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AMPHIBIENS.
une tête articulaire, ainsi qu'une cavité cotyloïde correspondante, qui ne sont cependant complètement séparés que chez les Anoures pourvus de s vertébraux procæles. Chez eux, en effet, la >rtion de la corde située dans le corps vertébral
imordial persiste seule, sans se transformer à cartilage, soit pendant un temps plus ou moins
vertèbres est en général en rapport avec la forme ongée du corps, c’est-à-dire assez considérable ; lez les Anoures, la colonne vertébrale tout enère ne se compose que de dix vertèbres portant »s apophyses transverses très longues qui représentent en même temps les côtes fréquemment absentes ; à l'exception de la première vertèbre, “qui se transforme en atlas, on trouve presque sur toutes les autres vertèbres des rudiments cartila- ‘gineux de côtes. Les ares supérieurs sont tou-
purs développés et peuvent aussi porter des apo- “physes articulaires (Grenouilles). C'est de ces ares et en partie du corps des vertèbres que partent les apophyses transverses. Les arcs inférieurs n'existent que dans la région caudale de la co- -lonne vertébrale. A la tête, le crâne primordial — cartilagineux persiste, mais il perd généralement
sa voûte et son plancher, et il est refoulé par des pièces osseuses qui, tantôt sont produites par ossification de la capsule cartilagineuse (occipitaux latéraux, capsule auditive, os en ceinture, os carré), tantôt sont des os de revêtement issus du périchondre (pariétaux, frontaux, nasaux, vomer, parasphénoïde) (fig. 1051). Comme chez le Lepidosiren, le basi-occipital et le sus-occipital stent. à l’état de petites pièces cartilagineuses ; rouve de même encore un parasphénoïde qui se rencontre plus chez aucun Reptile, ni aucun rtébré supérieur, et, par contre, il n'existe pas > véritable basisphénoïde. Les occipitaux latéraux confondus avec l'opisthoticum) sont toujours très développés, contribuent à délimiter le labyrinthe s'articulent, comme chez les Mammifères, par double condyle avec la première vertèbre. La on de l'oreille, saillante, est formée par un dos qui cache la partie antérieure de l’oreille
g, soit pendant toute la vie. Le nombre des”
dont le reste devient cartilagineux, et produit par différenciation ultérieure
Fig. 1050. — a. Squelette de Menopoma alleghaniense. Ocl, occipital latéral; P, periétal; F, frontal; Ty, tympanique ; Pe, petreux ; Mz, maxillaire ; Jmæx, intermaxillaire ; N, nasal; Vo, vomer ; Et, os en ceinture; Pt, ptérygoïde; Sc, ceinture scapulaire; J!, ceinture pelvienne; S$, vertèbre sacrée; R, cùtes. — b. Arc hyoïdien Zb et arcs branchiaux Kb.
qui est traversé par la troisième branche du trijumeau : il correspond évi-
1972. AMPHIBIENS.
demment au prooticum. La capsule auditive est percée d'une fenêtre ovale, laquelle vient s'appliquer un osselet (columelle) ProPeR a de l'appareil hyo l Les parois les de la cavi
dans la régi térieure, p la région dienne, app sent deux d'ossification donnent nai:
à deux pièce:
Fig. 1051. __ Crâne de Rana esculenta; a, vu par la face dorsale; b, vu par seuses -$e ! r la face ventrale (d’après Ecker). — Ocl, occipital latéral; Pe, pétreux gnant sur la (prooticum); Æt, os en ceinture; Ty, tympanique; Fp, fronto-pariétal : j, quadrato-jugal (jugal); Mx, maxillaire; Jmx, intermaxillaire; N, nasal; médiane et Ps, parasphénoïde; P£, ptérygoide; PI, palatin; V, vomer.
laire ou os en ceinture. Désigné sous le nom d’ethmoïde par Dugès, respond à l'orbito-sphénoïde des Poissons ; parfois (Grenouille) il s'éten avant, contribue à séparer les fosses nasales, et représente ‘par cor en même temps les ethmoïdaux latéraux. Ces parties restent cependant en partie cartilagineuses comme la cloison de séparation des fosses nasales partie supérieure, les nasaux reposent sur elles, et en bas elles — en avec les deux vomers.
