mais dont l'abdomen est rudimentaire. La phose est e 1ÉOre bien plus simplifiée chez les Astacides marins (Ho-

! d, fig. 653), doter Mars au moment de l'éclosion possèdent toutes les pattes

en ou va ii, Untersuchungen über Bau und Entwicklung der Arthre- Û Het. Zur Entwicklungsgeschichte der Panzerkrebse. — 1d., Beitrâge zur Kenntniss

Poe threr Larven. — F Richters, Dre Ph yllosomen. Leitschr. für wiss. Lt XXH. 1875.

thoraciques sous une forme qui rappelle celle des Pénéides, mais sont encore dépourvues de pattes abdominales et d'appendices caudaux *.

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