ORTHOPTÈRES
ORTHOPTERA'. ORTHOPTÈRES … Insectes à pièces buccales disposées pour mâcher, munis de deux paires
Wailes à nervation en général dissemblable, et à mélamorphose incomplète. sd gh
nm. Le nom de cet ordre, tiré de la conformation des ailes, ne saurait avoir une « applicalion générale, cette conformation étant extrêmement variée (fig. 746). - On observe aussi une diversité très grande dans les mœurs et la structure générale. Il manque évidemment ici, quant à la forme extérieure et à l’organisation interne, un type commun, tel qu'on en trouve dans les autres ordres d'insectes. En général, la tête est grosse et porte de longues antennes pluri- “articulées, des yeux à facettes très … volumineux et même des ocelles. Les … instruments de la bouche sont disposés a pour broyer et pour mordre; on peut régarder somme très caractéristique . la conformation de la lèvre inférieure, qui conserve d’une manière assez complète les deux moitiés des mä- … choires avec leurs pièces. Dans cer- … Hains cas, la languette se compose de deux parties réunies au milieu par une | Suture longitudinale ; mais d'ordinaire Les quatre lobes, quelquefois même … Leurs supports (stipites), sont séparés lun de l’autre. Souvent le lobe extérieur des mâchoires a la forme d'un Fig. 746. — Grillus campestris mâle (règne animal). casque (galea) et dévasse considérablement le lobe interne. Le prothorax, dont la grandeur varie beaucoup, est libre, mobile, flexible, distinct du mésothorax. Les ailes, qui offrent tant de divergences, peuvent dans quelques cas manquer . totalement; souvent les antérieures sont des élytres parcheminés, ou du moins sont plus fortes que les ailes postérieures, plus grandes et repliées sur elles- mêmes; d'autres fois, au contraire, les deux paires d'ailes sont semblables et offrent déjà les caractères des ailes des Névroptères. On observe les mêmes diffé-
à KSS
de:
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3: W. Zetterstedt, Orfhoptera Suecica, etc. Lund., 1821. — A. Serville, Histoire naturelle des Insectes Orthoptères. Paris, 1839. — T. de Charpentier, Orthoptera descripla et depicta, Leipzig, 1841. —L. If. Fischer, Orthoptera europaea. Leipzig, 1853. — Léon Dufour, Recherches analomiques et physiologiques sur les Orthoptères. Mém. près Paris. Vol. VII, 1841. — C. Brunner von Wattenwyl, Monographie der Phaneropteriden. Wien, 1878. — Id., Prodromus der europäischen Orthopteren. Leipzig, 1882. Voyez en outre les mémoires de II. Rathke, J. Müller, v. Siebold” Leydig, V. Graber, etc.
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rences dans les pattes, dont les tarses sont formés rarement de deux, d'hab tude de trois, quatre ou cinq articles. |
L'abdomen conserve généralement la segmentation primitive, complète et. termine par des appendices en forme de tenailles, de stylets, de filaments ou soies; il compte d'ordinaire dix anneaux; sur le neuvième est situé l'or sexuel ; sur le dixième, l'anus. L'abdomen des femelles (Sauterelles) offre ps fois un oviscapte sur le pénultième ou l’antépénultième anneau; celui-ci se com pose de chaque côté de deux valves, l’une inférieure, l'autre supérieure, et d' stylet interne appliqué sur la valve supérieure et se mouvant dans une nure pratiquée sur le bord supérieur de la valve inférieure. L'anneau anal pe aussi des stylets. TR
Le canal digestif extrêmement long, se fait surtout remarquer par vision en plusieurs parties. Beaucoup d'Orthoptères possèdent un jabot ou flement de l'œsophage, et un gésier armé de saillies de chitine, suivi du ventricule chylifique, muni fréquemment de quelques cæcums. Les glandes es salivaires sont souvent d'une grosseur extraordinaire et pourvues d' un vésiculaire. Le nombre des canaux de Malpighi est, à quelques exceptio très considérable. Le ga des trachées est très compliqué, princi]
les troncs des trachées sont tbe des sortes de ANS qui favorisent respiration aussi bien que le vol. Presque partout il existe dix paires de stigmates, dont deux sont situées sur le mésothorax et sur le métathorax. Le systè
