‹ Traité de zoologieChapitre 241 sur 434 · TN · texte numérisé non relu

TN

Après leur sépa- 3

: rationilsprésen-

Fig. 719. — Cervéau et ganglions œsopha- Fig. 720.— Portion de Ja chaine ventrale ‘te tent ÿ des. “gan- Lu giens du Sphinx liqustri (d'après New- de la larve de la Locusta viridissima p 4 port). — Gfr, ganglion frontal, ganglion (d'après Leydig). — a, les deux cor. glions latéraux, É du nerf viscéral impair ; get g', ganglions dons nerveux longitudinaux ; b, &a0- ont lus‘: filets” Fe des nerfs viscéraux pairs. glion; e, nerfs latéraux; d, nerf 7 4 pathique. vont se réunir |

aux nerfs latéraux de la chaîne ventrale, s'en Re ensuite et se terminenten ë

formant de nombreux plexus dans les trachées et dans les muscles desstigmates. Les yeux sont les organes des sens, les plus répandus et les plus parfaits chez les Insectes! Les veux à lentille simple, les ocelles ou stemmates, se rencontrent nn © surtout chez les larves; on les trouve aussi sur le sommet de la tête chez lin 1: secte parfait; ils sont alors ordinairement au nombre de trois: Les yeux à fa celtes ou yeux à réseau sont situés sur les côtés de we és "p eppartiennent | surtout à l'Insecte adulte et sexué. KES IMEMEEANt À Les ocelles (fig. 118) présentent toujours une structure jé compliquée que | celle des yeux simples des Crustacés et des Vers, et il serait plus exact de les comprendre avec ceux des Araignées et des Scorpions sous la désignation d'yeux | composés ayant une cornée commune. Dans la partie postérieure du globe oculaire, qui est entouré d’une sorte de sclerotique, le nerf Mn 0 Ë flement ganglionnaire d’où rayonnent des fibres qui se continuent avéc des cellules “ terminales cenlhéess surmontées de leurs bâtonnets cuticulaires (couche de bâtonnets). Devant l'appareil nerveux s'étend le corps vitré, que osé — con.

RCE

s Quitte les mémoires de Joh. Müller, Gottsche, Ulaparède, Leydig et M. Schultze, x NE ner, Ueber das Sehen von Bewequngen und die Theorie des suzammengesezten Auges. Sitz gsber, der K. Akad. der Wissensch. Wien, 1875. — H. Grenacher, Untersuchungen über Sehorgan der Ar thropoden. Güttingen, 1879. — W. née Das rie | stone u Archiv. {ür inikr, Anat., t. XVII. 1879. DRET st

naissait déjà et qui consiste en une couche de cellules hypodermiques allongées, disposées radiairement et dont la zone marginale renferme du pigment.

Les yeux à facettes sont beaucoup plus grands; ils se distinguent surtout des elles par leur cornée divisée en facettes, comme les mailles d'un réseau (fig. 116 147). Cette cornée forme une lentille particulière pour chaque filament nerveux ervenstab), séparé des autres par une gaine de pigment. Le filament nerveux inule) se compose de plusieurs cellules nerveuses, d'ordinaire sept, dont bâtonnets euticulaires (Stäbchen) peuvent se fusionner en un rhabdome situé , l'axe; et enfin il se forme un cône cristallin aux dépens du groupe de es du. corps vitré situé entre le filament nerveux et la cornéule. Pourtant, é cette structure compliquée, on retrouve dans l'œil à facettes essentielt les mêmes éléments que dans l'ocelle, et une série de formes intermés montre que le premier dérive du second. Dans l'œil à facettes on disaussi derrière la cornée, qui présente souvent des milliers de facettes (lentilles), un bulbe entouré d'une selérotique solide; le nerf optique pénètre dans la paroi postérieure du bulbe et y forme d’abord une couche ganglionnaire ju granuleuse, puis une couche de faisceaux de fibres. Les fibrilles de cette der- À dire couche semblent entrer dans l'extrémité postérieure des filaments nerveux ou rétinules, dont l'extrémité antérieure est surmontée des cônes cristallins. Les cônes sont composés de quatre segments soudés suivant leur longueur, sécrétés par autant de cellules. Entre les fibres nerveuses rayonnantes et les rétinules slinsinuent de fines ramifications de trachées,.et tout autour, ainsi qu'autour des » eristallins, sont situées encore des cellules pigmentaires, qui constituent la paroi interne de la selérotique une couche continue en forme de eupule. lé de ces yeux eucons (Grenacher), il existe des formes plus simples d'yeux settes, dans lesquelles les cônes cristallins manquent (acons), ou sont repréés seulement par une sécrétion liquide des quatre cellules mères (pseuda- . Les yeux acons des Cousins, des Punaises, des Forficules, etc., ont une ganisation inférieure, parce que la réunion des sept cellules rétiniennes du lament nerveux se borne à une juxtaposition assez lâche de six d'entre elles utour de la septième, et qu’il ne se forme pas de rhabdome. Le rhabdome anque aussi encore dans les yeux pseudacons caractéristiques des Muscides ; > commence à être réellement bien développé que dans les yeux eucons. Au point de vue fonctionnel, c'est-à-dire au point de vue de la perception des mages, les yeux à facettes et les ocelles se comportent d'une manière tout à fait di rente, fait sur lequel J. Müller a attiré le premier l'attention dans sa théorie | e la vison mosaique. Leydig et Claparède ont combattu, il est vrai, cette théorie des arguments histologiques et physiologiques ; mais les recherches récentes plent la confirmer presque complètement. Les images renversées qui se forment derrière chaque facette de la cornée (Gottsche) sont de nouveaux détruites

x suite de la conformation particulière du cône cristallin, de sorte que seuls

rayons parallèles à l'axe, renforcés autant que possible par la lumière réfléchie,

avent être perçus par la rétinule. En tout cas les yeux sont, pour la plu-

rt des Insectes vivant dans l'air, les organes des sens les plus développés

Libellules, Tabanides), tandis que chez les Potaés qui vivent dans des endroits

obscurs ou sous terre, leur structure se simplifie beaucoup (ouvrières chez

les Fourmis), parfois même ils disparaissent complètement (Insectes aveugle des ; cavernes) !. ie A côté des yeux, les antennes jouent un grand rôle comme organe de sensi-. bilité spéciale; non seulement en effet elles sont le siège par excellence du toucher, mais aussi et en première ligne, de l'odorat*. De nombreuses expériences prouvent ; : que les Insectes possèdent à un haut deyré la façulté de percevoir les sensations olfactives et qu’ils flairent de loin les substances qui sont utiles à eux ‘ou à leur. progéniture (Necrophorus, Mouche dorée de cadavre). Depuis longtemps on con= sidère avec raison les antennes comme le véritable siège de cette faculté ; mais « tandis qu'on regardait avec Erichson les nombreuses foésbités que présentent, par exemple, les antennes lamelleuses des Lamellicornes, comme des fossettes | olfactives, aujourd'hui on reconnait avec Leydig que certains appendices cuticu= laires pourvus de terminaisons nerveuses ganglionnaires sont, aussi bien M chez les Insectes que chez les Crustacés, les organes de l'olfaction. Tous ces « appendices sont situés soit isolément, soit par groupes dans des fossettes, et dans ce dernier cas (Mouches) peuvent présenter une certaine ressemblance avec | des otocystes. ei. CE À Les argdues de l'ouïe, constitués par des vésicules auditives avec dé otolithes, 4 tels qu'on les rencontre chez les Vers, les Crustacés et les Mollusques; n'ont 4 encore été découverts que chez certaines larves d’Insectes et sous une forme simplifiée. Dans le dernier et l'avant-dernier anneau de l'abdomen de la larve de Ptychoptera, on trouve au-dessous de la membrane de chitine, sallante { à ce niveau, deux paires de vésicules, dans lésquelles nagent deux ou trois sphé- ; rules réfringentes5. À la face inférieure de chaque vésicule aboutit un merf très fin terminé par une cellule ganglionnaire fusiforme. Des organes etes] Ÿ qui sont peut-être des vésicules auditives, existent aussi à À l'EHRORES ce Vaud # men des larves de Tabanus et d’autres Diptères. | Il est certain qu’un très grand nombre d'Insectes, et privee ceux qui £ | ont la faculté de produire des bruits particuliers et comme dés chants, peuvent « i | percevoir des sons; aussi depuis longtemps avait-on été amené à. admettre l'existence d'organes spéciaux destinés à recueillir les sons et s'était-on évertué = à les découvrir: Et en effet il existe chez les Acridiens, les Locustides et les Gryl- À lides-des appareils construits, il est vrai, sur un autre modèle que celui des wési-" cules auditives, mais qui très probablement sont des appareils auditifs destinés à recueillir les ondes sonores*. Ils sont désignés sous le nom d'appareil tympanal. | : Chez les Acridiens on trouve sur les côtés du premier segment abdominal, im M

1 Ch. Lespès, Recherches anatomiques sur quelques Coléoptères aveugles. FE Se. mat, s . t. IX. 1868. dé © 2G Hauser. Physiologische und histologische Untersuchungen über das Gerhororgan der sekten. Leitsch. für wiss. Zool. T. XXIV. 1880.

5 Voyez : C. Grobben, Ueber bläschenfürmige Sinnesorgane von Plychoptera RE Sitzungsber. der K. Akad. Wien. 1875. — V. Graber, Ueber neue otocystenartige Sinnesorgane di

Insekten. Archiv. für mikr. Anat., t. XVI.

# Outre J. Müller, voyez: v. Siebold, Ueber das Stimm und Gehürorgan der Orthopteren. Archiv. für Natürg. 1844. — Leydig, Müller’s A: chiv. 1855 et 1860. — V. Hensen, Ueber das Geh gan von Locusta. Leïtsch. für wiss. Zool., t. XVI. 1866. — V. Graber, Die ltympanalen Sinneso der Orthopteren. Denkschriften &er K. Akad. der Wissensch. Wien, 1875.

médiatement en arrière du métathorax, un anneau corné sur lequel est tendue ernbrane mince, analogue à une membrane tympanique, souvent protégée un repli cutané (fig. 555). Sur la face interne de cette membrane s'élèvent sieurs saillies chitineuses en forme de cône, dans lesquelles on trouve des minaisons nerveuses spéciales. L'appareil est innervé par un nerf provenant troisième ganglion thoracique. Ce nerf se renfle avant son entrée dans les wités aréolaires du cône pour former un ganglion. Les cellules ganglionnaires continuent en dehors du ganglion avec des prolongements en forme de on dont les extrémités élargies en massue renferment des bâtonnets brilou pointes nerveuses (Nervenstifte). Si ces terminaisons nerveuses montrent que l'on a affaire à un nerf de sensibilité spéciale, d'un autre côté la brane disposée pour perecvoir les vibrations sonores indique que c'est un acoustique ; ce que vient :

sore confirmer la présence appareil résonnateur, nstitué par une grosse vé- Ssicule trachéenne appliquée contre le nerf et le tympan.

Des organes semblables se rencontrent chez les Gryllides les Locustides, sur les bias des deux pattes antées, immédiatement auous de l'articulation de lisse (fig. 721). lei encore tronc trachéen forme e deux membranes Lymniques latérales. qui peu- 1 être recouvertes par un :

Fig. 721. — Fragment Fig. 722. — Fragment d'une terminaison

li À cutané, comme PAT Gu tibia de la patte nerveuse dans le tibia d'une patte antésorte d'opereule laissant antérieure ée la rieure de Locusta viridissima (d'après V.

, : Locusla viridissi- Graber). — N, nerf; 63, cellules nerveufente antérieure, une ya (d’après V.Gra- ses; $/, pointes nerveuses dans les cellules se vésicule sur laquelle … 27) — Ts meme terminales. é < rane lympanique

placé le renflement gan- avec l'opereule. | unaire avec des terminaisons nerveuses semblables d'un nerf issu du premier olion thoracique (fig. 722). Récemment on a observé des appareils analogues les pattes antérieures du Sphinx atropos. Sans doute aussi le Bourdon, qui faculté de produire des sons, peut percevoir les impressions sonores de la ème manière. Quant à la question de savoir si les organes des sens, découverts Leydig dans les ailes postérieures des Coléoptères et dans les balanciers des fouches, correspondent à l'appareil auditif des Cigales et des Sauterelles, jusqu'à il n’est pas possible d'y répondre, bien qu'on rencontre ici encore des intes nerveuses bâtonnoïdes dans les tubes terminaux qui font suite aux celnerveuses.

