RUE A
foliacés ou ramifiés et pennés, rarement placés à découvert sur la face dorsale, dans la règle situés, comme chez les Lamellibranches, entre le manteau et le pied et plus ou moins complètement recouverts par un repli de la peau. La cavité
du manteau est par conséquent en même temps la cavité respiratoire. L'existence . de deux branchies de chaque côté du corps est une exception (Placophores, Cyclo- … branches), et par conséquent l'appareil branchial contribue aussi à l'asymétrie géné- … rale du corps. En effet, d'ordinaire la branchie gauche s’atrophie ou disparait complètement, et la branchie droite est rejetée vers la gauche. La respiration n'est … aérienne que dans quelques groupes de Gastéropodes. La cavité du manteau sert … ici aussi de cavité respiratoire, et se distingue de la cavité branchiale en ce — qu'elle est remplie d'air, et en ce que le plafond, au lieu de former une branchie, — présente à sa face interne un riche réseau de vaisseaux et de sinus sanguins. La —. cavité branchiale, aussi bien que la cavité pulmonaire, communique par une - longue fente située sur le bord du manteau, ou par un orifice rond, susceptible de se fermer, avec le milieu ambiant. Fréquemment (siphonostome) le bord du … manteau se prolonge au delà de la cavité branchiale en tube de longueur variable, … analogue au siphon des Lamellibranches. Suivant la position de l'organe de la
. respiration par rapport au cœur et à son oreillette, on peut diviser, avec Milne
Edwards, les Mollusques en deux grands groupes : les Opisthobranches, dont
| - l'oreillette et la branchie sont situées en arrière du ventricule et lesProsobranches, . dont l'oreillette, avec la veine branchiale qui y pénètre à la face antérieure, est . placée en avant du ventricule. Il existe cependant quelques exceptions, ainsi les
Gasteropteron et Akera, qui, par l’ensemble de l’organisation, appartiennent aux
Opisthobranches, sont, suivant v. Ihering, prosobranches. Aux Prosobranches
se rattachent les Hétéropodes et les Pulmones ; ces derniers se rapprochent cependant
davantage des Opisthobranches par leur organisation ainsi que par leur hermaphrodisme. Quelques Pulmonés présentent également ces rapports de position de l'oreillette et du ventricule caractéristiques des Opisthobranches (Peronia, Feronicella). |
… Les différences de conformation des organes de la respiration fournissent
… d'excellents caractères pour établir les coupes secondaires. Beaucoup d'Opistho-
branches respirent par toute la surface du corps (Dermatobranchia), particulièrement par la peau du dos, qui présente des appendices très variés et peut même porter de véritables branchies (Gymnobranchia). Dans d’autres cas, les branchies sont recouvertes par le manteau (Tectibranchia) ; elles sont situées entre le manteau et le pied; quelquefois symétriquement des deux côtés (Phyllidiides), plus fréquemment à droite seulement (Pleurobranchia). Chez les Prosobranches, les branchies peuvent aussi être symétriquement disposées à droite et à gauche entre le pied et le bord du manteau (Cyclobranchia). Dans la règle, elles sont renfermées dans une cavité spéciale ; rarement elles sont au nombre de deux et placées à peu près symétriquement, par exemple chez les Fissurella, Haliotis, etc., d'ordinaire (Anisobranchia) la branchie droite est seule complètement développée, mais un
peu rejetée à gauche, la branchie gauche reste rudimentaire ; les deux branchies
sont généralement suspendues au plafond de la cavité branchiale et leurs lamelles sont libres par le bas. Chaque branchie est composée de nombreuses lamelles qui sont disposées les unes à côté des autres, sur une ou deux rangées, à la manière
1018 GASTÉROPODES. à
des dents d’un peigne; de là le nom de Cienobranchia donné à un ste de Mollusques. | La respiration pulmonaire des Pulmones et de quelques Cténobranches est liée . essentiellement à la présence, dans le plafond de la cavité palléale, de nombreux vaisseaux, que l’on observe du reste déjà chez beaucoup de Mollusques branchiaux: Mais on ne trouve que dans un petit nombre de genres (Ampullaria) à la fois & poumons et des branchies complètement développés. Cependant les jeunes Pu monés d’eau douce se servent au début de leur cavité palléale comme de cham branchiale ; ils la remplissent en effet d’eau, et c’est de la sorte que s'effectue: respiration à travers les parois des vaisseaux qui circulent dans le plafond de da cavité. Plusieurs même conservent à l'âge adulte la faculté de pouvoir respirer ; dans l'air et dans
l'eau‘, Quelques es-* 1 pèces de Limnées et.
