CLASSE
GASTROPODA'. GASTÉROPODES
Mollusques à têle plus ou moins distincte, pourvus d’une langue et d’un
1 Martini und Chemnitz, Systematisches Conchylien Cabinet. 12 vol. Publié par Küster, Nürnberg, 1837-1865. Continué par W. Kobelt et H. C. Weiukauff, 1863-1883. — Férussac et G. P. Deshayes, Histoire générale et particulière des Mollusques terrestres et fluviatiles. Paris, 1819-1550. — Sowerby, Thesaurus Conchyliorum or figures and descriplions of Shells. London, 1852-1879. — Lov. lieeve, Conchologia iconica, etc. London, 1846-1878. — Quoy et Gaimard, Voyage autour du monde de l'Uranie. Mollusques. Paris, 1826. — Id., Voyage autour du monde de la corvelte \'Asirolabe. Mollusques. Paris, 1826-1834. — Eydouxet Souleyet, Voyage autour du monde de la Bonite. Mollusques. Paris, 1851-1852, — IH. et A. Adams, The genera of the recent Mollusca. London, 1858. — W. Carpenter, On the microsc. structure of Shells. Report, 15, 4% et 17 Meeting Brit. Assoc. London, 1846, 1847 et 1848. — H. Troschel, Das Gebiss der Schnecken, t.1 euI1, 3 Lief. Berlin, 1856-1875. — W. Keferstein, in : Bronn's K/assen und Ordnungen des Thierreichs, t. LL. Leipzig, 1862-1866. — P. Fischer, Manuel de Conchyliologie et de Paléontologie conchyliologique. Varis, 1883.
appareil dentaire et d’un manteau non divisé qui sécrète une coqui simple, clypéiforme ou contournée en spirale. |
La partie antérieure du corps est plus ou moins nettement séparée et constitu la tête qui porte les organes des sens et les instruments de la bouche. Elle p sente d'habitude deux où quatre tentacules et deux yeux placés quelquefois « l'extrémité, mais plus généralement à la base d’une des paires de tentacu (fig. 834). Rarement le pied est complètement atrophié (Phyllirhoe) ; ordinai ment il offre une surface rampante allongée, mais il peut aussi avoir la fo . d'une nageoïre verticale (Hetéropodes). La conformation du corps dépend aussi la forme et de la position du manteau. Ge dernier organe n’est jamais divisé e deux lobes latéraux ; c'est un simple repli cutané, plus ou moins étendu, dont le bord, généralement épaissi, est quelquefois divisé en lobes ou en lanières. Pa sa face. inférieure il sert de toit à une cavité qui s'étend sur la région dorsale et aussi sur les côtés du corps; cetle cavité renferme l'organe de la respiration F placé, comme chez les Lamellibranches, entre le pied et le manteau, et. reste en. <ommunication avec l'extérieur par une échanerure, un orifice, ou un prolon ; gement tubuliforme du Ph manteau. #
La cavité du corps, au De 1 re, se développe simplement el régulièrement à la face supérieure du- pied, ou bien constitue un s:
viscéral faisant saillie comme ur hernie, atténué de plus en pl vers son extrémité postérieure en général enroulé enspirale ( tillon). ,
Le manteau et le sac viscéral sont recouverts par la coquille, qui reproduit quelque sorte la forme des parois de ce dernier, et peut le plus souvent renferme et protéger la tête et le pied lorsque l'animal veut se retirer à l'intérieur. E coquille (festa) est une formation cutieulaire calcifiée, qui repose sur l'épithéli du manteau. Dans la règle elle est solide, calcaire et se compose d’une cuticu d’une couche calcaire et d’une substance renfermant du calcaire, lamelleuse feuilletée. La couche calcaire est caractérisée par sa structure nettem cristalline, tandis que la couche stratifiée présente une structure analogue celle de la couche nacrée qui tapisse Le test des Lamellibranches. La surface. pas lisse, mais présente des reliefs très divers visibles au microscope ou mè l'œil nu ; elle peut même être écailleuse ou velue (euticule). Quelquefois k quille reste délicate, cornée et flexible, lorsque la substance organique, dép couche par couche, est moins imprégnée de chaux (Aplysie). Rarement ell assez petite pour ne recouvrir que le manteau et l'organe respiratoire, | rester cachée dans l'épaisseur du manteau (Limax, Pleurobranches) ; plus sou elle tombe de bonne heure, de sorte que l'animal adulte en est complètemen pourvu (beaucoup de Mollusques nus). Pas plus que le manteau, la coquille, (
Fig. 834. — Helix pomalia. — 0. Les yeux à l'extrémité des grands tentacules ; Pz, pied.