Ce même anatomiste a aussi découvert des pointes nerveuses semblables dans les nerfs des antennes, des palpes et des pattes; par leurs rapports et leurs

Fig.

725: — Appareii digestif de l’Apis mellifica (d’après Léon Dufour). — Sp, glandes salivaires; 0e, œsophage et jabot; M, ventricule chylifique ; Re, tubes de Malpighi; R, rectum avec les glandes rectales; G, glande vénénifique.

(fig. 725)5.

le jeune âge, et sont ur d'ouverture buccale à l'âge san d’autres possèdent pendant l’état de larve un estomac term en Cul-de-sac, qui ne communique pas avec l'intestin terminal Sioacs -

Aphides mâles);

L Outre les travaux de Lbvdig et de Ilicks, voyez : V. Graber, Ueber die Stiftfährenden chordonotalen Sinnesorgan bei den Insecten. Archiv für mikrosk. Anat., t. XX, 1882. .

? 0.3. B. Wolff, Das Riechorgan der Biene. Nova Acta Leop. Carol., te XXXVIIL. 1875.

5 Vutre les ouvrages anciens de Ramdohr, Strauss-Dürkheim, etc., voyez: F. Plateau,

connexions ces nerfs peuvent être regardés avec la plus grande vraisemblan comme des nerfs du tact!. Le sens du toucher s'exerce pribtihaties par 1 antennes et par les palpes buccaux et aussi par les articles du tarse; il peut. même aussi être localisé dans des appendices situés à la surface des tégument £ tels que les soies tactiles reliées à des nerfs et à des ganglions, que l'on a sur la peau de certaines larves d’ ‘Insectes (Corethra, fig. 110). ARE

avec soin des appareils de ce

pas possible de les considérer comme

L'entrée de la bouche ct la buccale elle-même sont probable aussi fréquemment le siège de la sensibilité tactile, et peut-être aussi peuve elles, par l'intermédiaire des g particuliers de formations cuticulai délicates pourvues de terminaisons ne veuses qui S’y trouvent, recueillir les 3 impressions gustatives. Wolff à décrit |

pp es

situës sur les bords de la cavité buceale | de l'Abeille, et il est certain qu'il m'est des appareils olfactifs?. Un de ces appareils est placé en avant du point où là | cavité buccale se continue avec l'œso- | phage ; il est constitué par une 1 cordiforme renflée, munie d'un

nerfs et à des cellules nées pañe de la languette dans la :

naisons nerveuses, qui ind ces organes sont le siège: d lité spéciale.

Le canal digestif présente la ivisio:

habituelle en intestin bucca moyen et intestin terminal,

porte-aiquillons, Pupipares, Hémérobiides, Fourmilions). La bouche, entourée des organes de mastication, conduit dans un œsophage étroit, à l'entrée duquel tissent une où eee paires de glandes salivaires volumineuses, tubu-

‘ fre, qui s'ouvrent sur la lèvre inférieure, Pr roy être les plus im-

portantes, parce qu'on les rencontre toujours, même ù

and il n'existe qu’une seule paire de glandes salires (Orthoptères). Quant à l'action chimique de la Ja crétion de ces glandes, il a été démontré, chez les EM . Blattides, qu’elle ne se borne pas à transformer les ätières amylacées en sucre, mais qu'elle digère aussi les substances albuminoïdes. Chez l’Abeille, les glandes salivaires semblent être très développées et la live paraît concourir à la préparation du miel, aussi bien qu'à la formation du liquide nutritif qui sert à alimenter les jeunes larves. Chez de nombreux Insectes suceurs, l'œsophage porte à son extrémité postérieure et latéralement un premier réservoir alimentaire à parois

minces et à court pédicule, appelé à tort estomac ceur (fig. 71 et 72). Chez d’autres Insectes, ce renfle- . M ent est plus régulier: on lui donne le nom de jabot: NN \ s aliments y séjournent quelque temps et y subissent De 7 4

commencement de digestion sous laction de la av

ive. Chez les Insectes carnassiers, particulièrement Fig: 724. — Appareil digestif À Fa : “4 d'un Coléoptère carnassier, ez les Coléoptères et les Névroptères, on trouve, après 1e Carabus auratus (d’après le jabot, un gesier ou proventricule globuleux, à parois Léon Dufour). — 0e, œso- | se . ” À phage; Jn, jabot; Pv, gésier ; musculaires épaisses, dont le revêtement interne est Chad, ventricule chylifique: une euticule chitinisée d'une certaine épaisseur, présen- M ap A rat

des crêtes, des dents et des soies; mais il ne avec leur réservoir, ît pas qu'il ait d'autre rôle que d'empêcher les aliments de revenir en ère (fig. 724). Cette structure se retrouve chez les Orthoptères, dans les res Gryllus, Locusta, ete.

l'œsophage fait suite l'intestin, tantôt droit, tantôt plus ou moins flexueux, t la structure est très variable et dépend du mode d'alimentation. Partout : divise au moins en un ventricule chylifique affecté à la digestion, et qui par fonctions répond à la fois à l'estomac et à l'intestin grêle, et en un intestin minal plus ou moins long. Souvent il offre un plus grand nombre de parties. ) est dans le ventricule chylifique que se développent surtout les cellules glan-

n Hi} STONE na Re a nt +5 & = a È

FRpirses

cherches sur les phénomènes de la dépestion chez les Insectes. Bruxelles, 1874. — Id., Phéno- | mènes de la digestion chez la Blaite américaine, Bruxelles, 1876. — Id., Notes additionnelles

Sur les phénomènes de la digestion chez les Insectes. Bruxelles, 1877. — Jousset de Bellesme, Travaux originaux de physiologie comparée, t. 1. Insectes, Digestion. Paris, 1878.

4 Basch, Untersuchungen über das chylopoëtische und uropoëtische System von Blatta orientalis.

Sitzungsber. der K. Akad. der Wissensch., t. XXXIIL. Wien, 1858.

dulaires gastriques, aux dépens de la couche musculaire et de l’intima qui disparait complètement. Il s'y déverse aussi fréquemment des glandes spéciales, dont. la sécrètion digère les matières albuminoïdes, bien qu'elle renferme, comme la * bile, des acides gras et des pigments; par conséquent ces glandes, en enlevant ces matières au sang, remplissent les fonctions de foie. Ces glandes | sont | accumulées en grand nombre et d'une façon régulière sur la paroi intesti-\ nale, et tantôt elles sont invisibles à l'extérieur, tantôt elles forment de petits « culs-de-sac saillants à l'extérieur et donnent à cette paroi un aspect villeux : (Insectes carnassiers). D'autres fois elles constituent simplement à l'entrée de « l'intestin moyen de grands tubes aveugles, analogues aux tubes. hépatiques 3% (Orthoptères). L.

La limite du ventricule chylifique et de l'intestin terminal Est Ha an par È le point où débouchent les tubes filiformes terminés en cul-de-sac, désignés sous M le nom de tubes de Malpighi, et que l'on considère comme des organes uri: « naires. L'intestin terminal se divise ordinairement aussi en deux, ou plus rare- « ment en trois parties, l'intestin grêle, le gros inteslin et le rectum. Cette dernière à partie présente une couche musculaire épaisse et renferme dans sa paroi. tantôt | quatre, tantôt six, tantôt un plus grand nombre de bourrelets Jongitudinaux, à ou glandes étaler (rappelant les branchies trachéennes)!. À la surface de ces! # bourrelets on trouve une couche de cellules épithéliales cylindriques, qui fait défaut sur le reste du rectum, et dans leur épaisseur de nombreuses Louffes È de trachées et des nerfs. Pendant toute la durée de la phase larvaire et partout où les glandes rectales font défaut, le rectum est tapissé d'une couche épithéliale uniforme. Chez beaucoup de Coléoptères, on trouve encore à à l'extrémité postérieure du corps deux glandes, ies glandes anales, qui débouchent dans le rectum, immédiatement en avant de l'anus. Leur sécrétion corrosive et infecte La être 1 un moyen de défense. Los M Les tubes de Malpighi sont des tubes glandulaires filiformes, parfois ram | ; liés, qu'on a jadis regardés comme des organes sécréteurs de la bile, mais qui, à en juger d'après la nature de leur contenu, sont sans aucun doute des organes | urinaires. On y trouve partout une mince enveloppe péritonéale, sun laquelle sont disséminées des trachées, des fibres musculaires et des fibres nerveuses du svmpathique, la tunique propre homogèrie, et sur celle-ci de grosses cellules glandulaires dont les noyaux sont dans la règle ramifiés. Parfois, suivant Schindiler; une intima : percée de pores lapisserait en dedans la couche glandulaire?. Le contenu de ces eanaux, sécrété par les cellules glandulaires, et souvent devenu libre. par déhis cence de leur paroi, est rejeté à l'extérieur par l'intermé diaire de l'intestin terminal. I a le plus souvent une coloration brun jaunâtre ou blanchâtre, et. constitue des amas de granules très fins et des concrétions composées en, grande. partie d'acide urique. On y à rencontré aussi des cristaux d'oxalate de chaux. et. de taurine, ainsi que de la leucine et de l'urate de soude. L'opinion récemment défendue par Leydig, qu'une partie des tubes de Malpighi a la RARE de. 1 C. Chun, Ueber den. Bau, die Entwicklung und physiologische Bedeutung der ectaldr se | bei den Insecten. Francfurt, 1875.

2, Schindlér, Beiträge zur Kenntniss der Malpighischen Ge[ässe der Insecten. Laitscur. “au 4 wiss. Zool., t. XXX. — Fr. Leydig, Archiv für mikr. Anat:, t, XIL

Eve ee ii

FR ce Arr qe Si. EE

nu da D

produire la bile, n'a rien d'invraisemblable, et on ne saurait lui opposer le fait

que l'insertion de ces tubes se trouve à l'entrée de l'intestin terminal, en un point où la transformation et la résorption des matières nutritives sont déjà accomplies; on sait, en effet, que les parties constitutives de la bile empêchent bien plus qu'elles n'aident la digestion; il reste seulement à déterminer d'une façon précise la nature de la matière colorante en tant que produit biliaire. Le ubre et l'arrangement des tubes varient, du reste, beaucoup. Ils sont très mmgs et forment des circonvolutions tout autour du ventricule chylifique. D'ordinaire on compte quatre, six et quelquefois huit tubes, aboutissant dans l'in- - testin; mais dans les Hyménoptères et les Orthoptères, leur nombre est beau- - coup plus grand ; chez ces derniers Insectes (Gryllotalpa) ils sont courts et un —. conduit commun peut les réunir en un seul faisceau.

» Les organes sécréteurs des Insectes sont les glandulae odoriferae, les glandes ières, les glandes à soie, que l'on ne rencontre que chez les larves, et enfin les des venimeuses. Un trait caractéristique de la structure de la plupart de ces glandes, c'est l'existence d'une intima cuticulaire, rappelant les trachées, dans Je canal excréteur ainsi que dans les canalicules cuticulaires que présente “chaque cellule glandulaire!. Les glandes odorifères, parmi lesquelles il faut ver les glandes anales des Coléoptères, des Formicides, etc. (fig. 724), que s avons déjà mentionnées, sont situées sous l'enveloppe du corps et sécrètent, dinaire entre les articulations, diverses humeurs qui exhalent une odeur e. Chez les Punaises, c'est une glande piriforme, située dans le métathorax, laisse échapper une sécrétion d'une odeur très prononcée, à travers un » placé entre les pattes postérieures. Chez les Syromastes et autres Punaises e s, la glande odorifère s'ouvre à côté des pattes médianes et a été prise . par Fieber pour un stigmate thoracique. De petits sacs glandulaires, dont la sécrétion renfermant de l'acide salycilique apparaît sous la forme de gouttelettes a surface de la peau, se répètent par paires sur les différents anneaux chez larves et nymphes de la Chrysomela populi?. On trouve de petits sacs ulaires semblables dans des mamelons des téguments; sur le dos de certains aux, chez quelques chenilles de Bombycides. Les chenilles d'Harpyia ont is le prothorax une poche glandulaire volumineuse qui s'ouvre et d’où jaillit un liquide caustique d’une odeur très forte, dont l'animal se sert comme moyen > défense. On peut ranger dans la même catégorie les appendices cutanés glandulaires protractiles de différentes chenilles (sur la face dorsale du prothorax, . chez la chenille du Papilio machaon) où de certains Papillons (bourrelets odorants sur l'abdomen des Heliconius, Eueides, Colaenis et Dione), qui exhalent une odeur particulière, ainsi que les écailles odorantes des ailes de quelques Papillons mâles du Brésil5.