de Planorbes, qui vi-.
vent dans les ces | fonds, cessent d'avoir aucun rapport avec l'atmosphère. :
L'organe de sé-… crétion le plus im-n portant des Céphalo-. | LA ) phores, le rein, cor- EE up respond par sa posi- 2 LA s tion et sa structure
Fig. 850. — Anatomie du Cassis cornula (d’après Quoy). — R, trompe; Si, si- AU COTPS de Bojs ‘ phon; Br, branchie; Nk, branchie accessoire; Spd, glandes tHyaene des Lamellibranches
N, rein; P, pénis. (fig: 850). De mé e | que ce dernier, il peut être pair (Patella, Haliotis, Fissurella), tout» en | montrant, il est vrai, un commencement d'atrophie dans le rein gauche: Dans la règle, il n'existe que du côté droit, dans le voisinage du cœur. C'est lun sa triangulaire, allongé, à paroi spongieuse (rarement lisse), d’une teinte! jau brun. Sa sécrétion consiste essentiellement en concrétions solides qui se déve pent dans les cellules de la paroi et qui renferment de l'acide urique; la chaux et de l’ammoniaque. Ce sac débouche tantôt par une fente, tan par un canal spécial placé à côté du rectum et dans lequel les cavités eb compartiments de la glande viennent se déverser par de petits orifices, jours près de l'anus et le plus souvent dans la cavité palléale. On retrouve, aussi la communication, que nous avons déjà mentionnée, entre le sac, vardique et le rein et qui est souvent établie par une ouverture infundi forme ciliée. Dans le cas le plus simple, le rein est un sac allongé à } lisses, qui produit une sécrétion liquide (Phyllirhoe, Actaeon). Chez que Opisthobranches, il en part un cæcum qui se ramifie plusieurs fois (Doris, St laea). Dans ces cas, de même que chez les Hétéropodes où le sac rénal
- * À. Paulÿ, Ueber die Wasserathmung der Lymnaeiden. München, 1877.
mence déjà à être spongieux, il est facile de montrer le rôle de cet organe dans l'introduction de l'eau dans le sang. En effet, quand son orifice externe vient à s'ouvrir, l'eau est aspirée et est chassée dans l'intérieur par les contractions du
tissu, comparables en quelque sorte aux mouvements de déglutition. Chez les … autres Gastéropodes (Delle Chiaje, Leydig, etc.) et même chez les Pulmonés, il doit en être de même, car les réseaux veineux de la paroi spongieuse du rein … présentent des ouvertures par lesquelles l'eau parait pénétrer dans le sang.
Les Gastéropodes possèdent très généralement dans le plafond de la cavité res-
# piratoire, tantôt de côté, tantôt sur la ligne médiane, une glande muqueuse, pro- -— duisant parfois une sécrétion excessivement abondante qui s'écoule par l'orifice
respiratoire. On y trouve encore, à côté du rectum, une glande spéciale, distincte aussi bien du rein que de la glande muqueuse : c'est la glande de la pourpre (Pur-
FR pura, Murex*). C'est une masse glandulaire allongée, d'un blanc jaunâtre, dont
… le produit incolore prend rapidement, suivant les recherches de Lacaze-Duthiers,
une belle couleur rouge ou violette sous l'influence des rayons solaires. Il ne
faut pas confondre avec cette véritable pourpre le suc coloré que beaucoup
r d'Opisthobranches, par exemple les Aplysies, excrètent par les pores de la peau.
