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SOUS-ORDRE Ichthyoidea‘. Ichthyoïdes

… Urodèles pourvus ou non de trois paires de branchies externes, d’un

1 Les observations de Duméril ont été confirmées récemment par mademoiselle Marie de hauvin, qui a vu aussi s’opérer et qui a décrit avec détails la transformation des Axolotls en blystomes.

Les Amblystomes se reproduisent par des œufs comme les Axolotis. Blanchard a en effet 4 rip à l'Académie des sciences, en 1876, que ces animaux ont pour la première fois pondu s la ménagerie du Muséum. Il n’est donc point exact, comme ou l'a prétendu, que ces Baiens, parvenus à l'âge adulte, soient stériles.

Zeitschrift für wissenschaftliche Zoologie, vol. XXVII, 1876, et Comptes rendus de l’Académie sciences, vol. LXXXIL, 1876.

A. Weisinann, Ueber die Umwandlung des mexicanischen Axolotl in ein Amblystoma. Leïtsch wiss. Zool. 1876.

5 De Philippi, Sulla larva del Triton alpestris. Archivio per la Zoologia. 1864,

4 Configliachi et Rusconi, Del Proteo anguino di Laurenti. Paris, 1819. — Lai, Annals

1988 ; — URODÉLES.

orifice branchial persistant, d’yeux petils avec ou sans replis palpéb circulaires, de vertèbres biconcaves, semblables à celle des Poissons, d’une notocorde bien développée. ne

nbiindinens

Les Ichthyoïdes occupent parmi les Urodèles le degré le plus inférieur sous le rapport des fonctions de la respiration et de la structure du squele sous celui de l'organisation générale; ils offrent, en quelque sorte, comme permanent, les phases du développement des Salamandrines. Le squelette ractérisé par des vertèbres amphicæles et par la persistance des restes bien, servés de la corde. Les yeux sont petits et recouverts par la peau transpare Les dents palatines, semblables aux dents en brosse des Poissons, sont dispi par rangées et recouvrent la voûte palatine, ou forment au bord antérieur des latins un arc recourbé. Les pattes sont faibles et rudimentaires, ter antérieures par trois ou quatre doigts articulés, et les postérieures p

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Fig. 1067. — Cryptobranchus Japonicus.—- 1, Le squelette avec les contours de l'animal ; 9, Grâne du Primigenius: a, maxillaire supérieur; D, maxillaire inférieur; c, vomer; d, sphénoïde; e, | f, occipital ; à, à, cornes de l'os hyoïde; k, tympanique ; /, omoplate. Re cinq orteils; les orteils peuvent aussi rester rudimentaires, et ne pas & culés. Chez quelques espèces (Dérotrèmes), les branchies externes disparai durant le développement libre; mais une ouverture branchiale exteri siste de chaque côté du cou, entre les deux derniers ares de l'os hyoïde Salamandre gigantesque (Cryptobranchus, fig. 1067) fait seule exception à règle, etétablit ainsi le passage aux Salamandrines. Les Ichthyoïdes atteig une grande taille ; ils häbitent les eaux profondes, dans la vase, rareme

of the Lyceum of New-York, vol. I. — Hyrt}, Cryptobranchus japonicus. Wien, 1865. lant, Mémoire pour servir à l’histoire anatomique de la Sirène lacertine, Ann. Sc. nat., 4° vol. XIX, 1863.

URODÈLES. 1989

terre dans des cavernes, et vivent de Vers et de Poissons. Parmi les fossiles tertiaires que présente ce groupe, on remarque le fameux Homo diluvi testis Andrias Scheuchzeri).

1. GROUPE. PERENNIBRANCHIATA. Branchies AE Ad En général pas de rillaires supérieurs. Vomer et palatins armés de rangées de dents.

… A. Fan. Smenmas. Corps allongé, anguilliforme. Pattes antérieures rudimentaires frant 3 ou 4 orteils. Les membres postérieurs manquent. Trois ouvertures branules de chaque côté. Palatins garnis de rangées de dents. Mâchoires dépourvues de lents, avec un revêtement corné.