A l'opposé de ce que l’on observe chez les Poissons osseux, l'apparei laire est soudé avec le crâne, comme chez les Chimères et le Lepidosir palato-carré est en connexion immédiate avec la capsule crânienne carti neuse (cartilage crânio-facial) ; il se contourne de chaque côté en avant des orbites; son extrémité antérieure reste libre ou s’unit avec le ce ethmoïdal. Le manque de segmentation dans les arcades ainsi constituées} à croire qu'elles correspondent uniquement au palato-carré, à l'exclus l'hyomandibulaire (Gegenbaur), d'autant plus qu’un prolongement posté ce dernier sert directement de suspenseur à la mâchoire inférieure. L° tion qui apparaît à l'extrémité du suspenseur de la mâchoire forme l'os" sous le nom de squamosal, ou plus exactement peut-être sous celui de nique (préopercule Huxley); on désigne un os de recouvrement appliqué cartilage. Un second os, situé au-dessous et en avant, est le ptérygoïde, simple et auquel se réunit le palatin, qui se place dans une position sale derrière le vomer. L'arc extérieur de la mâchoire formé par des: couvrement, les intermaxillaires et les maxillaires (pièces cartilagine trales et adrostrales des larves) peut encore se réunir à l'os carré troisième pièce osseuse {quadrato-jugal); mais chez beaucoup de branches il reste incomplet, les maxillaires supérieurs faisant défaut. lette viscéral présente une réduction plus ou moins considérable, liée à d difications correspondantes dans la respiration branchiale (fig. 1052)
AMPHIBIENS. 1273
phibiens pourvus de branchies persistantes (Pérennibranches) possèdent un d nombre d’ares viscéraux tous semblables, tandis que dans les autres forces organes n'existent que 1 sitoirement pendant la pée larvaire. Ils sont alors au bre de quatre ou de cinq res, dont l’antérieure reprél'hyoïde et le plus souconstitue une pièce unique.
copule reste également sim-
Us dans la règle et les deux’ ua À iers arcs n'arrivent même Fig. 1052. — 1. Os hyoïde d'Urodèle. a, copule; b, arc hyoi-
s jusqu'à elle. Ceux-ci sont n effet deux simples stylets car-
hyoïde, subsistent encore les restes de deux arcs bran-
RL
. 1055. -- Ceinture scapulaire de Rana esculenta (d’après R. Wiedersm). — Sf, sternum osseux; Kn, sternum cartilagineux; S, omoplate; , commissure cartilagineuse entre l’omoplate et la clavicule Cl; Co, cocoïde ; Co‘, épicoracoïde ; », suture entre les deux épicoracoïdes; G, cavité oïde ; Fe, espace entre le coracoïde et la clavicule; Ep, épisternum.
hiaux; mais chez les Anoures à l’état adulte on ne retrouve plus qu'une seule paire d’arcs articulée au bord postérieur corps de l'os hyoïde et servant d'appareil suspenseur au AX.
. Les membres présentent toujours une ceinture scapulaire 1053) et une ceinture pelvienne, et l’on peut arriver à connaître bien plus sûrement les parties qui les constituent celles des membres, transformés en nageoires, des Pois- . Dans l'épaule on distingue facilement trois os : l'omo-
dien ; e, appendice postérieur de la copule ; 4 à 4, arcs branchiaux. — b. Os hyoïde de Bufo cinereus. a, copule ; b, cor- . nes de l’hyoïde; €, reste des arcs branchiaux (d'après Dugès).
ineux qui se réunissent à la pièce basilaire de l'arc situë au-devant d'eux os pharyngiens supérieurs font partout défaut. Chez les Salamandrines, outre
Fig. 1034. — Extrémi-
té antérieure d'un Amphibien (d'après Gegenbaur). — Les lignes ponctuées indiquent les rayons qui se rattachent au tronc de larchipterygium. A, humérus; R, radius; u, cubitus.