Une autre glande, dont la fonction n'est pas suffisamment connue, c'est la glande pédieuse des Limax et des Arion. Elle s'étend dans toute la longueur du
. pied et se compose de glandules unicellulaires, dont les conduits excréteurs très
grêles viennent déboucher dans le conduit principal. L'orifice de celui-ci est situé enire la tête et le pied. En outre, beaucoup de Pulmonés nus (Arion) présentent encore à l'extrémité de la queue une autre glande qui sécrète rapide-
ment une grande quantité de mucus.
Dans quelques formes (Phyllirhoe) il existe, dans la peau, des glandes unicellulaires en quantité considérable, dont la sécrétion graisseuse (sphères jaunes brillantes) est phosphorescente dans l’ebscurité. Ces cellules, considérées à tort
par Panceri? comme des cellules nerveuses, reçoivent des filaments très fins
d'un riche plexus nerveux et débouchent chacune à l'extérieur par un pore par-
ticulier.
Les Gastéropodes sont les uns hermaphrodites, les autres dioïques. Aux premiers appartiennent les Pulmonés et les Opisthobranches, aux seconds les Hétéropodes, ainsi que tous les Prosobranches à quelques exceptions près (Valvata). Les organes génitaux femelles (fig. 851) se composent d'un ovaire, d'un oviducte, de la glande de l'albumine, de l'utérus (portion élargie et. glanduleuse de l'oviducte), du vagin et de la poche copulatrice. Les organes génitaux mâles (fig. 852) sont formés d'un testicule, d’un canal déférent et d’une vésicule séminale, d'un conduit éjaculateur et d’un organe copulateur externe qui, chez beaucoup de Prosobranches et chez les Hétéropodes, est placé isolément sur le côté et est pourvu d'une gouttière ciliée.
Les Gastéropodes hermaphrodites se distinguent par l'union étroite des deux espèces de glandes sexuelles et de leurs appareils vecteurs, car non seulement
1h acaze-Duthiers, Mémoire sur La Pourpre. Ann. se. nat., 4° sér., t. XII. 1859. * Panceri, Intorno alla luce che emana dalle cellule nervose della Phyllirhoe bucephala. Napoli, 4872, et Ann, sc. nat., 5° sér... t. XVI, 1872.
ces derniers sont partout en communication directe, mais encore, à quelq exceptions près (Ac{aeon, Janus), les ovaires et les testicules sont confondu
Fig. 832. — Liltorina littoralis me ps leyet); — a, anus; b, branchie ; ge Fe
Fig. 851. — Liltorina lttoralis femelle.
La coquille a été enlevée; la cavité bran-
chiale et la région dorsale ont été ouvertes
(d’après Souleyet). — r, mufle; 4, masse
buccale; g, ganglion nerveux; s, glande
ne Eee
déférent ; à, intestin ; m, muscle co olumella Île; t, testicule; v, verge; +, rein; Y £ queuse.
salivaire ; æ, œsophage; Z, ruban lingual; m, muscle columellaire; b, branchie; c, cœur; », aorte;e, estomac; f, foic; h, canal hépatique; %, intestin; a, anus; 0, ovaire ; d, oviducte; w, utérus; 0', orifice génital; +, rein; y, glande muqueuse.
une seule masse (glande hermap enfoncée ordinairement entre les ok foie. Dans ce dernier cas, tantôt les.
