ORDRE APODA', GYMNOPHIONA. APODES
— Amphibiens vermiformes, recouverts de petites écailles, dépourvus de membres et munis de vertèbres biconcaves.
—. Le corps allongé, privé de membres et de queue, de ces animaux, a Lant d'analogie avec celui des Serpents, qu'on ne saurait s'étonner si les anciens zoolo- gistes les ont compris longtemps parmi ces derniers. La structure de l'épiderme rappelle aussi le revêtement écailleux des Reptiles, quoique les écailles soient rès petites et forment par leur disposition des rangées transversales; mais l’ensemble des téguments a une consistance molle comme chez les Anoures (fig. 1064). Horganisation interne et la respiration branchiale des Apodes, dans le jeune âge, les rangent décidément parmi les Amphibiens, dont ils forment sous bien des rapports le groupe le plus dégradé. Le squelette en particulier se fait remarquer par ses vertèbres biconcaves et par la corde dorsale qui est pneu
Mn) jus TU mr D iii Fig. 1064. — Siphonops mexicana (règne animal).
4 8 crâne osseux, pourvu d'une double apophyse articulaire, est solidement uni aux os de la face; les maxillaires et les palatins portent de petites dents Fécourbées en arrière. L'os hyoide indique par sa grosseur et par le nombre Presque complet (quatre) des paires d’arcs, la persistance chez l'adulte de la Téspiration branchiale larvaire. Sur toute la longueur de la colonne vertébrale, excepté sur la première et la dernière vertèbre, on trouve de petites côtes udimentaires. Les os de l'épaule et du bassin ainsi que les membres correspondants, manquent totalement. La bouche est petite ; elle est située sur la face inférieure de la tête. Les deux narines sont placées en avant sur le museau, et, dans leur voisinage, il existe chez beaucoup de genres, de chaque côté une petite ètte. Ces fausses narines aboutissent à des canaux de même que les fossettes
10utre les ouvrages de Schneider, Duméril, Tiedemann, Rathke, de Blainville, Gervais, Peters, Noyez : J. Müller, Beiträge zur Anatomie und Naturgeschichte der Amphibien. Treviranus. Zeitschrift für Physiologie, vol. IV, 1832. —R. Wiedersheim, Anatomie der Gymnophionen. Jena,
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Les à Aria vivent sous terre. Leurs vou sont petits et recouverts par laf ils n’en présentent pas moins, ainsi que l'a démontré Leydig, toutes les’ essentielles de l'œil des Vertébrés. Il existe aussi une grosse glande de‘# La membrane du tympan et la caisse tympanique manquent. Dans leur or sation interne il faut noter l'asymétrie des poumons. Comme chez les & le poumon droit présente des dimensions beaucoup plus COIAERE q de gauche, toujours plus ou moins atrophié: : CRUE: Les Cécilies appartiennent aux contrées tropicales de l'Amérique ‘du de l'Inde; ils se tiennent comme les’ Lombrics ‘dans ‘des: trous en te nourrissent principalement de larves d’Insectes. L'histoire de leur déve n\ est encore qe peu connue ; ; on sait cependant, par les observatior
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comme des branchies, et qui rappellent les branchies externes sr des larves de Notoldelphys ovigera. F Fan. COEGILUDAE. Caractères de l’ordre.