Un a découvert aussi des glandes cutanées, unicellulaires, pourvues d'un canal excréteur de chitine sur des points très divers du corps. Comme les folli-

1 Voyez principalement F. Leydig, Zur Anatomie der Insecten. Archives de Müller, 1859. » ? G:Claus. Weber die Drüsen von Chrysomela populi. Leitschr. für wiss. Zool., t. XI. # F. Müller, Die Skinkhôlbchen der weiblichen Marjacujé F alter. Leitschr. für wiss. Zool.. | :XXX.1877. — Id., Ueber Haarpinsel, Filsflecken und ähnliche Gebilde auf den Flügeln männ- acher Schmelterlinge. Jen. naturwiss, Zeitschrift., t. XI. 1877.

groupées sous des mamelons cutanés; elles sécrètent des filaments et des. cons blanchâtres qui enveloppent le corps comme d'un revêtement de pt

poséesen couche sur la partie antérieure de la face ventrale des deuxièn sième, quatrième et cinquième anneaux abdominaux; elles sécrètent la la forme de minces lamelles. Fonte

Les glandes productrices de la soie,ou glandes réricigéhes) se trou sivement chez les larves €

servent à la fabricatic ) tissus et d'enve

nymphe. Leu fluide et durei

Fig. 725. — Glandes cirières d’un Aphide (Schisoneura lonicerae). — a. Nymphe vue par la face dorsale. Wh, mamelons sous lessçuels sont situées les glandes. — b. Glandes cirières isolées, forte- : ment grossies. WD, g glandes Au 7 ME de Cf, peau.

séricigènes.

Enfin, chez de nombreuses femelles d° dnisbohtaes il exist à venin. Celles-ci forment deux tubes simples ou Trameux,

No. 8. “1867.

2 C. Kraepelin, Fhphiiunyen über dos bu Mechanismus und Entwiek bienenartigen Thiere. Leits. für wiss. Zool. 1873. — À. Forel, Der Giftappare drusen der Ameisen. Leitschr. für Wiss. aa Le AIX: 7 ré — M moires de Sollraann, Dewitz, ete. Por AE]

INSECTES. 83ù

la respiration, les trachées, qui renferment de l'air, envoient leurs ramifications dans tous les organes et vont pour ainsi dire trouver le sang qui baigne les tissus. Le vaisseau dorsal est placé sur la ligne médiane de l'abdomen ; + présente des étranglements qui le divisent enfun certain nombre de chambres, ou ventricules (souvent 8), correspondant aux anneaux, et fixées au squelette tégumentaire

sal par des fibres conjonctives et musculaires, ainsi que par des muscles gulaires (muscles aliformes). Pendant la diastole des chambres, le sang ètre par autant de paires d'orifices latéraux dans le vaisseau dorsal, qui contracte graduellement d'arrière en avant et chasse le liquide sanguin

pe une aorte qui se prolonge jusque dans la tête; le sang s'en échappe pour se répandre librement dans la cavité viscérale, où il se partage en quatre DS principaux : deux latéraux, un dorsal au-dessous du vaisseau doret un ventral autour de la chaine ganglionnaire. Il retourne ensuite au après avoir envoyé des courants secondaires dans les membres, ete. Ce qu'exceptionnellement qu'on voit partir de la portion postérieure du cœur

… cles aliformes auraient un rôle tout différent de celui de cet appareil suspenseur!. Par leur ensemble ces muscles forment, au-dessous de la ce ventrale

D. Les côtés de l'arceau supérieur des anneaux abdominaux, et ceui sépare LD. péricardique supérieur de la cavité viscérale (fig. 726). Par suite de à tedisposition, ces muscles en se contractant ne peuvent done pas, comme le

PRE (Graber, Ueber den propulsatorischen Apparat der Insecten. Archiv. für mikrosc. Anat., D Ix. = Id, Ueber den pulsirenden Bauchsinus der Insecten, Ibid., t. XIL.

le sinus pésiceilious aux dépens de la cavité générale, et concourent à faire : fluer vers Les .cœur le sang que cette dernière contient. Enfin un se

| péricardique.

arrière. IL va sans “dire que Ja ten- | mener “deux dia-

Fig. 726. — Coupe transversale un peu Fig: 727. — Coupe longitudinale du corps y}

schématique de l’abdomen de l'Acri-

dium tartaricum (d’après V. Graber). — b, vaisseau dorsal avec son suspenseur a"; €, tissu adipeux dans le sinus péricardique; d, cloison dorsale à l’état de relâchement et q, à l'état de tension’; f, chaine gän-

. glionnaire ventrale; g, corps adipeux, qui l'entoure ; à p {, cloison ventrale à l’état de relâchement et i k 1, à l’état de tension; o h, processus latéraux costiformes des plaques ventrales; nr 0, muscles expirateurs; À m, muscles inspirateurs.

tation de l'abdomen (fig.

du système RE”

1 J, à Palmén, Zur Morphologie des Hirabhanpetetecis: Helsingfors, 1877: et) 5 Landois, Der Stigmenverschluss bei den Lepidopteren. Archives de Müller, 1866. — H

ramifications sont répandues dans toutes les pai du corps, et qui reçoivent leur ‘provision (lai travers les stigmates, * situés d'ordinaire su

membranes qui réunissent les parties dorsales et voultales de: anneaux, à la faveur des mouvements de contraétion et dé di 721)1.

une grande ressemblance avec les glandes; leur paroi est en effet. d'une couche externe de cellules et d’une intima cuticulaire, quitse . directement, au niveau des stigmates, avec la cuticule chitineuse tégur taire. Les stigmates sont des orifices allongés ou arrondis; dont k saillant constitue une sorte de cadre corné (péritrème). Au cadre un appareil valvulaire mobile très variable, dont le jeu est soumis à l'infl “Tantôt cet appareil est représenté par (dk x lèvr

du Sphinx ligustri (d’après Newport).

— Mx, mâchoires transformées en trompe ; {, palpes labiaux; Af, antennes; | Gs, cerveau ; Gi, ganglion sous-æsophagien; N, ganglions thoraciques et abdominaux; V, œsophage; V', jabot; M, intestin moyen; Vm, tubes de Malpighi; H, cœur; E, intestin terminal; À, anus.

s'effectue par des trachées, dont (pad

tt store mecs tnt ea stmmenet

Par leur structure les trachées p

semblables aux deux battants d'une porte, situées à l'entrée du tube trachéen et dont les vibrations produisent des bourdonnements (Mouches) ; tantôt ce sont des lamelles recourbées comme les valves d'une coquille (Orthoptères et … Névroptères), ou bien encore, très en arrière de la fente stigmatique protégée par des poils ou des soies entre-croisés, le tube trachéen se trouve étranglé par une lamelle de chitine recourbée, dont la position peut être modifiée par un levier mobile (Coléoptères, Lépidoptères). Sur le prothorax, les stigmates paraissent, à l'état parfait (imago), avoir partout disparu, mais ils subsistent chez la plupart des larves des Insectes holometabola. Par contre, chez ces derniers, - par exemple chez les Chenilles et les larves de Coléoptères, ils font défaut sur . le mésothorax et sur le métathorax; et ils n'apparaissent que lorsque l'animal . entre dans la phase d'Insecte parfait. Lorsque les deux paires de stigmates thoraciques et les huit paires de Stigmates abdominaux existent, on dit que le système trachéen est holopneustique (phase d'imago des Insectes hémimétaboliques et de beaucoup d’Insectes holométaboliques). Si quelques stigmates ne se développent pas, le système trachéen est dit péripneustique lorsque ce sont les stigmates du mésothorax et du métathorax qui manquent (Chenilies, . larves de Coléoptères), et hémipneustique lorsque ce sont les stigmates des ë anneaux abdominaux qui font défaut. Le nombre des stigmates est extrêmement . variable, cependant on n’en trouve jamais plusde dix paires et rarement moins de deux. Ils manquent toujours à la tête (l'embryon des Lépidoptères présente des rudiments de stigmates sur les segments céphaliques) et aux deux derniers anneaux abdominaux (9 et 10), tandis que le thorax en présente généralement une ou deux paires et l'abdomen jusqu'à huit; dans cette dernière région du corps, ils . sont quelquefois très cachés. Chez les larves aquatiques des Coléoptères et des û Diptères, leur nombre est très réduit ; il n'existe plus, en effet, que deux de ces . ouvertures sur le huitième anneau HER fréquemment à l'extrémité d'un … tube simple ou bifurqué (métapneustiques). À ces deux ouvertures peuvent s'en … ajoutér encore deux autres sur le prothorax (amphipneustiques, fig. 92). Quelques Punaises aquatiques, telles que les Nepa, les Ranatra, ete., présentent à … Pextrémité de l'abdomen deux longs filaments creusés en gouttière, qui par … leur réunion forment un tube complet, et qui à leur base donnent entrée … dans les deux trachées terminales. Enfin les stigmates peuvent entièrement … faire défaut chez certaines larves d'Insectes vivant dans l'eau, de sorte que le système trachéen est complètement clos et peut être désigné sous le nom d’apneus- … tique (Larves de Corethra, de Névroptères et d'Orthoptères à branchies trachéen- nes). Cet état n’est pas primitif; il survient secondairement par suite de l'obli-

. tération de tous les stigmates.

Les trachées sont maintenues béantes par leur paroi Fe chitine, qui présente … frèquemment, en dehors, un épaississement en forme de côte saillante, disposé en spirale (fig. 728). Elles sont plus ou moins gonflées d'air et d'un brillant argenté. La membrane cuticulaire produite par une couche cellulaire

dois et W. Thelen, Der Tracheenverschluss bei Tenebrio molitor. Ibid. — 0. Krancher, Der Bau der Stigmen bei den Insekten. Leitschr. für wiss. Zool., t. XVXV. 1881. 1 J. Mac Leod, La structure des trachées et la cwrculation ‘péritrachéenne. Bruxelles, 1880.

externe est rejetée à chaque mue avec la cuticule tégumentaire et: remplacée par une nouvelle intima formée en dehors d'elle. Il existe assez souvent, sur 16 trajet des trachées, dés renflements vésiculaires.

qui, chez les Insectes à vol parfait, par exemple des Hyménoptères, les

S et aussi chez ceux qui plon- S CL ghons it eus ’ VAN Tsià S : 7 stituer des réservoirs à air IA d'une dimension considé-

ES

Lit} NON

= rable, et qu'on acomparés avec raison aux sa6s aériens | des Oiseaux. La membrane de chitine de ces vésieules | est assez molle, } d’épaississement spirotde!

et, par suite, s’aplatit aisé- | ment et nécessite md

remplir des mou | respiratoires

de ba — date de trachdi (d'après Fig. 729.— Systèmetra- Ce fait au moment pr eydig). — couche cellulaire externe; chéen d’unelarved’A- Le Sp,intimà cuticulaire avec l’épaississement grion (d’après Léon Lamellicornes,

spiroïde, Dufour).—Tst, troncs d’allure pesanter vont trachéens latéraux; dé ji Kt, branchiés tra: dre leur vo

chéennes; Na, ocel- : I] ” nee de se | les. p AE

dieux: c’est-à-dire des stigmates. Chaque stigmate, en: effet, sol le tronc d’une trachée (rarement dans plusieurs); celui-ci envoie à ses Sins des branches transversales, et donne naissance à un faisceau de tubes: ramifiés à l'infini autour des viscères. D'ordinaire il existe ainsi deux troncs! latéra indépendants, qui communiquent entre eux par des tubes transversaux, envoient des troncs secondaires aux organes internes. Les ramificatioi fines des branches latérales ne sont pas seulement appliquées contre les orga elles les traversent en partie et font en même CEE l'office rs mg Jour maintenir les viscères en place. CAT FT : Il existe encore une forme particulière d'organes rés pirR ati | aquatique et suppléant au défaut de stigmates : ce sont les branchies tracl A1 que l'on rencontre chez de nombreuses larves de Névroptères et d'Orthopt (fig. 729). Dans le voisinage des canaux stigmatiques oblitérés, se montrent plusieurs anneaux de l'abdomen, des appendices lamelleux ou fi iliformes ou rameux, dans lesquels se distribuent une ou deux petites trachées se ramif l'infini. Chez les larves née à Les ss premiers anneaux abdominaux