et les spermatozoïdes sont p des follicules différents de la glande unique lobée ou ramifiée (Derma ches), mais toujours situés côte à côte, car les follicules ovariques son à la périphérie des vésicules spermatiques (4eolis), tantôt l’épithélium du m follicule produit des œufs et des spermatozoïdes, en général. successiven la maturité sexuelle de l’é lément mâle précédant celle de l'Amaps
ou moins loin de son origine en un oviducte 44 un canal déférent. Chez be co de Pulmonés le canal déférent commence au point où l’oviduete se pre
3 4 Voyez principalement : II. Meckel, Mikrographie Mie Drésen 22e ae Müller, 1846. — E. Baudelot, Recherches sur l'appareil générateur des Mollusques gast Ann. sc. nat., 4° sér., t. XIX. 1863. — Mathias Duval, Recherches sur la spermatogénès chez quelques Gastéropodes pulmonés. Revue des sc. nat. Montpellier, t. VIE. 1878. — Id. sur la spermatogénèse chez La Paludine vivipare. bid., 2° sér., t. I. 1879. — J, E. Bk The development of the Do Part. IL. Helix and Rana. Quart. Journ. micr. t. XXI, 1881. l
l'utérus, près de l'orifice de la glande de l'albumine; dans sa portion initiale il est représenté par une gouttière située le long de l'utérus, et à l'extrémité de cet organe l'abandonne pour constituer un canal isolé’, Chez les Dermatonches, le canal déférent se sépare déjà au-dessus de l'utérus, et se rend irectement à l'organe copulateur après avoir décrit plusieurs cireonvolutions. Les canaux excréteurs ont partout une paroi glanduleuse, pourvue souvent » petits enfoncements et même de glans accessoires. En particulier on trouve très généralement au point où l'oviducte se continue avec l'utérus une glande de l’albumine dont la sécrétion enveloppe le vitellus (fig. 853). C'est seulement dans les parois de la portion inférieure de l'oviducte, à laquelle on donne le nom d'utérus, que sont sécrétées les particules calcaires qui, chez les Mollusques ter- restres, donnent sa solidité à la coque . de l'œuf. Un organe, qui n’est pas moins répandu que la glande de l’albumine, c'est une poche séminale annexée au vagin, qui tantôt est longuement pédiculée, tantôt par raccoureissement du pédoncule peut remplir le rôle d’une sorte de poche copulatrice. Chez les Hélices et probable = è ment aussi Chez beaucoup de Pulmonés Go viennent s'ajouter en outre, à l'extrémité Fig. 853. — Appareil reproducteur de l'Helix pode lütérus, deux autres poches. Chez Les … mai {aprés Iasen)— alone hermaphe ex Helicides (Helix pomatia), le vagin porte minipare; Od, oviducte et gouttière déférente ; deux groupesde petits diverticulums glan- Hé ae ps NÉ are A ne VE dulaires très allongés (vésicules multifi- multifides; L, poche du dard; Go, vestibule. des), ainsi qu'un sac spécial, le sac du
| ou dard, qui renferme un petit stylet calcaire. Le dard est fixé sur une papille au fond de la poche, devient saillant pendant l'accouplement et semble remplir le rôle d'organe excitateur. En général il se brise pendant l'acte, et se trouve remplacé lus tard par un dard de nouvelle formation. Les orifices génitaux sont en général situés à droite, près de la tête, dans un cloaque sexuel commun. Chez les Pulmonés d'eau douce, ce cloaque sexuel présente deux ouvertures distinctes, l'une mâle, l'autre femelle. L'orifice génital mâle, ou la portion mäle du cloaque géni-
Fa
L Le canal commun (oviducte et conduit déférent réunis), qui se continue en arrière avec le canal efférent de la glande hérmaphrodite, constitue en ee point ce que l’on appelle le talon, dont … structure a été bien étudiée par plusieurs anatomistes, et cn dernier lieu par Baudelot. Du …— lon se détache un repli longitudinal, libre par un de ses bords, qui divise le canal commun en déux portions : une portion supérieure, ou gouttière déférente, qui se continue directement avec le canatefférent, et une portion inférieure ou oviducte proprement dit. La séparation des éléments sexuels a lieu dans le canal commun, sans qu’il ait été possible d'observer directement par mécanisme. Il est probable que les ovules, descendus par le canal efférent, passent avec le dans la gouttière déférente, et que de là ils s'échappent entre les lèvres que celle-ci forme le long de l'utérus et tombent dans l'oviducte proprement dit.
