ARE
allongé, cilié, présentant souvent un renflement musculeux, ou pharynx, en un estomac très vaste prolongé en cul-de-sac, dont le fond est fixé par un CopRER
d'arrière en avant. L'estomac est tapissé d’une couche e cellules brunâtres, qui paraît représenter le foie. L'anus
dernier que chez un petit nombre de formes à organisation
(fig. 927). Il n'y a ni cœurs, ni vaisseaux. Le liquide san- “guin remplit la cavité viscérale et est mis en mouvement par les cils qui la tapissent et par les contractions des
nl
ee
/ = ms
(tube digestif et couronne de tentacules) qui naissent symé-
avant sur l’œsophage; le second groupe, muscles pariéto- . vaginaux, est formé de faisceaux courts, qui se fixent à la __ portion basilaire, souvent repliée d’une manière permanente,
Fig. 927 — Pedicellina - demment; la couche des fibres transversales forme souvent éinata. — T, cou-
| des anneaux dont la contraction détermine une pression ronne de tentacules; 0, bouché; MD, estoqui peut faire saillir au dehors de la cellule la région an- ac; 4, anus: 6, gantérieure du corps. glion ; Ov, ovaire.
Chez les Ectoproctes marins le funicule est souvent remplacé par une lame cellulaire (lame funiculaire, Nitsche), d'où partent des faisceaux qui se rendent en partie dans la peau, en partie dans deux cordons latéraux recouverts de cellules fusiformes. La surface tout entière de la région antérieure du corps, quand elle est épanouie au dehors de la loge, sert à la respiration, ainsi que la couronne de tentacules, que l’on aconsidérée comme correspondant morphologiquement au sac branchial des Ascidies (van Beneden). On a observé dans quelques cas les restes d'un appareil d'excrétion correspondant aux vaisseaux aquifères des Vers. Peut-être peut-on considérer ‘commé tel l'organe cilié, qui s'ouvre entre la bouche et l'anus, décrit par Farre chez l'Alcyonidium et par Smitt chezle. Membranipora. Le canal transparent observé de chaque côté du corps chez les Pédicellines et chez leurs larves par Hatschek, ainsi que chez les Loxosoma par Joliet', est sans aucun doute un canal aquifère (rein céphalique). … Le système nerveux (fig. 928) se compose d'un ganglion situé au-dessus de l'œsophage, entre la bouche et l'anus (d'après Hyatt?, il serait symétrique et formé
1L. Joliet, Organes segmentaires des Bryozoaires endoproctes. Archiv. de Zool. expér. et générale, t. VIII. 4880. ? Hyatt, Observations on Polyzoa. Proceedings of the Essex Instit., t. IV et V. Salem, 1866-1867.
1088 BRYOZOAIRES. s
par la réunion de deux renflements nerveux ?), contenu chez les Lophopodes dans la cavité du lophophore et fixé par un collier œsophagien (?) très délicat à l’œso= phage. Il envoie à cet organe et aux tentacules de nombreux nerfs. Le système de cordons fibreux qui, chez les Serialaria et chez les autres Ectoproctes, réunit les individus les uns aux autres, et qui a été considéré par F. Müller comme unsys-* tème nerveux colonial, n’est pas autre chose que le funicule avec les tractus qui en partent (voy. Nitsche et surtout Joliet'). On ne connaît point d'organes des sens; peut-être cependant la sensibilité tactile est-elle exercée par des poils Ne situés parmi les cils vibratiles des tentacules et des aviculaires. D
Les individus d’une même colonie n'ont pas tous la même structure dt à sont pas chargés des mêmes fonctions. Les Stelmatopodes marins offrent au con= traire des exemples d'un polymorphisme poussé très loin. C'est ainsi que | articles de la tige des Serialaria, dont” 2 nous avons parlé plus haut, représenten = une forme particulière d'individus; il ont une taille considérable, présentent une organisation très simplifiée et sont le substratum ramifé sur lequel sont situés les individus nourriciers. Outre ces“ articles de la tige il y a aussi des arti .