Siren L. S. lacertina L. Eaux stagnantes de la Caroline du Sud. Atteint fee à trois ieds de longueur.

. Fam. Proremas. Corps allongé, cylindrique. Pattes antérieures pourvues de trois s orteils. Pattes postérieures placées très en arrière et offrant deux orteils. Deux ertures branchiales seulement de chaque côté.

Proteus Laur!. (Hypochthon Merr.). Museau long, tronqué par devant. Yeux très petits. ts palatines sur deux longues rangées. Pr. anguinus Laur. Couleur de chair; habite eaux souterraines de la Carniole et de la Dalmatie.

5. Fa. Menosrancmipas. Corps allongé. Tête assez large. Paltes pourvues de quatre eils. Quatre ouvertures branchiales persistent de chaque côté.

enobranchus Harl. (Necturus Raf.). Tète large et plate. Uuverture buccale grande,

urvue de lèvres épaisses et charnues. Pattes offrant quatre orteils rudimentaires. Pajaïis armé d’une longue rangée courbe de dents. M. lateralis Say., Mississipi. Offre,

paraît-il, avec le genre- Batrachoseps Bonap. les mêmes rapports que le Siredon avec Deniystome (Cope).

C’est iei qu'il faudrait placer le genre Siredon Wagl.. Axolotl, s’il représentait vraiment une forme autonome. S. pisciformis Shaw. et S. maculatus Baird. Les larves sortent lœufs isolés ou agglutinés pondus dans l’eau; elles ont de 14 à 16 millimètres de longueur, sont privées de pattes et offrent 3 paires de filaments branchiaux. Elles perdent . au fur et-à mesure de leur développement, d’après les observations répétées de Duméril, les branchies, la crête dorsale et caudale, et revêtent la forme de l’Amblystoma (deuxième génération sexuée).

2. GROUPE. DEROTREMA. Pas de branchies. Ordinairement une ouverture branchiale externe de chaque côté du cou. Des maxillaires supérieurs. Des dents palatines placées en général sur un seul rang.

À. Fan. Ampæmromipar. Corps allongé, anguilliforme. Pattes courtes très éloignées l’une de VPantre, offrant ou trois ou deux orteilsrudimentaires aux membres antérieurs et postérieurs. mphiuma L. À. tridactyla Cuv. (A. means L., deux orteils seulement), Floride. 2. Fax. Menorompas. Habitus des Salamandre. Tête large. Quatre orteils aux pattes antérieures et cinq aux pattes postérieures. Dents palatines sur des rangées courbes parallèles aux dents maxillaires.

Menopoma Marl. Les ouvertures branchiales existent. M. alleghaniense Harl., habite les : de la Pensylvanie et de la Virginie. Atteint 2 pieds de longueur. ryptobranchus V. d. Hæv. (Sieboldia Bonap.). Les ouvertures branchiales manquent. japonicus V. de Hæy., atteint plus de 3 pieds de longueur, Japon.

Salamandrina®. Salamandrines

» Wiedersheim, Zur Fortpflanzungsgeschichte des Proteus anquineus. Morph. Jahrb., t.IIL. 1877. 2 Latreille, Histoire naturelle des Salamandres de France. Paris, 1810. — Rusconi, Amours

1290 URODÈLES.

Le corps, plus ou moins semblable à celui d’un Lézard, manque à l'état adulte de branchies externes et d'ouvertures branchiales, et présente toujours des membres antérieurs et postérieurs, dont les uns sont pourvus ordinairement cinq doigts et les autres de quatre. Il existe toujours aussi des paupières bi développées et une tête articulaire sur la face antérieure du corps des vertèbres Les dents palatines forment deux rangées réunies parfois au bord postérieur palatins sur la‘ligne médiane. Chez le Plethodon, les dents garnissent aussi parasphénoïde. La peau humide, visqueuse est plus ou moins verruqueu suite des nombreuses glandes dont elle est couverte et qui sécrètent meur laiteuse, âcre et corrosive. Quelquefois ces glandes s'accumulent, su aux alentours de l'oreille, comme chez les Crapauds. Les Sala et sèdent la propriété curieuse de changer de couleur (chromatophores).

