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ORDRE OPHIDIA :, SERPENTES. OPHIDIENS

Plagiotrèmes apodes, cylindriques, dépourues de ceinture: sc ap

langue bifide protractile, et” ordinairement de maxillaires æ de mobiles, pouvant s'écarter les uns des autres.

Les principaux caractères des Serpents consistent dans la {per leur corps, l'absence de membres et ia faculté parfois pass os ‘L sèdent la bouche et le pharynx de se dilater. Cependant, il n'est pas possi les séparer nettement des Sauriens, car ces particularités essentielles peu’ e partie disparaître, en partie se rencontrer chez différents Lézards. Jadi tenait uniquement compte, pour délimiter cet ordre, que de l'absence de bres, et l’on considérait comme des Ophidiens. non seulement les Amp apodes (Cécilies), mais aussi les Orvets et d’autres genres de Sauriens; # les Acontias et les Ophisaurus. On y rangeait encore les Amphisbènes, rapprochent bien davantage des Lézards par leur langue courte et épais gueule étroite et non susceptible de se dilater et la soudure des AE mâchoire inférieure, et qui même peuvent posséder des membres ar (Chirotes). Toutes ces formes sont aujourd'hui retranchées des Ophit placées dans le groupe des Sauriens, bien que l'on soit obligé de rappr Ophidiens un nombre assez considérable de petits Reptiles à gueule étro

1 Lacépède, Histoire naturelle générale et particulière des Quadrupèdes ovipares et. pents, 2 vol. Paris, 1788 et 1789. — Patrick Russell, Ar account of Indian Serpents. } 1796-1809. — H. Schlegel, Essai sur la physionomie des Serpents. La Haye, 1837. - Urber eine eigenthümliche Bewaffnung des Zwischenkiefers der reifen Embryonen der gen und Eidechsen. Archives de Müller, 1841. — J. E. Gray, Catalogue of Reptiles in tion of the British museum. Part. 3. Snakes. London, 1849. — Duméril, Prodrome d a sification des Reptiles Ohpidiens. Mém. Acad. Sciences., t. XXIIL 1855. — Duméril br Erpétologie générale. Paris, 1854. — À. Günther, Catalogue of colubrine Snakes in tion of the British museum. London, 1858. — Id., On the geographical distribution Proceed. Zool. Soc., 1808. — Id., The reptiles of the British India. London, 1864. — nographie générale des Ophidiens. Paris, 1860-1882. — Lenz, Scklangenkunde. 1870. — Strauch, Die Schlangen des russischen Reiches. 1875. — E. Nicholson, di édit. Madras, 1874.

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sous tous les rapports, présentent les caractères des véritables Serpents, mais dont la gueule peut à peine se dilater. De nombreux Serpents présentent des ru- . diments de membres postérieurs, de sorte que l'on en a fait un groupe spécial, auquel on a donné le nom de Péropodes. Chez ces animaux il existe à la racine de la queue, de chaque côté de. la colonne vertébrale, un os allongé, avec lequel s'articulent deux osselets divergents. Entre ceux-ci est placé un os en forme d'S, qui porte une griffe et fait saillie dans le voisinage de l'anus. Chez les Typhlops il n'existe que les pièces principales, cachées sous la peau et que l'on doit consi- dérer comme les rudiments du bassin. Chez aucun Serpent on ne trouve de traces . d'une ceinture scapulaire ni de membres antérieurs. Le crâne des Serpents est dépourvu d'arcade zygomatique, ainsi que de pièces « de réunion entre le pariétal et le ptérygoide, dispositions .que l'on - observe … chez les Sauriens (fig. 1076). La “ cavité crânienne est très allongée, ses parties latérales sont formées par des prolongements descendants . des pariétaux et des frontaux. Dans la région ethmoïdale, des appen- . dices lamelleux des os nasaux, di- rigés en bas, entrent dans la com- . position de la cloison médiane, et . des cornets sont appliqués sur le côté externe du vomer dans la … cavité nasale. Les cornets et le

vomer limitent une cavité conteuant un deuxième organe de l’odo-

rat correspondant à l'organe de Fig. 1076. — Crâne de Crolalus horridus. — Ocb, occipital LA Jacobson des Mammifères. La con- basilaire ; Ocs, occipital supéciéur ; Oc/, occipital latéral; hs ‘ ds Pr, prooticum; Bs, basisphénoïde ; Sg, squamosal; P, pa

UE. formation des maxillaires et des riétal; F, frontal; A PORTrORCRE; Prf, préfrontal; Et» Dpnatinssoffre. des, particularités pm msn de sea dr - remarquables. Les pièces qui les transverse; D, dentaire; Art, articulaire (mâchoire infé- . composent peuvent s'écarter beau- "ieure)..