“tent des appendices foliacés, dont les oscillations entretiennent autour d'eux un courant d’eau continu et qui ne s’oblitèrent qu'au moment du passage à l'état de subimago. (fig. 730). Des cicatrices indiquent le point où ils étaient rattachés au corps, et, en même temps, à côté, les extrémités des canaux stigmatiques sont perforés et constituent de véritables stigmates. Les Perlarides!, telles les Pteronarcys, ; Nemura et les Yo.

mphipnoa, eon- NX ent, à l'état d'Incte parfait ailé, des 4 estiges de leurs branchies trachéennes et présentent en ii ne temps des slig- |

t dans les cutanés CEA +5) tra- ,

de nes traennes, fait seule ion d'appareil Br LUS spiratoire. Enfin la À N we interne de ) estin, mise en 4 contact avec l’eau, D | peut aussi ser vir à la Fig. 730. — Larvé d'Éphémère grossie pour montrer les sept paires de tbran-

respiration ; tel est chies reg sh Kt. — Tk, une branchie trachéenne isolée et fortement

ie.

particulièrement le 81

as pour les larves et les nymphes ddeschisa et de Libellula, où le rectum, élargi, fonctionne. comme organe respiratoire. Ses parois très musculeuses Spirent et rejettent l'eau par une sorte de mouvement respiratoire régulier, et font ainsi pénétrer l'air à travers leurs nombreux replis, dans l'épaisseur els sont accumulées les ramifications des trachées.

F à Pictet,. Histoire veflrétié pe scies Névroptères, Perlides.Genève, 1841. — Newport, On the anatomy and affinilies of Pleronarcys regalis. Transact. Linn. Soc., t. XX. 42854. —Gerstäcker, Ueber das Vorkommen von pr ER bei LR RTE Insecten. Leitschr. für wiss. Zool.,

… oXRIN ASE. |

Vraisemblablement, au point de vue de leur origine, les trachées doivent êtx considérées comme des faisceaux de glandes cutanées se répétant dans les diffé=. rents anneaux, qui peut-être excrétaient un produit gazeux et le rejetaient au dehors par leurs orifices. L'homologie de ces canaux glandulaires avec les ais

seaux aquifères des Vers, quelque vraisemblance qu'elle présente au prem abord, n’est qu'apparente, surtout si l'on considère la distribution des t chées chez le Péripate. L'inspiration de l'air à travers les fentes stigmatiques n'a dû être qu'un phénomène secondaire, et a transformé en un appareil de respiration cet appareil, qui ne remplissait d'abord que le rôle d'appareil h drostatique. Par suite, la forme holopneustique du système trachéen est morph logiquement celle qui se rapproche le plus de la forme primitive, et on doit rapporter à des adaptations ultérieures la formation des troncs longitudinaux et des anastomoses transversales, ainsi que l'oblitération de quels ou de tous les stigmates et l'apparition des branchies trachéennes (Palmén) ""

Les phénomènes de la respiration et de la nutrition ont des rapports! très étroits avec ce que l’on appelle le corps adipeux. A l'œil nu, c'est un amas de matières M graisseuses, Pres d'ordinaire colorées, répandues dans tout le corps, tant : sous la peau qu'entre les organes, abondantes surtout chez les larves, et destinées À . évidemment à envelopper et à fixer les viscères. Mais l'importance de.cet: organe qui, de fait, est composé de cellules irrégulières contenant de la graisse, tient surtout au rôle qu'il remplit dans l'échange de la matière. En accumulant un / excédent de substances nutritives, le corps adipeux semble produire et entretenir : à la fois la chaleur, fournir les matériaux nécessaires, pendant Ja période de. développement de l’Insecte parfait, à la formation de nouveaux organes, ‘et/en particulier, des organes sexuels. Le grand nombre de trachées qui envoient, jusqu'aux cellules adipeuses et à leurs interstices, des ramifications d'une | excessive finesse, indique déjà que la consommation d'oxygène est considé=* rable; par suite, l'échange de la matière est très actif: ce que vient encore |

confirmer l'apparition de produits de décomposition era en PRIS RIES d'acide urique. DIN

Par leur structure, les organes phosphorescents des Lampyrides ei deé Élatérides ont beaucoup d’analogie avec le corps adipeux!. Ce sont de minces lamelles | disposées par paires, qui, chez les | Lemparidees sont situées sur la face. pet 5

et albumineuses, tantôt Fabia et renfermant de. l'acidé urique, 00 quelles les trachées et les nerfs ont des ramifications excessivement riches: premières de ces cellules forment la couche inférieure de la lamelle, et» seules douées de propriétés phosphorescentes. On peut les regarder, ainsi que

‘ Külliker, Berliner Monatsberichte, 1857, vol. L. — Max Schultze, Zur Kenntiss des. Lu organs voi Lampyris splendidula. Archiv für mikrosk. Anatomie, vol. I. 1865, — A. Targ Tozzetti, Osservazioni, ete. Mem. della Soc. ‘ital. di scienze naturale, Milano, 1865. — Owj kow, Ein Beitrag zur Kenntniss der Leuchtorgane von Lampyris noctiluca, St-Pétershe 1868. — H. von Wielowiejski, Studien über die Lampyridem. Leits. für wiss. Zool., t. xxx \L

supérieure, non lumuneuse, de la lamelle semble, à l'œil nu, opaque et blan-

châtre, par suite de la quantité de granules réfringents accumulés dans ses

cellules. Ces dernières, d'après Kôlliker et quelques autres auteurs, contien- ment des combinaisons d'acide urique, qui sont probablement les produits … ultimes de l'échange de la matière, d'où dépend le phénomène de la phospho- rescence.

… Les organes génitaux mâles et femelles sont toujours répartis sur des individus différents; mais les parties qui les composent dans les deux sexes se - correspondent entre elles. Ils affectent la même position et viennent déboucher - également sur la face dorsale de l'avant-dernier anneau, au-dessous de l'anus . (fig. 125 et 124). Les femelles des Strepsiptères font seules exception : leur orifice génital est situé sur le dos. Ils se composent de tubes qui produi- - sent les œufs ou les spermatozoïdes, de deux conduits vecteurs qui leur - font suite et d'un canal commun terminal, en général muni de glandes ac- … cessoires et auquel viennent s'ajouter des organes externes d'accouplement. Les —. canaux vecteurs des glandes génitales restent séparés dans toute leur étendue chez les Ephémérides (N. Joly', Palmén), qui présentent par conséquent deux orifices génitaux pourvus chacun d'organes sexuels externes. Ce sont là probablement des rapports primordiaux, qui indiquent la haute antiquité de ces ani- - maux. La première apparition des organes génitaux a lieu pendant la période embryonnaire, alors que l'embryon est encore renfermé dans les enveloppes de … Nœuf; mais leur développement complet ne s'effectue que vers la fin de la pé-

is riode larvaire ou, chez les Insectes à métamorphose complète, pendant la pé- … riode de nymphe. Il est rare que leur évolution reste incomplète, comme par — exemple chez les Termites et chez les Hyménoptères neutres, le plus souvent … incapables de se reproduire (ouvrières chez les Abeilles et les Fourmis). Les mâles et les femelles se distinguent par des différences extérieures plus ou moins marquées dans les diverses parties de Leur corps ; parfois même il existe un vérita- … ble dimorphisme sexuel. Chez les mâles, presque toujours le corpsest plus élancé, les mouvements sont plus rapides, les organes des sens plus parfaits, les yeux et . lesantennes plus grands, et les couleurs plus vives et plus brillantes. Dans le cas de dimorphisme bien marqué, les femelles n'ont jamais d’ailes et présentent une … forme assez semblable à celle de la larve (Coccides, Psychides, Acidalia, Strepsiptères, Lampyris), tandis que les mäles sont munis de ces organes et revètent

la forme sexuée d'imago. | Dans l'appareil femelle on distingue les ovaires, les trompes, l'oviducte impair, le vagin et les parties génitales externes (fig. 751). Les ovaires sont des poches allongées, tubiformes (gaines ou poches ovigères), dans lesquelles naissent les œufs. Ceux-ci augmentent de grosseur à mesure qu’ils sont plus éloignés de l'extrémité en cul-de-sac des poches ovigères et qu’ils sont plus rapprochés

1N. Joly, Étude sur l'appareil reproducteur des Ephémérines. Comptes rendus, 1876. — Palmén, loc. cit., page 78.

? Outre J. Muller, von Siebold et Léon Dufour, consultez : F. Stein, Vergleichende Anatomie und) Physiologie der Insecten. 11.Die Weiblichen Geschlechtsorgane der Käfer. Berlin, 1847. — 3 Lubbock, On the ova and pseudova of Insects. Philos. Transact. 1857. — F. Leydig, Der Eïerstock und die Samentasche der Insecten. Dresden, 1866. — Et les mémoires de Leuckart, Claus et A Brandt.

des pe ils sont Mr les uns derrière les autres comme les sure d'u

* il papes 4 pliées sur elles-mémes. À tee:

tes ‘dont. ila' vie: est | longue (Abeilles),

s'étroptirn sde t| mg les de la Fig. 732. — C a sh ARR Fig. 751. — Organes yénitaux femelles de la Fig. 732. — Canaux vecteurs Vanessa urticae (d'après Stein). — Ov, gai- des organes génitaux femel- lestubes se renflent

nes ovigéres coupées; Rc, réceptacle séminal; les de là Musca domeslica | (calices) et débou- . Va, vagin; Bc, poche copulatrice et canal (d’après Stein). — O4, ovi- ie

de communication avec l'oviducte; Dr, appen- duete; Re, les trois récep= Chent dans la pordices glanduleux; Dr', glandes sébacées: R, tacles séminaux ; Dr, glande Fe Ar rectum. annexe du vagin; BI. tion élargie de $

| trompe, qui se réunit avec la trompe du côté opposé, de manière à dormests un oviducte commun. L'extrémité inférieure de l’oviducte constitue le vagin, et reçoit; très fréqn 4 ment, près de l’orifice génital les canaux excréteurs de certaines: glandes sébifiques 1 (glandulae sebaceae), dont le produit sert souvent à envelopper.et à fixerlesœufs | qui vont être pondus. Outre les glandes, dont la présente est presque constante, « l’oviducte est encore pourvu très généralement d’un appendice vésiculeux,-dont M la signification n’a été reconnue que de nos jours, et a beaucoup: contribuérà résoudre plus d'une énigme dans l’histoire du développement des: Insectes. C' le réceptacle séminal, tantôt simple, tantôt double ou triple, généraleme culé, qui sert en quelque sorte à emmagasiner la semence: émise par le mâle pendant l'accouplement, quelquefois sous la forme de spermatophores, et qui: conservée pendant longtemps, même pendant des années (reines chez les Abeilles avec sa propriété fécondante, grâce probablement à la sécrétion d'uneglande annex (fig. 152). Au-dessous de cet organe, parfois au vagin, est annexée une gran page poche copulatrice, qui ON. les fonctions de vagin, et a

sur un anneau mit antérieur, apparaissent sur le huitienté et y neu anneau des mamelons produits par des disques imaginaux, qui se transfo:

ront plus tard en oviscapte, tarière, aiguillont. Deux paires de mamelons parais-

sent assez généralement appartenir au pénultième et à l'antépénultième

anneau. Assimiler ces parties à des paires de membres, ce serait évidemment aller trop loin, et dans tous les cas trop prémaluré, Leur formation, aux dépens … de petits renflements de l'hypoderme (disques imaginaux), montre du resté, “directement que ces organes dépendent de la peau: La tête et le thorax des Muscides se développent également aux dépens de semblables amas cellulaires, et enfin les petits renflements subeuticulaires, ainsi que les enfoncements qui constituent la matrice des grandes soies et des appendices cuticulaires, doivent être regardé comme des productions moins développées, mais analogues aux disques D’après leur origine, les paires de membres, il est vrai, peuvent être ramenées à des appendices cutanés pairs destinés à se segmenter plus tard, mais cependant il se pourra que ces appendices ne donnent naissance qu'à des organes analogues aux membres, par vd

exemple à des ailes, ou aux branchies tra- PS chéennes des larves d'Ephémères. e S do WA à €. … L'appareil mâle se compose de testicules, : NE @ - de conduits déférents, d'un canal éjaculateur «(7 PIS >

- commun et d'un organe copulateur externe ‘@ sf se LS r

- (fig. 755). Les testicules sont également con- & &/£68 D)é T

- stitués par des cæcums et des tubes, uniques v fe A < ouexistant en grand nombre de chaque côté. &S C0?