Au printemps ou au commencement de l’été, époque de la reproduc deux sexes présentent des différences assez considérables. Partout il y a w accouplement, et la fécondation des œufs a lieu dans l'intérieur du corps” mère. Les mâles, munis souvent d’une crête dorsale, éntourent-avec les | renflés de leur fente cloacale, dont la face interne est garnie de papilles

FA glandes, la fente correspondante de la femelle et versent dans son intéri liqueur séminale. Suivant de Siebold, le sperme est reçu dans de petit tacles vésiculeux situés près de l'orifice de l'utérus. Les Salamandres aqu: (Tritons) pondent leurs œufs sur des plantes; les Salamandres terrestres à traire sont vivipares; les petits subissent leur métamorphose plus ou complètement dans le corps de la mère. La Salamandre terrestre tachetée duit de trente à quarante larves, mesurant 12 à 15 millimètres de long RL de ia a et de branchies externes. La Salamandre ‘ter

dans cette espèce, portent au moins deux fois par an. 2 . L'ancienne division de Laurenti, en Salamandres terrestres et “als

aquatiques, a été abandonnée depuis les travaux de Eschudis Penaparies

Gray, etc. cha0 me €

1. Fam. Mozeidas. Palatins présentant au bord postérieur un appendice con triangulaire, où les deux rangées longitudinales de dents palatines a à en de V.

Molge Merr. (Ellipsoglossa Dum. Bibr.). Pattes postérieures munies de cin Corps grêle, pourvu de parotides. Queue épaisse, arrondie brusquement | à l'ex Langue très grande soudée sur toute sa face inférieure. M. naevia Schleg., Japon dactylium Str. Pattes postérieures pourvues de quatre orteils.

des Salamandres aquatiques. Milan, 1821. — Id., Histoire naturelle, développement e! morphose de la Salamandre terrestre. Paris, 1854. — Von Siebold, Observationes qua Salamandris et Tritonibus. Berolini, 4828. — Id., Ueber das receptaculum seminis der chen Urodelen. Teïtschr. für wiss. Zool., 1858.— Cope, On the primary divisions of t mandridae. Proceed. Acad. of Philadelphia. 1859, — Fr. Leydig, Ueber die Molche des bergischen Fauna. Arch. für Naturg., 1867. — Al. Strauch, Revision der Salamandergu Mém. Acad. science. Saint-Pétersbourg, 1870. — R. Wiedersheim, Salamandrina. pe und Geotriton fuscus. Genua, 1875.

URODELES. 1291

9. Fam. PzermoponTinar. Bord postérieur des palatins tronqué obliquement. Rangées de dents palatines moins longues, convergeant plus ou moins nettement de manière à former en arrière un angle obtus.

. Plethodon Tsch. Dents palatines sur deux rangs obliques, courts, dont les extrémités . postérieures ne se joignent pas. Parasphénoïde garni de dents disposées très en arrière en deux groupes allongés. Langue très grande, soudée à sa face inférieure avec le plancher de la cavité buccale seulement par une bande étroite. La peau du dos forme un pli ertical. P. glutinosus Green. Depuis le Massachusetts jusqu’à la Floride. Desmognathus Baird. La moitié postérieure de la langue est libre et peut se retourner én dehors. Hemi- — dactylium Tsch. Spelerpes Raf. Sp. fuscus Bonap., Italie. Batrachoseps Bonap., etc. M. 3. Fan. Amezysrommas. Denis palatines, formant deux rangées transversales recour- . bées et se joignant au milieu du palais. Les dents sphénoïdales manquent. ... Amblystoma Tsch. (Ambystoma). Rangées transversales des dents palatines droites ou —…. légèrement courbées. Langue grosse, soudée sur toute sa face inférieure. Le dos parait - annelé par suite des plis de la peau. Queue épaisse, presque cylindrique à la base, sou- - vent très comprimée en s'éloignant de la base. A. mexicanum Cope (Siredon pisci- | formis), etc. Onychodactylus Tsch. Les dents palatines forment une rangée transversale deux fois recourbée.