tal, présente partout un pénis exsertile cylindrique ou contourné en spirale, qui est en général traversé par le conduit éjaculateur, est retiré dans la cavité vis cérale et se continue souvent en arrière avec un long appendice grêle (flagelln L'accouplement n’est pas toujours réciproque, et fréquemment il n’y a qui seul des deux individus qui soit fécondé, par exemple chez les Aplysies, où. des deux animaux accouplés joue le rôle de femelle et l’autre celui de Parfois ces Mollusques forment de longues chaînes, comme les Limnées, où rôles sexuels changent alternativement, chacune d'elles remplissant la fonctio mâle vis-à-vis de l'individu qui la précède et celle de femelle vis-à-vis de qui lui succède. j Les Gastéropodes dioïques présentent dans leurs organes mâles tu organes femelles une structure analogue à celle des Mollusques hermaphroc ï 1 bien que généralement plus simple; ils sont, en effet, dépourvus de ces appen- | dices et de ces nombreuses glandes accessoires. Cependant on retrouve encore” dans l'appareil femelle une pôthe séminale ainsi qu’une glande de l’albumine (Paludina). Ovaires et testicules sont d'ordinaire cachés entre les lobes du foie, et Les ouvertures sexuelles sont situées latéralement dans le voisinage de anus: Les mâles possèdent presque partout un pénis saillant, rarement exsertile, qui est traversé par l'extrémité du canal déférent (Buccin), ou‘longé par une gouttière, à la base de laquelle se trouve l'orifice génital. Si le pénis est éloigné de cet orifice, il existe un sillon cilié qui part de ce dernier nus les spermatozoïdes à l'organe copulateur (Murex, Dolium, Strombus;, etc.) La plupart des Gastéropodes pondent leurs œufs après l'accouplement: petit nombre, tels que la Paludina vivipara et plusieurs espèces de Clausil Pupa, Janthina, Melania, sont vivipares, les œufs subissant leur développ embryonnaire dans l'utérus de la mère. Les œufs sont pondus en grande q tité, mais non réunis les uns aux autres, comme les gros œufs des Hélic pourvus d’albumine et d'une coque € caire, où groupés en masses irrégu ou en cordons, comme dans les diffé espèces de Limax, les Pulmonés 4 douce et les Opisthobranches. Les branches enferment leurs œufs dans capsules parfois cornées, d'ordinaire” forme étrange, qui tantôt sont disp en groupes irréguliers, tantôt s0 "E De s? Capsules He dis cées très régulièrement à côté les unes ‘4 Fute Eole ont le trou but put autres et en partie fixées à des. À lequel l'embryon est sorti; b, coquille. étrangers s (fig. 854). Chaque capsule ré sente une ouverture et renferme un certain nombre de vitellus enfouis ; de l’albumine, dont! une partie seulement se transforme en embryons: même .. seul embryon abandonne cette capsule ovigère, tous les Lu.
HE aussi Purpura rue et Buccinum undatum). Un Re très remarquable, c’est le mode de fixation des capsules ovifères chez la Jar
rent en ce que les pre- miers passent par une
Le,
à un corps rempli de bulles d'air attaché au pied, qui sert de flotteur à l’animal (fig. 855).
… Au point de vue de l'embryogénie, les Mollusques branchiauxt et les Mollusques pulmons diffè-
Line
…@ <= », à 3 : > RENE ts
série de phases larvaires libres, tandis que les seconds se développent
plus directement dans Fig. 855. — Janthine avec son flotteur (d’après Quoy et Gamaray, — l'intérieur des envelop-
a, flotteur ; b, œufs ; c, branchies; d, tentacules.
pes de l'œuf, tout en possédant cependant encore les restes de certains organes larvaires. Partout le vitellus se transforme après la segmentation, qui est
inégale et pendant laquelle on observe très fréquemment un stade avec quatre petites sphères pâles au pôle animal et quatre grosses sphères granuleuses au
“pôle végétatif, en un amas globuleux de cellules nucléées (Voy. la fig. 860).
