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LAMELLIBRANCHIATA‘. LAMELLIBRANCHES

tbe. d'une coquille composée de deux valves réunies par un. dorsal, de lamelles branchiales doubles, d'ordinaire dioiques.

1 Poli, Testacea utriusque Siciliae, ete. 1191-1795. — G. Cuvier, Mémoires pour: servir

Brachiopodes dans une même classe, celle des Conchifères, en se basant sur la ressemblance de leur forme extérieure. Les uns et les autres sont dépourvus de tête et possèdent un vaste manteau divisé généralement en deux lobes et une Coquille bivalve. Cependant leur conformation générale présente, de même que ur organisation interne, des divergences si essentielles, que leur réunion oit être aujourd'hui regardée comme inadmissible. Le corps des Lamellibranches est symétrique, mais comprimé latéralement sur ne assez grande étendue, et entouré par un manteau divisé en deux lames laté-

gs y HA Vh mn à Eu !

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… Hig: 808, — Anatomie de la Mulette des peintres, Unio pictorum (d’après C. Grobben). — VS, Muscle

antérieur des valves; HS, muscle postérieur des valves; MS, voile buccal; F, pied; M, manteau;

K, branchies; Cg, ganglion cérébral; Pg, ganglion pédieux ; Mg, ganglion palléal; 0, bouche; #, esto-

… mac; L, foie; KrsS, tige cristalline ; D, intestin; Af, anus; G, organes génitaux; E, orifice branchial;

Es, orifice cloacal ; N, rein; Vh, oreillette; HK, ventricule; VA, aorte antérieure; HA, aorte postérieure; P, glande péricardique (schématique).

FE rales, attachées sur le dos, sécrétant en général deux valves, l'une droite, l’autre’ gauche. Sur les côtés de la cavité buccale se trouvent deux paires de lobes ou voiles labiaux, lamelleux ou tentaculiformes. Dans la région ventrale est situé

un grand pied en forme de hache et il existe toujours dans le sillon palléal,

entre le manteau et le pied, deux paires, plus rarement une seule paire, de branchies foliacées (fig. 808). s

Les deux lobes du manteau qui, partant de la face dorsale, entourent l'animal comme la couverture d'un livre, offrent presque toujours, même quand leurs

toire et à l'anatomie des Mollusques. Paris, 1817. — Bojanus, Ueber die Athem und Kreislaufswerkseuge der zweischaligen Muscheln. Ybid. 1817, 1820 et 1827. — Deshayes, Article : Conchyfera, in Todd's Cyclopaedia, t. I. 1836. — W. B. Carpenter, Article : Shell. Ibid., t. IV. 1848. — S. Lovén, K. Vet, Akad. Handigr. Stockholm, 1848, traduit sous le titre de : Beiträge

… sur Kenntniss der Entwicklung der Mollusca acephala. Stockholm, 1879. — Quatrefages, Anatomie du Taret. Ann. sc. nat. 1848-1850. — Blanchard, Organisation du règne animal. Acéphales. Paris, 1851-1869. — Lacaze-Duthiers, Nombreux mémoires, in Ann. sc. nat. 1854-1861. — Duvernoy, Mémoire sur Le système nerveux des Mollusques acéphales. Mém. Acad. des sciences. t. XXIV. 1853. — Keber, Beiträge zur Analomie und Physiologie der Weichthiere. Künigsberg, 1851. — H.et A. Adams, The genera of the recent Mollusca. London, 1853-1858. — L. Reeve, Conchologica iconica. London, 1846-1878. — S. Hanley, An illustrated and descriptive Catalogue of recent Bivalve Shells. London, 1856. — P. Fischer, Manuel de Conchyliologie et de Paléontologie Conchyliologique. Paris, 1883. Gr. in-8 avec figures.

bords épaissis restent libres dans toute leur longucur, à leur extrémité po rieure, chacun deux échancrures. Elles sont bordées de papilles ou de filamen et constituent, lorsque lès deux moitiés du manteau viennent à s'appliquer l contre l’autre, deux orifices en forme de fente. La fente supérieure, tourn: le dos, et qui du reste peut être confondue avec l'inférieure, fait fonctio verture cloacale, et l’inférieure d'orifice d'entrée, ou orifice branchial; c'e ce dernier que l'eau pénètre dans la cavité palléale et dans la cavité bran entre les valves béantes de la coquille par l’action des cils vibratiles,. : d'une manière spéciale à la face interne du manteau et sur les branchies; baigne les branchies et conduit à la bouche de petites particules aliment L'ouverture supérieure, ou cloacale, livre passage au courant expirateur en : temps qu'aux excrétions, et en particulier aux résidus de la digestion, qui sorte sont rejetés au dehors de la cavité palléale. Les bords des deux lobes manteau ne restent pas toujours libres dans toute leur longueur; très souvent

ELS soudure commence à à l'extrémité postérieur et s'étend peu à peu vers l'extrémité anférieu

deux dernières séparées par une bride il arrive aussi que la longue fente antéri du manteau, par laquelle passe le pied, minue considérablement par suite de la sot dure progressive de ses bords, et le pied Fig. 809. > a. Mactra clliptica. Kts,Sipnon SUbit une atrophie correspondante Mfinit, cloacal; KS, siphon branchial; P, pied, n’en plus sortir qu'à peine; le manteau « ab ie auch dé la Mactre wide: serbe alors à une enveloppe ên foie d pression palléale ; Mb, sinus palléal. ne présentant plus, comme chez les que deux ouvertures placées l’une près de l’autre. Plus le manteau se fer rieurement, et plus se développe à sa région postérieure un prolongemen entoure les orifices cloacal et branchial, et qui constitue deux tubes saillant contractiles, les siphons (fig. 809). Il n'est pas rare que ces organes atteignent dimension assez considérable pour ne pouvoir plus rentrer en dedans, en. bords postérieurs entre-bâillés de la coquille. D’ordinaire l’inférieur ou branchial est le plus long; quelquefois aussi tous deux sont soudés par leur jusque vers le milieu, ou même jusqu'au bout; mais toujours les deux restent séparès dans la cavité palléale et à leur extrémité libre, où leurs : terminaux sont entourés de tentacules. Enfin les siphons soudés partielle peuvent former avec l'abdomen, quand celui-ci est très allongé et non re par une coquille rudimentaire, un Corps vermiforme faisant suite à la partie, rieure, semblable à une tête et qui porte la coquille (Teredo). | Le manteau est formé, comme en général l'enveloppe cutanée des branches, de tissu conjonctif traversé par de nombreuses fibres muse revêtu en dehors d’un épiderme muqueux dont les cellules sont cylindrid

tapissé en dedans d’un épithélium vibratile (fig. 810). Des pigments se rencontrent dans les cellules épithéliales et surtouf au bord du manteau contractile, souvent plissé ou portant des papilles et des tentacules. Dans la couche sous-épithéliale jonctive se trouvent situés les muscles qui constituent en plusieurs endroits lépais faisceaux, ou des masses puissantes. Parmi ces dernières, il faut menonner, outre les muscles rétracteurs du pied, les deux adducteurs des valves le la coquille, dont la contraction a une action antagoniste à celle du ligament, Japrès Ihering, tous deux, mais surtout le postérieur, semblent être formés de eux parties, une partie musculaire composée de fibres plus ou moins nettement striées, qui détermine la fermeture rapide de la coquille (Pecten), et une partie - ligamentaire, fibreuse, qui agit comme antagoniste du ligament de la charnière. Le manteau sécrète à sa surface externe une coquille calcaire solide, formée de deux valves latérales réunies du côté dorsal et correspondant aux deux lobes uléaux. Ces valves sont rarement tout fait pareilles; pourtant on ne donne épithète d'inéquivalves qu'aux coquilles nt les valves par la grandeur, la cour- -bure et la forme différent d'une manière . frappante. On les distingue alors d’après leur position en valve supérieure et en valve inférieure. Cette dernière est souvent la plus développée, la plus bombée la plus grande; l'autre paraît plus pe- … “ile, plus aplatie et placée comme un >< < opercule (Ostrea). D'ordinaire les bords f XS des deux valves adhèrent parfaitement. KE <. sul A Coke On rencontre néanmoins des exceptions Hbporeions

nombreuses ; beaucoup de coquilles res- PP :

. tent plus ou moins béantes sur divers Fig. 810. — Coupe perpendiculaire à travers la

“points pour livrer passage au pied, au fue 2le manteou de l'Anodonte (apns eme Le de mate ag couche deux valves sont assez écartées l’une de

de substance conjonctive; Ep", épithélium in- Pautre, surtout chez les Lamellibranches ‘7e du manteau.

wivant dans le sable, le bois ou les rochers qu'ils perforent, et dont le corps vermiforme est en partie enfermé dans un tube calcaire (Tubicoles). Leur coquille peut être de plus en plus réduite par l'apparition d'une large échancrure antérieure et d’une troncature considérable de leur partie postérieure, de manière à ne plus constituer qu'un test rudimentaire ne recouvrant qu’en partie l'animal et ouvert à ses deux bouts; mais à sa partie postérieure vient s’ajouter un tube calcaire qui peut lui être soudé et l'enveloppe complètement (4spergillum).

