CLASSE AVES. OISEAUX
Vertébrés à sang chaud, ovipares, couverts de plumes, à ventricules enlièrement séparés, munis d'une crosse aortique droite, d’un seul condyle occipilal et de membres antérieurs transformés en ailes.
4 Contrairement aux animaux à sang froid, ou pour parler plus exactement à température variable, les Oiseaux et les Mammifères ont un sang à température propre et élevée qui se maintient presque constante, quelles que soient les variations du milieu ambiant. L'existence de cette chaleur propre suppose une plus grande activité dans l'échange de la matière. Les surfaces de tous les organes végétatifs, et principalement du poumon, des reins, du tube digestif, présentent (sous un même volume du corps) un développement bien plus considérable que chez les animaux à sang froid; les fonctions de la digestion, de la cireula-
1 Outre les anciens ouvrages de Bélon, Brisson, Buffon, Bechstein, Lesson, etc., voyez princi- - palement : Naumannia, Archiv für Ornilhologie, herausgegeben von E. Baldamus. Leipz., 1849- 1855. — Journal für Ornithologie, herausgegeben von J. Cabanis. Cassel, 1853-1883. — The Ibis, a magazine of general Ornithology, edited by Sclater and Newton. London, 1859-1883. — L. Bonaparte, Conspectus generum avium. 1850-1854, — Gray, Handlist of Birds, 1869-1871. — Sharpe, Catalogue of the Birds in the British Museum, vol. 1, 1874. — Giebel, Thesaurus Ornithologiae. 1872-1875. — G. R. Gray and Mitchell, Genera of Birds, 3 vol. London, 1844-49. — Huxley. On the classification of the Birds. Proceed. zool. Soc., 1867. — Latham, À general history of birds. 11 vols. Winchester, 1821-1828. — L. P. Vieillot, Oiseaux de la Faune française. Paris, 1830. — Degland et Gerbe, Ornithologie européenne, 2% édit., 2 vols. Paris, 1867. — A. Milne Edwards, Recherches anat. et paléontologiques pour servir à l’histoire des oiseaux fossiles de France, 2 vols. Paris, 1867. — Temmink, Manuel d’ornithologie, ?° édit. Paris, 1820- 1840. — J. À. Naumann, Naturgeschichte der Vôgel Deutschlands. 13 vols. Suttgart, 1846-1860. — Thienemann, Fortpflanzungsgeschichte der gesammten Vôgel nach dem gegenwärtigen Standpunkte der Wissenschaft. Leipzig, 1845-1856. — H. G. L. Reichenbach, Avium systema naturale. Dresden, 1848-1850. — Id., Monographies des différents ordres. Dresde, 1850-1863. —- Bädeker, Die Eier der europäischen Yügel nach der Natur gemalt, 1855, 1859. — O. des Murs, Traité général d'Oologie. Paris, 1860.
. Consultez aussi lesnombreux ouvrages de Gloger, Audubon, Ch. L. Bonaparte, Ch. Brehm, Boie, Blasius, Gray, Gould, Sundevall, Swainson, Lesson, Reichenbach, Schlegel, Hartlaub, Sclater, À. E. Brehm, Altum, efc.
— Tiedmann, Anatomie und Nalurgeschichte der Vôgel. Heidelberg, 1810-1814. — Barkow, Ana- — 1lomisch-physiologische Untersuchungen, Archives. de Meckel, 1829-1830. — Owen, Art. Aves,
— Cyclopaedia of Anatomy, vol. 1. London, 1835. — Eyton, Osteologia avium. London, 1867. — Nitzsch, System der Pter “ylographie. Halle, 1840. — Ainsi que les mémoires de Vicq-d’Azyr, … Cuvier, Blanchard, J. Müller, Rathke, Brandt, Meckel, R. Wagner, Giebel, etc.