Coecilia L. Une fossette au-dessous de chaque narine. Museau Er Dents. mm: et palatines courtes et coniques. C. lumbricoidea Daud. Lg Shaw). # roslra Amérique du Sud.” RD Le re Siphonops Wagl. Une fossette inde re HER entre l'œil si les narinesé Musa Corps: large et ‘annelé. Les yeux, s’aperçoivent, nettement par transparenc de la peau. S. mexicana Dum. Bibr. S. annulata Wagl., Brésil. . Epicrium Wagl. (Ichthyopis Fitz.). Une fossette au-dessous dé ‘éhaqué œil. Tête Corps grêle, annelé. E. hypocyanea Wag]., di be Rhinatréma' Dum. Bibr. (mt de fossette). Rh: bivittata Dum. Bibr., Cayenne. - EMA HE ÉTÉ HET ‘ On peut considérer comme un ordre éteint dpi ] THODONTES qui appartiennent aux formations triasiques, p carbonifères, et qui réunissaient d'une manière remarquable les c distinctifs des Ganoïdes et ceux des Urodèles (fig. 1065). Ces animaux -P° de petits éeussons ventraux, des vertèbres amphicæles et des dents st structure spéciale d'où ils tirent leur nom, implantées dans. des ï semblables à celles des Crocodiles. On a découvert aussi qu'ils pos des ares branchiaux dans le jeune âge (Archegosaurus). Beaucoup eux sont d’une taille considérable, dépassant même celle des ù Vraisemblablement il faut rapporter aux Labyrinthodontes l'animal gig nommé Chirotherium, dont les pieds ont laissé leurs empreintes dans bigarré d'Angleterre et d'Allemagne, que les uns ont rangé parmi les ! les autres parmi des Marsupiaux (Pedimanes). Owen a séparé. den r formes les plus anciennes qui offrent un crâne cuirassé, et en a a formé un
1 Oppel, Ueber die Classifikation der Amphibien. Munich, 1811. — F. Lerdil Schleichenlurche. Ein Beitrag zur anatomischen Kenntniss der Amphibien. Leitsc Lool., ie XVII.
: URODÈLES: 1285 écial sous le nom de Ganocephala. Arehaggeurus Goldf. 4. Dechenii Goldf.
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065. — Nuls Braunû. ‘4! Crâne vu d'en haut ; 2 9, vu ‘d'en bas; 3, vu de côté ; E plaques ‘la’ gorge ;'5, troisième dent du palais de grandeur. naturelle ; 6, coupe longitudinale de la même; coupe, transversale ; 8,-un quart de la coupe transversale for tement grossi.,
drerpeton Owen. Mastodonsaurus Jaca Capitosaurus Münst. Tonton aun, els, | ‘ 2. ORDRE
14 be. URODELA CAUDATA. URODÈLES
Amphibiens à peau nue, de forme allongée, munis le plus souvent de quatre membres courts et d'une queue persistante, avec ou sans branchies parer: Ernest 8! Lo
; Le Corps allongé et arrondi, toujours nu, se termine par une queue longue,
7 Éompritnée latéralement; il possède, en général, deux paires de pattes courtes ès éloignées l'une de l’autre, et qui aident l'animal à se pousser en avant rsqu’il rampe sur le sol, et lui servent de rames pour nager avec cie dans 'éau (fig. 1066). Les pattes postérieures ne font tout à fait défaut qu'exceponnellement (Sirène), tandis que les pattes antérieures se réduisent à de petits ignons. La forme du corps et la structure des membres indiquent déjà que Urodèles vivent principalement dans l’eau. Certains même sont munis,
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1986 = URODÈLES. :
outre des poumons symétriquement développés, de trois paires de branchik externes offrant l'aspect de houppes ramifiées et saillantes sur les côtés du
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Fig. 1066. — Menobranchus lateralis (règne animal).
(Pérennibranches). D'autres (Dérotrèmes) se débarrassent de leurs branchies à mesure qu'ils se développent, mais conservent pendant toute leur ie un orifice branchial de chaque côté du cou; d’autres enfin perdent même ce dernier vestige (Salamandrines), et offrent dans l’ensemble de leur organisation : degré le plus élevé de l’ordre. Chez les premiers, les vertèbres sont encore biconcaves comme celles des Poissons et entourent le reste de la corde; les Salamandrines, au contraire, ont des vertèbres avec une tête articulaire & avant et une cavité en arrière. Les vertèbres dorsales présentent toujours de apophyses transverses, auxquelles sont attachées des côtes rudimentaires; où trouve aussi dans la région caudale de la colonne vertébrale des ares inférieurs qui constituent un Canal destiné à recevoir les vaisseaux de la queue: L crâne, plat, n’est pas toujours complètement ossifié ; car, chez les Pérennibranthe surtout, des parties membraneuses et cartilagineuses du crâne primordis persistent. Les yeux, relativement petits et parfois rudimentaires, sont placé sous la peau transparente, et, sauf chez les Salamandrines, manquent d paupières distinctes. L'organe de l'ouie est toujours dépourvu de LS di tympan et de caisse fympanique. Les narines sont situées à l'extrémité « museau; les fosses nasales sont peu développées; elles traversent la partie anté 2 rieure ss la voûte du palais, immédiatement derrière la mâchoire. L'armatur de la cavité buccale se compose de petites dents à crochet, pointues, implantée dans la mâchoire inférieure sur un seul rang, et sur la mâchoire supérieure e aussi sur le palais sur deux rangs. La langue est soudée par toute sa face infé rieure avec le plancher de la cavité buccale et n'est libre qu’au bord, entre À branches recourbées de la mâchoire inférieure.