Les deux valves de la coquille sont toujours réunies sur la face dorsale par un ligament élastique, externe ou interne, qui détermine leur écartement. En outre de ce ligament, leurs bords supérieurs présentent des dents et des fossettes qui, S'engrenant les unes dans les autres, contribuent à les réunir solidement. Ces bords forment ce qu'on appelle la charnière (cardo), dont la forme est, au

(fil His

point de vue de la classification, d'une haute importance. On distingue d'ap cela le bord de la charnière, ou bord cardinal, avec le ligament, du bord libre d la coquille, divisé en bord antérieur, bord inférieur ou ventral et bord postérieur ou bord du siphon. Bord antérieur et bord postérieur sont généralement détermin s par la position du ligament relativement aux deux sommets ou crochets (um nates) des valves, qui constituent deux éminences faisant saillie sur le bord do et indiquant le point (apex) où le développement de celles-ci a débuté. La région en général oblongue, où se trouve situé le ligament, appelée l'écusson (area), placée derrière le sommet et correspond au côté supérieur et postérieur de coquille. En avant du sommet existe souvent sur le bord antérieur, du mo chez les Acéphales équivalves, une partie déprimée que l'on pe sous le: de lunule et qui indique la position du bord antérieur. À Tandis que la surface externe de la coquille offre les reliefs aux dés le plus variés, souvent des côtes et des sillons rayonnants ou concentriques, l& surface interne est toujours lisse et nacrée. Un examen attentif y fait découvrir cependant des dépressions particulières correspondant à l'insertion des muscles, indiquant les connexions entre le manteau et la coquille, et par conséquent d’une haute importance au point de vue de la zoologie. Parallèlement au bord inférieur, on voit une ligne formée par Dprebtinnr: du bord du manteau, pression palléale, qui, lorsqu'il existe un tube respiratoire, se recourbe en avant et en haut de manière à constitue un sinus, sinus palléal ou imp sion du siphon (fig. 811). En out on trouve dans la règle deux au grandes taches arrondies (inser des muscles rétracteurs des phons); ce sont les impressions 4 l’adducteur antérieur et de 1 ducteur postérieur, qui sont pl transversalement par rapport corps du Mollusque et s’attacl des deux côtés à la face interne Fig. 811. — Valve gauche de Cytherea chione (d'après la coquille. Chez les Lamelli fischer). — h, ligament ; u, crochet; 1, lunule; €, dent ches équivalves (Orthoconques), Pa pen pr dx impressions sont Die à nus palléal occupé par le rétracteur des siphons. quées et à peu près de grandeur; chez les Lamellibranches inéquivalves (Pleuroconques), l'addu antérieur s'’atrophie jusqu’à disparaître complètement, et le postérieur, d' plus développé, s’avance jusqu'au milieu de la coquille (fig. 812): On. servi de ces différences d'organisations, qui ne sont nullement tran } pour ranger les nombreuses familles des Lamellibranches dans deux groupes, le groupe des Dimyaires et celui des Monomyaires. Le nombre de pressions musculaires est encore augmenté par la présence des rétracte pied, dont on distingue une paire antérieure et une ou deux paires posté Les impressions de la première paire sont situées immédiatement en arri l'adducteur antérieur, celles des autres paires au devant de l'adducteur post

| pose fréquemment une autre épaisse, “constituée par de gros prismes

. vert d’une euticule cornée appelée à … tort épiderme. L'accroissement de la

LAMELLIBRANCHES. get

. Quant à sa composition chimique, la coquille est formée de carbonate de dix et d'une matière fondamentale pd pe rep à disposée généralement par couches de lamelles su- gg = —

perposées. Sur ces couches s'en dé-

émail placés à côté les uns des autres, et qui peuvent être comparés à l'émail des dents (voy. fig. 810).

Enfin le tout est assez souvent recou-

coquille s'opère en épaisseur par la :

Fig. 812. — Avicula semisagilta. Les deux valves on

% production de nouvelles couches CO été écartées l'une de l’autre pour laisser voir l’im- … centriques, sécrétées par le manteau, pression musculaire (W).

- ét en étendue par formation successive de nouveaux dépôts sur le bord de l’enve- - loppe palléale. C'est de cette dernière façon que se forme la partie externe de la

coquille colorée, composée de prismes verticaux et d’une cuticule cornée, tandis que lesgcouches concentriques internes de nacre incolore sont produites par toute la surface externe du manteau. Ces diverses formes de la sécrétion du

manteau sont aussi l'origine de la perle chez les huîtres perlières (Meleagrina, - Unio margaritifer); ce sont des corps étrangers, de petits grains de sable, des

animaux parasites ou leurs œufs qui, en s’introduisant entre la coquille et le

manteau, deviennent le noyau dela sécrétion de couches de nacre et de prismes - d'émail soit sur la face externe, soit sur le bord du manteau. On voit pourtant

des cas nombreux, notamment chez l'Unio margaritifer, où le noyau de la perle est fourni par l'animal lui-même, et provient par exemple de la substance de

l'épiderme.

Le pied, que l'on voit faire saillie du côté ventral, sert d'organe de locomotion et ne fait défaut que chez les Lamellibranches à peu près privés de la faculté de changer de lieu (Ostrea, Anomia); il peut aussi quelquefois être très rudimen-

taire. La forme et la grosseur de cet appendice charnu, parfaitement rétractile entre les valves, varie, du reste, extrêmement selon le mode de locomotion; 1l fait même fréquemment fonction d'appareil fileur. En ce cas, un sillon médian livre passage aux fils soyeux, sécrétés par la glande du byssus, qui servent à lanimal soit à se fixer d'une manière définitive ou temporaire, soit à construire une espèce de nid (Crenella discors, Modiola vestita, Lima hians). Très souvent aussi le pied est organisé pour creuser dans le sable et présente alors une forme tronquée, presque sphérique, ou bien il est pointu, linguiforme ; d’autres fois il S'élargit et s'étale latéralement en disque. Plus rarement il est très gros, coudé eb capable d'aider le Mollusque à progresser par soubresauts dans l'eau (Cardium). Les formes douées d'une pareille faculté paraissent en état de fournir d'assez longues courses, même d'entreprendre de véritables voyages dans le but peut-être de la reproduction. Quelques Lamellibranches possèdent un pied linéaire, en forme de massue ou cylindrique (Solen, Solenomya) et se meuvent en

contractant vivement le pied et rejetant l'eau par les siphons. Il en est, comme

982 LAMELLIBRANCIHES.

les Peignes (Pecten), qui nagent en ouvrant et fermant alternativement e valves, et peuvent même prendre leur élan lorsqu'ils ont pour point d’appu corps solide. Chez le Cryptodon, le pied a la forme d'un long tentacule. coup d'espèces s'enterrent dans la vase à l’aide de leur pied et ne laissent apercevoir que la partie postérieure ou seulement les siphons; d’autre s’enfoncent dans le bois (Teredo) ou dans le roc calcaire (Pholas, Lithodo Saxicava, etc.), et se servent de leur pied court pour appuyer leur corps, bord résistant et finement dentelé de la coquille, en lui imprimant un: ment de rotation, comme de râpe. Cette manière de procéder serait, d’ pri bertson, celle des Pholas, et, d’après Harting, celle des Teredo.