tion et de la respiration sont bien plus énergiques. Comme ces animaux pre nent une nourriture beaucoup plus abondante, les processus de la vie vé tive s'accomplissent avec une rapidité incomparablement plus grande, et comm en outre, la température élevée et constante du sang est la condition indispe sable de l'entretien de la vie, les aliments paraissent être la source princip la chaleur produite, qui vient contrebalancer les déperditions continuelles subit l'organisme. Celles-ci augmentent à mesure que la température du mil ambiant s’abaisse, aussi les fonctions des organes végétatifs doivent elle plus actives dans les contrées septentrionales et pendant les pores ann de froid. -
Outre la production continuelle de nouvelles quantités de chaleur, une D cause plus passive contribue encore à maintenir la température constante; la présence de téguments mauvais conducteurs. Tandis que les Vertébrés à te rature variable ont la peau nue ou recouverte d’écailles et de plaques, les Ois et les Mammifères ont un revêtement plus ou moins épais de plumes et de ] : grâce auquel le rayonnement de la chaleur est très limité. Les grosses espè qui habitent dans l’eau développent sous le derme des couches épaisses de adipeux, qui non-seulement sont très favorables pour la nage par leur faible” sité, mais encore empêchent les déperditions trop considérables de chaleur. espèces de petite taille qui habitent les climats froids sont les plus exposée refroidissement; aussi est-ce chezelles que l'on voit réalisées les disposition plus parfaites destinées à y mettre obstacle, en même temps que les condi de production de la chaleur sont les plus favorables, c'est-à-dire que les p: mènes de l'échange de la matière sont plus actives, l'alimentation plus abonda et les mouvements plus vifs et plus rapides. -
Partout il existe des rapports réciproques très compliqués entre les fac qui sont la cause de la déperdition de la chaleur et les conditions qui s'y 0 sent ou qui contribuent à sa production, mais qui, malgré quelques oscillati dans un sens ou dans l’autre, ont pour résultat général l'équilibre entre la leur produite et la chaleur Nivaué: Un petit nombre de Mammifères (principale de petite taille) ne peuvent conserver leur température propre que lorsq température extérieure oscille dans des bornes limités ; ils sont en quelque incomplètement homéothermes, et, lorsque le refroidissement esttrop considé leur organisme tombe dans une sorte de repos caractérisé par une immol presque complète et par la diminution d'activité de toutes leurs fonctions ce que l’on appellelesommeil hivernal. Dans la classe desOiseaux, dont la t pérature élevée ne permet aucune interruption ou aucun ralentissement de fonctions vitales, on ne rencontre aucun exemple de ce genre. Ces anima en effet, de nombreux moyens de s'opposer au refroidissement; en part la rapidité de leur vol leur permet de changer de climat à l'approche dela froide et d’émigrer dans des contrées plus chaudes et où ils puissent trou aliments en abondance. Les émigrations collectives et quelquefois si loir des Oiseaux de passage remplaent pour ainsi dire le sommeil hivernal Mammifères, dont l’organisation permet le sommeil hivernal, les. émi analogues à = tue des Oiseaux sont excessivement rares.
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rités aussi bien dans son aspect extérieur que dans son organisation interne, c'est la faculté qu'il possède de voler. C'est ce qui fait que le groupe des Oiseaux. est nettement délimité et présente une uniformité relativement très grande, et que, bien qu'ilsoitissu du groupe des Reptiles, dans la faune actuelle il est parfaitement distinct des autres classes et ne présente aucune forme de transition. II existe bien de nos jours, il est vrai, parmi les animaux à sang chaud, encore un autre groupe d'animaux qui volent, mais il appartient très manifestement au type des Mammifères et ne présente pas celte modification de presque tous les organes pour s'adapter au mouvement du vol qui caractérise les Oiseaux. Par contre, on a découvert dans les schistes de Solenhofen une forme fossile (Archaeopteryx lithographica) qui offre des caractères des Ptérodactyles, en même temps que ceux des Oiseaux, et qui établit d’une manière si manifeste le passage des Sauriens aux Oiseaux, que l’on a pu hésiter pour savoir si l’on avait affaire à un Ptérodactyle appartenant à une espèce de Rhamphorhynchus ayant le tarse et les plumes d'un Oiseau, ou à un Oiseau muni d’une queue garnie de plumes, et offrant un mode tout à fait spécial de fixation des plumes à la queue et à la main, et dout le bassin et la colonne vertébrale seraient semblables à ceux d'un Ptérodactyle à longue queue. Malheureusement il manque des parties essentielles, telles que le crâne et le cou, à ce squelette, dont il n'existe qu'un seul exemplairet.