cles radicaux qui, sous forme de sto lons, servent à fixer la colonie. Dans les“ colonies des Bryozoaires marins on ren contre très fréquemment des appendices spéciaux, qui paraissent destinés: à capturer la proie dont ces animaux senour« rissent, et auxquels on donne le nom
Fig. 928. — Coupe verticale demi-schématique du d'aviculaires et de vibraculaires. Les avi 74 lophophore du Plumatella repens (d’après 5)
Hé
Allman). — E', partie supérieure de la gaine tentaculairé; 0e, œsophage; à, intestin ; a,anus; T, racines des tentacules, la partie supérieure est enlevée pour montrer la face supérieure du lophophore; L', cavité du lophophore; T', deux tentacules en coupe verticale, leurs cavités communiquent avec la cavité du lophophore; 0’, épistome; », muscle releveur de l’épistome; g, ganglion; », »', tronc nerveux situé en 7, sur le bord externe d'un des bras du lophophore et en n' sur le bord interne et distribuant des filets aux tentacules; n°, rameau nerveux qui se rend dans les tentacules placés du côté de la bouche; n°, tronc nerveux pour la bouche et la base de l'épistome ; n', tronc nérveux pour le bras coupé du lophophore.
être, au point de vue morphologique, l'équivalent d'un polypide. Les vib ac laires sont des formations analogues, mais qui portent, au lieu de tena un filament très long et excessivement mobile (fig. 930). Enfin on distingue
1 Fr. Müller, Das Kolonialnervensystem der Moosthiere, etc., Archiv für Naturgeschichte zur Kenntniss der Bryozoen, deïtschr. für wiss. Zool., t.. — L. Joliet, Contributions à l'hisloire naturelle des Bryozoaires des côles de France.
— H, Nitsche, mn
expér. , LV 21871
culaires (fig. 929), ainsi nommés à cause. M de leur ressemblance avec une tête d'Oi« seau, sont des espèces de tenailles, si tuées sur les zoécies, près de leurs ouvertures, et dont les branches mobiles peuvent happer de petits organiss mes, et les maintenir serrés jusqu'à ce qu'ils meurent. Ceux-ci sont ensuite en trainés par le courant déterminé par jes cils vibratiles des tentacules. Un avicu:
laire, muni de soies tactiles, est peut”
le e qui surmontent les loges, avec la cavité tue elles sont en rapport, Ë renferment un provenant de cette
avité (fig. 929). Toutes différentes cellules, égard à leur origine, euvent être considées, au point de vue Diogique, comme individus au même
: Fig. 929. — Bugula'avicularia Fig. 930. — Serupocellaria ferox une = Free (d’après Busk). — Te, cou- (d’après Allman). — Vi, vibracu- ; ronne de tentacules; R, laires.
sa - ou Corps brun, muscle rétracteur ; D, tube eiSmitt a considéré digestif; F, funicule; Av,
mm aviculaires; es, œsophage; co une ca Ovz, ovicelles.
ule à germe’. Les
. du corps brun sont ina par la exvible naissante de l'estomac et jouent le de vitellus nutritif.