3 coup les unes des autres, de telle sorte que la cavité buccale acquiert des proportions considérables. L'intermaxillaire est solidement uni aux nasaux et au vomer, mais les maxillaires supérieurs en sont séparés et forment, ainsi que les palatins - et les ptérygoiïdes, des articulations mobiles avec le crâne et entre eux. Les pala- - tinset les ptérygoïdes constituent un arc osseux interne, parallèle à l’are extérieur «représenté par la mâchoire supérieure, qui envoie à ce dernier un prolongement (os transverse), et s'articule, un peu au-dessus de l'articulation de la mâchoire nférieure, avec l'os carré. Ce dernier est donc le suspenseur des deux mâchoires et son articulation avec l'écaille du temporal est excessivement mobile ; celle-ci à son tour s'attache à l’occipital, tout en conservant aussi une certaine mobilité. Les deux branches de la mâchoire inférieure sont aussi mobiles que les pièces de apparoi maxillo-palatin; elles sont unies à leur extrémité, marquée à l'extérieur … par un sillon (sulcus mentalis), par un ligament extensible, et peuvent présenter, + dans certains cas, un écartement considérable.

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L’armature des mâchoires est formée par de nombreuses dents reco en arrière, disposées à la mâchoire inférieure sur une rangée courbe je l'appareil maxillo-palatin sur une ou deux rangées courbes plus où complètes; elles agissent comme des hameçons qui saisissent et retiti la proie (Python). Les petits Serpents vermiformes appartenant au grou Uropeltides, seuls, ne possèdent des dents que sur la mâchoire supéri sur la mâchoire inférieure (Opotérodontes). Outre ces dents crochues, on serve chez beaucoup de Serpents, à la mâchoire supérieure, des dents meuses, qui présentent un sillon (dents cannelées), ou qui sont traversées un canal central dont la base communique avec le conduit excréteur glande venimeuse (dents tubulaires)‘. Fréquemment la mâchoire supéri très atrophiée, ne possède de chaque côté qu'une seule grosse dent meuse, près de laquelle sont situées des dents de remplacement (So glyphes). Les dents cannelées ne se rencontrent en grand nombre que rare et sont situées sur la mâchoire supérieure, tantôt tout à fait en avant (Pr glyphes), tantôt tout à fait en arrière, derrière une rangée de dents à chets (Opisthoglyphes). Dans les deux cas, la mâchoire supérieure est coup plus grande que chez les Solénoglyphes; mais c'est chez les Serpents « possèdent pas de dents cannelées (Aglyphodontes) qu'elle a les plus gra dimensions et qu'elle est munie des dents les plus nombreuses. Les di cannelées sont, dans la règle, fortes, soudées à l'os sous-jacent et imr biles; les dents tubulaires, lorsque la gueule s'ouvre, se redressent ave la mâchoire sur laquelle elles reposent, et, au moment où l'animal mord s’enfoncent dans la chair de la victime. En même temps la glande venime qui parfois est très. volumineuse et s’étend même jusque dans la cavité minale (Callophis)?, est comprimée par les muscles temporaux, et sa où tion s'écoule dans la blessure, se mêle au sang et souvent peut causer la m subite. Le danger de la morsure des Serpents dépend naturellement de la ta de ces Reptiles, de l’organisation et de la constitution de l'animal blessé, he que du climat et de l'époque de l’année. L'action du venin est beau plus rapide et plus énergique chez les animaux à sang chaud que les Amphibiens et chez les Reptiles; elle est plus redoutable ‘dupe les chauds que dans les zones tempérées.