produite par lui, n'est formée de deux moitiés réunies par une charnière; elle
peut cependant être composée d'ün certain nombre de pièces qui se suivent le long de l'axe, comme les arceaux du squelette dermique des animaux articulés. Dans ce cas (Placophores, Chiton), les segments de la coquille, qui protègent de la même manière les parties molles du corps de la carapace dermique des MArticulés, sont mobiles les uns sur les autres, et l'animal peut se rouler en boule sur sa face ventrale comme les Cloportes et les Trilobites. À part cette exception unique, la coquille est toujours simple, tantôt plate ou en forme d'écuelle (Patella), tantôt contournée en spirale de diverses manières, la spirale qu’elle
“ décrit pouvant être surbaissée, horizontale ou au contraire allongée, turriculée
(fig. 835). La première de ces formes correspond à l’état embryonnaire de la coquille,
À lorsqu' elle est appliquée, comme une sorte de couvercle délicat, sur le manteau. À mesure que l'animal grandit, la coquille Gynat antérieur. - -- s'accroît aussi sur son rebord appliqué | contre le bord du manteau (stries d'accroissement); mais comme cet accroisse-
Le est inégal, elle décrit une spirale ont le diamètre augmente graduellement. Bord externe de On distingue sur une coquille enroulée en "era.
- spirale le sommet ou la pointe (apex), qui est le point où a débuté le développement,
l'ouverturc (aper- | Lot située à l’extrémité opposée; elle donne entrée dans le dernier tour de spire, en général le plus grand; son pour-
Sommet... 34 hummm re
tour renflé (peri- RSR ABOUT ri 18 — Coupe longitudinale Fig, 836. — Coupe de la coquille du Triton corstoma) correspond de la coquille de l'Helia P0O- yugatus. L'extrémité de la spire a été cloison-
chez l'animal malia. née à plusieurs reprises (d’après Woodward). adulte au bord du manteau (fig. 856). Les tours de spire sont enroulés à gauche ou à droite (coquilles dextres et sénestres) autour d’un axe joignant le sommet à l'ouverture. Tantôt cet axe est solide (columella), tantôt il est creusé d'un canal longitudinal dont l'ouverture est appelée ombilic (wmbo). Quand les tours de spire restent écartés de l'axe, ce canal est presque conique et présente un large ombilie (Solarium). En général les tours sont soudés les uns aux autres, et la ligne enfoncée, formée par leur jonction, con- Stitue la suture. Si les tours restent isolés (Scalaria pretiosa), les sutures disparaissent. Suivant la position de la eolumelle, on distingue sur l'ouverture un bord columellaire ou lèvre interne et un bord externe ou lèvre externe. Tantôt la lèvre externe est entière (holostome), tantôt elle est échancrée ou prolongée en un canal (siphonostome). Celte échancrure ou canal (sipho) indique la position de l'orifice respiratoire. La forme de la coquille dépend principalement de la forme et de l'arrangement des tours. Si ceux-ci sont à peu près placés sur le même plan,
Canal postérieur. ---- 4
Suture.....
SNA: 4-5 de
la coquille sera discoïde {Planorbis) ; s'ils sont obliques par rapport à l'axe, commen un escalier tournant, la coquille est cylindrique (Pupa), conique (Trochus), € forme de toupie (Littorina), globuleuse (Dolium), fusiforme (Fusus), aurifo (Haliotis), enroulée (Conus, Cypraea). Chez beaucoup de Gastéropodes la coq est complétée par un opercule corné ou calcaire (operculum), placé en gén à l'extrémité postérieure du pied et fermant complètement l'ouverture, lors l'animal se retire dans l’intérieur de sa demeure. Cet opercule, concentri ou spiral, est persistant; mais chez beaucoup de Gastéropodes terrestres est remplacé par un opercule calcaire sécrété avant la période de sommt ei hivernal et tombant au printemps suivant. ne L'enveloppe tégumentaire, molle et visqueuse, est formée par un épithélin cylindrique superficiel portant des cils vibratiles plus ou moins abondants et pa un derme très riche en tissu conjonctif, dont on ne peut séparer l° enveloppe m s- . culaire cutanée‘. On trouve également dans la peau des glandes muqueuses un ï cellulaires et des glandes sécrétant de. la chaux et du pigment. Ces dernières situées principalement en quantités considérables sur le bord du manteau, servent par leur sécrétion calcaire à l’accroissement de la coquille et lui donnents: couleur spéciale. Les glandes muqueuses, qui sont très répandues, sont situé dans le derme. Elles sécrètent fréquemment, outre le mucus, des corps partieu liers qui rappellent les nématocystes des Cœlentérés ou des filaments analog au byssus. Du reste, on rencontre dans la peau de beaucoup de Mollusques nus de véritables nématocystes. La coquille est produite par l'épithélium comme unt formation cuticulaire ordinaire; les sels calcaires mêlés à la substance o© nique fondamentale affectent peu à peu la forme cristalline. La couche supérie du test constitue souvent un épiderme membraneux délicat, qui ne s’incruste p de calcaire; sa face inférieure s’épaissit plus ou moins par le dépôt de couche nacrées sécrétées par le manteau. L'animal est principalement fixé à sa coq ill par un musele spécial, que l'on nomme, à cause de sa position sur la colume le muscle columellaire. Il part du dos du pied, s'épaissit sur la paroi du sac visé ral et se fixesolidement à la columelle, au commencement du derniertour despire Le système nerveux présente de nombreux rapports avec celui des Larnellibran ches?. ei aussi on retrouve les trois groupes ganglionnaires, les ganglions & braux, pédieux et viscéraux, qui, suivant la longueur des connectifs, sont ou moins éloignés les uns des autres (fig. 837). Il est rare que la concentratio: assez prononcée pour qu'il existe une masse ganglionnaire commune, au-( de l’œsophage, sur laquelle on ne puisse que difficilement retrouver les. groupes de ganglions, et seulement à l’aide des nerfs qui en partent. Cette « nière disposition, qui se trouve réalisée au plus haut degré chez les Tethy 1] doit pas être considérée comme primaire, mais au contraire comme secondk ne saurait autoriser aucune déduction phylogénétique. Les ganglions céré parfois écartés l'un de l'autre sur les côtés de l’œsophage, envoient des ne
1F. Leydig, Die Hautdecke und Schale der Gastropoden, etc. Arch. für Naturg.., t. X ? Lacaze-Duthiers, Du syslème nerveux des Mollusques Gasléropoues pulmonés a Arch. de z0ol. expér., t. 1, 1872. — 1. von Ihering, Vergleichende Anatomie des Nerv und Phylogenie der Mollusken, Leipzig, 1877. — J. W. Spengel, Die Geruchsorgane " Nervensystem der Mollusken. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXXV, 1875.