- A. Fam. Sazamanpripar. Les dents palatines sont implantées sur le bord interne de - deux prolongements des palatins dirigés en arrière et divergeant.; elles forment deux —. rangées longitudinales divergeant en arrière. : Triton Laur. Salamandre aquatique. Corps grêle, terminé par une queue comprimée —…. latéralement. Pas de groupe de glandes derrière l'oreille. Dents palatines formant 2 ran- —. yées longitudinales rapprochées en avant et s’éloignant l’une de l’autre en arrière. Ces —. animaux se tiennent dans l’eau durant la période de la reproduction, qui a lieu au prin- … temps; en temps ordinaire ils vivent aussi dans les lieux humides, où cependant ils ne se meuvent qu'avec difficulté. Après accouplement ils pondent des œufs sur les plantes aquatiques. La métamorphose exige plusieurs mois. Les larves portent encore leurs bran- … chies à la fin de l'automne, et les conservent même pendant l'hiver. C’est dans la troi- « sième année seulement que l'animal devient adulte. Tr. cristatus Laur., de 5 à 6 pouces + de long; très répandu en Europe. Tr. alpestris Laur. (igneus Bechst.). Ventre rouge orangé non tacheté. Contrées montagneuses de l'Allemagne. Tr. taeniatus Schn., répandu dans …. toutel'Europe. Tr.helveticus Raz. (Tr. palmatus Dug.}, Europe occidentale. Tr. marmoratus | À Laur., Midi dela France. Tr.viltatus Gray, Angleterre. Tr. platycephalus Grav., Espagne, etc. NH Salamandra Laur. Corps lourd, terminé par une queue cylindrique. Rangées de dents …… palatines recourbées en forme d’S. Langue grande, presque demi-circulaire antérieure- — ment, légèrement arrondie en arrière, et soudée par toute sa face inférieure au plancher … de la cavité buccale. Parotides très développées. Il existe une rangée d'orifices glandulaires de chaque côté du tronc. Ces animaux vivent de préférence sur terre, dans les lieux humides et ombragés. Pendant l'accouplement le mâle se place sur le dos de la femelle et l’embrasse comme chez les Grenouilles avec ses pattes antérieures; la femelle croise d’arrière en avant ses pattes antérieures sur celles du mâle. Les femelles sont vi- vipares!. S. maculosa Laur., Salamandre tachetée ; répandue dans presque toute l’Europe et jusque dans l’Afrique septentrionale. S. atra Laur., Salamandre noire. Dans les hautes ontagnes de l'Allemagne méridionale, de la France et de la Suisse. Pleurodeles Mich.?. s rangées de dents palatines sont droites; de même chez les Bradybates Tsch., dont la langue reste rudimentaire. PI. Waltlii Mich. et Br. ventricosus Tsch., Espagne. Salamandrina Fitz. Queue cylindrique offrant des arêtes vives dessus et dessous. Pattes postérieures munies aussi de quatre orteils libres. Parotides peu développées. ngue tixée seulement par la partie antérieure. Rangées de dents palatines presque palèles antérieurement, très divergentes en arrière. S.perspicillata Say., Italie et Dalmatie.

© M: von Chauvin, Ueber das Anpassungsvermügen der Larven von Salamandra atra. Leitsch. für wiss. Zool., t. XXIX. 1877.

? Outre Leydig, Loc. cit., voyez Fraisse, Beiträge zur Anatomie von Pleurodeles Waltlii. Würzburg, 1880.

1999 ANOURE 3. ORDRE ANURA!', BATRACHIA. ANOURES

ARR à peau nue, à corps ramassé, dépourvus de cr de vertèbres procæles et de membres bien développés.