T1 er cas elle a lieu soit par des germes caducs, comparables aux geramules S - ss statoblastes, soit par gemmiparité. Les organes mâles et femelles sont réduits à des groupes de cellules, produisant les uns des œufs, les autres ; des spermatozoïdes, d'ordinaire réunis sur le même individu, rarement séparés sur des individus distincts. Les ovaires se développent le plus souvent aux dépens du tissu funiculaire côte à côte avec les testicules, quelquefois aussi aux dépens de l'endocyste, vers le sommet de la loge. Les testicules proviennent toujours des funicules. Parfois les œufs apparaissent de bonne heure dans le jeune bourgeon (Tendra, Bugula). Les deux sortes d'éléments sexuels, une fois mûrs, tombent dans la cavité sexuelle, où, suivant l'opinion steialement reçue, s'opère la fécondation. Cependant, d’après Joliet, la fécondation serait réciproque dans la
Outre Smitt, Claparède et Nitsche, Loc. cit., voyez : Repiachoff, Zur Entwickelungsgeschichte der -Tendra 3osteriola. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXV. 1875. — Id., Zur Naturgeschichte der chidostomen Seebryozoen. Ibid., t. XXVI. 1876. — W. Reinhard, Mémoire en russe. Charkow, 1875. —d:Joliet, Arch. Zool. expér., t. VI.
généralité des Bryozoaires, c'est-à-dire que l'intervention des spermatoz appartenant à d'autres loges serait nécessaire au développement de l'œuf. ç qu'il en soit, l'œuf fécondé passe de la cavité viscérale dans un bou terne de la paroï du corps (Alcyonella), ou, chez les Bryozoaires marins, d oécie qui surmonte extérieurement la loge. Chez les Entoproctes, le dé ment de l’œuf jusqu’à la constitution de la larve a lieu dans une cavité trice, située entre les deux branches de l'intestin, qui s'ouvre dans le wes
Le développement de l'œuf a été suivi avec beaucoup de soin par He chez la Pedicellina (fig. 931)'. La segmentation n'est pas parfaitement rég
Fig. 931. — Développement de la Pedcellina Ras (d’après B. Hatschek). — - a, Blastosg
| côté entodermique est aplati. Ec, ectoderme; En, entoderme; Fh, cavité de segmentation. — b, plus avancé en coupe optique. Ms, une des deux cellules primitives du mésoderme. —« plus avancé en coupe optique. Dr, calotte; 0e, @sophage; A/, rudiment du rectum. 4, À en coupe optique. À, vestibule; HD, intestin terminal; Kn, organe dorsal. — e, larve Plus Ages duit du rein; L, cellules hépatiques : Ms, cellules mésodermiques. :
cavité de segmentation, dans laquelle s’invaginent graduellement lé ÿ pôle végétatif. Il se forme de la sorte une gastrula par embolie. L eb avant de se fermer, prend la forme d’une fente. À son extrémité postérieure raissent deux grosses cellules (comme dans l'embryon des Molluse Annélides), qui sont peu à peu recouvertés par l'ectoderme, et qui s alors placées entre celui-ci et la couche entodermique de la cavité de Le trula. Ces deux cellules sont l’origine du mésoderme, d'où dériveront les. 1 et les deux cananeutes excréteurs. hi le blastopore est pen Ne plac
1B. Hatschek, Enbrjbhalénhoickling : und Knospung der Pedicellina echinat wiss. Zool., t. XXVIIL. 1877. —J. RE Note sur r la Le ere a de la Pédice
l'Anat. et de x Physiol. 18° anbbe. 1882.