Les téguments des Serpents renferment des épaississements répdié du dé recouverts d’un épiderme corné et offrant l’apparence d’écailles et de pla dont la forme, le nombre et la disposition servent à la classification de ces maux. Tandis que la surface dorsale du tronc est revêtue d’écailles, lisses ot rénées, la tête présente tantôt des écailles, tantôt des écussons ou des pla auxquelles on donne, comme chez les Lézards, suivant leur position, les n de plaques frontales, sincipitales, occipitales, rostrales, nasales, frénales, « laires, temporales et labiales (fig. 1077). Nous devons signaler, comme spéc

1 Schleg:1, Untersuchungen der Speicheldrüsen bei den Schlangen mit gefurchten Zähne i, Nova Acta Ac. Cæs. L. C., vol. XIV, 1828. — J. Müller, De gland. secern. structura 1830. — Leydig, Die Zähne einheimischer Schlangen nach Bau und Entwicklung.. mikr. Anat., vol. IX, 1872.

2A.B. Meyer, Ueber den Giftapparat der Schlangen und insbesondere ueber die Gatlinp) Ca Zophis Gray. Monatsschr. der Berliner. Akad. der Wissenschaften, 1869. — Peters, #bid., 18

aux Serpents les plaques du sillon jugulaire, les plaques inframaxillaires, devant lesquelles deux plaques labiales accessoires de chaque côté forment, avec la plaque labiale médiane de la mâchoire infé- rieure, la limite antérieure du sillon jugulaire. IL existe sur l'abdomen de très ges plaques formant des bandes trans- « - versales qui garnissent toute la longueur tronc; il peut s’y trouver aussi des écailles et de petits écussons médians. La

face inférieure de la queue est recouverte > d'ordinaire d'une rangée double, rarement 6 NÉS

- simple, d'écussons. Les Serpents muent } plusieurs fois par an, se débarrassant chaque fois de leur épiderme tout entier SI r lequel restent moulées toutes les éminences du derme. * … L'organisation interne est appropriée à VA | forme allongée du corps ainsi qu'au “ mode de locomotion. Un œsophage très long, extensible, à parois minces, conduit à un estomac large, en forme de sac, | ivi d'un intestin grêle relativement court Fig. 1077. — a, face dorsale et b. face ventrale de RE - Se à la tête du Coluber Aesculapii; c, face latérale . et peu sInueux. Le lar ynx est ordinaire- de la tête du Tropidonotus viperinus (d'après ment large, placé très en avant et peut E. Schreiber). — a, plaque frontale; b, plaques | sourcilières ; ce, plaques rostrales postérieures ; saillir dans la gueule, pendant les phéno- d; plaques rostrales antérieures ; e, plaques sincimênes de la déglutition. La trachée, … iales:7 plaques labiles supérieure; age extrêmement longue, présente souvent que frénale; 4, plaques oculaires postérieures; “les alvéoles aériennes respiratoires. Le "pate lomporile: g naque mentomièe poumon gauche est en général tout à maxillaires; r, plaque jugulaire ; s, écailles jugu- | fait rudimentaire, tandis que le droit, ee LU ne pèren d'autant plus développé, forme en arrière un réservoir aérien vésiculaire. Il i n'existe pas d'oreille externe, et l'organe de la vue est dépourvu de paupières mobiles. L'œil, dont la pupille est en général verticale, est recouvert par la peau, qui, en ce point, est transparente et en forme de verre de montre; derrière elle, il est baigné par la sécrétion lacrymale. Les narines sont placées tout à fait À à l'extrémité ou sur le bord latéral du museau. La langue, cornée et fourchue, lait fonction d'organe du tact, jamais d'organe du goût ; elle est enveloppée d'un fourreau, d'où elle peut être projetée très loin, lorsque la bouche est fermée, à ravers une échancrure de l'extrémité du museau. Les Serpents se meuvent principalement à l'aide de flexions latérales de la colonne vertébrale, car, sauf les rudiments de membres déjà mentionnés des Péropodes et de quelques Tortricides, et sans parler des côtes qui agissent en rtant le corps en avant, ils sont privés d'organes locomoteurs spéciaux. Les membres antérieurs n'existent jamais, même à l’état rudimentaire; il en est de ème de la ceinture scapulaire et du sternum. La colonne vertébrale est suscepble de mouvements latéraux, très étendus; les vertèbres, très nombreuses,

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