La conformation tout entière du corps de l'Oiseau est adaptée aux deux formes principales du mouvement, d'un côté le vol, de l'autre la marche et le saut. Le tronc, ovale, repose obliquement sur les membres postérieurs verticaux, dont la surface plantaire occupe un espace relativement vaste. En arrière et en dessous, il se continue avec une queue, courte, rudimentaire, dont la dernière vertèbre donne insertion à des rectrices rigides ou plumes caudales. En haut et en avant le tronc se réunit avec le cou long et mobile, au sommet duquel est située la tête, ronde et légère, munie d'un bec corné proéminent. Les. membres antérieurs, transformés en ailes, sont repliés et situés sur les côtés du tronc.
Le squelette des Oiseaux a surtout de l’analogie avec celui des Sauriens; il en diffère par plusieurs particularités, qui toutes sont destinées à favoriser le vol?. De même que nous avons vu presque tous les organes conformés de façon à rendre plus légère la masse du corps, de même la charpente osseuse présente dans sa structure une tendance manifeste à diminuer autant que possible le poids spécifique. Le poids des os est réduit autant qu'il est possible sans nuire à leur rigidité et à leur solidité, résultat qui est obtenu pour ainsi dire d’après le principe des colonnes creuses par la preumaticité. Tandis que les os des Mammifères terrestres sont lourds et remplis de moelle, les os de l'Oiseau sont formés par de la substance osseuse très compacte creusée de vastes cavités qui communiquent avec d'autres cavités aériennes situées dans d’autres parties du corps.
4 Dans ces derniers temps on a découvert un second individu d’Archaeopteryx (Pappenheim) beaucoup mieux conservé, mais sa description détaillée n’a pas encore été publiée. Voy. C. Vogt, Revue scientifique. % sér., t. XVIL. N° 41. 1879.
? Voy. W. K. Parker, Art. Birds in Encyclopaedia brilannica. 9° édit.,t. III. Edinburgh. 1875.
Cette pneumaticité se développe graduellement pendant le jeune âge, à mes que l'Oiseau s'exerce à voler; elle est d'autant plus grande que l’Oiseau ave corps volumineux est mieux doué sous le rapport du vol. Par des raisons fe à comprendre, la pneumaticité est surtout développée chez les espèces de taille est considérable et qui volent rapidement et longtemps (Albatros, Pé Calao); tous les:os, excepté les os malaires et l’omoplate, sont creusés de ea aériennes. Par contre, chez les grands Oiseaux coureurs (Autruche) qui ont la faculté de voler, la pneumaticité disparaît que complètement ; seuls, quelques os du crâne p sentent encore quelques cavités aériennes. / généralement, outre les os malaires et scapul les os de la jambe et de l’avant-bras sont remy de moelle et dépourvus de cavités aériennes.
Les os de la tête, dont le nombre, comparé à @ lui des Repliles, est notablement réduit, se souden de bonne heure, sauf chez les Autruches, pour : mer une capsule légère et solide articulée par uns condyle avec l’atlas (fig. 1089). Ce sont surtout pièces du temporal qui se simplifient ; le squar et le rocher (prooticum, épioticum et opisthoti se soudent, en effet, en un seul. os réuni à l'oce et avec lequel s'articule le suspenseur de la choire ou os carré. Un processus aliforme (tym nique) de l’exoccipital, recouvre la cavité tymp que. La voûte du crâne est formée principale par les frontaux; ces os très larges limitent le L supérieur presque tout entier de la vaste cavité Fig. 1089. — Crâne d'Ois tarda vu bitaire, complétée en dessous, chez les Perroq par la face inférieure. — 0b, oc bar un anneau osseux. Il existe un lacrymal dis cipital basilaire; C, condyle ; O!, ter k : À cccipital latéral; 0s, occipitai au bord intérieur de l'orbite. La région ethmoïd pprionrs : ar squamosal; B, ef ]a capsule crânienne sont très écartées l’un asitemporal {parasphénoïde); : à Spb, sphénoïde basilaire ; Pa, pa- l’autre par suite du grand développement de la ee EE tdisto. son interorbitaire ; celle-ci formée en grande p jugal; Q, os carré; P£, ptérysoïde; par les orbitosphénoïdes, souvent soudés, reste M ME quemment membraneuse dans sa partie mo} et repose sur une tige osseuse allongée correspondant. au parasphë (fig. 1090). Les alisphénoïdes lamelleux sont plus développés que les © sphénoïdes; leur extrémité postérieure est traversée par une branche du # jumeau. La région ethmoïdale est constituée par un ethmoïde impair (lam pendiculaire), placé perpendiculairement dans le prolongement de la € interorbitaire, et par deux pièces osseuses latérales (ethmoïdaux latéraux) rant les orbites des fosses nasales, et que le nerf olfactif traverse pour dans ces dernières Ces pièces peuvent être conformées comme des cor
2-W.:Xk Parker, On the structure and the development of the skull of the cri Fou Transact. Philos. London, 1869. — W.K. Parker et Bettany, loc. cit. — Magnus, Untersu über den Bau des knôchernen Vogelkopfes. Leilschr. f. wiss. Zool., t. XXI. 1871.