Le carpe primitif se compose de dix pièces : cinq 0s Carpiens 1 à 5 portent les doigts, trois r,é u, s’articulent avec les os de l’avantbras, etdeux ose €, sont situés au milieu.
late ou scapulaire, le procoracoïde et le coracoïde, auxquels vient s'ajouter un upra-scapulaire cartilagineux (fig. 1054). Chez les Urodèles, la ceinture sca-
1274 AMPHIBIENS.
pulaire est interrompue en dessous; chez les Anoures elle est au contraire co ‘nue, car les deux moitiés latérales se réunissent sur la ligne médiane par termédiaire d’une lame cartilagineuse, ou sternum, à laquelle s’ajoute en an un épisternum. Dans le bassin, la forme allongée des os iliaques est cara tique ; ces os fixés aux apophyses transverses d’une vertèbre se soudent extrémité postérieure avec Le pubis et l'ilion.
Le système nerveux des Amphibiens est encore très simple; il est déjà, beaucoup de rapports, supérieur à celui des Poissons (fig. 109). Le cerv toujours petit; sa conformation générale est essentiellement la même que cette dernière classe ; mais les hémisphères sont plus grands et la différen du cerveau iermédiaire et du cerveau moyen est pes avancée. Les
# optiques atte des dimensions :
* portantes, et lamo d le allongée scrit un large :
rhomboïdal trième vent Les nerfs € sont très | bu) R; Commeche ZX0I Le Zi : sons (fig. 40 Fig. 1055. — Nerfs crâniens de l’Anguis fragilis (d’après Wiedersheim). — : G, ganglion de Gasser d’où partent les trois branches du trijumeau V*, V?, seulement, en V:; en arrière est située une commissure du sympathique (Sy et Co), qui le facial et réunit le trijumeau au groupe du vague (pneumogastrique, IX, X). De celte commissure naît un ganglion sympathique (Gg), ainsi qu'une large anse qui vont aux anastomotique (Sym) avec le ganglion sympathique Gg'. VII, VIP, facial &les de l'œil émergeant par deux orifices distincts; #, anastomose du rameau palatin du facial avec le rameau maxillaire du trijumeau; #, entrée de la branche souvent encore ophthalmique du trijumeau dans la cavité nasale; Mm, Mm, rameaux que la F branche maxillaire fournit aux muscles masticateurs; EX, ganglion du dépendances du nerf vague; Li, laryngé inférieur; Ri, branche intestinale du nerf vague; XII, Jumeau, mais € hypoglosse (les deux premiers nerfs rachidiens) ; 3 à 6, nerfs rachidiens sui- le glosso- hart
vants ; 0, capsule auditive ; Scap, omoplate; À, œil; D, glande lacrymale; D','glande de Harder. et le spinal s0
gulièrement des branches du nerf vague ou pneumogastrique. L'Ange comme chez ces animaux, le premier nerf rachidien.
Les yeux ne manquent jamais, mais ils sont quelquefois périls et ru taires et cachés sous la peau, ainsi qu'on le voit chez les Protées, | qui b les eaux souterraines, et chez les Cécilies. Chez les Pérennibranches, les pières manquent complètement, tandis que les Salamandrines possède paupière supérieure et une paupière inférieure, et que les Anoures, à tion du Pipa, présentent, outre la paupière supérieure, une grande men nictitante très mobile. Chez les Bufo seulement, cette dernière est accom d'une paupière inférieure rudimentaire. Les Anoures se font encore remaï par une particularité singulière : l'existence d'un rétracteur au moyen du le globe oculaire peut être considérablement retiré dans l'orbite. La st de l'organe de l'ouie! se rapproche de ce que l’on observe chez les Po
astra to aivr cr émerqntr =
1 Voyez principalement les travaux de Deiters, de Hasse et de Retzius,
AMPHIBIENS. 1275