Le système nerveux présente les trois paires de ganglions typiques d lusques symétriquement disposés (fig. 813). Et, comme il n’y a jamais de tête tincte et que les organes des sens ne sont pas concentrés à la partie antér du corps, les ganglions cérébraux sont relativement peu mn Les ne 1

Partout font défaut les oi 1!

dont la présence est constante chez téropodes et qui innervent la ma cale. Fréquemment (Unio) Hu ï

dieux placés sous l'E très en avant (Pecten), et dont les :

rendent dans la région ventrale du dans le pied. La troisième paire de glions, les ganglions viscéraux ou:

chiaux (ganglions pleuraux), est la veloppée. Elle est reliée au cerveau longs connectifs et est située der muscle adducteur postérieur. Les auxquels elle donne naissance se dist aux branchies, au cœur et aux muscles térieurs, ainsi qu'à l’intestin posté au manteau, sur le bord duquel tuent deux forts cordons et se réun Fig. 813. . Système aus de l’Anodonta, nerfs x Le viennent du net = (d’après Keber). — 0, bouche; 4, anus; K, avec eux un plexus. Les ganglions br. : branchies; P, pied; Se, lobes buccaux (voile); envoient aussi de gros nerfs aux si)

Gg, ganglion cérébral; Pq, ganglion pédieux; ? Vg, ganglion viscéral; 6, glande génitale; Ja base de ces derniers, ces nerfs se Eu du rein ; 0e, orifice de la glande pour SH paire Fe s à

re AR cessoires.

Les organes des sens, que l'on rencontre chez les Lanelibeae de l'ouïe, de la vue et du toucher. Les premiers sont des vésieules paires, où otocystes, | situées au-dessous de l'æsophage sur les gang]

dieux, mais dont le nerf a son origine dans le cerveau. Ces vésicules so it

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quables d'ordinaire par les grosses cellules ciliées, qui tapissent les parois, autour désotolithes. Les yeux, tantôt sont de simples taches de pigment, situées à l'ex- . trémité des siphons (Solen, Venus), tantôt présentent une structure beaucoup plus complexe et sont placés sur le bord du manteau, chez les Arca, les Peclunculus, les Tellina, et particulièrement chez les Cardium, les Pecten! et les Spondylus. Chez ces deux derniers genres ils offrent l'aspect de petits bou- “ions pédiculés vert émeraude ou rouge brun répartis entre les tentacules marinaux. Le pédoncuie musculeux ainsi que: le bouton qui renferme le globe oculaire sont recouverts d'un épithélium eylindrique pigmentaire. À la partie antérieure du bouton, les cellules épithéliales sont aplaties et dépourvues de . pigment. Il se forme ainsi une sorte de pupille, que la lumière doit traverser pour pénétrer dans le globe oculaire. Ce dernier, entouré d'une zone étroite - de tissu conjonctif, est divisé par une cloison transversale en deux parties renfermant, l'antérieure un cristallin globuleux composé de cellules, la posté- .mieure un appareil compliqué destiné à percevoir les impressions lumineuses. … Cet appareil est composé de cinq couches, une couche antérieure de cellules ner- … veuses fusiformes, une deuxième couche de cellules nerveuses plus cylindriques, … qui forme latéralement des bourrelets particuliers, une couche de bâtonnets nettement délimitée, un tapis et une couche de cellules pigmentaires brun rouge. … La couche de bâtonnets est par conséquent située en dehors des autres cou- …ches comme dans la rétine des Vertébrés. Le nerf optique se divise en deux : branches; l'une, plus grosse, traverse le bulbe en avant de la cloison, l'autre se divise en de nombreux faisceaux, qui entourent le fond de l'œil à la pe manière d'une coupe et, arrivés vers le tiers antérieur de cet organe, y pénè- . trent tous brusquement au même niveau. Les fibres dé la branche antérieure se répandent sur la face antérieure du tapis, le traversent et semblent sé terminer dans la couche antérieure de cellules fusiformes, tandis que les fibres de la branche postérieure, réunies en plexus, pénètrent dans la couche de cellules cylindriques.

Les deux paires de lobes buccaux, ou voile, sont affectées au tact; en outre,

; bn bords des orifices respiratoires garnis de papilles et de cirrés, et les tentacules souvent très nombreux et disposés en rangées sur le bord du manteau, concourent à la même fonction, par exemple chez les Lima et les Pecten. Dans les cas où ils font défaut, le manteau avec son fin réseau nerveux marginal est Je siège de la sensibilité tactile. Très probablement les cellules surmontées de poils (cellules en pinceau) représentent l'épithélium chargé de recueillir les impressions tactiles.

L'appareil digestif des Lamellibranches présente un orifice, situé au pôle antérieur, la bouche entourée de ses deux lèvres, et se termine à l’autre extrémité du Corps par un second orifice, l'anus (fig. 814). La lèvre supérieure et la lèvre infèrieure forment chacune, de chaque côté, un lobe buccal parfois plissé; elles peuvent aussi être frangées. De la bouche part un court œsophage, dans lequel sont poussées par le revêtement ciliaire du voile sus-buceal les particules nutritives

1 Krohn, Ueber augenähnliche Organe. Archiv für Anat. und Phys. 1840. — V, Hensen, Ueber das Auge einiger Lamellibranchiaten. Leitschr. für wiss. Zool., t. XV. 1865.

amenées par l’eau dans la cavité palléale. Les organes masticateurs tels qu mâchoires et la langue, que l’on trouve chez les Céphalophores, manquent complètement. L'œæsophage s’élargit pour former un estomac sphérique; à

tion pylorique de celui-ci se trouve appendu en général un cæcum, pouvant ôtre fermé par une valvule. Dans beaucoup de cas, on trouve encore dans cet appendice, ou dans le canal digestif lui-

Fig. 814. — Tube digestif du Mactra stultorum (figure

schématique d’après Garner). — b, bouche; c, tige cristalline ; e, estomac ; à, intestin ; 7, rectum; v, ventricule ; o, oreillette.

même, une pièce particulière transparente,

connue sous le nom de tige cristalline et

qu'on doit considérer comme le produit d’une sécrétion périodique de l'épithélium intestinal.

toujours assez long, il se dirige, en décrivant plusieurs circonvolutions entourées par le foie et par les glandes sexuelles, vers

le pied, remonte ensuite vers la partie dorsale de l'animal, derrière l'est et débouche, après avoir traversé le ventricule du cœur, sur une re

saillie dans la cavité du manteau.

sal du manteau; h, chambre bran

L'intestin proprement dit est

Fig. 815. — Diagramme d'u ticale de l’Unio purpurea :

.cœur (d’après Brooks, mai modifié). — a, lobes du mantea thélium externe du manteau; €, lo

i, tube cloacal de la branchi #, tube cloacal de la ph t, branchie externe ; m, branchie n, feuillet externe de la branchie 0, son feuillet: interne ; q; ds de la branchie interne terne; w, abdomen; laire du rein ; z, sa por!

laire ; p, rectum ; w, ven lettes ; v, péricarde ; y, Sinus

Fin un + en avant du muscle adducteur postérieur ; le cœur off !

ticularité remarquable d'être traversé par le rectum. Le sang y pén oreillettes latérales (fig. 815). Chez l’Arca, le cœur offre cette dispositio: lière qu'il est double; mais les deux paires d’aortes se réunissent pour fort T tronc antérieur et un tronc postérieur. Les ramifications de ces deux tr duisent le sang dans un système coranique de lacunes existant dans

1 Milae Edwards, Aun. se. nat, t. LIL, 1845, et t. VIIT, 1847. — C. Langer, Ueber das der Teichmuschel. Denkschriften der Wiener Akad. 1855 et 1856. — W. Flemming, Blutzellen der Acephalen no Bemer Haras ueber Het en Blulbahn. Archiv für

t. XV, 1878.