lèvres, à la masse buccale, aux tentacules et aux yeux; les ganglions pédieux, à la face inférieure de l'œsophage, aux muscles du pied; les ganglions viscéraux, au
Fig. 837. — Système nerveux de Cassidaria (d’après B. Haller). — Cg, glangion cérébral ; Pg, ganglion pédieux; Plg, glangion pleural ; Bg, ganglion buccal (stomato-gastrique); Gsp, ganglion sus-intestinal ; Gsb, ganglion sous-iutestinal; Vg, ganglion viscéral ; 04, otocyte.
manteau, au cœur, aux branchies et aux organes génitaux. Rarement les renflements des ganglions cérébraux sont peu marqués et leurs cellules nerveuses réparties d'une façon à peu près égale sur la commissure sus-æsophagienne. Plus souvent on y remarque plusieurs paires de renflements. Partout un nerf émané du cerveau forme ordinairement sur la face latérale de l'œsophage un ganglion buccal (ganglion slomato-gastrique). Les deux ganglions buccaux sont réunis l'un à l’autre par une commissure plus ou moins large et distribuent leurs nerfs à la masse buccale et à la paroï de l'œsophage. Les Opisthobranches et les Pulmonés d'un côté, les Prosobranches et les Hétéropodes
Fig. 858. — Système nerveux de Limnée (schéma, d’après Lacaze-Duthiers). — Cg, ganglion cérébral; Pg, ganglion pédieux; Plg, ganglion pleural; Ag, ganglion abdominal avec le ganglion sus-intestinal à droite et le ganglion sous-intestinal à gauche ; 0, ganglion olfactif.
de l'autre, présentent des rapports étroits dans la disposition particulière de leur système nerveux. Chez les premiers, les ganglions sont groupés autour de l'æsophage, d'ordinaire très étroitement, de sorte qu'il y a un double collier æsophagien réunissant les ganglions cérébraux d'une part aux ganglions pédieux, de l'autre aux ganglions viscéraux situés derrière ceux-ci (fig. 838). Chez les Prosobranches et les Hétéropodes il existe de chaque côté un ganglion accessoire distinct, le ganglion pleural (ganglion commissural), d'où part le système des connectifs des trois paires de ganglions. Ce ganglion n'est probablement qu'une
portion séparée de la masse ganglionnaire viscérale, masse qui peut @ fournir plusieurs autres ganglions ordinairement pairs (ganglions pallé: ganglions pariétaux), situés sur la longue commissure viscérale. L'allonge considérable des ganglions pédieux, jointe à la division de leur commissure plusieurs bandelettes situées les unes derrière les autres, donne naissance double cordon ganglionnaire scalariforme, qui rappelle la chaîne abdomina Annélides et des Arthropodes (Zeugobx ches). Cette ressemblance ne prouv lement, il va sans dire, l'homologi cordons nerveux dans les deux cas, métamérisation du système nerveux.
Gastéropodes. Ghez les Prosobranch rencontre des différences profondes d la position de cette commissure viscéra et de ses ganglions ainsi que des ne qui en partent, différences qui généti tiquement ne s'expliquent pas d’une fe suffisante. Chez les uns (Chiastt cette commissure présente un croi en 8 de chiffres; en effet, la comm partant du ganglion pleural droit se d Er rige à gauche en passant au-dessus.