. Ces tubes sont très longs, pelotonnés et for-

ment par leur ensemble à gauche et à droite Fig. 733: — Organes génitaux mâles du — unorgane d'apparence compacte, arrondi Ou Gujur Va, portion renllée des canaux » piriforme, et vivement coloré. Ils se conti- déférents; Dr, glandes annexes,

. nuent de chaque côté avec un canal déférent sinueux, dont l'extrémité inférieure est considérablement élargie, parfois a l'aspect d'une vésicule et porte alors le nom de vésicule séminale. Au point où ces deux canaux débouchent dans le conduit éjaculateur musculeux commun, un ou plusieurs tubes glandulaires y déversent fréquemment leur sécrétion coagulable, qui vient former une enveloppe autour de petites masses de semence et les transforment en spermatopheres. L'introduction des spermatophores dans le corps de la femelle est effectué par un tube corné, ou gouttière, qui entoure l'extrémité du conduit éjaculateur. Celui-ci, à l'état de repos, est renfermé dans l'abdomen; quand il fait saillie au dehors, il est entouré par des pièces externes comme par une gaine, pièces qui sont partout des appendices des anneaux, et qui représentent la partie de l'appareil copulateur spécialement destinée à fixer les deux animaux . lun contre l'autre. Exceptionnellement (Libellules) il peut arriver que les orga- nes copulateurs servant au transport du sperme soient, de même que chez les

1 Lacaze-Dthiers, Recherches sur l'armure génitale des Insectes. Ann. sc. nat.. 1 849-1854. — C. Kraepelin, Untersuchungen über den Bau, Mechanismus und Entwicklungsgeschichte des Stachels der bienenartigen Thiere. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXII. 1875. — H. Dewitz, Ueber Bau und Entwicklung des Stachels und der Legescheide der Hymenoptera und des grünen Heuschrecken. Leïtschr.. für wiss. Zool., t. XXV, 1875, —Id., Ueber den Bau und Entwicklung des Slachels der Ameisen. \bid., t, XXVIIJ, 1879.

Arachnides mâles, éloignés de l'ouverture génitale et situés sur la face du deuxième anneau abdominal considérablement renflé (Rathke). Ovaires et testicules paraissent être produits par un corps germinatif, poil tivement indifférent, qui apparait de bonne heure dans l'embryon. Il se compose J un amas cellulaire, dont leséléments se disposent plus tard en forme de cordons, autour desquels se développent une tunique propre, une tunique péritonéale externe,et qui se transforment,dans le premier cas entubesséminaux,danslesecond en tubes ovariens. Les cellules périphériques tapissent, sur une seule couche, la tunique propre, tandis que les cellules centrales remplissent le tube et deviennent, soit des cellules-œufs, soit des spermatoblastes. Les produits des spermatoblastes, les cellules séminales, se transforment en spermatozoïdes ordinairement filiformes, disposés par paquets s'entourant parfois chacun d’un liquide. secrété par certaines régions glanduleuses du canal déférent, qui se -dureit à l'air, et M constituent de la sorte un spermatophore!. Dans les tubes ovariens où gaines « ovigères les cellules-œufs ou ovules s’accroissent rapidement et déterminent ainsi des renflements situés les uns à la suite des autres. Chacun de ces renflements, « ou chambres ovulaires, est tapissé, comme un follicule, par un épithélium ovarien cylindrique et renferme un seul gros œuf. Seule, la portion terminale su- « périeure de ces tubes ovariens ne présente ni ovules, ni chambres ovulaires. Elle « a l'aspect d’un long filament terminal grêle, qui sert à fixer les ovaires, que M jadis on considérait à tort comme un vaisseau rempli de sang, communiquant avec le cœur. C'est au point où le tube ovarien se continue «avec le filament terminal que se produisent les ovules , et par suite c'est en ce point qu'a lieu « l'allongement du tube ovarien, dont les chambres sont de plus en plus grandes à mesure qu’elles se rapprochent de l’oviduete. Dans la règle, la partie supérieure « de chaque chambre ovulaire renferme un nombre plus ou moins considérable de cellules-œufs présentant des déformations spéciales, qui ne deviennent jamais « des œufs, mais qui jouent le rôle de cellules vitellines ou cellules nutritives; de même, en effet, que les cellules nutritives de l'ovaire des Cladocères, elles. dou | nissent à l'œuf en voie de développement les éléments vitellins qui lui sont nécessaires. Ces cellules, que l’on considère aussi comme des œufs avortés, peuvent exister en si grand nombre qu’elles déterminent au-dessus de chaque chambre ovulaire un renflement, ou chambre spéciale. Dans ce dernier cas (Lépidoptères, Hyménoptères, Diptères, beaucoup de Coléoptères et de Névroptères, fig. 754}; ces chambres vitellines alternent régulièrement avec les chambres ‘ovulaire Si le tube ovarien reste relativement court, toutes les cellules nutritives peuvent être accumulées dans une chambre terminale et envoyer des prolongements sou la forme de cordons dans les chambres ovulaires (Aphides, fig. 135). L'épithélium. cylindrique, qui tapisse chaque chambre ovulaire, semble dans les chambres encore jeunes concourir à l'accroissement de l'œuf en lui fournissant des ma tériaux nutritifs; dans les chambres plus âgées, quand la membrane vitelline commence à se développer aux dépens du protoplasma de l'œuf, il dépose au ur

L Outre Siebold, Külliker, Schweigger-Seidel, voyez principalement : Bütschli, Vorläu, ge Mittheilung über den Bau und Entwicklung der Samenfäden bei Insecten und Krebsen. Leitschr. für wiss. Zool.,t. XXL. 1871. — De la Valette Saint-Georges, Ueber die Genese der ne Archiv. für mik. Anat.,t. X.

de cette membrane une enveloppe cuticulaire épaisse et résistante (chorion), dont le relief extérieur rt en quelque sorte à l'empreinte des cellules,

= qui le constituent. Quand l'œuf, arrivé à maturité, passe dans l'oviduete, la mbre ovulaire parait seulement se ratatiner, mais même s'atrophier, et le reste de son épithélium fournirait le | revêtement muqueux du chorion. Le reste des cellules nutritives réduit à une petite masse jaune, le corps jaune, est expulsé avec l'œuf ou reste adhérent à la tunique péritonéale (de Siebold).

Les Insectes sont presque tous ovipares; un petitnombre seulement, tels Hotachine, quelques strides, quelques Coléoptères (Staphylins), les Strepsiptères et certaines zénérations d’Aphidessont

séreuse.

la segmentation du vitellus et les phénomènes évolutifs qui la suivent nt lieu dans l’intérieur du vagin (fig.

6). La fécondation de l'œuf s'opère en général pendant son passage dans l'oviducte, au point où débouche le réceptacle séminal, qui, à ce moment, y laisse couler une petite ue de sperme.

“on bise les œufs sont déjà Éntdués par une membrane résistante ou chorion

Fig. 754. — 1. Tube ovarien de Forficula. Nx, Fig. 735. — Tube ovacellules nutritives; Ex, ovule; 0€, épithélium de la paroi du tube. — 2. Région médiane d'un tube ovarien de l’Yponomeuta evonymella. Nz, chambre vitelline ; Ex, ovules dans la chamre ovulaire; H, membrane conjonctive ou

rien de l’Aphis platonoides avec trois chambres ovulaires Eÿ,; Er, Ez" et. la chambre vitelline terminale Nz, remplie - decellules nutritives; 4 cordons vitellins.

cellules nutritives de la

Tor ns: la règle, les œufs sont pondus avant que le RE nt

E nent rl est déjà torsiné dans l'intérieur de l'œuf. Dans ce dernier

:Fige 156. — Organes rer femelles du Mripghegis

ovinus vivipare (d’après R. Leuckart). — 0v, œuf renfermé dans un des oviductes; Uf, utérus; Dr, glandes qui débouchent dans l'utérus ; Va, vagin.

… dans l'intérieur des tubes ovariens, il faut done qu'il y ait des dispositions D oules qui rendent possible la fécondation, c'est-à-dire la fusion des spermalozoïdes avec le contenu de lœuf, malgré l'enveloppe qui l'entoure. C'est dans ce but qu'il existe un ou plusieurs pores très fins, désignés sous le nom de micropyles, qui sont situés en général sur le pôle, de l'œuf : tourné vers l'extrémité aveugle du tube ovarien; ils traversent le chorion et

affectent une forme et un mode de groupernent caractéristiques (fig. 737). Chez de nombreux Insectes on a aussi observé le développement spo tar d'œufs non fécondès ou parthénogénèse, tantôt accidentellement (Bombyx. mori) tantôt dr ugnne et se répétant dans une suite de générations?. La par génèse est un mode régulier de développement Le Psychides (Psyche), certaines Tinéides(Solen les Coccides (Lecanium, Aspidiotus) et les Cu en outre chez de nombreux Hyménoptères, en y eulier chez les Abeilles, les Guêpes (Polistes), les. nipides, les Tenthridines (Nematus). Tandis que | les Lt les Pucerons et les Dre

montrent en même temps un bone) d'hété gonie, car ils nous offrent trois générations su

les générations ovipares ailées el aptères, surwie en automne une génération de mâles et de femelle dépourvus de trompe et de tube ‘digestif, nières avec un seul œuf d'hiver. C'est.éga à l’hétérogonie. qu'il faut rapporter le modew

génération d'automne sexuée;qui sb femelles ovipares souvent: aptères, des mâles Fig, 737. — Micropyles (Mk) d'œufs d'Insectes (d’après R, Leuckart). (fig. 151 et 152), et dont les œuis. fecondés a À — a. Partie supérieure du cho- à la fin de l'automne, hivernent. Ceux-ci nnent rion d'un Anthomyia. — b. Œuf . ' a des Dit ‘ de Drosophila cellaris. — c. Œuf NalISSance au printemps à des ucero: pédonculé de Paniscus lestaceus. qui sont ordinairement ailés (fig:155), etqu prochent beaucoup par leur organisation des femelles, mais: dont des

de reproduction, de structure Hitfépenté, sont A de éd

fécondés, on les mnt jadis comme des nourriees pourvues dultslieiotr SE et l'on considérait leur reproduction comme asexuelle. Gependant l'appareïl: ducteur des germes de ces soi-disant nourrices non-seulement est ident l'appareil génital femelle des Insectes, mais le mode d'origine et dé f du germe est aussi identique avec ceux de l’œuf, de telle sorte que ren DATE les Aphides vivipares comme une gén

4 as R. buste: Uebér die Micropyle und den feinern Bau der Schott be secten. Zugleich ein Beitrag zur Lehre von der Befruchtung. Archives de Müller, 1855 2 Voyez les mémoires déjà cités de Leuckart et de Siebold. ca

| Adler, Generationewechsel bei der Cynipiden. Deutsche Entomôl. ‘Lis .