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veux Um une chaîne ventrale très ME E avec un Ra “ha n
aux organes a ils se font remarquer par le RL Sono des tube fères et des tubes testiculaires et par le développement des glandes qui
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rip an dans leurs conduits vecteurs. Il n'y a pie de poche copulatrice. T
Eh note à l'état adulte, au point fr, le développement est direct. | deux sexes se distinguent parfois (outre les différences dans les organes to] teurs externes et dans l'étendue de l'abdomen) par la grandeur des ailes planeta), ou leur absence chez les femelles (Heterogamia, Pneumora), et chez beaucoup d’Orthoptères sauteurs, par la présence d'un appareil : de produire des sons chez les mâles. IL est probable que les sons, que celui ci sont destinés à attirer les femelles. On prétend avoir observé que le mâ Grillon stridule jusqu'à ce qu'une femelle s'approche, puis succède bruit, tandis qu'il la caresse avec ses antennes. Il est rare que la femelle sède un appareil analogue aussi développé (Ephippigera parmi les Locustid Les œufs sont tantôt pondus dans la terre, tantôt fixés sur des corps étrang au-dessus de la terre, dans des endroits humides, tantôt déposés dans l'ea ‘développement embryonnaire a été suivi chez les Libellulides ; il débute par parition d’une bandelette primitive interne (endoblaste, A. Brandt) (fig. 10%
.{ Bates, The naturalist on the Amazons. Vol. I, 1863.. — Westwood, Modern classificaLic lsects, vol. IT, et sur l'appareil vocal, Landoïis, loc. cit. et Carlet, Loc. cit.
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larves des formes pourvues d'ailes abandonnent l'œuf sans en présenter la moindre trace; les unes ressemblent aux Insectes adultes par leur organisation générale et leurs mœurs, elles n'en diffèrent / guère que par le nombre des articles des antennes et le 4 # . nombre des facettes de leurs yeux; d'autres s'en éloignent & 4 . notablément, même sous ces rapports (Éphémères, Libel- à ÿ lules); elles présentent des organes provisoires pour la A préhension des aliments et pour la respiration (branchies trachéennes), et. vivent dans l'eau. D'ordinaire le déve- ES loppement dure un an, quelquefois plusieurs années. À l'état parfait, la plupart se nourrissent de fruits et de sut feuilles, quelques-uns seulement de substances animales. Les Campodes (fig. 747) sont de tous les Insectes ceux que À l'on peut, parmi les Thysanoures, considérer comme se rapprochant le plus de la forme ancestrale ; ils sont priés d'ailes et leur corps rappelle celui des Myriapodes; ls offrent aussi des rudiments de pattes à l'abdomen. On trouve des Orthoptères fossiles dans les formations houillères et dévoniennes ; leurs formes ont beaucoup de R rapports avec celles des Neévroptères. Un fait vraiment re- f X 1 marquable est la découverte d'un Insecte fossile (terrain À Xe dévoniende Brunswick) offrant déjà l'appareil stridulatoire | des Locustides mäles'. Un Orthoptère fossile du terrain  houiller de l'Écosse, le Lithomantis carbonarius, portait, FR 3 Fig. 741. — Campodea stasuivant H. Woodward, de courts appendices aliformes sur phytinus (d'après J. Lub- le prothorax. bock).
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Thysanura°. Thysanoures
Corps velu ou couvert d'écailles, aptère, pourvu d'ocelles et exceptionnellement 2 à facettes. Des appendices filiformes ou sétiformes situés à l'extrémité de … l'ibdomen et qui, en se repliant en dessous, peuvent servir d'appareil du saut. - Développement sans métamorphose. Antennes sétiformes, de longueur diverse.
Pièces buccales peu développées, souvent modifiées d'une façon particulière,
disposées pour mâcher. Le système trachéen est souvent très réduit (Podurides) et ne se compose chez les Smynthurus, suivant Lubbock, que de deux faisceaux
… ‘ Scudder, Transact. entomol. Soc., 5° sér., vol. II.