Ta l'intestin et forme un ganglion sus- A nal, d'où partent des nerfs qui se ET buent dans le côté gauche du corps, elle décrit une courbe de façon à se pos riger vers la droite en passant cette Fig. 859. — Système nerveux de l'Haliotide (sché- © ,. : : ma, d'après Lacaze-Duthiers). — Cg, ganglion au-dessous de l'intestin; arrivée à Ë gros ee quon pédlns, et pleurs elle forme le ganglion sous énléstinals gonglions et organes olfactifs; Pe, cordons pé- partent les nerfs qui innervent le dieux; S et S', nerfs palléaux. droit du corps, et va ensuite se ter dans le ganglion pleural gauche (fig. 837 et 839). Chez la plupart des P branches (Orthoneures) ainsi que chez les Hétéropodes, la commissure | rale ne présente pas de croisement en 8, et les nerfs fournis par. ganglion intestinal se distribuent, par suite, dans le côté de l'animal respondant au ganglion ae d'où part la branche de la. commissure.
vue phylogénétique, l'importance que leur a attribuée H. von Pt car s s'en servait comme principe de classification, on serait amené à. scinden groupes naturels, tels que ceux des Rhipidoglosses (Trochides, Néritines qui présentent des caractères communs, non seulement dans la conformati leurs dents linguales, mais encore dans celle du cœur. Fe
Les organes de la vue et ceux de l’ouie sont très répandus. Les ve
4 Babuchin, Uéber den Bau der Netzhaut einiger Lungenschnecken. Sitzungsber. er Wi Akad., t. III, 4865. — V. Hensen, Ueber das Auge einiger Cephalophoren. Leitsehr. für M Zool., t. XV, 1865. — Id., Ueber den Bau des Schneckenauges, etc. Archiv. für mikr. ue - h
nquent que chez les Chiton, sont au nombre de deux; ils sont situés sur en général à l'extrémité de pédoncules, confondus dans la règle avec les les. Fréquemment on les trouve à la base des tentacules, plus rarement inte de ces organes. Par leur conformation les yeux des Gastéropodes ent être une modification des yeux à cornée unique des Annélides et des podes. Le revêtement cutané externe transparent, avec son épithélium iperficiel et sa couche conjonctive sous-épithéliale (pellucida) remplit le rôle e cornée. On ne trouve de sclérotique bien nettement différenciée que dans l'œil 55 Hétéropodes, où elle se présente sous la forme d'une capsule à parois diahanés, qui est mue par des muscles spéciaux. Le tissu conjonctif, dans
uel est placé le globe oculaire plus ou moins sphérique, parait rendre
ile la présence d’une charpente solide. Par suite l'épanouissement de la du nerf optique forme l'enveloppe extérieure de l'œil, dont l'intérieur est par un cristallin résistant, globuleux, et par un res vitré (déjà connu
face antérieure. La rétine, qui entoure comme une coupe ces corps ents, laisse distinguer, à l'œil nu, trois couches, une couche externe grise, ppée par la gaine du nerf, qui contient les fibres nerveuses et les cellules nnes, une couche pigmentaire moyenne, et une couche claire de ets. Les deux premières couches s'étendent jusqu’au bord du cristallin et derrière la cornée une zone désignée sous le nom de pars ciliaris retinae de la rétine,. Le pigment fait défaut dans la portion tournée en dedans des étiniennes, dans l’épithélium nerveux en palissade. On rencontre dans rnier plusieurs formes de cellules: des cellules pointues pourvues d'un gement, des cellules filiformes surmontées de cils, présentant un remfusiforme nucléé, et de larges cellules épithéliales, qui probablement It la substance cuticulaire des bâtonnets. Les deux premières espèces de iles sont des cellules nerveuses, disposées de telle sorte qu'une cellule tue est entourée de plusieurs cellules filiformes, dont les cils, appliqués e le prolongement de la première, sont situés dans le canal de chacun des ets cuticulaires excrétés par les larges cellules environnantes. L’épithélium de la rétine renfermerait ainsi, au milieu des cellules de soutènement indiffé- rentes qui produisent la substance des bâtonnets, une mosaïque de rétinules. . Outre les deux yeux céphaliques qui sont si répandus, on a découvert chez | ï Oncidium* des yeux dorsaux qui possèdent un cristallin formé de cellules et qui ressemblent en outre à l'œil des Vertébrés, en ce que la couche des cellules et des bâtonnets de la rétine est tournée vers l'extérieur. Ces yeux présentent aussi, | parsuile, au point où le nerf optique, issu du ganglion viscéral, pénètre dans leur 3 intérieur, un-punclum caecum.
ET Les deux vésicules auditives ou otocystes, excepté jehez les Hétéropodes, sont
4866. — H. Simroth, Ueber die Sinneswerk+ seuge unserer einheimischen Weichthiere. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXVI, 1876. — Voyez aussi : Leydig, Keferstein, etc.
AE Semper, Ueber Sehorgane vom Typus der Wirbelthieraugen am \Rücken von Schnecken, Wiesbaden, 1877. ï jie
1010 ue GASTÉROPODES.