3 ; SRE Ti mx
oceupait, l’ectoderme présente un épaississement discoide, rudiment du vesti; bule. Sur ce disque se développent par invagination d'abord la bouche et l'œso-
… phage, et plus tard l'anus et l'intestin terminal. L'œsophage et l'intestin ter- minal se réunissent au sac entodermique, qui se divise en estomac et in- .téstin. Entre la bouche et l’anus commence à se montrer un mamelon surmonté Done touffe de cils, qui persiste chez l'animal adulte (c'est l'équivalent de lépistome). À l'extrémité aborale opposée, placée en avant quand l'embryon se meut, l’ectoderme présente aussi un épaississement qui s'invagine, mais qui peut aussi se dévaginer et devenir saillant (calotte). Cet organe est entouré d'un cerele - de poils rigides. Plus tard, sur le bord épaissi du vestibule, se forme un cercle de longs poils vibratiles, que l'on peut comparer à la couronne ciliée de la larve de : Lovén. Enfin apparait encore, sur la partie antérieure du dos, un organe formé de cellules, produit par prolifération des parois du sac entodermique et entouré de cellules mésodermiques. Get organe dorsal (organe piriforme de Barrois)
worrespond, suivant Hatschek, à la partie centrale d'un bourgeon rudimentaire destiné à produire un nouvel individu. Suivant Barrois, il représenterait un
Le mode de fixation de la larve et sa tel emation en Pédicalline ont été bien décrits par Barrois. La larve se fixe par le pôle oral (pourtour du vestibule), puis toute la portion postérieure du vestibule (formé par la face orale invaginée) s'enfonce peu à peu à l'intérieur de l'embryon. Ce phénomène se pour- Suit jusqu'à ce que le fond du vestibule ait, tout en entrainant le tube digestif, subi une rotation d'avant en ar rière et, par suite, ait changé sa position horizontale primitive pour une posilion horizontale mais en sens inverse. Les orifices du tube digestif dirigés vers le bas se trouvent à la fin de ce mouvement dirigés vers … le haut. La face postérieure de la larve devient la face antérieure de l'adulte et . l'orientation se trouve ainsi intervertie. Pendant ce temps, le fond du vestibule … se détache peu à peu de ses bords, qui entrent en dégénérescence. La couronne, qui formait la limite de ces bords, donne naissance à la glande du pied, et vers . le haut de l’ectoderme apparaît une dépression étroite entourée de lèvres épaisses, qui se porte à la rencontre du polypide déja formé à l'intérieur, et qui constitue l'ouverture de la loge.
Chezles Bryozoaires chilostomes les œufs fécondés sont reçus, suivant Huxley et Nitsche, dans des oecies ou ovicelles placées à l'ouverture des zoécies, et com- . posées d'une capsule en forme de casque et d'un opercule globuleux. Dans ce réceptacle l'œuf se segmente et se développe en un embryon cilié, qui devient libre, contractile, et nage à la surface de la mer. La formation de l'embryon ainsi que la métamorphose de la larve ont été bien étudiées par Barrois, en particulier “&hez la Lepraliæ unicornis*. La segmentation est presque régulière. Le plus souvent deux sillons verticaux précèdent l'apparition du premier sillon équatorial. Puis vient un stade à seize sphères, suivi d'un stade à trente-deux sphères. A ce stade les quatre cellules supérieures de la face orale se distinguent, par leur grosseur, des douze cellules qui les entourent; elles s’invaginent et sont l'origine “de Ventoderme. L'embryon devient une gastrula ciliée pourvue au pôle aboral
! I: Barrois, Mémoire sur les métamorphoses des Bryosoaires. Ann. sc. nat., 6° sér., t. IX. 1880.
d'un cercle de cils. La larve, au moment où elle devient libre, a en géné la forme d'une pêche plus ou moins aplatie; elle est entourée d’une court vibratile et porte sur la face orale, en avant d’un enfoncement profond, une” 0 de longs cils, et sur la face aborale un organe formé au-dessous de l’épithél par un cercle de cellules radiaires entouré par une rangée circulaire de Miro (ealotte de Repiachoff et de rates ventouse de Nitsche, fig. 95
cellules inva sesubdivisent € parties, l'une trale ou entoc les deux autres rales, ou més
Fig. 932. — Larves de Bryozoaires. cb. calotte (d’après Barrois). — 1, Larve de Canda reptans. — 2. Larve de Lepralia spirifera.