Les grosses cellules granuleuses centrales de cette masse produisent l’ento-
Fig. 856. — Embryon de Paludina Fig. 857. — Embryon de Paludina vivipara (d’a-
vivipara, chez lequel l’invaginalion a - près Bütschli). — La gastrula est complétement commencé à se former (d’après Büt- formée et le mésoderme est déjà très développé. schli). — ec, ectoderme; en, ento- --Ÿ, voile; a, anus (blastopore) ; ms, mésoderme, derme.
derme, tandis que les petites cellules pâles de la périphérie forment les parois du corps de l'embryon et acquièrent des cils vibratiles. Ce sont ces cils qui causent les mouvements de rotation de l'embryon. Il se forme une Gastrula soit par invagination de la blastosphère (Paludina, fig. 856), soit par extension de l'ectoderme tout autour de l’entoderme (Nassa). L'ouverture de la Gastrula (blastopore), qui se rétrécit graduellement, semble devenir la bouche définitive. Bientôt apparaît au pôle antérieur de l'embryon, qui a déjà pris. une forme allongée, une double couronne de longs cils portée par deux rangées circulaires de cellules (fig. 857). Elle entoure l'aire apicale, au-dessus de la bouche. Cette
2 Outre les mémoires de Lovén, A. Krohn, Koren et Danielssen, voyez: Lacaze-Duthiers, Mémoe sur l'analomie et l'embryogénie des Vermets. Ann. sc. nat., 5° sér., t. XIII. 1860. — CG Semper, Entwicklungvon Ampullaria. Naturk. Verhandl. Utrecht, 1862. — N. Bobretzky, Studien über die embryonale Entwicklung der Gastrofoden. Arch. für mikr. Anat., t.. XII.
1877. — T. Blochmann, Ueber die Entwicklung der Neritine fluviatilis. Leitschr, für wiss. Lool., t. XXXVI. 1881.
aire apicale correspond à celle de la larve de Ver de Lovèn, elle représente, plaque apicale (prolifération ectodermique), qui est le rudiment du cerve Sur ses bords renflés se développent les deux lobe; du voile, et la larve alors au stade véligère. Le pied apparaît au-dessous. de la bouche co un simple mamelon cilié (fig. 858), le revêtement ciliaire général du « tombe, la face dorsale épaissie, invaginée et glanduleuse du corps (invag tion préconchylienne) donne naissance à une petite coquille hyaline, pa forme, l'extrémité postérieure du pied produit un très mince opereule. Pre en même temps apparaissent les premiers rudiments des organes des sens « bord les deux otolithes, un peu | plus tard, au milieu du voile, les tentacules, et à côté d'eux les yeux (fig. 859).
: Sur le bord de la coquille, la peau s'épaissit, forme un bourrelet et constitue à droite une sorte de repli palléal. Par suite de la conformation asymétrique
Fig. 858. — Embryon de Paludina vivi- Fig. 859. — Embryon de Paludina vivipara plus âgé | para vu de profil, déjà pourvu d’une près Bütschli). — os, orifice buccal; æs, œsophage; glande coquillière et d’une cavité viscé- cavité digestive primitive; a, anus; V, voile,; mf, … rale (d'après Bütschli). — a, anus; d, . palléal; sch, coquille; f, pied ; 0, otocyste. ’ cavité digestive primitive; os, orifice HAE buccal; vl, voile; schd, glande coquillière ; x, rein primitif; f, pied.