f chez les Anoures, il se réduit au labyrinthe et aux trois canaux demi-cirres; cependant il est déjà entouré d'un rocher. Les Anoures possèdent, en , une caisse du tympan qui communique avec l'arrière-bouche par une ge trompe d'Eustache, et qui est fermée en dehors par un tympan tantôt jre, tantôt recouvert par la peau, qu’une petite tige et une lamelle osseuses olumelle et opercule) mettent en relation avec la fenêtre ovale. Lorsque la caisse W tympan vient à manquer, ces pièces sont recouvertes par les muscles et par bpeau. Le limaçon rudimentaire, découvert par Deiters chez les Grenouilles, viste probablement chez tous les Amphibiens. Les organes de l'odorat sont des 1sses nasales toujours paires, offrant des replis formés par la muqueuse, et nt l'ouverture interne se trouve encore en avant, en dedans de la lèvre, ou St située, chez les Anoures et les Salamandrines, très en arrière entre la màhoire supérieure et les palatins. On peut considérer l'enveloppe cutanée si riche en nerfs, comme le siège de la sensibilité tactile. Le sens du goût existe égalenent, comme le prouve la présence des papilles gustatives sur la langue des noures. ( ù Eu plupart des amphibiens possèdent une grosse langue fixée par sa partie ntérieure et qui peut servir d'organe préhensile. L'œsophage est, comme chez és Poissons, large et court; l'estomac est ordinairement parfaitement distinct | rm et a la forme d’une cornue. L'intestin est ‘divisé en un intestin e étroit, exceptionnellement droit, présentant ordinairement des circonvotions, , ét en un gros inteslin, qui vient déboucher dans le cloaque, auquel est nexé en avant une vessie urinaire à parois minces. C’est dans le eloaque éganent qu'aboutissent les conduits génito-urinaires. Le foie existe toujours, ainsi » le pancréas et la rate. La cavité buccale présente une ouverture très large; d d'ordinaire, les os des mâchoires et du palais (vomer, palatin) sont armés de dents pointues, recourbées en arrière, qui servent non à broyer, mais à retemir la proie. Il est rare que ces dents manquent totalement, comme chez le pa et quelques Crapauds; elles existent toujours chez les Grenouilles sur la ächoire supérieure et le palais. Les Cécilies et les Urodèles présentent deux gées courbes supérieures de dents.
Les organes de la respiration et de la circulation des Ampliibiens nous offrent ssentiellement la même conformation que chez les Dipnoïques, de telle sorte " 1e ces animaux forment le trait d'union entre les Vertébrés aquatiques, qui es spirent avec des branchies, et les Vertébrés supérieurs, qui vivent dans l'air espirent par des poumons. Tous les Amphibiens sont pourvus de deux grands pulmonaire ils ont, en outre, soit pendant le jeune âge seulement, soit à à adulte (Pérennibranches, fig. 83), trois ou quatre paires de branchies, qui l tôt: sont renfermées dans une cavité recouverte par la peau du cou et ouverte térieurement par une fente, tantôt sont externes et constituent des appens cutanés arborescents ou pennés. À la présence des branchies correspond ours celle de fentes pratiquées dans la paroi du pharynx entre les ares hiaux.
Les poumons consistent en deux sacs assez grands, symétriques, qui offrent s plis saillants anastomosés entre eux, constituant des cavités celluleuses dont parois contiennent dans leur épaisseur des capillaires. Le développement
1976 AMPHIBIENS.
peu considérable de la surface de ces organes répond à des besoins res indique une respiration incomplète, ainsi que le prouvent aussi les mou respiratoires peu étendus, qui ne permettent que d’une manière très 1 le renouvellement de l'air. Il n'existe point de thorax, et ces mouveme produits d’une part par les muscles de l’os hyoïde, et de l’autre par les abdominaux. Le canal impair qui donne accès dans les deux poumons tantôt plutôt à une trachée, tantôt plutôt à un larynx par sa largeur« brièveté; chez les Anoures seulement, il constitue un organe vocal qui. des sons, et qui est souvent renforcé chez les mâles par un appareil n formé par un ou deux sacs communiquant avec l’arrière-bouche. La f et le développement du système vasculaire est en rapport intime avec les respiratoires. don.
