‹ Traité de zoologieChapitre 34 sur 434 · CHALEUR ANIMALE · texte numérisé non relu

CHALEUR ANIMALE

qui absorbent peu d'oxygène, n'étant pas en état de brûler beaucoup de principes organiques, ne peuvent transformer qu'une petite quantité de force latente

en force vive. Non-seulement la production de travail muscu- Jaire et nerveux est relativement très médiocre, mais enccre

la quantité de ces mouvements moléculaires particuliers qui se manifestent sous forme de chaleur est extrêmement mi- . mime. Les animaux qui produisent peu de chaleur ne peuvent pas se soustraire aux influences de température du mi- lieu qui les entoure : observation qui s'applique aussi aux animaux à respiration aérienne, chez lesquels la production de chaleur est très considérable, l'échange de la matière très - actif, mais dont la masse du corps, très petite, présente une surface relativement considérable au rayonnement de la cha- - leur (Insectes). Chez ces deux catégories d'animaux, la tempé- - rature du corps est déterminée par celle du milieu ambiant; - elle s'élève et s’abaisse avec elle. C’est pourquoi la plupart des animaux inférieurs sont dits à température variable, ou encore, mais avec moins de justesse, à sang froid. Au contraire, les animaux supérieurs, dont les organes respiratoires sonthien développés et qui sont le siège d'une activité vitale . très'intense, engendrent une somme de chaleur considérable ; protégés d'ailleurs contre une radiation trop rapide par la grosseur de leur corps et par un revêtement de poils et de plumes, ils peuvent, malgré les variations de la température extérieure, conserver une partie de leur chaleur, posséder, * en un mot, une chaleur propre constante; de là leur est venu le nom d'animaux à sang chaud ou homæothermes. Pour que les phénomènes vitaux s’accomplissent normalement, ou

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