femelles douées d'une organisation particulière, dont l'appareil génital a subi

une simplification adaptée à la parthénogénèse (sélection naturelle). Quoi qu'il en | soil, il peut-être convenable de donner dans ce cas à l'ovaire le nom de pseudova- … sim et aux œufs susceptibles de se développer sans fécondation, qui en naissent, Celui de pseudova. Du reste Derbès a montré que chez certains Pucerons (Pemphiqus térebenthi), il existe au printemps une génération sexuée également “dépourvue d'intestin et de trompe, de telle sorte qu'au point de vue des générations l'homologie est complète avec le Phylloxera. + Le mode de reproduction de quelques Diptères (Heteropeza, Miastor, fig. 136), qui peuvent se multiplier non: seulement à l'état adulte, mais encore à l’état de » larve, se rapproche encore bien davantage de la génération alternante. Le mode . de multiplication de quelques larves de Cécidomyes, découvert par N. Wagner, qui a lieu pendant l'hiver et au printemps, n'est pas localisé dans le corps adipeux, comme on le croyait jadis, mais dans un germigène, qui n'est pas “autre chose que l'ébauche de la glande sexuelle. Cet organe se différencie de très bonne heure et produit déjà les éléments de l'ovaire dans le corps de la larve. Dans chaque glande germinative un certain nombre de chambres germinatives avec des cellules vitelligènes, des cellules épithéliales et un œuf dans chacune, s'isolent. À mesure que ces corps flottant librement dans la cawité wiscérale s'accroissent, le pseudovum s’accroit de plus en plus aux dépens des cellules qui l'entourent, et dans son intérieur, de même que chez les pseudova desAphides, on voit de bonne heure apparaître les premiers phénomènes de l'évolution embryonnaire, phénomènes qui sont entièrement identiques à ceux que présentent les œufs véritables des Insectes. Les larves filles grandissent aux dépens du corps adipeux et des organes de la larve mère, dont il ne reste bientôt plus (comme chez les Rhabditis) que l'enveloppe tégumentaire, qui sert en quelque sorte de sac protecteur, dans lequel est contenue toute la nouvelle génération!. Enfin les larves filles déchirent cette enveloppe, et tantôt donnent naissance par le même procédé à des larves semblables à elles-mêmes, …intôt se préparent à se transformer en nymphes pour passer à l'état d’insecte ailé: Un autre mode de reproduction très intéressant est celui des nymphes de Chironomus, que nous a fait connaître O0. V. Grimm?. Celles-ci ne sont pas vivi- -pares, mais elles pondent une série d’œufs enveloppés dans une masse transparente, qui se transforment parthénogénétiquement en nouvelles larves. … Le développement de l'embryon s'effectue généralement hors du corps de la mère, après la ponte de l'œuf qui a lieu dans des conditions très diverses”. IL exige plus ou moins de temps, selon la température et la

* De Baer et de Siebold donnent à ce mode de reproduction le nom de pédogénèse. — Bacr. Bullet, de l'Acad. de St-Pétersbourg, t. IX.

… 2? 0. V. Grimm, Die ungeschlechiliche Fortpflanzung einer Chironomusart, Saint-Pétersbourg, 1870. HE

… © Voyez, outre l'ouvrage ancien de Herold : Zaddach, Entwickelungsgeschachte der Phry-

… ganideneies. 1854.— À. Weïsmann, Die Entwicklung der Dipteren. Leitschr. für viss. Zool.. t. XII.

= 1d., Beiträge zur Kenntniss der ersten Entwickelungsvorgänge im Insektenei. Bonn, 1882. —

E: Metschnikoff, Embryologische Studien an Insecten. Leitschr. für wiss. Zool., t. XVII. —

B: Hatschek, Beiträge zur Entwickelungsgeschichte der Schmelterlinge. Jen. naturw. Zeitschr.,

te XL 4877. — N. Bobretzky, Ueber die Bildung des Blastoderms und der Keimblälter bei den

+ Insecten. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXXI, 1878. — A. Jaworowski, Ueber die Entwicklung des

Fig, 7358. — Coupes de la blastula de Lina .

populi pour montrer la formation des membranes embryonnaires et des feuillets blastodermiques (d’après V. Graber). — 1, Stade ‘de Gastrula. En, invagination de la portion médiane de la bandelette primitive; fa, repli de la paroi de la blastula sur les bords de la bandelette; ah, lame externe et ih, lame. interne du repli; do, vitellus; ikz, cellules vitellines, internes; g, gout- . tière de ia bandelette dont les cellules, en se séparant de cette dernière, formeront le mésoderme.— 2. Stade plus avancé. Les replis se sont réunis au-dessous de la bandelette ventrale. En, mésoderme provenant des cellules invaginées; Er, ectoderme.

. ah et1h, enveloppes externe et interne formées par la soudure des lames externes et internes des replis; Do, masses formées par la fragmentation secondaire du vitellus nutritif; ikz, cellules enbryonnaires situées dans l’intérieur de ces masses. — 5. Stade encore plus avancé. La paroi du corps Æx et l'enveloppe ‘interne (amnios) ih se sont avancées vers la face dorsale jusqu’en r; Mes, mésoderme; da, épithélium de l'intestin moyen; Da, vitellus; bm, chaîne ganglionnaire ventrale; ah, membrane <éreuse; 4h, amnios.

INSECTES... : : 0 saison et peut même subir un temps d'arrêt | considérable. Pendant longtemps on a ad-

naires sont produites par une sorte de seg-

Chironomus und einigen anderen Insecten Sitzungs

mis, en se fondant sur les recherches de Weismann sur l’évolution de l'œuf des Diptères, que l’œuf des Insectes ne se segmente pas, que le développement de l'embryon dé- … bute par la formation d'une couche péri phérique de plasma embryogène, qui se transforme plus tard en membrane ‘blasto- | dermique, mais récemment on a reconnu | que cette manière de voir était erronée. :

D'après des observations concordantes, dues : principalement à Bobretzky et Graber, on :

doit considérer comme parfaitement établi, | que la formation du blastoderme est pré- :

cédée, dans l'intérieur de l'œuf des Insec- | tes, des mêmes phénomènes que dans l'œuf | des Araignées, que les cellules ‘embryon- :

es av Mig

gt

mentation endovitelline (désignée parE. Hæckel sous le nom moins exact de superficielle), et que ces cellules. s'accumulent, « au moins en partie, à la périphérie pour former le blastoderme. IL s'opère ici un mode de prolifération cellulaire, dont le point de départ est dans le premier noyau | de segmentation et la zone de protoplasma … qui l'entoure, mais qui se dérobe à l'obser- | vation directe, par suite de l'opacité. du »

deutoplasma granuleux au sein duquel il :

se passe. Môme après la formation du blastoderme, qui du reste. n’a pas lieu. partout régulièrement à la fois, mais qui d'ordinaire … débute à un des pôles pour s'étendre de là | graduellement sur tout l'œuf, il reste dans : le vitellus une partie de ces cellules de-seg-. mentation, qui déterminent plus tardla.division de celui-ci en masses witellines. Bo- « bretzky considère ces dernières comme de véritables cellules et en fait dériver l'ento derme, tandis que le blastodermé Pi du les DU nes embryonnaires. je delette primilive ou germiss tas |

à ie r Are: HE Rückengefässes und shot der Mushutatur

ber. Wiener Akad. t. LXXX. 1880. — Ganin, Beiträge

| INSECTES. 849 lernière apparait comme une lamelle allongée (plaque ventrale) et sur la face ventrale. Ses cellules se distinguent nettement par leur forme que des cellules aplaties du reste du blastoderme. Tout autour de la ute, le blastoderme forme un repli circulaire dont les bords. en se rapnt, constituent au-dessus d'elle un toit composé de deux lames. La lame qui se continue avec la vésicule, biastodermique (blastula ou blastoentourant le vitellus, est désignée sous le nom d'enveloppe séreuse (selame interne, qui se continue avec les bords de la bandelette primitive, lui d'amnios!. Dans d'autres cas (Rhynchotes, Libellules, fig. 759), la ban-

ppement embryonnaire du Calopteryx virgo (d’après AI. Brandt). — a. Sur un point formé au début d'une seule couche de cellules et épaissi au niveau des pôles, commence agination du germe; G, limite de l’épaississement du blastoderme. — b. Stade plus wagination du blastoderme. — c. Les membranes embryonnaires sont formées. Lp, mem-

ire pariétale (serosa) ; Lv, membrane embryonnaire viscérale (amnios). — 4. Les appennt à se montrer sur la bandelette primitive; À, antennes; M4, mandibules; Mz', maxilles , lèvre inférieure. Au-dessus on voit les rudiments des trois paires de pattes. —

l'embryon, qui se dévagine au dehors de l'enveloppe viscérale. — f. Le retournement achevé; l'extrémité postérieure du corps est libre. Sur le dos on aperçoit le sac vitellin.

ü ve s'enfonce dans l'intérieur du vitellus (Metschnikoff, Brandt). On ibuer à cette différence, dans la manière dont se comporte au début primitive, une grande importance, et on a proposé de diviser les 1 deux groupes, suivant que la bandelelte primitive est externe (exoblaste) ndoblaste). Mais en réalité il ne s’agit ici que de divergences peu imporites dans l'accroissement de l'embryon, qui du reste sont reliées l’une à l'autre

des formes intermédiaires. En outre, on retrouve aussi, chez les Insectes à u Erkenntniss der Entwickelungsgeschichte der Insecten. Leïtschr. für wiss.Zool.,t. XIX. 1869.

Brandt, Beiträge sur Entwickelungsgeschichte der Libellula und Hemiplera. Mém. Acad. vurg. 7 sér., t. XL. 1869. — 0. et R. Hertwig, Ueber die Anlage der Keimblälter bei secten. Jen. Zeitschr. für Naturwiss., t. XIV, Suppl. 1881. en outre les mémoires de Künckel d'Herçulais, Ganin, Viallanes, Bessels, Balbian , Kuppfer. Dohrn, Dewitz, etc.

upffer, Vebér das Faltenblatt an den Embryonen von Chironomus. Archiv für mikr.Anat., Voye: . en outre Melnikow, Bobretzky, etc.

bandelette interne, les deux membranes embryonnaires, qui se complètent et 5 deviennent indépendantes par la soudure respective de leurs bords à l'orifies de l’invagination. ;

La formation du mésoderme a lieu relativement tard, après que la bandelette pranilive ainsi que’ l'amnios se sont séparés de l'envelipres séreuse. Elle est prés HAE

Fig. 740. — Développement de l'embryon de l’Hydrophilus piceus (d'après Kowaile embryons, sauf l'embryon à, sont vus par la face ventrale. — a. Les bords de Ja bandelett relèvent de façon à limiter une gouttière ou sillon primitif Gg. — b. Les bords se sont déjà soudés : au} milieu. — c. La gouttière est presque entiérement transformée en tube. — d. Le repli caudal des He branés embryonnaires s 'étend au- dessus de l'extrémité postérieure de la gouttièré pomme “mainte-

presque complètement recouvert la binélaté — f. La bandelette est divisée en dix-sept NE et est complètement recouverte par les membranes embryonnaires; At, lobes procéphaliques ; FRS tennes. — g. La bandelette s'étend sur toute la longueur de la face ventrale. On aperçoit, Ja supérieure bilobée, les antennes 4, les mâchoires et les pattes; le septième annéau porte a rudiments de membres. Les anneaux abdominaux présentent de petites invaginations arrondies ( “ments des trachées). Un sillon longitudinal s'étend de la bouche à l'anus. — h. La bandelette pi recouvre toute la face ventrale de l'œuf. Les orifices des invaginations (stigmates) sont devenus petits. Le premier anneau abdominal porte encore des membres rudimentaires. Les. ganglions de chaîne ventrale sont ébauchés. — à. Embryon vu par la face dorsale. La plaque dorsale s'est tr -en un tube: 0e, orifice du tube. — k. Embryon un peu avant l'éclosion.