La forme et le mode de respiration des Anoures adultes indiquent di < af samment que ces animaux ne sont pas destinés exclusivement à la vie. ‘aqua 1 et qu'ils vivent même Pen sur terre. Leur corps plus ou . aplati, toujours ramassé, manque de qu il est porté sur quatre pattes assez long pourvues de quatre ou cinq orteils, et di les postérieures offrent de grosses € organisées pour le saut (fig. 1068). La plate est attachée immédiatement au tr elle présente une ouverture buccal grande et de gros yeux saillants, mais tractiles dans leurs orbites, dont l'i d'un brillant doré et les paupières bien veloppées. La paupière inférieure est grande, transparente (membrane clign ou nictitante) et peut. recouvrir complèt le globe oculaire. ‘es narines sont sil très en avant, à l'extrémité du muse peuvent se fermer complètement à l’a replis membraneux. On trouve dans l de l'ouie une cavité tympanique qui communique par une trompe d'Eust courte avec la cavité buccale, et qui est limitée extérieurement par la memb du tympan, tantôt libre, tantôt cachée sous la peau. Quelques Anoures seul sont privés de dents (Pipa, Bufo) ; en général il existe de petites dents cro disposées sur un seul rang sur le vomer, et chez les Grenouilles et les P | tides les maxillaires et les intermaxillaires en offrent également. Rp: n'en tr

Fig. 1068. — Dactylethra capensis.

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ANOURES. 1293

sur les palatins et sur la mâchoire inférieure que chez l'Hemiphractus. La langue “… fait défaut dans un pelit groupe de formes exotiques ; d'ordinaire elle est fixée . contre les branches de la mâchoire inférieure, de telle sorte que sa portion postérieure reste parfaitement libre, peut se retourner en dehors de la bouche et fonctionne comme organe préhensile.

* Le squelette présente des particularités très remarquables qui sont autant de preuves de la vie terrestre de ces animaux. Les os de l'appareil maxillo-palatin, - Qui forment une arcade longue et large, sont de même que l'os carré soudés à | À capsule crânienne, qui est petite. La colonne vertébrale dont l'ébauche pri- - mitive est analogue à celle des Urodèles et qui est aussi étendue, subit une ré- . duction dans le nombre des vertèbres, d'où résulte la forme ramassée du corps chez l'adulte. Dix vertèbres, et par suite d’une soudure, neuf ou même huit . seulement, réunies par des têtes articulaires et par des cavités correspondantes, - constituent tout le tronc et sont disposées de telle manière que l'antérieure, ou atlas, dépourvue d’apophyses transverses, indique la région cervicale et que — l'avant-dernière, très allongée et d'ordinaire biconcave ou sacrum, porte le bassin. » Les côtes manquent en général, et par contre les apophyses transverses des vers tébres dorsales sont très longues. Il existe partout une ceinture scapulaire et une ceinture pelvienne, remarquables la première par la grandeur de l'omoplate et “… sa soudure avec le sternum, la seconde par l'allongentent styliforme de l'os à iliaque. L'os hyoïde dans sa forme définitive est considérablement simplifié, car …. les arcs branchiaux, qui chez les Salamandrines sont encore nombreux de chaque côté, sont réduits à une seule corne postérieure. Le corps de l'os hyoide est gros et supporté par une paire de grandes cornes antérieures. La peau est nue et n'est pas d'ordinaire revêtue de pièces épidermiques solides ; en revanche le développement considérable de ses glandes la rend lisse et visqueuse, souvent inégale et verruqueuse, principalement lorsqu'il y a sécrétion d'humeurs âcres et corrosives (Crapauds). Parfois des glandes sécrétant üne ‘humeur laiteuse caustique, s'accumulent en divers endroits, notamment dans le voisinage des oreilles, et forment, comme chez les Salamandres terrestres, de petites éminences (parotides). Il existe aussi de ces accumulations glandulaires sur les cuisses postérieures (Bufo calamita) et sur les côtés du corps. Partout la peau est richement pourvue de nerfs et de vaisseaux, par conséquent non seulement très irritable, mais encore éminemment propre à jouer un ‘rôle important concurremment avec les’ vastes sacs pulmonaires dans les phé- * nomènes de la respiration (perspiration). Les sacs pulmonaires présentent sur leurs parois des saillies plus ou moins prononcées qui portent les vaisseaux res- . piratoires ; le mécanisme de la respiration, qui s'opère à l'aide des mouvements de l'appareil hyoïdien, à défaut de cage thoracique, ne saurait permettre qu'un renouvellement lent et relativement imparfait de la masse d'air introduite. Il - manque aussi de trachée, et les sacs pulmonaires sont situés le plus souvent immédiatement à l'extrémité du larynx transformé en organe vocal ; rarement ils en sont séparés par de longues bronches. Ce sont surtout les mâles qui ont la faculté d'émettre des sons éclatants à l'aide de cet organe vocal, auquel S'ajoute un appareil résonnateur formé par des poches vocales situées. de chaque côté de la face ou sous la langue. Les sons produits de la sorte sont diffé-