et constituent une masse de vitellus nutritif, qui remplit l'int& bryon. Au pôle aboral, tout autour de la éalotte, apparaît un Si qui s'agrandit graduellement et forme la cavité palléale. En même HE présente une hr qui prend bientôt la forme d'une }
lobes destinés à touHtite plus tard le feuillet externe du are pr I aussi exister sur le corps de la larve des taches de pigment brun où ro nombre déterminé et situées symétriquement La larve se fixe, comme Pédicellines, par la face orale. Le sac interne se dévagine et se transf Jon une plaque quadrangulaire par laquelle a lieu la fAtion, En même te
aborale. Le reste de & face orale, avec la lame supérieure de la ik gulaire qui s'est séparée de la lame inférieure, se trouve maintenant rë dans l'intérieur de l'embryon et ne tarde pas à entrer en dégénérest l'exception des deux lobes pairs nés entre le sac et l'organe piriform lobes se réunissent en un corps unique qui s’avance au-devant d'une née par invagination du centre de la calotte, et qui lui forme un revêtement e Cette vésieule constitue le feuillet interne du polypide et le revètement nant des deux lobes pairs constitue son feuillet externe ou musculaire. doncule d’invagination disparaît bientôt, et se trouve remplacé par un doneule de nouvelle formation, qui devient la gaine tentaculaire:\ opaque des cellules de dégénérescence se met en relation avec l'extrém de l'estomac pour être, en fin de compte, englobée par cet organe € part dans une certaine mesure à la formation de sa paroi. Les cellul miques sécrètent une couche cuticulaire, d'abord chitineuse, puis im calcaire qui devient l’ectocyste. Le jeune animal ainsi fbé ; pro par bourgeonnement de nouveaux individus; des vibraculaires se dé et finalement aussi, mais après la disparition des premiers indivil
BRYOZOAIRES, 1093 nn radicaux qui, en s'étalant sur les corps étrangers, servent à fixer
colonie.
: Chez les Cyclostomes, la cavité palléale et le manteau prennent une grande tension ; il en résulte que la face orale continuant à s'accroître jusqu'à venir se fermer autour du sommet de la face aborale, celle-ci se trouve de la sorte ulée et invaginée dans l'intérieur d'une cavité, la cavité palléale. La partie liane de la face aborale est saillante à l'intérieur de la cavité palléale, de nière à former l'homologue de la calotte, mais cette calotte, moins bien marquée que chez les Chilostomes, ne fait jamais saillie hors de la cavité. Les phénomènes de la métamorphose sont semblables à ceux que nous avons décrits chez les Chilostomes. La larve se fixe par le sac dévaginé; la face aborale se dévagine et la face orale s’enroule sur elle-même (retournement du manteau) ur venir se souder aux bords de la plaque adhésive.
En résumé, d'après Barrois‘, les différentes formes des larves de Bryozoaires Se réduisent à trois grands types caractérisés par la prédominance de l'une des x faces du corps, prédominance due au plus ou moins grand développement du manteau (face orale invaginée en vestibule ou face aborale invaginée en cavité palléale). Chez les Entoproctes il y a prédominance de la face aborale, le vestibule est à son maximum et l'intestin est bien formé. Chez les Chilostomes et, les Cténostomes, il y a prédominance de la couronne, et apparition de la cavité palléale. L'intestin est réduit à une masse de globules. Enfin chez les Cyclostomes auxquels on peut joindre les pig, 0652 2 NN Pan Phylactolémates, il y a prédominance de la face Hatschek). — 0e, bouche; 4f, orale; la cavité palléale est au, maximum et l'intestin ‘5; @, bouton cilié; Kn,
x organe dorsal.