placées sur les ganglions pédieux. Les nerfs auditifs, plus ou moins longs, éme toujours du cerveau (Lacaze-Duthiers, Leydig!). La paroi de l’otocyste est f par une membrane anhiste ou de nature conjonctive, qui est traversée pa nerf acoustique (voy. fig. 112). Cette capsule est entourée d’une envelopp tissu conjonctif lâche, dans laquelle peuvent se rencontrer des muscle: dedans elle est tapissée par un épithélium, dont les cellules sont en partie cellules nerveuses cylindriques pourvues de cils, en partie des cellules tiles. Les premières forment, sur la région ordinairement opposée à celle où nètre le nerf acoustique (chez beaucoup de Gastéropodes, après avoir tra un canal revêtu d'épithélium), un bourrelet saillant (macula acustiea) et se tinuent à leur base avec les fibrilles terminales du nerf dont les fibres se s rent les unes des autres à leur entrée dans l'otocyste et rampent entre l'ép lium et la paroi externe. Il se peut aussi que les cellules vibratiles communique avec les fibrilles nerveuses et déterminent par action réflexe (Ranke) les mour ments des otolithes tenus en suspension dans l’endolymphe. Les otolithes so formés, soit d'un amas globuleux de concrétions cristallines ou de véritables cristaux, soit d'une sphère composée de couches concentriques (aragonite) Le sens du tact paraît être très développé. IL peut s'exercer sur toute la face du corps, partout où existent, au-dessus du plateau cuticulaire d thélium, des poils ou des faisceaux de poils saillants, prolongements lules particulières unies à des fibrilles nerveuses. Ils sont accumu grandes quantités sur plusieurs points du corps, tels que le bord du man du pied, et surtout sur les tentacules, que l'on considère avec raison com organes particuliers du tact. Le plus souvent, les tentacules sont au nombre, deux; ils ne font complètement défaut que très rarement (Chiton, Pterot chea, etc.). Ce sont de simples appendices cylindriques, contractiles, de la p: corps, qui, chez quelques Pulmonés, peuvent rentrer complètement dans l'inté du corps. Outre ces formes d’épithélium nerveux servant à recueillir les im} sions du tact, qui sont surmontées de poils, et chez les Gastéropodes aquati de touffes de poils, il en existe d'autres dans la peau, qui transmettent probe ment des impressions d'une autre nature. Elles sont composées de cel étroites dont la surface est surmontée de pointes brillantes bâtonnoïdes ne sont pas éparses isolément entre les autres cellules épithéliales indiffi mais au contraire sont réunies par groupes de six à douze. Elles sont comp aux boutons gustatifs des papilles linguales et aux organes sensoriel formes des Vers qui vivent dans l'eau. On les trouve accumulées princ
1 Leydig, Archiv für mikrosk. Anatomie. 4871. — Lacaze-Duthiers, Olocystes ou ca ditives des Mollusques. Arch. de Zool. expér. t. I, 1872. — J. Ranke, Der Gehürvorgang Gehürorgan bei Pterotrachea. Leïtschr. für wiss. Zool. Supplément au t. XXV. 1875. — Das Gehürorgan der Heteropoden. Archiy für mikr. Anat. t. XII, 4875. — N. The Gehôürwerkzeuge der Mollusken. Erlangen, 4876. — Simroth, Ueber die Sinnesorg einheim. Weichthiere. Leitschr. für wiss. Zool, t. XXVI, 1876.
? Outre l'Histologie de Leydig et le mémoire de Claparède sur la Neritina, Voyez : Beiträge zur vergleichende Histologie der Molluskentypus. Archiv für mikrosk. Anat. supplém. 1869, — W. Flemming, Die Haar-lragenden Sinneszellen in der Oberhaw lusken. Ibid., t. V. 1869. — Id., Untersuchungen ueber Sinnesephithelien der Moll t, VI. 1870. — H. Simroth, Ucber die Sinneswerkzeuge unserer einheimischen Zeitschr. für wiss. Zool., t. XXVI. 1876. Fri
à la surface des parties saillantes de la peau, telles que le bord du pied et du manteau, le pourtour de la bouche et les tentacules, et, suivant que l'animal vit dans l'air ou dans l’eau, elles servent à transmettre les impressions olfactives ou gustatives. C’est à la même catégorie d'organes des sens qu'appartiennent les petites cellules en massue terminées par une pointe, décrites par Flemming dans l’épithélium du bouton des tentacules supérieurs et inférieurs des Pulmonés. Les tenicules, qui sont longs et rétractiles, renferment un gros nerf qui se renfle à son extrémité en un ganglion présentant de nombreuses petites cellules nerveuses à la périphérie. À son extrémité supérieure, le ganglion s'aplatit et forme une couche ganglionnaire au-dessous de l'épithélium périphérique parsemé de petites cellules caliciformes. Les fibres nerveuses, qui rayonnent du ganglion vers l'épithélium, semblent aboutir à ces petites cellules sensorielles en massue terminées par des pointes brillantes. De nombreuses recherches dues à A. Moquin-Tandon et plus tard à Velten tendent à prouver que les tentacules sont bien le siège de Lolfaction; en effet, les Mollusques, à l'approche de substances très odorantes, tendent leurs tentacules et ne paraissent plus influencés par elles, quand on a Léoupé l'extrémité de ces organes. Un autre organe sensoriel, dont la fonction est encore douteuse, a été découvert chez de nombreux Pulmonés aquatiques, près de l'orifice respiratoire, par Lacaze-Duthiers!. C'est une petite invagination en forme de cul-de-sac de la peau du manteau, qui repose sur un ganglion. Enfin, récemment on a considéré comme organe olfactif un organe innervé par le gan- “Slion sus-intestinal, la branchie accessoire des auteurs?. Chez les Zeugobranches L(Rissurella, Haliotis), il existe deux de ces organes, l'un à gauche, l’autre à | droite, et ils présentent chacun un ganglion (ganglions branchiaux de Lacaze- Duthiers). Suivant Spengel, l'organe de Lacaze-Duthiers des Pulmonés serait un organe homologue, servant également à l’olfaction. Le sens du goût paraît aussi exister chez les Pulmonés ; on trouve en effet à l'entrée de la bouche, chez les Pulmonés, des bourrelets riches en nerfs et dont l’épithélium renferme de nombreuses cellules nerveuses filiformes (Simroth).