du corps, la coquille s’accroit davantage d’un côté que de l’autre, ce qui fait qu
devient spiralée, tandis que l'anus vient se placer avec l'intestin terminal le } souvent en avant et à droite. À ce stade l'embryon abandonne dans la règle I et nage librement à l’aide de son voile cilié. C’est pendant cette période, larves présentent du reste une forme souvent très différente (Cirropteron, spira, etc.), que le tube digestif achève dese différencier et que ses différente ties acquièrent leur structure propre, en particulier la masse buccale et Le repli du manteau s'agrandit en même temps que parfois son bord partiellement avec la peau, de manière à constituer une cavité branchi fond de laquelle on aperçoit, par transparence, le cœur animé de contrat
rhythmiques. Peu à peu le voile s’atrophie, le pied prend un accroissement de plus en plus considérable; et l'animal, qui progressait en nageant, ne peut plus maintenant que ramper. En genéral la coquille primitive devient le nuclèus de la coquille définitive, rarement il se développe au-dessous de la coquille larvaire une onde coquille destinée à la remplacer (Echinospira). Les Mollusques nus, au traire, ne remplacent jamais la coquille larvaire lorsqu'elle a disparu.
semble d'une manière générale au mode de développement que nous venons > décrire, cependant le voile qui peut aussi être atrophié chez beaucoup de osobranches, par exemple chez la Paludine ‘, reste tout à fait rudimentaire ; et
e l'embryon. Les Pulmonës d’eau douce? sont ceux qui se rapprochent le plus Mollusques branchiaux au point de vue de l'embryogénie, tandis que les Pulnés terrestres présentent certaines particularités, qui tiennent à l'existence d 2 certains organes larvaires transitoires tels que la vesicule caudale contractile - La plupart des Gastéropodes habitent la mer; on trouve pourtant dans l'eau
douce les Pulmonés aquatiques et quelques Prosobranches (Paludina, Valvata, elania, Neritina, sh Il ya aussi dans l’eau saumâtre un certain nombre de
Rrfent continuer à vivre hors de l'eau en se retirant dans leur er uils ferment hermétiquement avec l'opercule. Presque tous rampent à l’aide du pied; quelques-uns, tels que les Strombus, sautent; d’autres, tels que les va et les Aucillaria, nagent parfaitement au moyen des lobes du pied. Certains Mollusques marins, tels que les Magilus, les Vermetus, etc., sont fixés par leur coquille; très peu sont parasites, comme les Stylifer dans les Oursins et les Étoiles de mer, et l'Entoconcha mirabilis dans les Synaptes.
Le genre d'alimentation diffère autant que l'habitat. Un grand nombre, sur-
tout les Siphonostomes, sont carnassiers et chassent les animaux vivants ; quelques Gastéropodes branchiaux, tels que les Murexæ et les Natica, perforent la coquille d'autres Mollusques ; d’autres, au contraire, Strombus, Buccinum, re- … cherchent de préférence les animaux morts. Enfin, presque tous les Pulmonés et les Mollusques branchiaux holostomes se nourrissent de végétaux.
| 1 Leydig, Ueber Paludina vivipara. TLeitschr. für wiss. Zool. t. IL. 1850. — E. Ray Lankester, …— On thecoincidence of the blastoporus and anus in Paludina vivipara. Quart. Journ. of mikrose.- . Science, vol. XVI. — Bobretzky, Loc. cit. — O0. Bütschli, Entwrckelungsgeschichtliche Beiträg ge dLeitsch. für wiss. Zool., t. XXIX. 1877.
? Voyez principalement lzs mémoires de Fol, Rabl et Ray Lankester.
1026 PROSOBRANCHES.
PROSOBRANCHIA:. PROSOBRANCHES
Gastéropodes branchiaux, pourvus d'une coquille. Branchies et oreil lette situées en avant du ventricule. Sexes séparés.
