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Fig. 95. — Système trachéen d’une larve d'Agrion, d'après L.
Dufour. Tst, troncs trachéens ; Kf, branchies trachéennes ; Na, les trois stemmates .
même pour que la vie puisse se maintenir, il est indispensable que la tempé-
- rature propre du corps ne varie que dans des limites très étroites, aussi l’or-
Paris, 1855. — Id. Les phénomènes physiques de la vie. Paris, 1869.
ganisme possède-t-il une série de régulateurs destinés, quand la température du milieu ambiant augmente, à diminuer la production de la chaleur animale (ralentissement de la nutrition), ou à abaisser la température du corps par aceroissement du rayonnement (évaporation de la sueur), et inversement, quand la température s'abaisse, à augmenter la production de chaleur (activité de 14 uutrition causée par une alimentation plus abondante, mouvements plus rapides), et parfois aussi à diminuer la déperdition de calorique par le développement d'une enveloppe protectrice plus efficace. Quand quelques-unes des conditions. nécessaires au fonctionnement de ces régulateurs font défaut (alimentation insuffisante, corps de petite taille dépourvu d’une enveloppe pro- . fectrice efficace), l'établissement du sommeil hibernal (sommeil estival), ou, quand l'organisme ne peut pas supporter une diminution passagère dans l'ac-
… | Noy. Bergmann, Ueber die Verhällmsse der Warmeükonomie der Thiere zu ihrer Grüsse. Güttinger Studien, 1847. — Bergmann et Leuckart, Anatomisch-physiologische Uebersicht des Drierreichs. Stuttgart, 1852. — Gavarret, De la chaleur animale produite par les êtres vivants
tivité de la nutrition, les phénomènes remarquables de la mener rss 2
voyageurs) viennent rétablir l'équilibre.
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— Jeune Distome d’après Fig. 97. — Coupe lon- La Valette. Ex, troncs du système gitudinale de la
aquifère ; Ep, orifice excréteur ; Sangsue. D, tube di- 0, bouche située au milieu de la gestif; b, cerveau ; ventouse orale; $S, ventouse abdo- Gk, chaîne ganglionminale ; Ph, pharynx ; D, branche naire; Ex, canaux du tube digestif. excréteurs (système aquifère) (d’après Leuckart).
Organes de la sécrétion — Les organes de la respiration tiennent en quelque sorte le milieu entre ceux de la nutrition et ceux de l’excrétion ; ils absorbent de l'oxygène et exhalent de l'acide carbonique. Outre ce gaz, il y a encore une foule de substances excrémentitielles, qui des différentes parties du corps passent dans le sang, d’où elles sont
“expulsées pour la plupart, sous
forme liquide, par l’intermédiaire des organes de sécrétion.
Ce sont des glandes, de structure simple ou complexe, formées par des dépressions de la peau ou de la surface intestinale, et qui se laissent ramener à la forme de tubes simples ou ramifiés, de canaux disposés en grappes ou en lobules.
Parmi les substances diverses qui sont expulsées du sang à l’aide du revêtement épithélial des parois glandulaires, et. parfois aussi sont employées à d’autres fonctions secondaires, les produits de décomposition azotés sont particulièrement importants.
Les organes, qui sécrètent ces produits ultimes de l'échange de
‘la matière, sont les organes wri-
naires ou reins. Représentés chez les Protozoaires par la vacuole pulsatile, chez les Vers ils constituent les vaisseaux aquifères.
Ces derniers forment un système
de canaux ramifiés qui prennent leur origine dans les tissus parenchymateux ou dans la cavité viscérale du corps par des orifices ciliés en dedans et en forme d’entonnoir. Dans ce dernier cas, les entonnoirs ciliés présentent d'ordinaire une large ouverture. Chez les Vers plats, deux troncs latéraux, s'ouvrant à l'extrémité postérieure du corps par une portion commune dilatée (rnemee 4 contractile), forment l'appareil vecteur (fig. 96). Li
… Chez les Vers annelés, les reins se répètent par paires dans les segments et sont désignés sous le nom de canaux en lacets ou d'organes segmentaires (fig. 97 et 98). C'est à eux aussi qu'il faut probablement rapporter la glande du test des Crustacés, ainsi que les organes pairs chez les Mollusques acéphales, impairs chez les Gastéropodes, connus sous le nôm de corps de Bojanus, qui commu- niquent par un orifice interne avec la portion péricardique de la cavité gé- nérale du corps. Chez les Arthropodes à respiration aérienne ainsi que chez certains Crustacés (Orchestia), les organes urinaires (canaux de Malpighi) sont des appendices de l'intestin terminal ; chez les Vertébrés ils atteignent leur plus haut degré de développement; ce sont les reins, qui débouchent au dehors le plus souvent par des orifices spéciaux, réunis dans la règle avec l’ap- Pe génital. Mais ici aussi, chez les représentants inférieurs du groupe, ils issent au ‘début sous la forme de canaux en lacets commençant par des orifices en entonnoir libres dans la ‘cavité générale », du corps et déant dans deux canaux des reins primi- tifs (embryons de | Squales) (fig. 99).
Les reins pri- mordiaux, chez les Vertébrés, ne débouchent pas, comme les orga-
nes ségmentaires Fig. 98. — Organes segmentaires d’un Ver Fig. 99. — Organes segmentaires des Annélides annelé. Ds, cloisons qui séparent les d’un embryon de Squale. Wir ,pavil- | h ? anneaux ; Wér, pavillons eiliés, termi- . lons ciliés; Ug; uretère primitif chacun par un naisons des canaux enroulés en peloton (d’après G. Semper).
pore latéral dis- (d'après G. Semper).
tinct, mais aboutissent dans chaque moitié du corps dans un canal commun, qui se termine dans l'intestin terminal; ils offrent en outre cette particularité caractérisque pour les Vertébrés, qu'ils présentent dans leur trajet des corpuscules de Malpighi, c'est-à-dire une Sri d’ampoule, qui renferme un paquet ou glomérule de vaisseaux (fig. 100).
- La surface extérieure du corps est trs souvent le siège de certaines sécrétions, “qui remplissent aussi un rôle important dans Hbcbhatite et peuvent servir de moyen de protection et de défense. Il en est de même de certaines sécrétions produites par des glandes situées au commencement ou à l'extrémité du tube intes- tinal (glandes salivaires, glandes à venin, glandes à soie, glandes anales (fig. 101). A la catégorie des glandes cutanées ‘appartiement en première ligne les
glandes sudoripares et les follicules sébacés des Mammifères, dont les unes, par suite de l’évaporation de leur sécrétion fluide, concourent à abaisser la température du corps, et dont les autres rendent les téguments mous et souples. On peut considérer comme faisant partie de ces dernières les glandes coccygiennes des Oiseaux aquatiques, chargées d'huile les plumes et
même les glandes cutanées unicellulaires ou polycellulaires, qui sont si répandues chez les Insectes, appartiennent pour la plupart à la catégorie
Ontrouve,surtoutdans
Fig. 101. — Tube digestif et ]Jes téguments des Molglandes annexes d’un Carabe.
urinifère et glomérule de Malpighi, de la
d'enduire
de les empêcher ainsi de se mouiller. De
des glandes sébacées.-