adisparu. ”
… À. Schneider a montré que les Cyphonautes, si répandus dans toutes les mers el sur la nature desquels on avait émis des opinions très diverses, sont des + larves de Membranipora pilosa?. Le corps de ces larves remarquables a la forme = d'une cloche comprimée sur les côtés, dont la cavité représente le vestibule qui … précède la bouche (fig. 933). Recouvert par une coquille bivalve, dont les deux valves sont réunies par un de leurs bords (bord cardinal), il se prolonge en avant, au sommet de la cloche, en un bouton cilié qui traverse la coquille et qui correspond au mamelon aboral des larves d'Endoproctes. La bouche, située au fonde de la cavité du vestibule, et vers laquelle le revêtement cilié du vestibule amène les particules alimentaires, conduit dans un tube digestif qui débouche dans la même cavité, mais près du bord. Dans le vestibule également fait saillie un organe conique, qui porte un appendice linguiforme muni de longs
… cils vibratiles et qui correspond probablement à un bourgeon entodermique ru- . dimentaire (organe dorsal). A une période plus avancée de son développement la larve se fixe à l’aide de l'organe conique ‘et se transforme en un corps qua-
1 J. Barrois, Journ. de l'Anat. et de la Physiol. 1882. 2 A. Schneider, Zur Entwickelungsgeschichte und systematische Stellung der Bryozoen und Gephyreen. Archiv für mikrosk. Anat., t. V. 1869.
drangulaire aplati recouvert par lés valves. Le tube digestif et l'appareil cilis s'atrophient, et les organes internes se transforment en une masse parsemée noyaux, homogène, dans laquelle on distingue un corps ovale mal délimité cette masse se change én un disque cellulaire environné d’une memb double contour très ténue. D'abord ovale transversalement, ce disque s'a suivant l'axe longitudinal, la paroi s'incruste de calcaire, sauf à l’extrémit térieure, et devient une cellule de Bryozoaire. Pendant ce temps l’amas lulaire qu’elle contient se différencie pour former le tube digestif, la cou de tentacules et la gaine tentaculaire. Au bout de quarante-huit heures phonautes S’est transformé en Membranipora pilosa, qui, après avoir perdu quille larvaire, étend ses tentacules et commence déjà à produire des bou sur quatre points, avant même que le développement soit entièrement acl Suivant Metschnikoff, qui a également observé la métamorphose d'une f de Cyphonautes, la gaine tentaculaire et le tube digestif sont produits par a couche cutanée, qui n'a pas subi de changements; 1 re interne k | larve seuls disparaissent. Fe Le développement est, chez les Phylactolémates, une ae sine de la génération alternante. Chez l'Alcyonella!, suivant Metschnik: bientôt après s'être détaché de l'ovaire, est entouré par un bourgeon qui se loppe sur la face interne de l'endocyste (oécie interne), et qui se déchire tard, pour laisser échapper la larve. Après la segmentation, l'œuf se transfor en un embryon cilié qui présente une cavité centrale et au pôle antérieur ouverture. La paroi interne de la cavité centrale se soulève, sa portion } Pi térieure fait saillie à travers l’ouverture antérieure; il se forme ainsi une & nence conique entourée, comme par une collerette, par le bord de l'ouverture et sur cette éminence se montre bientôt un bourgeon interne qui devient polypide avec son tube digestif et ses tentacules. Chez l'Alcyonella, à côté de premier bourgeon, il s’en db bientôt un second, qui se transforme de même manière en polypide, de sorte que l'embryon cilié, encore contenu dam les enveloppes de l'œuf, représente déjà une petite colonie formée de deux i il vidus. Dans d’autres cas (Plumatella) l'embryon reste simple et ne porte qu seul bourgeon, lorsqu'il abandonne les enveloppes de l’œuf. Il nage librem dans l'eau à l'aide de son revêtement ciliaire. Plus tard ses cils tombent, il fixe et se transforme en une colonie qui grossit rapidement par la formation gressive de nouveaux bourgeons. LE AS D'après Barroïis, ces faits sont susceptibles d’une interpréttil qui permet les rattacher comme nous l'avons dit plus haut au type de développement larves de Cyclostomes. En effet, le repli annulaire, qui s'élève au-dessus d' des deux moitiés de la blastosphère de façon à envelopper complètement l'a moitié et à ne laisser qu'une ouverture au pôle antérieur, est le manteau larve. La moitié recouverte avec le feuillet interne du manteau représente la aborale, l’autre moitié avec le feuillet externe du manteau la face orale. En sommet de là moitié recouverte, qui donne naissance au Pose Lt bourgeo
1E. Metschnikoff, Beiträge zur Entwickelungsgeschichte einiger nibdèrets Thiere. Bullet. d St-Pétersbourg, t. XV. 1871. gi "4 Nitsche, Zeitsch. für wiss. Zool., t. XXII et XXV. d
BRYOZOAIRES. 1095 ment interne, représente la calotte. La larve se fixe par le pôle oral, le manteau | Se retourne et par suite toute la face aborale sort de la cavité palléale, tandis que Le la face orale est à son tour entièrement recouverte et forme une masse interne “qui entre en dégénérescence. Le seul caractère qui serait propre aux larves de Phylactolérates et qui les distinguerait des larves de Gyclostomes serait l'absence complète de sac interne; mais il est à remarquer que chez les Cténostomes on trouve aussi un exemple de réduction à peu près complète du sac, et que c'est «par là que leurs larves diffèrent de celles des Chilostomes.