LS à :

| eklans les interstices des viscères. Ce système de lacunes représente les vaisseaux laires ainsi que les réseaux veineux, bien que récemment il ait été considéré lusieurs anatomistes (Langer,v. Hessling, Keber) comme un véritable système laire et veineux. Bien avant eux, Cuvier et Meckel avaient décrit un appareil aire sanguin elos chez les Mollusques. Cette manière de voir a été réfutée des arguments péremptoires par Milne Edwards, et l'existence des lacunes lépourvues de parois propres est maintenant reconnue par presque tous les nauralisies modernes. Les principaux grands sinus veineux sont : un sinus médian impair, dans lequel se déverse le système lacunaire du pied, et deux sinus laraux à la base des branchies. De là le sang se rend soit directement, soit indirectement en plus grande quantité, par l'intermédiaire du sinus médian, après avoir traversé, comme une espèce de veine porte, un réseau de canaux, situés dans les parois des reins ou corps de Bojanus, dans les branchies, où s'artérialise et retourne dans les oreillettes. Il existe aussi dans le pied b même dans le manteau des orifices qui laissent pénétrer dans le corps, en uantité considérable, de l'eau qui va se mêler au sang. En se fondant sur ce fait. n avait jadis attribué aux Lamellibranches un système particulier de vais aquifères; on sait aujourd'hui que ce n'est pas autre chose que le réseau tile. du pied, qui fait partie des lacunes interorganiques, et qui, en se plissant d’eau, cause le gonflement subit du corps, mais qui en détermine | rapidement le dégonflement lorsque l'eau est expulsée (Cyclas, Cardium, donta;etc.). | Les organes de la respiration sont partout des branchies lamelleuses (Lamelliches), en général au nombre de deux paires, qui commencent derrière les lobes buccaux et se dirigent en arrière le long des côtés du corps”. Chaque bränchie se compose de deux feuillets, un médian et un latéral, s'écartant l'un de l'autre à la base pour former un canal longitudinal et réunis à leur bord li- … bre. La surface des feuillets branchiaux ainsi que les parois des canaux qu'ils limitent sont couverts d'un épithélium vibratile qui sert à entretenir un courant d'eau continu. D'ordinaire, la branchie externe est de beaucoup la plus petite; elle manque même quelquefois complètement, et le nombre des branchies se réduit alors à une seule paire correspondant toujours aux deux branchies internes. Sous leur forme la plus simple, qui est en même temps la forme embryonnaire (Lacaze-Duthiers), les branchies sont constituées par une série de prolongements ou de lamelles filiformes, qui naissent côte à côte et restent isolés ou sont lächement unis les uns aux autres par des brides (fig. 816). Ces prolongements se soudent par leur bord libre, puis se replient en dedans, remontent vers la base et, arrivés là, se réunissent avec leurs congénères du côté opposé et constituent ainsi les deux feuillets de la branchie médiane (fig. 817). Le mode de formation de la

LOntre Bojanus, van der Hoeven, von Rengarten, Langer, von Hessling, consultez : Alder and Hancock, On the branchial currents in Pholas and Mya. Ann. mag. nat. Hist. 1851, 1852 et 4855. — T. Williams, On the mechanism of aquatic respiration in invertebrated animals. Tbid., 1854. — Lacaze-Duthiers, Mémoire sur le développement des branchies des Mollusques acéphales. Ann, sc. nat., 4° série, t. V. 4856. — C. Posner, Ueber den Bau der Najadenkieme. Arch. für mike, Anat., t. XI, 1875, et t. XIII, 4877. —- R. Bonnet, Der Bau und die Circulation der Acephalenliieme. Morph. Jarbuch., t. HI. 4877. — R. H.Peck, Gi/{s of Lamellibranchiate Mollusca. Quarterl. Journ, of Micr. science, vol. XVII, 18774

branchie externe est le même, sauf que le reploiement des prolongement formes se fait en dehors. Les deux feuillets de chaque branchie circons un espace, que l’on peut appeler interlamellaire et qui communique avec rieur par les fentes qui subsistent entre les filaments voisins. Des br filiformes de ce genre se rencontrent chez les Arca, ies Mytilus et les Anom structure est déjà plus compliquée dans les branchies lamelleuses, caractér non seulement par l’union plus intime de tous les filaments situés sur un plan et constituant un feuillet branchial, mais encore par la présence de r vasculaires. La formation de ces réseaux est due à ce que les brides sales qui réunissent les filaments d’un même feuillet ainsi que les cloiso

réunissent les deux feuillets d'une même branchie et divisent l'espace interlamellaire en une série de chambres, sont creuses (Unio, Anodonta). Les branchies plissées sont les plus répandues. Leurs

Fig. 816. — Jeune moule vue sur le côté gauche (d’après Lacaze-Duthiers). — f, foie; p, pied; o, otolithes ; r, origine du corps de Bojauus, en avant du

muscle (postérieur des valves; c à b, trois filaments :

‘ branchiaux complets ; a, quatrième filament, séparé en avant des trois autres et commençant à s'isoler en arrière.

lamelles présentent des plis transversaux réguliers, qui en augmentent singulièrement la surface et, par suite, permettent un plus grand développement des ramifications vasculaires (Venus, Cardium,

Pinna, etc.). Dans ces genres les laniellés branchiales ne restait p même plan, et sur une coupe transversale décrivent une courbe ondu Au niveau des enfoncements de cette courbe le tissu du feuillet $ ‘épa cloisons qui leur correspondent se dédoublent complètement, et alors le est divisé dans toute son étendue j Jusqu'à | ments (Pecten, Spondylus). Chaque filament branchial contient, outr licule sanguin, un appareil de soutien-formé de bâtonnets anhistes, tram: produits par la substance conjonctive qui entoure le canalicules

à la base en un grand nomb

Fig. 817. — Branchie interne gauche; externe de gauche vu par le côté Les nouveaux filaments branchiaux sent en a comme des bourgeons cette extrémité postérieure que s'accroît (d’après Lacaze-Duthiers) figure inontre aussi le dévelop feuillet interne, qui naît par 1 et la soudure des têtes des filan rents libres en a, mais rapprochés en dés en b'. Le pont qui a été jeté têtes, et dont on peut suivre de l'extrémité postérieure antérieure, forme déjà une w en c. ë

surface des branchies est recouverte d'un épithélium vibratile. En certains s, celui-ci est remplacé par des cellules dépourvues de cils; en d’autres ts, au contraire, il est renforcé par des groupes de cellules surmontées de cils. Les cils très fins de l'épithélium, pressés les uns contre les autres, itretiennent un courant d'eau constant à travers les branchies, tandis que les ils situés au bord libre de chaque branchie, d'ordinaire dans’un sillon qu'ils pissent, paraissent produire un courant d'eau qui se dirige vers la bouche. es canaux branchiaux, placés à la base des branchies, conduisent l'eau dans chambre cloacale du manteau. Derrière le pied, les uillets internes des branchies internes sont ordinaire- - ment soudés l’un avec l’autre, formant ainsi une cloison qui divise la cavité palléale en deux chambres, l’une au-dessus des branchies, l’autre au-dessous.

Les vaisseaux sanguins sont situés à la base des branhies, parallèlement aux canaux branchiaux. Il existe chaque côté, le long du bord supérieur de la ligne soudure des feuillets adjacents des deux branchies, » veine afférente, qui amène aussi le sang provenant corps de Bojanus, et une ou deux veines efférentes, ées le long du bord supérieur du feuillet interne e la branchie interne et du bord supérieur du feuilexterne de la branchie externe, veines qui se dévert dans les oreillettes. La distribution des vaisseaux est s simple dans les branchies filiformes; chez elles, en effet, chaque filament branchial présente une anse ra Le vasculaire qui communique d'un côté avec la veine Fins de ns rats : afférente, de l'autre avec la veine efférente. Dans les us Se né branchies lamelleuses, cette disposition est plus com- mp, muscle postérieur des plexe; les cloisons sont, elles aussi, parcourues par des LA per Le ranches vasculaires d'où le sang passe dans des bran- de Bojanus; pe, orifice externe ches correspondantes des veines principales. 3 PET 6 à pt … Le plus important des organes d'excrétion est l'organe interne de la poche centrale ou corps de Bojanus, ainsi appelé en l'honneur del'anatomiste de ce nom (fig. 818):. C'est une glande tubulaire allongée paire, située, au-dessous et sur les côtés du péricarde, en apparence dans une poche périphérique, qui communique en avant avec la poche du côté opposé et qui débouche latéralement à la base du pied, le plus souvent par un orifice particulier, parfois par un orifice commun avec les organes génitaux. Cuvier connaissait le corps de Bojanus et pensait que c'était une sorte de rein; Bojanus le prenait pour un poumon et regardait l'orifice de la poche comme l’orifice respiratoire. Selon toute és apparences on doit considérer cet organe, qui présente une ouverture dans Jacavité générale (dans le sinus péricardique), comme une glande en lacet (Anné-

AOutre Swammerdam, Poli, voyez : L. Bojanus, Sendschreiben an Herrn G. Cuvier. Isis. A819.— Lacaze-Duthiers, Mémoire sur l'organe de Bojanus des Acéphales. Ann. sc. nat., 4 sér.., t. IV. 1855. Griesbach, Ueber den Bau des Bojanus'sehen Organes des Teichmuschel. Archiv für Naturg 1877.