dessus et en dehors des cases germinatifs. La arte su

divisé la bandelette en deux moitiés latérales symétriques, les bourrelets germinatifs (fig. 740). Ceux-ci se divisent par une série de lignes transversales, comme les bandes mésodermiques, en segments. Les premiers formés, derrière les lobes procéphaliques qui portent les rudiments des antennes, sont les trois segments céphaliques, chacun avec une paire de bourgeons, ébauche des organes buccaux. Plus tard se différencient d'avant en arrière les dix autres proto- soonites du corps, dont les premiers peuvent également porter des membres rudimentaires. Les bourrelets germinatifs venant à se contracter fortement, . en même temps qu'ils sont le siège de nombreuses différenciations, sur les- . quelles nous ne pouvons pas insister ici, finissent par entourer graduellement, par leurs parties latérales, le vitellus pour constituer le dos de l'embryon. Celuiei est alors complètement fermé, mais avant cette époque les organes internes les plus importants se sont ébauchés. Le système nerveux dérive de l'ectoderme des bourrelets germinatifs, dont les cellules se sont partagées en une couche superficielle et une couche profonde. Cette dernière constitue de chaque côté un cordon qui s'étend jusque dans les lobes procéphaliques (cordons latéraux de Hatschek), et présente une série de renflements, rudiments des ganglions, - situës chacun au niveau de chaque segment. À ces ganglions s'ajoute un cordon . médian produit par l'invagination profonde de la gouttière primitive, qui réunit, - dans chaque anneau, les ganglions entre eux. Pendant ce temps deux épais- … sissements situés dans les lobes procéphaliques produiront avec l'extrémité supérieure des cordons latéraux les deux moitiés du cerveau. Les deux bandelettes mésodermiques, fortement épaissies sur les côtés, se creusent, comme — chez les Annélides, de cavités au niveau de chaque segment, et toutes ces … cavités, en se réunissant ensemble, forment la cavité générale du corps. L'in- . teslin moyen est formé par les cellules entodermiques. Deux invaginations de l'ectoderme, qui se produisent aux deux pôles du corps, s'avancent vers les deux extrémités de l'intestin moyen, se réunissent à lui et constituent l'intestin -buccal et l'intestin anal. Les glandes salivaires, de même que les trachées, doivent également leur origine à des invaginations ectodermiques ; les canaux de Malpighi sont produits par l'intestin anal. Le revêtement musculaire cutané, Ja tunique musculaire de l'intestin ainsi que le vaisseau dorsal, dérivent des cellules du mésoderme.

. Le développement libre se poursuit généralement à travers des métamorphoses, pendant lesquelles la forme, l'organisation et les mœurs des petits, après leur éclosion, sont très différentes de celles de l'animal adulte. Les Aptères, qui sont en partie parasites, privés d'ailes dans les deux sexes, et les plus dégradés de Lous les Insectes, sont les seuls qui sortent de l'œuf sous leur forme parfaite — (Insecta ametabola). I y a divers degrés dans la métamorphose, ce qui justifie, . dans un certain sens, les anciennes dénominations de métamorphose incomplète . et de métamorphose complète. Dans le premier cas (Iàsecta hemimetabola, Rhynchotes, Orthoptères), le passage de la larve à l’état d'Insecte parfait (imago) présente un certain nombre de phases marquées par le renouvellement des téguments, pendant lesquelles lPanimal se meut librement, et continue à se nourrir; il acquiert des ailes qui grandissent peu à peu; l'ébauche des organes sexuels se développe et il devient de plus en plus semblable à l'Insecte

ailé. Dans le cas le plus simple, les mœurs et l'organisation des jeunes larves se . rapprochent tout à fait de celles de l'animal adulte (ex. : Hémiptères et Sauterelles); d’autres fois, elles s'en éloignent notablement, bien que jamais autant. que chez les Insectes à métamorphose complète, par exemple les larves d'Éphémères et de Libellules (fig. 741), qui vivent dans un autre milieu, et grandissent \ dans des conditions de nutrition toutes différentes. La métamorphose complète 1 est caractérisée par l'état de pupe ou de nymphe, pendant lequel l'animal ne w Cure prend pas de nourriture, et qui clôt l'exis- .

== tence de la larve pour commencer celle ‘de * RE HULL l'Insecte ailé (emago); en passant par une.

\ \ série de transformations des organes internes. NY Les larves des Insectes à métamorphôse com- Fig. 741. — Larve d'Aeschna avec le mas- plète différent tellement des animaux adultes que el des rudiments d’aile. Li par leurs mœurs, leur mode de nutrition, leur forme et l'organisation générale, que, bien que les parties du corps particulières « à l’Insecte ailé aient été préparées et ébauchées pendant l'état de larve, une période de repos, et comme une répètition de la vie embryonnaire, paraît nécessaire pour que les transformations essentielles des organes internes puissent se à terminer, ét les nouvelles parties externes du corps se consolider. Ces nymphes $ peuvent souvent aussi continuer à se mouvoir librement (Tipulides), où seulement É. dans la dernière période avant la transformation en Insecte aïlé (Mantispa, | Phryganides), de sorte | qu'il est impossible de | méconnaître leurs rapports avec les formes lar- | vaires primaires, pour- à vues seulement de rudiments d'ailes. “+ On a distingué, d'a ; près Fabre, sous le nom d'hypermélamorphose, un mode de auawspesn | qui dépasse encore la transformation complète | ñ par le nombre des formes 1 Fig. 742. — Métamorphose du Sifaris humeralis (d’après Fabre). — de larve et des périodes | a. Larve primitive, — b.: Seconde larve. — c. Pseudo-chrysalide. de repos “semblables “à — d. Troisième larve. — e. Nymphe.

celles des pupes. # s er |

Hétiatiété sur le Sitirés humeralis (fig. 742)! Évidemment il se rade beaucoup de la métamorphose complète par de nombreux degrés intermédiaires, car souvent toutes les phases larvaires peuvent différer après chaque mue par leur forme et même par le mode de nutrition (Muscides, Man! pa” “esi

vol. IL, 18879

INSECTES. 855 arque ape sp larves à six pattes, douées de locomotion,

1 es de Ganin, une hypermétamorphose, car elles présentent successilusieurs formes larvaires tout à fait spéciales (fig. 743).

1e générale des larves rappelle, par la segmentation homonome du corps. us ont encore en REA le mode de con-

ss larves, qui ne différént que peu de l'Insecte rte doivent être consie les formes primordiales, comme les formes qui ont éprouvé le changements. Elles sont représentées par ces formes larvaires, sem-

PEN mn 777, À ro

CA

es >

ja

©] s JE » DE = Y < :

5 larvaires de Platygaster (d’après Ganin). — a, b, e, Larves Cyclops de trois espèces de les pattes à crochets, le bouclier céphalothoracique ‘et l'abdomen. — 4, Deuxième e, Troisième stade larvai ire.

TRES ables Campodes, dont le mode de locomotion est relativement parfait, 1 | soi DFENOR d'antennes, de pièces buccales et de pattes bien dévelop} rmites, Blattides, Éphémérides, Perlides). De celles-ci sont dérivées, at on à des conditions de nutrition et d'existence primitivement diffé-

les chenilles lourdes et peu agiles, les larves eéruciformes des Lépidoptères, éoptères, de nombreux Névroptères, Diptères et Hyménoptères, qui pos- Qre, Sur les anneaux thoraciques, des membres articulés, et fréquem- | sur les anneaux abdominaux un plus ou moins grand nombre de ces nts. se pattes, que l'on désigne. sous le nom de fausses pattes. On trouve s sur la tête de ces larves deux antennes rudimentaires et un nombre vaocelles. Les pièces de la bouche sont en général conformées pour mâ-

e, Betrachungen de die Verwandlung der Insecten im Sinne der Descendenxsed der zool. bot. Gesellschaft Wien. 4869. — J. Lubbock, On {he origin and nor ph «DÉree London, 1874. Traduit en français. Paris, 180. — Packard, The restr' of ie Salem. 1875.

cher, même lorsque l'Insecte adulte doit posséder une trompe; mais, si l'on en excepte les mandibules, elles restent d'habitude à l’état rudimentaire. Enfin là 4 simplification atteint son plus haut degré dans les larves apodes culiciformes et 4 acéphales de beaucoup de Diptères (fig. 92) et d'Hyménoptères, qui sont celles qui différent le plus de l'insecte parfait et qui par conséquent doivent subir lés mêta= M morphoses les plus complètes. L'accroissement continu et progressif est devenu, 4 secondairement, en apparence discontinu par le rapprochement de plusieurs | phases successives, grâce à l’intercalation des formes de nymphes. La métamor- 4 phose complète est done un mode de développement acquis, secondaire, avec | lequel a pu être atteint une forme adulte parfaite, très différenciée. À l'appui de cette manière de voir il faut citer, comme une preuve des plus importantes, les phénomènes de l'hypermétamorphose, qui nous présentent le passage de larves semblables à des larves de Campodes à des larves éruciformes par l'intercalation de phases de nymphes. 4 Le genre d'alimentation des larves varie d ailleurs beaucoup; cependant dans la grande majorité des cas ce sont les substances végétales qui servent d'aliments; elles se trouvent en effet en abondance à la disposition de l'animal, qui croit rapidement. Ce dernier subit d'ordinaire quatre ou cinq mues, rarement une seule (Fourmis), parfois un plus grand nombre (Chloeon), et revêt peu à peu, pendant le cours de sa croissance, la forme complète d’Insecte ailé, non point toujours, comme on l'a cru d’abord, par transformation immédiate de parties déjà existantes, mais par une série de formations essentiellement nouvelles : c'est ce qu'ont démontré les observations de Weismann sur les Diptères!. Assurément il se présente dans un même groupe des divergences considérables, dont les plus importantes sont représentés dans l'ordre des Diptères par les genres Corethra et Musca (fig. 744). Dans le premier cas, les segments de la larve et les appendices de lat ête M se convertissent directement en parties correspondantes de l’Insecte parfait, tandis que les pattes et les ailes sont formées, après la dernière mue, aux dépens de renfle- | ments hypodermiques. Ces renflements sont en rapport avec un nerf, dont la M gaine parait fournir les éléments mésodermiques des appendices. Les muscles de M nee et les autres systèmes d'organes passent sans altération, ou après avoir subi des changements très minimes, dans l'Insecte ailé; les muscles du thorax, au contraire, sont des formations nouvelles, produites par des cordons cellulaires, qui existent déjà dans l'œuf. La vie active de la pupe et le faible. développement du corps adipeux sont en corrélation nécessaire avec ces modifi= cations peu importantes. Chez les Musca, dont les pupes sont prisonnières dans une membrane résistante, en forme de tonnelet, et possèdent un corps adipeux abondant, le corps de l’Insecte parfait naît, sauf l'abdomen, indépendant de la membrane externe delalarve. Non doblertient les pattes thoraciques, mais aussi la paroi de la tête et du thorax sont produites par des disques imaginaux qui, déjà ébauchés dans l'œuf, se développent sur l'enveloppe externe des nerfs et des tra-

1 Weismann, Ueber die Enstehung des vollendeten Insectes in Larve und: Paye. Frankfurt 1865. — Id., Ueber Corethra plumicornis. Leitschr. für Wiss. Zool. t. XVI, 1866. — Ganin, Materalien zur Keinintss der postembryonalen Entwicklung der Insecten. (En rusé). Varsovie, 1876. Voyez : Leitschr. für wiss. Zool., t. XXVIIL, p. 386. — G. Dewitz, Beiträge zur embryonalen G massenbildung bei den Insecten, Ibid. Tome supplément. XXX. — Viallanes, Recherches sur tologte des bre etc. Ann. Sc. nat., 6°. sér., L. XIV.

chées. La paroi du corps de la larve ne prendrait ici aucune part à la formation des disques imaginaux, qui seraient produits uniquement par le tissu cellulaire

de l'enveloppe des nerfs ou des trachées. Cependant on ne conçoit pas comment un tissu méso- . dermique peut être employé à la formation . d’une nouvelle paroi du corps; il est bien plus probable que, par analogie avec ce que nous montre le développement des Oursins, l'hypoderme concourt également à la formation de - ces disques. En effet, d’après les observations de Dewitz, les disques imaginaux des Muscides sont reliés à l'hypoderme par un cordon, qui ne serait autre chose que le reste d'une invagi- . nation produite par la prolifération de l'ectoderme. Pendant la phase de nymphe, les dis-

tête et le thorax. Chaque anneau thoracique est « composé de deux paires de disques, une dorsale ét une ventrale, dont les appendices repré.