A l’époque où la respiration branchiale existe seule, la structure du la disposition des grands troncs artériels sont tout à fait semblables à c&« Poissons. Plus tard, lorsque la respiration pulmonaire se développe, la Kg lation devient double, f cloison divise l'oreill deux, l’une droite gauche; la première les veines du corps, las les veines pulmonai charrient le sang a Le ventricule reste simple, et, par suite, Ë me nécessairement Ad mêlé ; il se continue Re sure As de Re MERE A nissent en Ad pour constituer l’aorte descendante; Ap, artère pul- animé de contracti: monaire ; Kg, vaisseaux de la tête; Br, branchies. miques, et. avec Jà cendante dont les crosses (ares aortiques, arcs vasculaires) sont déjà plus réduites. Chez l'embryon et pendant la période de larve, on trouve qua d'ares vasculaires qui entourent l'œsophage sans former de capillaires, et nissent, au-dessous de la colonne vertébrale, aux deux racines de l’ao dante. Lorsque les branchies apparaissent, les trois paires antérie: émettent des anses vasculaires qui constituent le système des capillair chiaux, et se réunissent à leur partie supérieure pour former les racines de. descendante (fig. 1056). La quatrième paire qui, du reste, est & branche de la troisième (Grenouille), ou a une origine commune ave le bulbe (Salamandre), n’a aucun rapport avec la respiration branchiale tit directement dans la racine de l’aorte. C'est cette paire inférieure un rameau aux poumons en voie de développement; telle est l'origi tère pulmonaire. Tandis que ces dispositions persistent pendant tout chez les Pérennibranches, on observe chez les Salamandrines et les : modifications très grandes qui accompagnent l’atrophie des branchi
1J.E.-V. Boas, Ueber den Conus arteriosus and die Arterienbogen der Amphi Jabrb., t. VIL. 4881.
AMPHIBIENS. 1277
ent au mode de distribution des vaisseaux chez les Vertébrés supérieurs. que le système capillaire des branchies vient à disparaître, la connexion du de l'aorte et de l'artère descendante est établie par de simples ares, qui ne as également développés, mais qui s’atrophient en partie de manière à contuer des canaux de communication étroits et plus ou moins oblitérés (canal | , fig. 1057). L'are antérieur, dont la partie branchiale émet les vaisde la tête à l'époque de la respiration branchiale, envoie des rameaux à la ingue et fournit les carotides, mais conserve le plus souvent de chaque côté un anal de communication (canal de Botal). Les deux arcs suivants forment d’'ordire les racines de l'aorte, d'où partent aussi quelques branches vers la tête. arc inférieur, souvent soudé à son point de départ avec le précédent, constitue artère pulmonaire, et présente également un canal de Botal grêle, parfois obliré. On voit fréquemment aussi des vaisseaux partir des racines de l'aorte et se iger vers la tête et la nu- . Chez les Anoures, qui par uite de la disparition des deux res branchiaux inférieurs, ne jossèdent plus que trois ares fasculaires, la racine de l'aorte st le prolongement de l'arc moyen de chaque côté et elle fournit des branches à la rézion scapulaire et au membre mtérieur; souvent aussi il en art sur un côté, l'artère viscérale. L’arc inférieur donne naissance à l'artère pulmo- … naire et à un gros tronc qui se rend à la peau du dos, sans 4 il subsiste aucun canal de Fig. 1057. — Cœur d’un Crapaud, avec les gros troncs vasculaires. communication, même obli- — Ad, crosse aort que droite; As, crosse aortique gauche;
né : : , : Ca, carotide; Cd, glande carotidienne ; Ap, artère pulmonaire ; ë, avec la racine de l'aorte. H, artère cutanée; M, artère mésentérique. :
lhez les Cécilies, l'appareil ès arcs vasculaires se simplifie considérablement ; deux troncs partent du bulbe Paorte outre l'artère pulmonaire, fournissent derrière le crâne l'artère célique se forment ensuite les racines de l'aorte. De même que chez les Poissons, S le système veineux se trouve intercalé une double circulation de la veine e, celle de la veine porte hépatique et celle de la veine porte rénale.
Les vaisseaux lymphatiques des Amphibiens sont bien développés et accompant les vaisseaux sanguins, constituant tantôt des réseaux, tantôt de larges maux (fig. 1058). Le canal thoracique se divise dans sa partie antérieure en branches et déverse le chyle et la lymphe dans les troncs veineux antéurs. Il existe ausi des communications entre les canaux lymphatiques et la ne iliaque. Dans certains points, des réservoirs lymphatiques sont animés contractions rythmiques et constituent alors des cœurs lymphatiques « 1059); c'est ainsi qu'il y a chezles Salamandres et les Grenouilles, deux de