lides). Non seulement pendant le jeune âge, mais aussi à l’âge adulte ( donta), on y reconnait des circonvolutions et on voit que la cavité vestibu sacciforme (poche périphérique) n’est pas autre chose qu'une partie glande réfléchie, qui débouche à l'extérieur. La paroi de la glande préser de nombreux plis, qui se soudent entre eux et forment ainsi un labyr spongieux de cavités secondaires, recouvertes d'un épithélium en parti le substratum de tissu conjonctif, qui constitue la charpente de ces plis ferme un réseau vasculaire communiquant avec le sinus veineux. Le corps Bojanus est done formé par un tissu spongieux jaune brun, et l'épithéhi qui tapisse les mailles de ce tissu, est glandulaire. En effet, dans ces épithéliales renflées, les gloh élaborent des concrétions caires. Poli croyait que ces crétions fournissaient les

Ye riaux de la coquille, et par 2. LE 7e donnait au corps de Bojan Re E&XZ TT nom de glande coquillière. D'av

R 4 auteurs pensaient que ces co À tions renfermaient de l’acid que; mais c’est Lacaze-Du $ qui a le premier démontré Ù 58. ÿ présence de cet acide (d SAN Lutraria solenoides). Récemi U sk ÈS Krukenberg a constaté aussi

jh

oro= TE } 1

Wii, <{

D ER stence dans ces concrétions (F DE sr co 7 | Lu PINS Ni \ squamosa) du manganèse en : |

a tité considérable. L'opinion |

Fig. 19. — Organes génitaux du Peclen glaber (d’après fessée jadis me lorifice ext ae ta aie du sac périphérique permets au milieu de la glande mâle; b, orifice commun aux trée de l’eau qui va se mêler Bojanns qui s'ouvre en eo, ovaire; # lesticule, | Sang dans le sinus) périphéni

“en traversant l'orifice interne

plus récemment combattue de plusieurs côtés, et peut-être avec x

d'autant plus que la pénétration de l’eau dans le sang peut se faire.

ouvertures spéciales situées dans le pied ou dans le manteau‘. Le Les Lamellibranches, à l'exception des genres Pandora, Cyclas, Clawc

Pecten et Ostrea, sont tous dioiques. Les organes génitaux offrent dans 1

sexes la même. forme et la même position au milieu des viscères (fig.

Ovaires et testicules sont des glandes en grappe, lobées, avec des acini «

dis ou cylindriques. Elles sont placées, sur les côtés du foie, entou

circonvolutions du tube digestif, et s'étendent jusque dans la base du est rare qu'elles pénètrent en partie (Anomia) ou en entier (Mytilus) dans :

1 Griesbach, Ueber das Gefässystem und die Wasseraufnahme be: den Najaden und den. Zeitschr. f. wiss. Zool., t. XXXVIIL. 1883. di ? Lacaze-Duthiers, Mémoire sur les organes génilaux des Acéphales lamellibra se. nat., 4° sér., t. IL. 1854.

teau. Les œufs et le sperme sont produits dans les cellules épithéliales des glandes sc elles, dont la structure est identique ; on peut cependant les distinguer à | nu, car les œufs ont une couleur rouge, et le sperme une couleur blanc de ou légèrement jaunâtre. Les ouvertures des glandes génitales sont situées de chaque côté, près de la base du pied; tantôt elles sont confondues avec les eux orifices de l'organe de Bojanus (4rca, Pinna, Mytilus), tantôt elles déverent d'abord les produits sexuels dans la cavité même de cet organe (Pecten, Lina, Spondylus), tantôt elles sont placées tout à côté de ces orifices (Unio, Anodonta, Pectunculus). La forme, la situation et le mode de terminaison à l’exté- “rieur sont exactement les mêmes dans les glandes hermaphrodites, dont les follicules producteurs des œufs et de la semence tantôt sont séparés et doivent - alors déboucher isolément à l'extérieur (Pandora), tantôt ont un orifice excréteur commun (Pecten, Clavagella, Cyclas); tantôt, enfin, ce sont les mêmes folles qui fonctionnent alternativement comme testicules et comme ovaires rea, Cardium norvegicum). Chez les Huîtres, suivant Mœbius, les éléments els femelles arrivent plus tôt à maturité que les éléments mâles.

z les Lamellibranches à sexes séparés, les individus mâles et les individus Iles peuvent avoir une coquille de forme différente, comme c’est le cas pour ios. Chez les femelles de ces Mollusques, en effet, les feuillets branchiaux rnes servent de cavité incubatrice, et la coquille est plus bombée. On trouve pendant des individus hermaphrodites aussi bien parmi les Unios ee parmi s Anodontes.

IL est probable que la fécondation a lieu généralement dans la cavité du manou dans la cavité branchiale de la femelle, celle-ci aspirant par son tube iratoire le sperme produit par l'individu mâle, et l’'amenant en contact avec s œufs, grâce à l’action des cils vibratiles des feuillets branchiaux. - Presque tous les Lamellibranches sont ovipares. Les espèces vivipares forment l'exception. Presque toujours les œufs fécondés restent un certain temps entre les valves de la coquille, ou pénètrent même dans les feuillets branchiaux, et ÿ subissent leur transformation en embryons. Les embryons deviennent libres ; ‘ils ont atteint un degré de développement suffisamment avancé. C'est sur- ‘out dans les espèces d’eau douce que les premières phases de l'évolution ont “ainsi lieu dans l’intérieur du corps de la mère. Chez les Unios, les œufs arrivent “en masse dans le canal longitudinal des feuillets branchiaux externes, et ils se répandent de là dans les tubes branchiaux secondaires, qui s'élargissent considérablement et constituent autant de petites chambres incubatrices. Dans les

Cyclas, il existe de chaque côté un certain nombre de poches à la base des

branchies internes, dont le revêtement cellulaire sert à la nutrition des em-

bryons. Les genres Unio et Anondonta expulsent plus tard par le grand canal longitudinal le contenu de ces poches copulatrices, qui se trouve alors constitué ar des œufs à embryons animés de mouvements de rotation, et réunis en masse ou en cordons plus ou moins longs par une sorte de mucus.

Le développement présente des métamorphoses plus ou moins simples'. Après

* Noyez :S. Lovén, Bidrag til Kännedomen om Utvecklingen af Mollusea Acephala Lamellibrañchiata. Stockholm, 1858. Traduit en allemand sous le titre : Beitrag zur Kenntniss der Entwicklung der Mollusca Acephala Lamellibranchiata. Stockholm, 1876. — O0. Schmidt, Zur

une segmentation inégale, bien décrite pour la première fois par S. Lovën da plusieurs espèces marines (Modiolaria, Cardium), les petites cellules de seg; tation périphériques entourent les grandes cellules vitellines centrales et @ tuent de la sorte un embryon revêtu de cils vibratiles, animé de mou rotatoires et sur lequel se différencient d’abord le vélum cilié avec un au centre et vis-à-vis la coquille, et plus tard, sur la face ventrale, le rud du pied. La formation de la bouche et du canal digestif a lieu aussi dè, heure, presque en même temps que celle du manteau et de la coquille. que plus tard qu'apparaissent le système nerveux et les otocystes, et pl encore le cœur, les reins et les branchies (fig. 820). Le vélum n'est pa rappelle la couronne ciliée de la larve de Lovén, avec laquelle une comparaison :

fondie montre que la larve des Lamellib présente des rapports étroits. GR

Depuis Lovén, le développement des branches marins a été peu étudié. Nous :

dons cependant des recherches récentes e cises sur l'embryologie des Teredo (fi Chez ces Mollusques aussi la segmi débute par la formation d’une grosse € “ petite sphère vitelline. De la première se. Fig. 820. — Larve de Montacuta bi- rent ensuite plusieurs petites sphères qui,

ape ke us dep Mpirhtun la seconde, produisent les cellules de

D, intestin; L, foie;S muscleanté- derme ct qui entourent la grosse sphè

rigur Res Tale RP DIE line, à ce moment subdivisée én deux de l’entoderme), ainsi que deux cellules, qui s’en sont séparées précédemn qui constitueront le mésoderme. Une invagination au point où la blasto s’est fermée, forme l'ébauche de l'intestin buceal ; le fond de l’invaginati en rapport avec le sac entodermique (intestin moyen) provenant des. cellules vitellines. Les deux cellules du mésoderme situées sur la face derrière la houche, donnent naissance à plusieurs cellules qui devienn cellules musculaires et qui mettent en mouvement le disque bordé cercles de cils ou vélum, qui à apparu, sur ces entrefaites, en avant bouche. Pendant ce temps, l’ectoderme s’est fortement épaissi sur l'a du corps qui sera plus tard le dos, et se creuse d'une fossette. O glande coquillière, dont la paroi cellulaire s'étend en forme de disque et

une lamelle cuticulaire divisée sur la ligne médiane, qui se soulève

Entwickelungsgeschichte der Najaden. Sitzungsb. der Wien. Acad. 4856. — F. À. Fo zur Entivickelungsgeschichte der Najaden. Würzburg, 1867. — W. Flemming, Entwickelungsgeschichte der Najaden. Sitzungsb. der Wien. Acad. 1875. — H.. Ueber die Entwickelungsgeschichte der Najaden. Sitzungsber. der naturw. Gesel 4874. — C. Rabl, Ueber die Entwickelungsgeschichte der Malermuschel. Jen. nat t. X. 1876. — W. K. Brooks, The development of the American Oyster. Stud. J. Hopkins Univers. N° 4, Baltimore, 1880.