sentent les pattes et les ailes futures. Tous les systèmes d'organes de la larve, à l'exception système nerveux central, se désagrègent par hystolyse et, pendant la longue période de l'état de nymphe, sont remplacés par des formations

nouvelles aux dépens du corps adipeux et des sphères à noyaux produites par les tissus laraires en voie de dégénérescence (fig. 745). Gan, qui a étudié ces phénomènes de métamorose, non seulement chez les Diptères, mais i chez les Coléoptères et les Hyménoptères ormica), conteste ce procédé d'histolyse, dans sens que lui donne Weismann. D'après lui, les produits de désagrégation des tissus larvaires servent de matériaux nutritifs et ne constituent nullement les nouveaux éléments des tissus de l'imago, qui dérivent au contraire de parties correspondantes des organes de la larve. Chez les Fourmis comme chez les Muscides (Anthomyia), pour trouver les éléments, aux dépens desquels se formeront Fintestin moyen de Vimago, il faut remonter jusqu'à ce stade lar- vaire où l'animal a cessé d'absorber de la nourriture. On trouve que ces éléments y sont repré-

ques imaginaux- se soudent pour former la

È a SOS We SI DIE FRS 2 à * | “4

RAA À (ER STE -

RS

: E - Fe D re ÉD a CE

Sf

Fig. 744. — Coupe longitudinale médiane un peu schématique, du corps d’une larve âgée de Musca vomilaria (d'après V. Graber). — 1 à 12, anneaux; ch, membrane de chitine (l’épithélium, qui le produit, n’est pas représenté); m,, muscle cutané externe oblique; m,, muscle cutané externe droil; m,, muscle cutané interne droit; k, les deux crochets; k,, crochet impair formé par la soudure des mandibules; an, antennes; mæ,, mâchoires rudimentaires ; Schl, pharynx; sf, stigmate larvaire antérieur sur le deuxième anneau ; b,, b,, b,, rudiments des trois paires de pattes; G, cerveau; N, chaine ventrale; Aù, disque imaginal de l'œil; Sti, région frontale rudimentaire; An, ébauche des antennes; F/,disques imaginaux des ailes; sch, disques imaginaux des balanciers; sm, jabot; D, intestin moyen; a, anus; F, corps adipeux ; Tr, tronc trachéen longitudinal; St, son stigmate; Rü, vaisseau dorsal.

Les organes internes représentés en traits foncés entre le deuxième et le cinquième anneau sont les rudiments de la future tête et du futur thorax de la

Mouche.

n sentés par des cellules claires, peu écartées les unes des autres, de l'épithélium intestinal, autour desquelles, quand l'épithélium a été expulsé, se forme une enveloppe. Plus tard, ces cellules, en se multipliant, finissent par se toucher et

sont entourées par la couche mésodermique nouvellement formée de l'intestin moyen. l'après Ganin, les parties centrales du système nerveux, ainsi que le cœur, ne subissent pendant | 7 la métamorphose qu'une | transformation interne, tandis que le canal digestif esten grande partie une formation … nouvelle; de même la paroi | du corps avec les appendices | (disques imaginaux), les yeux à facettes et les organes génitaux externes sont: aussi % des formations nouvelles. Le disque, produit par l'enve- | % Rnr nUN x chi loppe péritonéale d'une bran- OR che trachéenne ou par le - Fig. 743. — Coupe transversale d’une Mouche, au niveau du qua- névrilemme d'un nerf, se

trième anneau (d’après V. Graber). — ch, enveloppe chitineuse; $ ei Se É ep, membrane cellulaire (épithélium); blm, muscles longitu- Creuse de façon à se diviser 1

dinaux ventraux; sim, muscles longitudinaux Bip pre rime en une paroi externe et une

pe Are mme ME HE i6hgitidie paroi interne; cette dernière |

maux; chD, intestin grêle; chD', coupe de l'intestin grêle; 06, se partage à son tour en un ganglion sus-æsophagien (cerveau); PM, chaîne ventrale: Au,

disques imaginaux des yeux nés, sur le cerveau (?); B et F1, feuillet externe épais ecto- L:

disques imaginaux des pattes et des ailes. dermique et un feuillet in- 4 terne mésodermique. La paroi externe n'est que provisoire; et est destinée à disparaître; cependant, suivant Dewitz, chez les naiss - elle formerait | la paroi du corps. ŒP il. + |

Avant de se transformer en nymphes, les larves d'un très. graids nombre d'in- ! sectes se fabriquent sous terre ou à l’air libre, au moyen de leurs glandesà soie, une trame protectrice dans laquelle elles s’enferment, après avoir mué, ad É lide, pupe). Si les parties externes du corps de l'Insecte ailé sont appliquées contre la membrane cornée de la nymphe, de telle sorte qu'on puisse les xeconnaître aisément (Lépidoptères), la nymphe est dite emmaillotée (pupa eblecta); si elles ne sont pas appliquées contre le tronc (Coléoptères), elleest dite ibre (pupa libera). Cependant ces distinctions ont peu d'importance, car. donsle pre- x mier cas les membres sont libres immédiatement après la mue, et la coul cuticulaire les cimente en se durcissant. Enfin, lorsque la nymphe reste envelop= pée par la dernière membrane larvaire (Muscides), elle est AE (pupaæ coarctata). né HatHaif Dans tous les cas, le corps de l'Insecte ailé avec ses pres: mario sm

ment indiqué dans la pupe, et c'est la mission spéciale de la phase de m: de parfaire l’organisation interne, ainsi que le développement complet des. ganes génitaux. L'œuvre est-elle achevée, l’Insecte ailé, devenant de plus er ferme, rompt la membrane de la pupe, s'en délivre avec le secours antennes, de ses ailes et de ses pattes, et étale ses parties repliées, qui se tendent sous l’action des trachées qui aspirent l'air activement. Le revêteme chitine s’endurcit de plus en plus; l'urine, sécrétée pendant le sommeil :

pupe et amassée peu à peu, coule goutte à goutte par l'anus et l’Insecte est apte à toutes les fonctions de l’âge adulte. Accidentellement, on constate principalèment chez les Lépidoptères et les Hyménoptères l'existence d'individus hermaphrodites, dont une des moitiés du = corps présente les caractères de la femelle et l'autre moitié les caractères du mâle’. On observe aussi parfois des difformités dues à la persistance anormale de certains organes larvaires (Papillons à tête de chenille, etc.)?. ” Les mœurs des Insectes sont si diverses, qu'il est difficile d’en donner une des- … cription générale. Les substances animals contribuent à leur alimentation aussi bien que les substances végétales; elles sont assimilées sous toutes sortes de formes, solides ou liquides, fraiches ou décomposées. Les plantes sont particulièrement exposées aux attaques des Insectes et de leurs larves, et il n’est point de | phanérogame qui ne nourrisse une ou plusieurs espèces de ces animaux. En outre, ils peuvent par leur fécondité extrême qui, dans certaines conditions, multiplie leur nombre d'une façon démesurée, causer des dommages considérables à l'agriculture et aux arbres des vergers et des forêts, détruire les récoltes et amener même la famine. Ces dévastations sont heureusement combattues par des légions d’autres Insectes, dont les larves vivent en parasites dans le corps de ces animaux nuisibles, et se nourrissent de leur substance et de leurs humeurs (Lachinaires, Ichneumonides, etc.). D'autre part, les Insectes paraissent utiles et même nécessaires aux végétaux, car dans beaucoup de cas ce sont les Mouches, les Abeïlles et les Papillons qui opèrent l'œuvre de la fécondation en transportant le pollen sur les stigmates des plantes. Enfin beaucoup d'Insectes sont producteurs de substances utiles à l'homme et deviennent pour lui une véritable Deenice de richesses : tels sont le Ver à soie, la Cochenille, l’Abeille. … Si l'on considère l’ensemble des phénomènes de la vie chez les Insectes, on est - amené à conclure que ces animaux occupent incontestablement le plus haut degré de la série des Invertébrés, à côté des Décapodes et des Céphalopodes. Chez “ceux qui sont doués de vol, la consommation de la nourriture est en raison directe de l'échange de la matière, et l'absorption d'oxygène est si considérable qu’ on peut reconnaitre à certains d'entre eux une chaleur propreÿ. C'est avec … raison qu'on a considéré les Abeïlles (ruches) comme des animaux à sang chaud. Aux fonctions déjà hautement différenciées des organes végétatifs correspondent des actes très variés, souvent merveilleux, véritables manifestations psychiques. Sans doute ces actes sont en grande partie inconscients, accomplis par voie réflexe par le mécanisme de l'organisation, par l'instinct, ainsi qu'on à coutume de dire; mais ils reposent pour une part sur des processus psychiques, en même temps qu'ils témoignent d’un pouvoir de perception très marqué des .… organes des sens, el .supposent la mémoire et le jugement. L'Insecte est doué … d'instinet (par hérédité), il n'y est pas conduit par l'expérience et la réflexion . (Crabronides) ; mais, quant aux actes qui se rapportent à la mémoire et au juge-

à L Westwood, Hermaphrodite Insects. London Magaz. Nat. Hist., vol. 4. 1851. — Th. von Siebold, Ueber die Zwitterbildung der Insecten. Stettin. entom. Zeitung. sn

? M: 4: Hagen, On some Insect Deformities. Memoirs of the Museum of Compar. Zool. at Harvard College. Cambridge, vol. IL.

3 Maurice Girard, Ann. se. nat., 5 sér., t. XL.

ment, il doit acquérir lui-même, par la voie de la perception des sens et de l'expérience, les conditions psychiques qui les produisent (Abeilles).

Les actes instinctifs et psychiques, souvent très difficiles à délimiter, : d'abord relatifs à la conservation de l'individu, à l'acquisition de la no ture, aux moyens de défense; mais il existe un instinct supérieur, pour à dire, qui préside à la conservation de l'espèce et aux soins de la progéniture. Cet instinct, réduit à sa plus simple expression, se révèle dans la précautions que prend l’Insecte de déposer ses œufs à l'abri, et sur certains végétaux destinés à la nourriture des petits. IL est plus compliqué lorsque la larve placée dans des retraites disposées tout exprès pour elle, où elle trouve, après son éclosion, la quantité nécessaire de nourriture appropriée (Sphex sabulosa). Mais le plus merveilleux est celui de certains Orthoptères et Hymenoptères, qui s'occupent de l'éducation de leur progéniture et nourrissent eux-mêmes. les jeunes larves, avec une bouillie préparée. En pareil cas, les individus | sont toujours réunis en grand nombre, forment de petits États, basés sur la! division du travail entre les différents membres, les mâles, les nie] neutres (Termites, Fourmis, Guëpes, Abeilles). verbe |

Quelques Insectes paraissent être capables de produire des sons!,. dpèi l'on peut, en partie au moins, interpréter comme l'expression d'une dispositioninté- | rieure. Tel n’est pas le cas pour les bourdonnements que les Hyménoptères et les! Diptères font entendre pendant le vol, résultant de la vibration desailes et.des appendices foliacés à l'entrée des trachées, et pour les sons semblables à des! bruits de crécelle qui proviennent, chez beaucoup de Coléoptères; du frottement, de certains anneaux du corps l’un contre l’autre (pronotum et mesonolumr, À Lamellicornes) ou contre la face interne des élytres, bien qu'il soit possible-qu'ilss servent à l'animal de moyens de défense. Des organes vocaux particuliers, "qui produisent des sons destinés à attirer les femelles, sont situés chezles Gicades. mâles sur l'abdomen, et chez les mäles des Gryllides et des Locustides à la base des ailes antérieures. Il se produit aussi de ces sortes de cris danswles deux sexes, chez les Acridides, par suite du frottement des cuisses see postérieures contre le bord des élytres. as NÉ Re

Les Insectes sont répandus sur presque toute la surface du sise tibia “espèces diminuent de nombre et de grosseur et perdent de leurs lens brillantes, à mesure qu'on avance de l'Équateur jusqu'aux limites. de la végétation. Quelques-uns sont cosmopolites, par exemple prié Vanesses (Vanessa cardui). Le nombre actuel des espèces connues s'élèv plusieurs centaines de mille. On trouve des Insectes fossiles en quantités e santes depuis les formations houillères jusqu'aux couches carbonifères. mieux conservés sont ceux que renferment l’ambre jaune et les nt graphiques. treË

Page 1