Sous le nom de statoblastes, Allman désigne des corps reproducteurs particu- 1 liers, que l'on avait jadis regardés comme des œufs d'hiver à coque dure, mais … que ce zoologiste a reconnu être des germes caducs, qui ne sont jamais fécon- + dés (fig. 954). Les statoblastes ne se rencontrent que chez les Bryozoaires d’eau … douce. Ils proviennent d'une masse de cellules qui se développe vers la fin de été sur le funicule. Ils ont presque toujours la forme d'une lentille biconvexe, recouverte sur ses deux faces par deux lamelles de chitine, dont le bord est souvent enchässé dans un anneau aplati formé de cellules contenant de l'air, … et parfois aussi pourvu d'une couronne de piquants (Cristatella). Après l'hiver … les statoblastes donnent naissance aux dépens - : de leur contenu à de petits animaux simples, non ciliés, qui possèdent déjà, quand ils éelo- sent, toutes les parties de l'individu-mère, qui se fixent aussitôt et se transforment en nouvelles colonies par bourgeonnement.
La multiplication par des bourgeons exter- mes, qui ne se séparent jamais de l'individu : ie vo les a produits, nr grand rôle. Elle Fig. 954. — Statoblastes de Cris/atella mudébute de bonne heure; elle peut même avoir cedo (d'après Allman). — 4, vu de face : lieu avant que l'embryon soit complètement > vu de profil. développé et donne naissance à des colonies. Il est rare que les parties séparées = d'une colonie puissent produire de nouvelles colonies (Cristatella, Lophopus). Le … mode suivant lequel se produisent les bourgeons, n’est pas encore complètement éclairei. Bien que les bourgeons apparaissent sur les parois de l’endocyste, cependant les éléments de l’entoderme concourent à leur formation, éléments qui chez la Pedicellina, dérivent de l’entoderme du corps de la larve. Du reste le fait que le premier individu se forme après que la larve s'est fixée conduit à supposer un bourgeonnement entodermique.
Les Bryozoaires vivent la plupart dans la mer; un petit nombre seulement habitent dans l’eau douce. Ils s’établissent sur les corps les plus divers, pierres, coquilles de Lamellibranches, coraux, algues, tiges ou feuilles aquatiques. Quelques formes d'eau douce, appartenant au genre Cristatella, seules, ne sont pas sédentaires. Les individus qui composent leurs colonies, dépourvus d'ectocyste rigide, sont disposés en trois rangées concentriques, sur un disque pédieux comimun, contractile, qui rampe dans l'eau, sur les tiges des plantes ou sur les ob-
jets environnants. Certains Bryozoaires, tels que les Terebripora et les Spathipora, perforent les coquilles des Lamellibranches. Dans les périodes géologiques antérieures, les Bryozoaires étaient très répandus, comme nous le montrent
1096 ENTOPROCTES.
les fossiles que l’on trouve en nombre croissant à Fais de la formation Ju sique.
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