4294 ANOURES.

rents suivant les espèces et permettent de distinguer facilement ces dernit

La reproduction s'effectue le plus souvent au printemps. L’ accouplement S borne simplement à un rapprochement externe des deux sexes, qui a lieu p toujours dans l’eau. Le mâle, reconnaissable parfois à l'existence de rugosi pouce (Rana), ou d’une glande au bras (Cultripes, Pelobates), et d'un sac impair ou pair, fréquemmont à sa plus grande taille et à sa couleur, se pla le dos de la femelle qu’il embrasse étroitement, en général en arrière des me antérieurs ou plus rarement dans la région des flancs comme par exempl les Pélobates, et verse sa semence sur les œufs à mesure qu'ils sortent du € de la femelle. La fécondation a donc lieu en dehors du corps de la mère et p sans exception dans l’eau. Un fait remarquable, c'estque chez les Crapau femelles présentent des couleurs plus vives, qui pâlissent de plus en plus à

sure que l’année s'avance. Les Alytes et les Pipa ainsi que les Notodelphys e: sieurs espèces de l'Amérique du Sud (Wyman) seuls donnent des soins à. progéniture. la Chez ces derniers animaux, femelle présente dans la partie. térieure du dos une poche dans laquelle a lieu l'incubation des œufs. Dans les autres cas les œufs, après avoir été fécondés, sont abandonnés à eux-1 dans l’eau, où ils se développent si rapidement que les larves quittent d bout de quelques jours les enveloppes de l'œuf. Que ces œufs soient aggl en masse informe ou en cordons, toujours le vitellus de chacun d'eux est entk d’une couche de gélatine visqueuse, se gonflant dans l’eau, qui pag avoir principale fonction de servir d’enveloppe protectrice.

Le vitellus présente sur une de ses moitiés, toujours tournée en. nhaut, : une leur plus sombre due à la présence d'un pigment brun foncé dans la couche perficielle. Les deux premiers sillons (sillons verticaux ou méridiens), qui se | pent à angle droit, divisent seuls l'œuf en parties égales ; la segmentation comme à devenir inégale dès l’apparition du troisième sillon (sillon équatorial o rizontal), qui partage le vitellus en quatre globes supérieurs plus petits. quatre globes inférieurs beaucoup plus gros, et elle l’est de plus en plus av sillons suivants, qui sont, les uns verticaux, les autres horizontaux (fig. En même temps la segmentation est plus rapide dans la moitié supér. Dans cette même moitié supérieure se forme une cavité de segmentation, le toit est formé par les petites sphères de segmentation ou cellules em naires. Ces petites cellules recouvrent peu à peu les grosses sphere mentation, sauf en un point à la partie inférieure de l'œuf, où celles-ci co ce que l'on appelle le bouchon vitellin ou bouchon d’Ecker. Les cellu bryonnaires se disposent sur plusieurs couches dans le plafond de la € segmentation; en arrière les cellules sont plus nombreuses et fo renflement saillant au milieu des cellules vitellines avec lesquelles elles contact. Ce bourrelet marginal se sépare graduellement de la masse de cell vitellines d’arrière en avant, de sôrte qu'il naît une fente (fente de Rusco Fe se prolonge à partir du bourrelet marginal sur le côté dorsal et représent bauche du tube digestif. Les cellules internes du bourrelet qui viennent s'appliquer contre la couche primitive du germe, constituent la couche : daire du germe, dont le bord inférieur se soude graduellement avec le l'orifice de l'anus de Rusçoni, qui finit par entourer complètement le bou