1 À, de Quatrefages, Mémoire sur l'embryologie des Tarets. Ann. se. nat., 5° sa — B. Hastchek, PER ONe von Teredo. Arbeit. aus. dem 1008 Inst

. INT, 4880. av

= LAMELLIBRANCIIES, 991 valves de la coquille. Au point où le vélum porte une touffe de cils, l’ecprésente encore un épaississement : c'est la plaque apicale d'où pro- : F2 En | : ‘ L

is phases évolutives de la larve de Teredo (d'après B. Hatschek). — a. Jeune embryon avec mésodermiques (Ms) et deux cellules entodermiques (En), vu en coupe optique. Ec, celliques. — b. Embryon cilié avec bouche (0), estomac, intestin et glande coquillière {Sdr). peine entodermique; Ms, cellule mésodermique. — c, Embrycn plus âgé. Sp, plaque invagination anale ; 0, bouche; S, coquille ; Ms, cellules mésodermiques.

at les deux rudiments des ganglions . cérébraux. Entin une invagination nique qui apparait près de l'extrémité postérieure du corps, constitue tin terminal, qui se con- plus tard avec l'intestin De même que la larve de ovën, la larve de Teredo au-dessous de la double ciliaire préorale, qui vélum et la plaque ile, un simple cercle poste cils, ainsi que deux caiés (conduits des reins luits par les celluisoderme (fig. 822). Le iglion pédieux ainsi que l’otoparaissent se développer, de la bouche, du côté entrale, aux dépens — F ssement de l’ecto- rig. pus Lorve de Teredo (d'après B. Hatschek). — 0, bou- DRE qui en ça, Me Pr qee où ann “croissant pl us tard, forme le Ot, otocyste; Pg, ganglion pédieux ; M, cellules mésoder- «pied. alheureus D lee phé- miques; Sp, plaque apicale; S, coquille. nomènes évolutifs ultérieurs, concernant l'ébauche des organes internes et la sformation progressive de la larve, n’ont pu être suivis et ne sont suffiiment connus pour aucun Lamellibranche marin. La métamorphose est bien plus réduite chez les Lamellibranches fluviatiles. S Cyclas et les Pisidium sont les genres dont le développement diffère le moins

de celui des formes marines!. Cependant chez eux le vélum est bien moins dé-

Arret

* F: Leydig, Ueber Cyclas cornea. Archives de Müller. 1855. — P. Stepanoff, Entwicklung von

GE di 5 34 le - jet à Et én

PNY PA te PVR CEE

veloppé, tandis que le pied présente déjà une taille considérable à une ép où la coquille commence à s’apercevoir sur le bouclier palléal (glande : lière). Les lamelles branchiales, contrairement à celles des Mytilus, appara comme des lames pleines dont les cellules se groupent en colonnes y lèles. Le développement embryonnaire des Najades en diffère sous plu rapport. Chez elles aussi la segmentation est inégale et a été suivie dans ses phases par Flemming (Anodonta) et par Rabl (Unio). Les œufs, réunis substance visqueuse en masses plus ou moins considérables, sont situés cavités interlamellaires des branchies externes. Tout autour du vitellus exi mince couche d’albumine entourée d’une membrane vitelline. Le microp placé au sommet d’un prolongement saillant de la membrane. Dans le voisi pôle opposé apparaissent, successivement, après la fécondation, les deux g polaires, puis le premier ‘sillon, passant par la ligne qui réunit les deux divise le vitellus en deux moitiés inégales. La plus petite des deux sphè segmentation ne fournit que des cellules ectodermiques, tandis que la plus fournit, outre des cellules ectodermiques, toutes les cellules du mésoderme. l'entoderme. De cette dernière se sépare d’abord une petite sphère, puis l’Anodonta simultanément) la première se segmente, de sorte qu'à ce m germe est formé de quatre sphères vitellines : trois petites et une grosse division répétée des petites cellules, dont le nombre est augmenté par le geons qui se séparent de la grosse sphère, il se forme un embryon ovale € de cellules relativement grosses, et présentant une cavité qui est fer pôle par la grosse cellule végétative. Tandis que les cellules se multiplient par sion et par suite D tantut de plus en plus petites, la cellule végétative se aussi en deux, quatre, six cellules et davantage, sombres et relativement. gées, qui constituent la portion épaisse et aplatie de ia blastosphère. Deux d cellules, situées symétriquement de chaque côté du plan médian, res: grosses, sont recouvertes par les autres et reléguées dans la cavité da corp vité de segmentation), tandis que la portion aplatie de la blastosphère s’invag pour former le sac entodermique. L'embryon représente par suite une g et à son orifice, dans la cavité viscérale, sont situées les deux cellules d’où vera le mésoderme. Celles-ci se multiplient rapidement et produisent une € cellulaire qui s'étend vers l'extrémité opposée et donne naissance au adducteur de la coquille. Le sac entodermique est en même temps. plus en avant et, après la fermeture de l'orifice, se sépare complèteme toderme, sur lequel se montre bientôt sur la face antérieure l’ouvert cale définitive. Pendant ce temps, sur la face dorsale, apparaît la } ébauche de la coquille sous la forme d'une pellicule délicate, homo se divise bientôt en deux. Ces deux valves sont d’abord arrondies, puis & laires et présentent sur le bord ventral libre une pièce en forme de bec. Vis-à-vis le ligament de la charnière, se montre, à l'extrémité postérieu petite invagination de l’ectoderme, qui s’allonge en un tube contourné ( byssus) êt plus tard sécrête les filaments de byssus. Un enfoncement, qui

Cyclas. Archiv für Naturg. 1865. — Ray Lankester, On {he developmental history # (Pisidium). Philos. Transact. Roy. Soc. 1874,

sur la ligne médiane de la face ventrale, et qui s'avance graduellement jusqu'au muscle adducteur, amène la séparation des deux lobes du manteau, et, sur le bord de chacun d'eux, on aperçoit déjà quatre cellules sensorielles surmontées de . Deux fossettes de l'ectoderme sur le bord antérieur concourent peut-être à la rmation du système nerveux. La larve ainsi constituée (Glochidium, fig. 823), Lsur laquelle le voile ainsi que le rudiment du pied paraissent avoir disparu, t rejetée en dehors de l'individu-mère; elle se fixe sur les téguments des Poisns, où elle subit sa métamorphose postembryonnaire et au bout de deux ou s mois est devenue une jeune Anodonte!. Les crochets des deux valves de la coquille, aidés par les contractions énergiques du muscle adducteur, servent probablement à fixer l'embryon sur les téguments de l'hôte. La fixation définitive de l'embryon sur son hôte est peut-être amenée par le filament de byssus qui ouel 14 dans ce cas, le même rôle que le filament per pour la larve de

autour de la larve un kyste complet. C'est s l'intérieur de ce kyste que celle-ei achève ses amorphoses. Le muscle adducteur primitif est »ymplacé par deux autres muscles adducteurs, \ antérieur, l'autre postérieur ; les lobes buc- , le pied et les branchies apparaissent, le canal estif continue à s'accroitre, la glande du byssus parait et la coquille ER NCA se transforme coquille permanente en perdant ses appendices hus. Au bout d'environ deux mois et demi les jeunes Lamellibranches quittent le kyste et Fe 2 Se A, rampent au fond de la mer. byssus; e, coquille; À, crochets; Je plus grand nombre des Lamellibranches “rare TT vivent dans la mer, à diverses profondeurs; la‘ soies; v, voile. upart rampent, très peu nagent ou sautent. Beaucoup cependant sont privés à locomotion et se fixent de bonne heure aux rochers, soit par leur byssus, it pay une de leurs valves. Dans ce dernier cas, ils sont réunis en grandes ntités et forment des bancs considérables (Huîtres); ils sont comestibles, s appréciés pour la délicatesse de leur chair et sont l'objet d’une industrie - d'un commerce très importants. D'autres, tels que les Pholades, se rentrès nuisibles en détériorant la quille en bois des vaisseaux et les pilotis. Lamellibranches étaient très répandus dans les périodes géologiques anbnnes; leurs coquilles fossilisées se sont admirablement conservées; aussi coup de genres éué ils une grande importance comme fossiles caractéiques.