Le canal digestif est rarement droit; il présente d'ordinaire de nombreuses circonvolutions, parfois pelotonnées, se recourbe en avant et vient déboucher à droite au bord du manteau (fig. 840). Habituellement l'anus est situé près de Pappareil respiratoire, parfois il est rejeté très en arrière, sur la face dorsale. La bouche, entourée par les lèvres, conduit dans une cavité buccale armée d'organes masticateurs solides, et dont la paroi musculeuse lui a fait donner le nom de pharynx. À cette masse buccale, à laquelle aboutissent deux ou plus rarement quatre glandes salivaires, fait suite un long œsophage souvent dilaté en jabot, puis vient un large estomac. L'intestin, en général très allongé et décrivant de nombreuses circonvolutions, est entouré par un foie très volumineux, multilobé, qui remplit à lui seul presque toute la partie supérieure du sac viscéral. La bile est versée par plusieurs canaux dans l'intestin et aussi
Pbacaze-Duthiers, Du système nerveux des Mollusques gastéropodes aquatiques et d'un nouvelorgane d'innervation. Arch. de z0ol. expér., t. I. 1872.
3: W. Spengel, Die Geruchsorgane und das Nervensystem der Mollusken. Leitschr. für wiss. Loo!l., t. XXXV. 1881.— Sochaczewer, Das Riechorgan der Landpulmonaten. Zeitschr. für wiss. ool., t. XXXV. 1880.
dans l'estomac. La conformation du tube digestif et de ses glandes annexes
sente du resté modification:
breuses et im tantes ; une des remarquables celle que nous sentent les bentérés, chez quels l’intesti pourvu de eu sac revêlus d' couche Dé (fig. 841). La | tion terminale ; “tubedigestif diffès e de l'intestin grêle qui la précèd san:
en être toujo nettement dik
Fig. 840. — Anatomie de l'Heliz pomatia (d'après Cuvier). — Cg, ganglion etes
cérébral; Sp, glandes salivaires; M, estomac; D, intestin; L, foie; A, anus; N, rein; A4, oreillette; C, ventricule; P{!, poumon; Zd, glande hermaphro-
dite entourée par les lobes du foie; Ed, glande de lalbumine; Pr, prostate; [” armature
Ut, utérus; Rs, réceptacle séminal; Dr, vésicules multifides; Ps, sac du : dard; P, pénis; Mr, rétracteurs du pénis; F1, flagellum; Sk, muscle colu= masse buccale,
mellaire
Fig. 841. — Tube digestif de l’Aeolis papillosa (d’après Hancock). — Bm, masse buccale; 0e, œsophage; M, estomac; L, cæcums hépatiques qui pénètrent dans des 17 SN dorsaux ; A, anus. :
du cartilage, que l’on compare avec raison à la langue des Vertébrés ge 4
Rhodope, se compose de mächoires — paroi supérieure du pharynx, et re rit mi
recouvert par la radula, ou râpé ile! % choires sont représentées par une lame uniqu née, recourbée, placée immédiatement derr bord labial (fig. 842), ou par deux pièces lat de forme très différente, entre lesquelles peut
ter aussi, chez Pulmonés, ee
845). is choire a és
RE Mens BA à F cher) cher de la
culeuse renforcée
Sa. surface est recouverte d'une cuticule résistante, cornée, la radula, sur laquelle sont situées, disposées en rangées transversales, des lamelles, des dents
+ d VA »
Fig: 845. — Mächoires de Limnaeus sla- * Fig. 844. — Coupe sagittale à travers la gnalis. — a, Mächoire supérieure; b, masse buccale de l'Helix pomatia (d’amâchoires latérales (d'après Fischer). près Keferstein). — 0, bouche ; Mh, cavité
buccale; M, muscles; Rd, raduls; Kn, cartilage lingual; 0e, œsophage; Kf, màchoire; Z, fourreau de la langue.
des crochets d’une forme caraëtéristique. En arrière, la radula, ainsi que la che épithéliale qui la produit ou membrane sous-radulaire, est reçue dans poche cylindrique, le fourreau de la langue ; c'est un prolongement tubuleux extrémité inférieure de la masse buccale, qui fait saillie dans la cavité généet dans lequel se développe la partie postérieure de la radula. L'appareil soutien est représenté par deux pièces cartilagineuses plus ou moins rappros sur la ligne médiane, les cartilages odontophores, sur lesquelles s’insèrent muscles, qui font mouvoir la langue en avant et en arrière. La grandeur, nombre et la forme des lamelles, ou dents, est extraordinairement svasinbiel fournit des caractères importants poux la distinction des genres et des familles. Ces rangées transversales de dents sont disposées de manière à constituer en long des séries de dents médianes, intermédiaires et latérales (fig. 845). La radula atteint son plus haut degré de déve-
odes. Chez ces Er, liisques quand la languefait saillie, les dents latérales crochues se redressent ; elles se rabaissent
an :
qu a: elle rentre Fig. 845, — a. Une rangée transversale de la radula de Plerotrachea Lesueurii dans l'intérieur de la (d’après Macdonald). — b. Une rangée transversale de la radula de Neritine
bouche. Les dents de fluviatilis (d'après S. Loyén).