1278 AMPHIBIENS.
ces cœurs sous la peau du dos dans la région scapulaire et deux autres immédi tement en arrière des os iliaques. Parmi les glandes vasculaires, il faut signal l'existence d
urinaires toujours:
Fig. 4058. — Membrane interdigitale de la Grenouille dont les vaisseaux sanguins et les vaisseaux lymphatiques ont été injectés (d'après Ranvier). — €, capillaires Canaux des sanguins; 2, capillaires lymphatiques; p, cellules pigmentaires. , primiti fs
duits de Wolff, fig. 1060 et fig. 1061). Ces canaux aboutissent au somme! papilles sur la paroi postérieure du cloaque, sans avoir de communication dir avec la vessie urinaire. Celle-ci es mée par un enfoncement spacie la paroi antérieure du eloaque:
développement de l'appareil rèn bute par l'apparition d'une paire reins céphaliques (pronéphros) sil très en avant, à côté des branchie derrière le péritoine. Ces organes 2 pri 4 continuent en arrière avec les ca : NAS \ MIE à segmentaires qui s'ouvrent de cha Fig. 4059. — Cœurs lymphatiques antérieurs de la Gre- côté dans la paroi dorsale du elo nouille (d'après Ranvier). — Y, vertébre; L, cœurs [Le pronéphros n’est point formé lymphatiques; t?, 4°, 1#, apophyses transverses des : À Re seconde, troisième et quatrième vertèbres; 4, are Un cordon cellulaire plein méso
de la troisième vertèbre; f, ligament intcrtransver- mique, mais par un sillon du feuil saire. ke:
la soudure de ses bords, s'allonge ainsi que le canal segmentaire et com que avec la cavité péritonéale, d'ordinaire par trois ou quatre orifices. Le segmentaire se termine d’abord en cul-de-sac en avant du cloaque. Un cellulaire, produit par le feuillet viscéral du péritoine vis-à-vis le rein cépha donne naissance au glomérule qui se réunit plus tard avec le rein primitif:
Les reins primitifs ne se développent que chez des larves plus àg longues d'environ un centimètre et demi, sans que les reins céphaliques s :
eurs canalicules enroulés t à leur extrémité inférieure mn canal urinifère qui s'ouvrira lus tard dans le conduit du Lrein primitif (conduit de Wolff).
Dans la partie postérieure. des primitifs, après ces cana-
lement de la même manière,
e réunissent aux premiers. Dans à partie antérieure, par contre.
| ne se forme pas de canalicues secondaires et les canalicuès primaires entrent en comnunication avec les testicules.
Les petits conduits qui sortent les reins primitifs dans cette sgion déversent le sperme dans conduit de Wolff, qui s’est formé pendant ce temps, ainsi ue le conduit de Müller, aux dépens du canal segmentaire.
En outre, dans la partie postérieure du conduit de Wolff inent déboucher les canaliurinifères de la portion rieure des reins primitifs fonctionnent comme orga- » sécréleurs de l'urine. Chez nelle les canalicules de la on urinaire ainsi que ceux la portion sexuelle déboudans le conduit de Wolff, ais le conduit de Müller prend and développement et de-
>s segmentaires primaires, :
veloppent au-dessus d'eux,
canalicules secondaires qui
AMPHIBIENS.
hient toujours jusqu'à disparaître complètement. Ils proviennent d'un nombre ou moins considérable de petits cordons pleins placés régulièrement les uns dre les autres, formés par le péritoine, dont ils se ent bientôt et qui se transforment en sacs creux. s forment chacun, à leur extrémité supérieure,
KL Fig. 1060. — Appareil génito- Fig. 1061. Appareil génito-
urinaire gauche d’une Salamandre mâle (d’après Spengel). — T, testicule; Ve, Canaux efférents; N, rein avec les canaux de sortie; Mg, canal de Müller; Wg, canal de Wolff ou canal déférent; K{, cloaque; Dr, glandes prostatiques.
urinaire gauche d’une Salamandre femelle. Le cloaque n’a pas été représenté (d’après Spengel). — Ov, ovaire; N, rein; H{, uretère correspondant au caual de Wolfr; Mg, canal de Müller transfor mé en oviducte,
Voviducte. Son extrémité antérieure est infundibuliforme et s'ouvre dans zavité péritonéale ; elle reçoit les œufs qui ont rompu les parois de l'ovaire ont tombés dans cette cavité. Dans son parcours le conduit de Müller décrit ieurs sinuosités ; il débouche latéralement dans le eloaque, après s'être fré-
1280 ; AMPHIBIENS.