Les mâles sont, en général, dt grêles el sont facilement reconnaissables a
quemment d’une masse albumineuse et pondus in des capsules en forme « "al bouteille, fixées sur les corps étrangers, parfois aussi adhérentes au pied de“ l'individu mère. Un petit nombre, tels que la Paludina vivipara, sont vivipares«
Le développement de l'embryon débute toujours par une segmentation inégale | (fig. 860). Chez la Nassa mutabilis, dont les œufs ge à une grande quantit ‘
Fig. 860. — Segmentation de la Nassa mutabilis (d’après Bobretzky). — 1. Œuf dont la moitié supérieu se divise en deux. — 2. Stade avec quatre. petites sphères de segmentation et une grosse sphère. W des petites sphères ({) commence à se fusionner avec la grosse sphère. — 3. Les quatre sphères de s mentation ont donné chacune naissance à une petite sphère claire (a). — 4. Les had sphères cle sont au nombre de trente-six.
de vitellus nutritif, un sillon équatorial, et au pôle supérieur, composé presque exclusivement de protoplasma, un sillon vertical divisent le vitellus en trois segments, deux petits au pôle animal et un gros segment avec lequel se. fusionne ensuite un des deux autres. Pendant que l’autre petit segment supérieui se divise en deux, le gros segment se divise en trois comme la première fois Il se forme de la sorte quatre petits segments en grande partie protoplasmique et un gros segment composé de vitellus nutritif, avec lequel un des quatre pres miers s’unit de nouveau, et par suite le nombre des segments est encore réd
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1 Fr. Leydig, Ueber Paludina vivipara. Leitschr. für wiss. Zool., vol. IIL, 1850. — EF. Clapa Anatomie und Entwicklungsgeschichte der Neritina fluviatilis. Arch. de Müller, 18173. — 1 caze-Duthiers, Mémoire sur le système nerveux de l'Haliotide et Mémoire sur la pourpre. sc. nat., 4° sér., vol. XI, 1859, — Id., Mémoire sur l'anatomie et l'embryogénie des Ver Ann. sc. nat., 4° sér., vol. XIII, 1860. — Semper, Entwicklungsgeschichte der AE Utrecht, 1862. — W. Salensky, Beiträge zur Entwickelungsgeschichte der Prosobranchien. Lei tür wiss. Zool., vol, XXIIT, 1872. — Selenka, Die Anlage der Keimblätter bei Purpura lap Niederl. Arch. für Zool., vol. I. 1871.
Consultez en: outre les travaux de Milne Edwards, Macdonald, nn; Lovén, Koren, etc
PLACOPHORES. 1027
à quatre. Les parties protoplasmiques supérieures de ces quatre segments donnent naissance chacune à une petite cellule, et ce phénomène se répétant ke plusieurs fois, le nombre des cellules vitellines, d’abord de douze, devient très . considérable, de sorte qu'il existe bientôt denombreuses petites cellules et quatre
sses cellules, dont une reste toujours beaucoup plus considérable. Entre ces eux groupes de cellules se forme une cavité de segmentation. Le groupe des petites cellules forme le blastoderme qui entoure graduellement les grosses celiles vitellines. Celles-ci forment sur le bord du blastopore l'ébauche de l'entoe et il reste une masse vitelline considérable qui joue le rôle de vitellus utritif. La couronne ciliée, le pied et la coquille se développent comme d'ordi- .naire, mais la première reste incomplète sur le dos et le voile est relativement réduit. Tandis que les œufs de Nassa renferment une quantité considérable de vitellus nutritif, les œufs de Paludina n’en présentent que fort peu. Les diffé-
nces que les sphères de segmentation présentent au début disparaissent de bonne heure ; cependant les cellules, au pôle animal, qui produisent l’ectoderme, “sont toujours dépourvues de granulations vitellines jaunes. Le pôle végétatif taplatit, puis s'invagine graduellement et de la sorte la blastosphère s'est transformée en une gastrula, dont le blastopore, suivant les recherches concordantes de Ray Lankester et de Bütschli, devient l'anus.