Les Urodèles sont en général ovipares, rarement vivipares (Salamandra). M même dans le premier cas, il y a dans la règle un véritable accouplement € | une fécondation intérieure; les lèvres renflées des fentes cloacales s ‘appliquen er l’une contre l’autre; le sperme du mâle est déversé dans le cloaque de la femell et s'y conserve pendant très longtemps dans des glandes qui remplissent la fon tion de réceptacles séminaux. Le développent présente une métamorphos plus ou moins complète, suivant que l'animal occupe un degré plus ou mo ir élevé; il présente, quant à la respiration et à la formation du squelette et membres, des phases diverses qui persistent à l’état adulte chez les fo inférieures. A leur sortie de l'œuf, les Salamandrines sont de petites lar: grèles, pisciformes, présentant une peau ciliée, des branchies externes en f0 de touffes et une queue comprimée latéralement et bien développée, mai de membres antérieurs, ni postérieurs. Lorsque la croissance est plus avai
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URODÈLES. | 1987
les deux membres antérieurs sortent de la peau à l’état de petits moignons pourvus de doigts à peine distincts; plus tard apparaissent les membres postérieurs, ont les parties se différencient et se séparent peu à peu. Alors les branchies ternes tombent et leurs orifices se ferment. Chez les Salamandres terrestres, subissent cette métamorphose dans l'utérus soit en partie (S. maculata), soit mplètement (S. atra), la queue encore comprimée prend définitivement la me d'une queue cylindrique qui répond mieux aux besoins de l'animal adulte {raînant sur le sol humide. Ces phases successives du développément des lamandres terrestres correspondent à des états permanents chez la Sirène, “chez les autres Pérennibranches, les Dérotrèmes et les Tritons. L'Axolotl, que usqu'ici l'on a classé parmi les Ichthyoïdes, présente desrapports remarquables «qui n'ont pas été encore parfaitement éclaircis. Cuvier, Baird et quelques autres regardaient comme la larve d’une Salamandrine. Suivant les observations de néril faites au Jardin des Plantes de Paris, les jeunes individus provenant des fs d'Axolotl perdent leurs branchies et prennent la forme du genre Amblystoma, mais sans se reproduire sous cette forme‘. Des recherches plus récentes ont me montré que les larves d’Axolotl subissent toujours cette métamorphose, lorsqu'on les nourrit suffisamment et qu'on les force à respirer au-dessus de - l'eau”? Les formes mexicaines qui vivent à l'état de liberté paraissent persister : toujours à l’état d'Axolotl, probablement par suite des conditions naturelles dans squelles elles se trouvent. On a du reste occasionnellement observé des espèces le Tritons pourvues à l'état adulte de faisceaux de branchies parfaitement déveoppés (de Filippi”, Julien, Ebner). II s'agissait ici (comme peut-être aussi pour s Axolotls) d’un retour à la forme de Pérennibranche. . Les Urodèles se tiennent pour la plupart dans l’eau, quelquefois dans les fonds . vaseux, et vivent de rapine; ils mangent les Vers, les Limaçons et les petits ani- . maux aquatiques; les plus gros recherchent le frai et chassent les Poissons. Les - Salamandres et plusieurs espèces de Tritons habitent à l’état adulte les lieux hu- » mides et ombragés, et cherchent leur nourriture au crépuscule sur le sol. Cet ordre renferme vingt-cinq genres, dont huit comprenant seize espèces sont-euro-