quemment dilaté pour constituer une sorte d’utérus et après s'être réuni l'uretère. Le cloaque est remarquable par la présence chez les Salamandr suivant de Siebold, de glandes en forme de sac qui jouent le rôle de tacle séminal. Il semble ne jamais exister d’hermaphrodisme compl qu'on trouve chez les mâles des Crapauds et particulièrement chez ceux variabilis, à côté du testicule, le rudiment d’un ovaire. } Mäles et femelles se distinguent souvent par la taille et la couleur des ments, ainsi que par d’autres particularités qui n'apparaissent que pendant. saison des amours, au printemps et dans l'été. Beaucoup de Batraciens possèdent, par exemple, des poches vocales et présentent des rugosités au. chez d’autres, tels que les Tritons mâles, on voit apparaître à l’époque « couplement, des erêtes cutanées sur le dos. L'appareil génital mâle est d d'organes copulateurs externes chez la plupart des Amphibiens; € beaucoup d’entre eux s’accouplent, mais l'accouplement est un simple chement externe des deux sexes et a pour résultat la fécondation des « dehors du corps de la mère. Par contre les Sala terrestres et les Salamandres aquatiques mé sèdent des organes copulateurs ; les bords dut sont renflés en bourrelet ; ils entourent la fente € de la femelle pendant l’accouplement et rende possible une fécondation intérieure. Dans ce cas les œufs peuvent se développer dans l'inté corps de la femelle et les petits sont mis au mon état de développement plus ou moins avancé. Le p mode d'accouplement a lieu chez les Anoures.
Es se place sur le dos de la femelle, qu'il embr Fig. 1062. — Alytes obstetri- tement, généralement en arrière des pattes antë cans. Male avec 0 plus rarement dans la région des flancs en av pattes postérieures. pattes postérieures. Lorsque les œufs sortent du de la femelle, le mâle les féconde en y lançant sa semence par petits je rare que les parents se préoccupent du sort de leur progéniture, comm le cas par exemple pour le Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans, f et le Crapaud de Surinam (Pipa dorsigera). Chez le premier de ces le mâle, lorsque la ponte commence, tire à lui avec une de ses pattes pos le bout du chapelet formé par les œufs agglutinés et l'entortille autour cuisses en lui donnant la disposition d'un huit de chiffre qui serait. transversalement, puis 1l s'enfonce dans la terre humide et il ne se déba son fardeau que lorsque la période d’incubation est terminée. Le Pi place les œufs pondus sur le dos de la femelle ; ils y déterminent une hypi de la peau, qui se boursoufle autour d'eux, et de lasorte chacun d'eux setri dans une espèce d’alvéole, où non seulement il subit toutes les p développement, mais où encore le jeune reste jusqu’à ce que ses métam soient achevées. D'autres genres, par exemple le genre Notodelphys. y une poche incubatrice spéciale sous la peau du dos. Chez tous les Amphibiens les œufs sont fixés isolément sur des plantes aquatiques (! ou pondus en grosses masses informes (Grenouilles), ou disposés en
AMPHIBIENS. 1981
dons cylindriques (Crapauds). Les parois de l'oviducte sécrètent alors une stance albumineuse qui entoure les œufs et les agglutine les uns aux autres, - se gonfle beaucoup sous l’action de l’eau et prend la consistance et l'aspect e la gélatine.