. laradula offrent une très grande variété chez les Prosobranches; aussi les carac- | | ai de l’armature linguale ont-ils été récemment employés par Lovén el, Gray, ete., pour établir des coupes naturelles dans ce groupe.
Le canal digestif et ses glandes annexes offrent de très nombreuses particularités, dont nous ne mentionnerons ici que les plus importantes. L'œsophage présente fréquemment des dilatations, qui donnent naissance à des jabots de forme très diverse, parfois terminés en cul-de-sac (Planorbis, Buccinum). I peut
1014 te À GASTÉROPODES.
aussi se rencontrer à l'extrémité postérieure de l'intestin buccal (Aplysia, Pleu branchus) des poches gastriques de différentes sortes, les unes pourvues villosités, les autres armées de plaques en forme de pyramides ou de d qui rappellent l'estomac composé des Vertébrés. Évidemment ces pc exercent une action mécanique sur les substances alimentaires végétales, être même ces dernières y subissent-elles un commencement de digestion l’action de la sécrétion des glandes salivaires, qui sont puissamment développé Les glandes salivaires sont d'ordinaire placées près de l’œsophage ou de r tomac. Elles sont lobées ou ramifiées, et leurs canaux excréteurs assez lon débouchent dans la masse buccale. Parfois il existe deux paires de grandes sa vaires avec autant de canaux excréteurs. La sécrétion de ces glandes, quelques genres de Prosobranches, tels que Dolium, Cassis, Tritonium, forme une quantité notable d’acide sulfurique libre.
La glande hépatique débouche dans l'intestin moyen. Elle n’est paire et symétriquement développée que chez les Placophores; chez les autres Gastéropores elle représente une masse volumineuse impaire, qui occupe la plus grandes partie du sac viscéral et qui souvent se divise en RUES ses lobes chacun un canal excréteur distinct.
Chez beaucoup de Gastéropodes, et entre autres Fm les Puits la pr du foie a une réaction fortement acide. Elle renferme plusieurs enzymes digèrent l’albumine (conchopépsine, hélicopépsine) ainsi que des ferments
nnthernent l'amidon en sucre (Krukenberg)?. Ce liquide renferme do 1C * éléments du suc gastrique, du pancréas et des glandes de l'intestin grêle. Mai: foie remplit aussi sa fonction propre. C. Bernard a en effet montré qu'il ya formation de: sucre dans le foie des Limaces, de même que dans le foie Vertébrés (glycogénèse)5. On n’a pu jusqu'ici constater avec certitude la pr des substances biliaires caractéristiques; Sirodot prétend cependant avoir tro du glycocholate de soude dans le foie de l'Hélice vigneronne. Les substances rantes à bandes d'absorption si nettes, que Krukenberg a découvertes dans le des Mollusques, ont-elles la même composition chimique que les matières | rantes de la bile des Vertébrés? c'est ce qu'il reste encore à démontrer tous les cas il parait très certain que ces matières colorantes du 140 des, 0 lusques jouent le même rôle. Vs
L'appareil circulatoire des Gastéropodes offre dans les différents soul modifications nombreuses et ‘parfois considérables (fig. 80):. Partout il exi
18. de Luca et P. Panceri, Recherches sur La salive et sur les or. ganes salivaires du galea. Comptes rendus. t. IL. 4867. — P. Panceri, Gli organi e la secrezione dell’ acidi nei Gasteropodi. Atti della R. Academia dell. Sc. Fisiche di Napoli, t. III. 1869, et A se. nat. 5° sér. t. VIII. 1867, — R. Maly, Nofisen ueber die Bildung freier Schwefel einige ondere chemische Verhälinisse der Gastropoden, besonders von Delium pars ber. Wiener Akad. t. XI. 1880.