E Lamarck basait sa classification sur le nombre des muscles adducteurs de la coquille (Monomyaires, Dimyaires). D'Orbigny accordait plus d'importance à la forme des valves (Orthoconques, Pleuroconques). Aujourd'hui on groupe de préfe-

d M. Braun, Die postembryonale Entwicklung der Süsswassermuschel. Jahrb. der deutschen io. Gésellsch., t. V. 4858. — C. Schierhokz, Zwr Entwicklungsgeschichte der Teich und Flussmuschel. eitsch. für wiss. Zool., t. XXXL. 1879.

rte tnne in étés api phrase Prtittithitties

994 LAMELLIBRANCHES ASIPHONIENS.

rence les familles d'après l'existence ou l’absence des siphons et du sinus pal (Woodward) !.

ASIPHONIATA. ASIPHONIENS Manteau dépourvu de siphons. Impression palléale simple.

A, Fam. Osrremar®. Iluitres. Coquille inéquivalve, feuilletée, munie d’une peu développée et d'ordinaire privée de dents, et offrant en général, un muscle adducteur médian. Chez les Huîtres proprement dites, la valve: gauche, la plus bombée, est soudée aux rochers, tandis que la valve droite est l’autre comme’ un couvercle et assujettie par un ligament interne. Le manteau de est complètement fendu et offre un bord libre épais, à franges simples ou do Jamelles branchiales, au contraire, sont soudées en partie par leur bord exter manque ou reste rudimentaire. Les Huiîtres sont marines et vivent en colonies mers chaudes, où elles forment parfois des bancs d'une grande étendue (bancs d'h Elles existaient déjà dans les premières périodes géologiques, et on trouve Jeux dans le Jurassique et dans la Craie.

Ostrea L. Coquille irrégulière, feuilletée, dont la valve gauche est fixée. Croc valve inférieure droit ou légèrement recourbé. O. edulis L., “HUE: sur les côtes d'E dans les bas fonds; rénférme sans doute des espèces divés ses, suivant Je lieu où trouve, car la grosseur des animaux et la forme de leurs coquilles varient extrao ment. D'après Davaine, les Huitres ne donnent vers la fin de la première année spermatozoïdes, ce m'est qu’à partir de la troisième qu’apparaissent les œufs et commencent à produire. Moebius affirme, au contraire, que le sperme qu'après que les Huitres ont pondu leurs idole La reproduction a lieu particul dans les mois de juin et de juillet, pendant lesquels il est nécessaire-de ne point p Huîtres malgré leur fertilité extraordinaire. Des règlements de pêche ont été l'on s’est efforcé de toutes manières de favoriser le développement des bancs la reproduction artificielle et l'engraissement des individus adultes. Déjà les avaient élabli des parcs d’Iluiîtres; de nos jours l’ostréiculture a été très perf Les Huîtres d’Ostende, de Normandie et de Bretagne sont très renommées ; Danemark et du Schleswig ont aussi une grande réputation, 0. virginiana List., du Nord. 0. cristagalli Chenin., Océan art 0. cristata Born., Adriatique. td Les genres fossiles Gr jphaea Lam. et Exogyra Sow. sont très proches parents. | Anomia L5. Coquille sub-orbiculaire. Valve droite sessile, perforée pour donner un byssus délicat. Valve supérieure (gauche) offrant quatre impressions musculai tinctes. Glandes génitales dans le côté droit du manteau, cœur non traversé par le: Les jeunes Anomies ont d'abord, lorsqu'elles se fixent par leur byssus, des va faitement symétriques (Morsc); puis la valve gauche seule continue à ss’ ‘accroître rement. De la valve droite, sur laquelle repose l'animal, le bord postérieur se ét entoure peu à peu le byssus, de façon à former l'ouverture ci-dessus m est cependant plus que douteux que la pelite pièce calcaire, par queen fixé à la valve perforée, doive être rapportée au byssus. À. ephippium L. Place Sold. Coquille libre, comprimée, sub-orbiculaire, presque équi

22.5. Woodward, À Manual of the Mollusca. % édit. London, 1870.

2 Coste, Voyage d'exploration sur le littoral de la France et de l'Italie. Paris, ASC C. Moebius, Ueber Austern und Miesmuschelzucht. Berlin, 1870. — Id., Die Auster ri Austernwirthscha/ft. Berlin, 1879.

5 Outre Steenstrup, voyez : Lacaze-Duthiers, Mémoire sur l'organisation des Anse nat., 4° sér., t. IL, 1854. — H. von Ihering, Ueber Anomia, etc. Leitschr. für wiss. Z00 vol. supplém. 4873. À ta

LAMELLIBRANCHES ASIPHONIENS. 995

placenta L. PI. sella Lam., Océan Indien. Sont proches parents : les genres Placunopsis M. L., Placenta Retz., Carolia Cantr.

2. Fan. Pecrmminas. Peignes (fig. 824). Coquille le plus souvent équivalve ou inéquivalve,

= ornée de côtes rayonnantes, à bords cardinaux droits. Manteau tout à fait ouvert, portant sur les bords de nombreux tentacules et souvent aussi un grand nombre d’yeux d’un vert …émeraude. Un seul muscle adducteur. Filaments branchiaux libres. Le pied, petit, porte souvent un byssus. Quelques-uns de ces Mollusques sont fixés par leur valve bombée

| (Spondylus). d'autres se meuvent et nagent en ouvrant et refermant brusquement leurs .… valves (Pecten). Beaucoup sont comestibles et sont même plus appréciés que les Huitres.

Pecten O. F. Müll. Peigne. Coquille régulière, ordinairement à côtes. Bords cardinaux offrant des oreilles. Valve droite fortement bombée. P. Jacobaeus L. P. maximus L. P. varius L., Mer Méditerranée. Pedum Brug. Hinniles Defr.

Spondylus L, Coquille inéquivalve portant des côtes épineuses, souvent auriculée. Valve droite fixée, munie comme la gauche de deux dents. Sp. gaederopus L. Sp. americanus i'Lam.

Lima Brug. Coquille Fr à bords dissemblables, bâillante et auriculée, Charnière | dépourvue dé dents. Bord du manteau garni de longs cirres. Point d'yeux. L. squamosa Lam.

A 3. Fan. Avicuzdar (Aviculacea). Coquille très oblique, Te inéquivalve, feuil- … etée et tapissée de nacre intérieurement ; bords ve

É : cardinaux droits, allongés, souvent auriculés. n Charnière peu développée, dépourvue de dents bou en offrant de très faibles. Ligament demi- Ln interne. Ces Mollusques possèdent deux muscles — adducteurs, dont l'intérieur est très petit et laisse üne impression à peine visible sur la coquille.

Manteau complètement ouvert; pied petit, filant

du byssus.

L Avicula Brug. Une fosseite pour le cartilage ci ee Frs pe ve Pr dira has de long du bord cardinal. Coquille inéquivalve, erite Paule). me Mere frangés du 5 Fe munie de deux dents. Valve droite offrant une teau, prés desquels on aperçoit les ocelles échancrure pour le byssus 4. hirundo L., Golfe sous forme de petits points noits; br, brande Tarente. A. macroptera Lam., Mers chaudes. ‘hies.

Meleagrina Lam. Huître perlière. Valves dépourvues de dents, également bombées et non aurieulées. M. margarilifera L., véritable Huiître perhère. Habite principalement la mer des Indes et le golfe Persique, mais se trouve aussi dans le golfe du Mexique. Elle se fixe au moyen du byssus dans les grandes profondeurs. Ces Mollusques sont pêchés sur une grande échelle, à l'aide de la hochél à plongeur, sur les côtes de Chine et dans le golfe Persique, à cause des perles que sécrète leur manteau‘. Leur pêche produit un revenu considérable. Les Chinois connaissent aussi très bien l’art de provoquer la production artificielle de la perle en blessant l'animal. Le revêtement interne de la coquille est vendu dans le commerce sous le nom de nacre. Les autres genres voisins peuvent aussi produire des perles, mais beaucoup plus rarement.