» Les œufs sont petits; îls sont entourés d'une membrane vitelline; leur grosse ule germinative renferme de nombreuses taches germinatives qui, au moient de la maturité, à l'époque de la reproduction, se rassemblent au centre. La ésicule germinative à cette même époque se rapproche de la périphérie du | ellus au pôle supérieur; elle se transforme en pronucléus femelle après avoir présenté plusieurs phénomènes, qui ont été bien étudiés par 0. Hertwig et Van Bambeke ‘; puis, après s'être fusionnée avec le pronucléus mâle, formé par un spermatozoïde qui a pénétré dans le vitellus, elle devient le noyau de segmentation. Alors seulement commence la segmentation; elle est inégale et a observée très minutieusement dans l'œuf de la Grenouille et du Bombinator : 1M). Quand la segmentation est terminée, l'embryon apparaît sous la forme large disque germinatif clypéiforme, sur lequel se développe le sillon rimitif et de chaque côté les bourrelets dorsaux ou lames dorsales. Jamais à iueune phase du développement il n'existe chez les Amphibiens, et c'est là un raractère qu'ils présentent en communavec les Poissons, d'amnios, ni d’allantoïde, mveloppes embryonnaires qui sont si importantes pour les Vertébrés supérieurs ; ependant la vessie urinaire antérieure représente morphologiquement l'allan- . Les embryons ne présentent pas non plus de sac vitellin externe ë de leur corps, car le vitellus est de bonne heure entouré par les lames ales et détermine le renflement plus ou moins globuleux et prononcé du tre. Le rôle d'organe de nutrition et de respiration que l’allantoïde joue chez les Vertébrés supérieurs est ici rempli par un appareil respiratoire qui apparaît sur les ares branchiaux, et qui n'atteint son complet développement que pendant la période larvaire. Comme ia période de l'évolution embryonnaire est rès courte, les jeunes abandonnent de très bonne heure les enveloppes de l'œuf, + subissent alors une métamorphose plus ou moins marquée, au début de la-
E vost etDumas, Ann. se. nat. vol. IE, 1824. — E. von Baer, Ueber Entwicklungsgeschichte
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1282 AMPHIBIENS.
quelle la respiration est exclusivement branchiale. Cette métamorphose a : effet de faire passer la larve, rappelant à l'origine par son aspect et son n locomotion le type Poisson, par une série de phases intermédiaires qui pondent en partie à des formes persistantes, et dont le dernier terme. la conformation de l'animal adapté à la vie terrestre et dispèsé pour ra pour sauter. La larve, après qu'elle vient d'éclore, a comme le Poisson: comprimée latéralement et des branchies externes; elle est encore dé membres. Ceux-ci ne se montrent que beaucoup plus tard (fig. 1063). ; de leur apparition les sacs pulmonaires, qui se sont développés sur du pharynx, commencent à fonctionner parfois (Anoures) après que les a branchiaux externes ont été remplacés par des lamelles branchiales recouvertes par la peau, et qu'il s’est formé latéralement, sur le cou, branchiale pour permettre l'expulsion de l'eau. Enfin la respiration | cesse complètement par suite de l’atrophie des branchies et de leurs: la queue se raccourcit de plus en plus et disparaît entièrement, du m les Anoures. Dans les autres groupes le développement s'arrête à w plus ou moins avancée, qui représente alors l’organisation définitive de adulte. Ainsi chez les Salamandrines la queue persiste, chez les Pérenn
laqueue per
que les bran au moins 1 branchiales (Dérotrèmes), bres sont res,ou même antérieure se veloppe. De classification de ces animaux présente des rapports ne une espèce de parallélisme avec leur embryologie. :
Les Amphibiens sont destinés à vivre dans l’eau. pendant toute Let ou seulement pendant la période larvaire, mais dans ce dernier cas ils cho pour domicile des endroits humides ombragés, situés dans le voisina car la respiration cutanée nécessite chez tous une atmosphère humi vivent isolément, cachés pendant le jour dans leurs retraites, d'autre traire se rassemblent en grand nombre à l’époque des amours, mais cipalement au crépuscule pour chasser leur proie. Chez beaucoup d° outre Nes changements de coloration déterminés par l'âge, le sexe on observe encore des phénomènes du même ordre, placés sous l système nerveux et causés par les mouvements des chromatophores. . peuvent produire des AO les Tritons eux-mêmes PÉOIPAEE de faible ments.
La nourriture des Amphibiens se compose presque dub d'Ins Vers, et principalement de substances végétales pendant la période Leurs besoins sous ce rapport sont peu considérables, car la vie est che active ; leurs mouvements sont lents et leur activité psychique presque grand nombre peuvent rester des mois éntiers sans prendre de nour
Fig. 1065. — Larve de Dactylethra (d'après Parker).
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