? W. Krukenberg, Physiologische Beiträge zur Kenntniss der Verdaunptboeie He 1877. — Id., Ueber die Verdaungsvorgänge bei den Cephalopoden, Gastropoden und libranchiaten. Untersuch. physiol. Inst. Heidelberg. t. IV. 1882. — L. Fredericq, La. tion des matières albuminoïdes chez quelques Invertébrés. Arch. de zool. expér. t. NULL. 48
5 CL. Bernard, lecherches sur une nouvelle fonction du foie. Ann. des sciences nat t. XIX. 1853.
4 Voyez principalement : Milne Fons, Ann. sc. nat. 5° sér. t. III. 1845, et t. vu Mémoires de l’Acad. des sciences, +. XX, 1849.
cœur sur le dos de l'animal, en général rejeté de côté, dans le voisinage de l'organe respiratoire (fig. 846). Dans la règle il est entouré par un péricarde, et se compose d'un ventricule globuleux, d'où part l'aorte, et d'une oreillette tournée vers l'organe de la respiration, de conformation très variable, dans laquelle le sang pénètre en général par des veines ou quelquefois directement. La position de l'organe respiratoire, en avant ou en arrière du cœur, est très
- Fig. 846. — Cœur et artères qui en partent chez le Fig. 847. — Artères de la face inférieure du corps
Pleurobranche orangé. La cavité placée sous le bouclier dorsal et le péricarde sont ouverts, le bouclier dorsal, fendu en avant, laisse voir la base du tentacule gauche et du voile sus-labial (d’après- . Lacaze-Duthiers). — H, cœur; +, aorte postérieure; . rantère stomacale ; 3, artère intestinale ; p, glande indéterminée ; g, aorte antérieure ; ag, artère génitale; ap, artère pédieuse; t, artère tentaculaire droite; u, artère du voile sus-buccal; {', u', artères
chez le Pleurobranche. L'animal est vu en dessous, le pied fendu sur la ligne médiane (d’après Lacaze-Duthiers). — a, orifice tégumentaire de la trompe; T, pied; À, trompe; B, bulbe linguale; R, voile labial; Q, tentacules; S; bouclier tégumentaire dorsal; q, aorte antérieure; ag, artère génilale ; ap, artère pédieuse; r, r', r",et r'", ses branches antérieures et postérieures; al, artère linguale ; x, artère œsophagienne.
pour le côté gauche; al, artère linguale; W, coquille avec les muscles rétracteurs du bulbe lingual qui viennent s'y fixer.
importante. Dans le premier cas (Prosobranches) l'oreillette est située devant le ventricule, dans le second (Opisthobranches) elle est située en arrière.
Dans le cas le plus simple, l'oreillette est remplacée par des rubans museulives, qui s’insèrent tout autour de l'orifice veineux (Phyllirhoe) ; chez certains Gastéropodes, au contraire (les Rhipidoglosses, tels que Haliotis, Nerita, Fissurella, Turbo, Nerita, ete.), il existe deux oreillettes (branchies doubles), et l’analogie est d'autant plus grande avec le cœur des Lamellibranches, que le gros intestin traverse alors la chambre cardiaque. L'aorte se divise d'ordinaire en deux troncs artériels, dont l'un continue à se diriger en avant et se rend dans la tête et le pied, l'autre se recourbe en arrière et se distribue dans les viscères (fig. 847). L'extrémité des artères débouche dans des lacunes dépourvues de parois propres de la cavité
générale, d'où le sang ärrive dans les organes de la respiration et dans l’ore lette sans traverser des vaisseaux intermédiaires (Hétéropodes et beaucoup ; Dermatobranches), ou passe les artères branchiales ou monaires qui le conduisen organes respiratoires, et de lé ramené, par les veines branchi les ou pulmonaires, dans le cœt (fig. 848). Il existe aussi, chez Gastéropodes, des dispositions qu permettent à l'eau de pénét dans l'appareil vasculaire, soit” par l'intermédiaire de la commu-« nication qui existe entre le corps de Bojanus et la cavité péricardique, soit par l'intermédiaire du k système aquifère du pied, soit M - directement par des orifices spéciaux (fig. 849). De même que chez les Lamellibranches, on rencontre aussi, dans le pied de nombreux Cténobranches marins, : un système de canaux ramifié Fig. 848. — Appareil es du Pieurobranche (d'après qui communique d’une Lacaze-Duthiers). — H, cœur : #, confluent des troncs 4 avec la cavité générale, renfer u, v, qui commence le sinus péri-dorsal z',æ'; y, sinus ; AR péri-pédieux ; y, y', portion du sinus péri-pédieux fournissant mant du sang, d'autre pa Géral; a, sinus dana. lequel est là glande déterulnéss 0 UPDIE BIEUÉ NN SSSR r, anastomose de la veine branchiale avec le sinus péri- rieure du pied avec l’exté: dorsal. 4 (Pyrula, Conus, Oliva), et en se remplissant d’eau, détermine le gonflement de cet organe.
Un petit bre seulem
d'organes de piration, et:
Fig: 849. — Le même movidu que fig, 8i8, vu par le côté droit (d’après Lacaze- Duthiers). — $S, bouclier dorsal tégumentaire; T, pied; Q, tentacules ; R, voile labial; I, branchie; P, verge; a, orifice tégumentaire de la trompe; g, orifice externe de la circulation; h, oreillette vue profondément par transparence; x, 2’, sinus circulaire péri-dorsal; y, son anastomose avec le sinus péri-pédieux ; r, Son anastomose avec la veine branchiale p; {, tronc veineux pour la partie antérieure du pied; #, tronc veineux du voile sus-buccal; v, tronc veineux du tentacule,
| quelquesbranchies et de poumons. Les branchies sont des appendices cutanés, en gêné
DU