ol as pm

: ANOURES., 1295

witellin. À mesure que cette cavité digestive s'agrandit, la cavité germinative primitive (cavité de segmentation) s'atrophie. Sur la face ventrale la masse des . cellules vitellines forme le plancher de la cavité digestive. La couche primitive

lu germe représente le feuillet sensoriel ectodermique, la couche secondaire u germe produit l’entoderme et aussi le mésoderme. Ce dernier ne s'étend d'ard que jusqu'à la masse de cellules vitellines, dans laquelle est venu se fusionner le bouchon vitellin, au fur et à mesure que les cellules vitellines sont ‘consommées. Le germe se forme rapidement ; il présente bientôt une bandelette mitive et des bourrelets dorsaux ou lames dorsales, et avant même que cellesse soient fermées en dessus pour constituer le tube médullaire, il à entouré vitellus, de manière qu'il n'y a point de limite tranchée entre l'embryon et le itellus (fig. 1069).

- Après l'apparition des ares branchiaux, avant même que la bouche soit perée, les embryons ou têtards pourvus d’une queue courte abandonnent l'œuf et se fixent au reste de leur enveloppe élatineuse au moyen de deux peti- Les ventouses, que l'on observe aussi

‘oc J à 2% 3 LES

dans la région jugulaire des larves Love is

de Tritons, où elles sont pédiculées.

L'éclosion la plus précoce a lieu chez

es larves de certains têtards de Crapauds avant même que n'aient apparu sur les bourrelets branchiaux, sépa-

rés par des fentes, les premières tra- pig. 4069. — Coupe longiludinele d’un embryon de Bomces des branchies externes. Mais la .binator après que la gouttière dorsale s’est”transforn. - mée en tube (d’après Goctte). — e, anus de Rusconi; plupart des Anoures, au moment où », masse cellulaire vitelline {vitellus nutritil): 0, enils quitteni l'enveloppe de l'œuf, pré- est Niirat de Pintéstiu Mdélétieu : ë Fc no sentent déjà l’ébauche plus ou moins térieur; #”, communication du canal de la moelle avancée des trois paires de branchies “Prière avec l'intestin postérieur.

externes, qui se développent rapidement et acquièrent bientôt la forme d'ap- -pendices arborescents (fig. 148). Seules les grosses larves du Crapaud accou- cheur ont déjà passé dans l’intérieur de l'œuf par la phase de la respiration branchiale externe’. Plus tard le corps s’allonge, et principalement la région . caudale, qui prend Ja forme d’une nageoire; les points oculaires, d’abord à eine visibles, apparaissent plus nettement sous la peau de la tête, les mou- “ements deviennent plus sûrs et mieux coordonnés, et la larve devient capable de se nourrir elle-même. Bientôt ensuite les branchies externes disparaissent, Ja peau recouvre comme une sorte d’opercule les fentes branchiales et il ne reste plus qu'une ouverture branchiale, à travers laquelle s'écoule l'eau des deux chambres respiratoires. Pendant que ces phénomènes s’accomplissent, il s'est développé un système de branchies internes, la paroi latérale des fentes qui

4 Suivant Bavay, les larves de l'Hylodes Martinicensis subiraient dans l’intérieur de l'œuf tes les phases de leur évolution, de telle sorte qu'elles en sortiraient avec la forme qu'elles

ivent garder toute leur vie. Non-seulement les branchies apparaissent et disparaissent (lé sep-

tième jour) avant que l'animal soit éclos, mais encore on voit se développer les quatre membres ” la queue s’atrophier avant cette époque.