Malleus Lam. Marteau. Coquille presque équivalve, en forme de marteau, ressemblant dans son premier âge à une Avicule, dépourvue de dents. H. vulgaris Lam., Océan Indien. Genre proches parents : Vulsella Lam., Perna Lam., Crenatula Lam., et les genres fossiles Gervilia, Inoceramus Sow.

4. Fax. Myrmmas (Mylilacea). Moules (fig. 825). Coquille équivalive, peu développée, revètue d’un épiderme épais, offrant une charnière ordinairement dépourvue de dents, un ligament interne, un grand muscle adducteur postérieur et un antérieur plus petit. Le pied linguiforme, canaliculé, file un byssus au moyen duquel il se fixe. Lobes du manleau presque complètement libres.

1 C. Moebius, Die echten Perlen, etc. Hamburg, 1857.

996 LAMELLIBRANCHES ASIPHONIENS.

La plupart des Moules sont marines, quelques-unes vivent dans l'eau douce. Pinna L. Pinne ou Jambonneau. Coquille oblique triangulaire, pointue par deva bâillante par derrière. Bo du manteau complète libres. P. squamosa Méditerranée. S'enfonce la pointe dans la va dans le sable, et s’a fortement aux objets s par son byssus dont les fil ments sont très fins. { emploie même ce bys Calabre pour tisser Lit fes.

Mytilus L'. Le po:

la coquille est situé à.

pointe. Le manteau offre.

une ouverture siphonaire

STE imple. M. edulis L. Moul Fig. 825. — Mytilus edulis (règne animal).— 0, bouche; S, voile buc- ms. ul 1 cal ; P, pied ; B, byssus ; Br, branchies ; M, bord épaissi du manteau. gén:

Modiola Lam. Le 5 de la coquille s'éloigne un peu de l'extrémité antérieure. Charnière dépourvue de dents. M. tulipa Lau: ÉRrEN

Lithodomus Cuv. Coquille étroite et longue en forme de datte, fixée par le byssus. pen dant le premier âge seulement ; plus tard l'animal pratique des galeries dans la Pia L. dactylus Sow., Méditerranée (temple de Sérapis à Pozzuoli). FE Ma

Dreissena Van ‘Ben. Offre des lames au: dessous du; crochet pour l’insertion du m adducteur et deux ouvertures siphonaires. D. polymorpha Pall. ns mr dans beaucoup de bassins fluviatiles d'Allemagne.

b. Fam. Arcanaz (Arcacea). Arches. Coquille équivalve à or érabdi .offrant Jigament externe et une charnière très développée ayant une longue rangée de den s’engrènent les unes dans les autres. Surface supérieure revêtue d'un épiderme, ru, souvent velu. Les deux muscles adducteurs forment deux impressions antérieure postérieure de grosseur égale. Le manteau est complètement ouvert. Les bran formées de flaments libres. Pied de grande dimension, mais vari nt de forme. |

Arca L. Dents cardinales disposées : en ligne droite, à peu près égales. Coquille. ventr allongée transversalement, à crochets très écaités et saillants au-dessus du bord cardin: -souvent bâillante au bord inférieur. A, Noae L., Méditerranée. À. tortuosa L.,. Ucés Indien. A. diluvii Lam. Tertiaire. HT

Pectunculus Lam. Dents cardinales sur une ligne courbe. Coquille pe Jan bâillante. Pied en forme de croissant, dépourvu de fossette à byssus. P. ‘pilou E PA M terranée. HUE

Cucullaea Lam. Dents de la charnière sur ane ligne droite, grossissant vers. les Impression musculaire postérieure limitée par une arête élevés. O. aurionl fer Océan Indien. Beaucoup d’espèces fossiles. à

Ici se rattachent les Nucuzines. Nucula Lam., Isoarca Münst., Pense Schuun.. Ya Môll., etc.

6. Fa. Tricontapar (Trigoniacea). Coquille équivalve, trigone, fermée... Dents car souvent striées transversalement, divergentes. Pied orgamsé pour ramper. Trigonia Lam. (Lyriodon SOW.). Quatre dents à la valve gauche, deux à droite. Coquille épaisse, à côtes concentriques ou radiées. Tr. pectinata Lam. Le fossiles suivants en diffèrent très peu : Myophoria Br., Schizodus King. (AFS

1 À, Sabatier, Anatomie de la moule commune. Ann. se. nat., 6° sér., t. V. 48770

LAMELLIBRANCHES SIPHONIENS. 997

1. Fam. Unonmas (Najades)!. Coquille allongée, équivalve, recouverte extérieurement d'un épiderme épais, lisse, d'ordinaire brun et revêtue intérieurement d'une couche de nacre. Une des impressions musculaires est divisée. Le pied comprimé, linguiforme, - me file de byssus que pendant la jeunesse. Bords du manteau libres dans toute leur longueur. Branchies soudées derrière le pied. Les animaux vivent dans les eaux dornantes ou courantes, rampent avec lenteur, et s’enfoncent volontiers dans le sable et la vase par la partie antérieure tronquée de leur corps. Les lamelles branchiales externes -Servent en même temps à renfermer les œufs pendant les premières phases du développement.

* Anodonta Lam. Coquille mince dépourvue de dents. A. cygnea Lam., dans les étangs. À. anatina L. Bernacle; de préférence dans les rivières et les ruisseaux.

Unio L. Coquille épaisse; l’une des valves présente sous le ligament externe deux — dents lamelleuses, et l’autre une seule. En outre, en avant, une dent cardinale simple ou —. double. U. pictorum L., mulette des peintres. U. tumidus Retz. U. batavus Lam.

… Margaritana, Schum. (Huître perlière d’eau douce). Les dents latérales manquent. . M. margaritifera Retz., dans les torrents des montagnes de l'Allemagne du Sud, particuirement en Bavière, en Saxe, en Bohème. D’autres espèces dans l'Amérique du Nord. -Produisent les perles d’eau douce.

SIPHONIATA. SIPHONIENS … Bords du manteau en partie soudés; siphons tubiformes, allongés.

1. Fan. Cuamipas. Coquille inéquivalve, à côtés inégaux, offrant un ligament externe et des dents cardinales fortement développées. Impressions musculaires grandes, réticulées. Impression palléale simple. Bord du manteau soudé, sauf en trois points, corres- pondants à la fente du pied, à l’orifice cloacal et à l’orifice branchial. = ChiamaL. Coquille feuilletée, fixée ; dent cardinale de la valve libre, épaisse, reçue dans l'autre, entre deux dents. Crochets inégaux, contournés en spirale. Ch. Lazarus Lam. Diceras Lam. Crochets enroulés en spirale. S'irface lisse. D. arietana Lam., fossile dans le jurassique.

. … 2. Fam. Trimacnmar ©. Diffèrent des Chamides par la coquille équivalve régulière. … Tridacna Brug. Coquille trigone, épaisse, à côtes, à bords dentelés s’engageant les uns dans les autres. Bord antérieur avec une large ouverture pour le passage du byssus. De . chaque côté une dent cardinale. Dents latérales postérieures 2. 1. T. gigas L., Bénitier, Océan Indien. Hippopus Lam. Manque de byssus et d'ouverture correspondante. H. maculatus Lam., Océan Indien.

Les familles fossiles des Runisres et des Hrppurires sont siassées d'habitude entre les deux familles précédentes : Hippurites Lam., Caprina A‘Uro., Sphaerulites Desm.… Radiolites Lam. (fig. 826), etc.

3. Fam. Carpnpas (Cardiacea). Bucardes. Coquille équivelve assez épaisse, cordiforme,

. convexe, offrant de grands crochets recourbés, un ligament externe et une charnière

… lormée de dents fortes et nombreuses. Dents cardinales au nombre de deux de chaque … côté; une seule dent latérale postérieure. Les bords du manteau soudés, présentant … des ouvertures pour les courts siphons et une fente pour le passage du pied, qui est .… coudé, épais, et organisé pour la nage. Cardium L. Coquille ventrue. cordiforme. côtelée.

1 Consultez les mémoires de von Siebold, Quatrefages, C. Vogt, 0. Schmidt; sur la formation des Perles, les travaux de Küchenmeister, Filippi, PagerStecher, von Hessling. ? L. Vaillant, Recherches sur la famille des Tridacnidés. Ann. sc. nat., 5° sér., t. IV. 1865.

998 LAMELLIBRANCHES SIPHONIENS.

Impression palléale n’offrant de sinus. C. edule L., comestible; PR mer Nord et la Méditerranée.

Hemicardium Cuv. Valves comprimées d'avant en arrière, carénées à partir: sommet. H. ca L., Indes orie Conocardium Br.

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