PA VII. EMBRANCHEMENT
. MOLLUSCOIDEA. MOLLUSCOÏDES
Animaux bilaréraux, non divisés en mélamères, renfermés dans une
1 cellule ou dans un test bivalve, munis d’un appareil tentaculaire cilié, … d'un tube digestif recourbé en anse et d’un ganglion.
# Les deux groupes d'animaux que nous rangeons dans cet embranchement, les Bryozoaires et les Brachiopodes, étaient autrefois placés parmi les Mollusques, avec … lesquels ils présentent, particulièrement le premier, de nombreux rapports. Mais la connaissance plus exacte que nous avons acquise dans ces dernières années du développement de ces animaux semble indiquer que non seulement ils ont une
souche ancestrale commune avec les Annélides, mais encore qu'ils sont étroitement
= unis entre eux par suite de la similitude de conformation de leurs formes larvaires, … malgré lesnombreuses différences qu'ils présentent à l’état adulte. Si ces rapports
de parenté entre les Brachiopodes toujours solitaires et les Bryozoaires presque tou-
… jours réunisen colonies venaient à être confirmés, les bras en spirale des premiers
correspondraient à la couronne de tentacules des Bryozoaires, et le ganglion de ces derniers serait homologue au ganglion sous-æsophagien des Brachiopodes.
Si l’on oriente la larve des Bryozoaires, qui peut, il est vrai, présenter dans sa forme et sa conformation de nombreuses différences, comme la larve de Lovén,
la couronne ciliaire sépare une zone aborale très développée d’une zone orale plate
où même invaginée. La portion terminale de la zone aborale est représentée
dans beaucoup de cas par un bourrelet entouré de poils (glande cémentaire des
Entoproctes), qui par sa position est comparable au sommet apical (lobe préoral) avéc la plaque apicale de la larve de Ver. Sur le côté oral de la couronne ciliée se développe plus tard l’appareil tentaculaire, tandis que le côté aboral peut se transformer en un repli palléal (Cyclostomes). Chez les Flustrella et les Membranipora le tégument larvaire sécrète un test chitineux bivalve.
La larve ciliée des Brachiopodes paraît différer assez notablement de la larve de Ver (trochosphère) ; la région de la couronne ciliée est plus étendue et le
Segment aboral est plus nettement divisé en segment moyen et n segment
terminal. Le segment oral est également plus considérable, il prend la forme d'une ombrelle ou se divise en deux autres segments (Thecidium) ; sur le segment antérieur se développent quatre taches de pigment. Quand la larve s’est fixée par son extrémité aborale, les deux replis palléaux qui ont apparu sur le segment médian se recourbent en avant et sécrètent deux valves chitineuses, tandis que sur le segment oral déjà atrophié apparaissent des tentacules disposés symétrique-
ment autour de la bouche. Cette phase, que l’on observe du reste aussi cb des larves libres (Lingula), serait la phase bryozoaire, entourée d'un ectocy bivalve du Brachivpode.
La différence considérable qui existe sous Le rapport de l'organisation. ent Brachiopodes et les Bryozoaires — les uns ayant une petite taille et une st simple, les autres une taille relativement grande et une structure beaucou élevée — ne peut fournir un argument décisif contre la réunion de ces groupes d'animaux dans un même embranchement. Le fait que dans un sang est uniquement contenu dans la cavité du corps, tandis que dans l’autre existe un cœur et dés vaisseaux, ne constitue certainement pas une diff fondamentale {Cyelops — Calanella, Cypris — Cypridina). Ajoutons aussi € rencontre dans les deux groupes les restes de deux organes Mecs l'on peut comparer aux reins céphaliques des Vers. té La grande complexité du système nerveux des Brachiopodes n'a égal qu une importance de second ordre, car les petits ganglions du collier œsophagien ainsi que les ganglions postérieurs doivent être considérés formations secondaires. Notons aussi le fait important que le corps du ne provient pas directement de l'organisme de la larve, maïs d'un bour celle-ci. Quoi qu il en soit, la tentative de ramener au même type be
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