… — * Latreilie, De l'organisation extérieure et comparée des Insectes de l'ordre des Thysanoures. Nouv: Ann. du Mus: d'hist. nat.,wol: 1, 185%. — NH. Nicolet, Essai sur une classification des Insectes aptères de l'ordre des Thysanoures. Aun. de la Soc. entomol., 2° sér., vol. V. — Id., fiecherches pour servir à l'histoire naturelle des Podurelles. Neufchâtel, 1841. —J. Lubbock, Notes rs Aou Thysanura. Part. LAN. Transact. of the Linn: Soc., 4862-1867. — E. von Olfers, Annoiones ad anatomiam Podurarum. Viss. inaug. Berol. 4862. — Meinert, On the Campodea, a family of Thysanura. Naturh. Tidsskrift. 3° sér., vol. IE. 4865. — Tullberg, Sveriges Podurider. Kongl: Svensk. ventensk akad. Forhandl. 1872. — Id., Co/lembola borealin. Ibid. 1876. —
3. Lubbock, Monograph of the Collembola and Thysanura. London, 1875.
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de trachées et deux stigmates. D'après Tullberg les stigmates ne sont pas sit sur la tête, mais sur le prothorax. Chez les Campodea il existe trois paires stigmates (fig. 748). La dernière paire est placée entre le métathorax le premier anneau abdominal, et les branches qui en partent se distribuent dans l'abdomen et dans la troisième paire de-pattes. Il ne semble pas y ax d’anastomoses entre les trois paires de faisceaux trachéens, et par suite les tr longitudinaux latéraux font défaut (Palmén). Par contre, Lépisnides, ainsi que le genre Japyx, présentent un sys trachéen holopneustique normal avec dix paires de stigmat
Le système nerveux se compose du .cerveau, du gangli sous-æsophagien et de trois ganglions thoraciques is auxquels peuvent se joindre encore un grand nombre de glions abdominaux (Smynthurus). Les testicules sont des bes simples, sinueux, pairs, renflés à leur point de réuni pour former une vésicule séminale sphérique, dont excréteur débouche, de même que l'oviducte, dans lé intestin. Très souvent il existe sur le ventre un. fixation tubuleux. Après l'accouplement, les femelles d Podurelles s ‘accroissent notablement avant de pondre den eufs:
1. Fam. Gamponemar (fig. 747). Corps allongé; abdor de dix anneaux, terminé par deux filaments. Antennes pluriart Fig. 748. — Partie an- lées, séliformes ou filiformes. Mandibules fortément dentées. nd
térieure du Campo- choires munies de deux lobes et de palpes. Lèvre inférieure mr
.. fragilis (d'après pie d’une languette, de paraglosses et de courts palpes. An
almén). — Tr, tra-
chées; $, sligmates: abdominaux présentant des merubres rudimentaires. Pattes 0
P, pattes; P’, pattes ciques armées de deux griffes. Rappellent les larves de Chilopod
manentaires abdo- par la forme des anneaux aplatis du tronc et ont été considéré
pins sinon comme Ja forme souche des Insectes, du moins comme forme qui est très rapprochée (Brauer).
Japyx Hal. Pas d’yeux. Palpes maxillaires biarticulés. Antennes sétiformes. J. Br., Chypre. J. solifugus Mal. Campodea Weslw. Antennes filiformes. Palpes maxillaire non articulés. Campodea staphylinus Westw.
mer let né nn
2. Fam. PODURIDAE (fig. 749). Corps ramassé, sphérique ou allongé; quatre antenn d quatre à huit articles. Généralement, quatre ou huit ocelles de chaque côté. Abd réduit à quelques segments, muni sur la face ventrale d’un appareil de fixation € miné par un long appendice bifide replié sous tre. Pattes fortes ; tarses bilobés uniarticulés et griffe fendue, Ouverture buccale munie d’une lé supérieure et d’une lèvre inférieure à quatr i Mâchoires dépourvues de palpes; mandibul Vivent dans les lieux humides; aussi à Le sur neige ; saulent avec agilité.
Fig. 749. — Podura villosa.