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séparent les quatre arcs branchiaux s'étant recouverte d’une double série d melles branchiales pectinées, et la respiration branchiale externe primitive remplacée par une respiration branchiale interne. Les bords de la boue sont revêtus de lames cornées, constituant une sorte de bec, qui. sert à m les substances végétales el même les substances animales. Certaines larves que celles des Bombinator, Hyla, Pelobates et Rana esculenta, remplissent tube digestif de vase, comme beaucoup de Vers et comme les larves d° Le tube digestif s’est beaucoup allongé en se contournant en spirale dans 1 cavité viscérale. Les deux poumons apparaissent sous la forme de deux sacs et fonctionnent en même temps que les branchies; on voit à cette ép les larves venir de temps à autre à la surface de l’eau pour avaler de l'air. les phases évolutives suivantes, les membres postérieurs se montrent la forme de deux petits appendices rudimentaires placés sur la limite du et de la queue, l'appareil branchial s’atrophie à mesure que les poumons. vent leur développement; puis survient une mue qui correspond à la dispar définitive des branchies internes et à l'apparition des membres antérieurs chés depuis longtemps, mais cachés jusqu'alors sous la peau. Le bec tombe, les yeux s'agrandissent et ne sont plus recouverts par les tégum la respiration est à partir de maintenant exclusivement pulmonaire, la se nourrit exclusivement de matières animales et s’est transformée de té Grenouille, qui n'aura plus qu'à se débarrasser de sa queue pour présent forme définitive et adulte. Enfin cette dernière transformation se produit queue s’atrophie graduellement à partir de la pointe, et ne représente bi plus qu'un petit mamelon: la jeune Grenouille quitte alors l’eau, et, dev plus ou moins complètement animal terrestre, progresse en SARA à la face du sol (fig. 149). 133 L'époque à laquelle a lieu la métamorphose varie extraordinairement, seulement suivant le climat et les conditions de température, mais aussi espèce à l’autre. En général la grosseur relative des larves correspo durée de la métamorphose; plus l’évolution est lente, plus la structure ‘ ganes est parfaite, plus aussi est grande la taille des larves par rapport à 1 mal adulte. Les Crapauds se développent relativement plus vite que les nouilles, et leurs larves, qui quittent de très bonne heure les envelop l'œuf, sont très petites. Parmi les Anoures de nos pays, ce sont les P dont les larves sont les plus grosses; aussi leur métamorphose exige-t-elle” fois plus de temps que celle des larves de la Rana esculenta et quatre foi que celle des larves du Bufo calamita et del’Alytes. D'ailleurs, dans les méridionales, l'époque des amours revient une seconde fois dans l’année, nos pays certains Anoures peuvent exceplionnellement pondre deux me cela est hors de doute pour l’Alytes. Lure Beaucoup d’Anoures sont de véritables animaux terrestres, par exe plupart des Crapauds, beaucoup de Pélobatides et de Rainettes, qui affec particulièrement les retraites obscures et humides; d’autres vivent ind ment sur la terre et dans l'eau. Les premiers sont privés de membrane # aux cinq orteils des pattes postérieures, ou n’en offrent qu’une imparfail par exception que quelques-uns (Pelobates) en présentent une entiè

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seconds, au contraire, la possèdent toujours. Les Batraciens terrestres ne recherchent l'eau généralement qu'à l'époque du frai; ils rampent, courent et sautent sur la terre, ou se creusent des galeries et des trous dans le sol (Pelobates, Alytes), ou même grimpent sur les arbrisseaux et sur les arbres à aide des pelotes situées à l'extrémité de leurs doigts (Dendrobates, Hyla).

Les Anoures se nourrissent d’Insectes, de Vers et d'animaux aquatiques ; ils leur font ordinairement la chasse au crépuscule. Dans les pays froids ou tempérés ils s'engourdissent pendant l'hiver et s'enterrent profondément dans le sol; lus rarement ils se retirent dans des recoins abrités, dans des caves, etc. “Quelques-uns se cachent, comme les Grenouilles, dans la vase, au fond des | eaux. Ils sont très répandus, principalement sous les chaudes latitudes, où ; habitent les grosses espèces aux couleurs variées.

On trouve des restes fossiles de Batraciens adultes et de têtards dans les couches irires d'Œningen et dans les lignites du bassin inférieur du Rhin Éromgti ynus | Desnert, Psobatrachis gigas, Rana Meriani, etc.).

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