renfermer des cellules ethmoïdales. En avant se développent les deux cavités nasales avec leur cloison incomplète osseuse ou cartilagineuse, qui dans le prolongement de la pièce ethmoïdale impaire donne attache aux cornets fixés parfois aussi au vomer. Les os de la face sont conformés d’une façon tout à fait spéciale ; ils s'unissent pour constituer un bec très proéminent muni :
Fiy. 1090. — Cräne d'Olis tarda vu de côté. — N, nasal; L, lacrymal; Fr,
de bords cor nés , et frontal: A/s, alisphénoïde; Sm, cloison inter-orbitaire; £t, ethmoïde imréuni au crâne de ma pair; D, dentaire; Arf, articulaire; Ang, angulaire. Les autres lettres
bte mobile. comme dans la figure précédente.
Le suspenseur de la mâchoire inférieure, le ptérygoïde et le palatin sont séparés les uns des autres (sauf chez les Tinamous, Dromaeognathae), et s'articulent directement avec le temporal, avec des apophyses du sphénoïde ou avec le bec. L'os carré articulé avec le temporal, outre une surface articulaire pour la mandibule inférieure, fournit encore des articulations mobiles avec l'os jugal long et grèle (quadrato-jugal) et avec le ptérygoïde dirigé obliquement en dedans ; la base de la mandibule supérieure offre au-dessous du frontal une région mince, élastique, ou bien est séparée de cet os par une suture mobile. Lorsque le bec s'ouvre, si la mandibule inférieure s’abaisse, la pression exercée sur l'os carré se transmet immédiatement au jugal et au ptérygoide, et de ceux-cise propage, soit directement, soit par l'intermédiaire des palatins, à la mandibule supérieure, de telle sorte que, en ce point, celle-ci est contrainte de s'élever plus ou moins. La plus grande partie de la mandibule supérieure est formée par l'intermaxillaire (impair) dont les branches latérales se soudent avec les maxillaires supérieurs toujours très petits, tandis qu'une apophyse moyenne supérieure monte entre les deux orifices des fosses nasales et se réunit avec le frontal, à la face interne des 0S nasaux -
Un trait caractéristique du squelette céphalique des Oiseaux consiste dans la réduction considérable de son ébauche cartilagineuse (fig. 1091). Une petite partie seulement de la capsule crânienne est préformée à l'état de cartilage; les os dermiques, par contre, comparés aux éléments du crâne primordial, présentent une très grande extension (fig. 1092). La conformation morphologique générale du squelette céphalique offre une grande uniformité ; les seules variations un peu importantes se montrent dans la structure du palais et ont été mises à profit par Huxley pour la classification de ces animaux. Chez les Tinamous (Dromaeognathae), le vomer est très large et est uni avec l'extrémité postérieure des palatins et avec l'extrémité antérieure des ptérygoïdes, de sorte que ces os n'ont aucune relation directe avec le bec; en outre l'extrémité postérieure des ptérygoïdes s'articule avec des apophyses articulaires osseuses du basisphénoïde. Chez tous les autres Oiseaux l'extrémité postérieure des palatins et l'extrémité antérieure des ptérygoiïdes s'articulent avec le bec. Tantôt levomer
se prolonge en avant en pointe et il existe une fente entre lui et les maxillair
ainsi que les palatins (Schitognathae), tantôt 1
VF Fig. 1091. — Crâne d'un embryon de Poulet du cinquième jour vu par la face inférieure (d'après W. K. Parker). — cr1, cerveau antérieur; e, globe oculaire; n, fosse nasale ; fn, bourgeon fronto-nasal; tr, t'abécules; pts, espace pituitaire; mxp, bourgeon maxillairesupérieur, dans lequel le palatin (pa) et le ptérygoïde (pg) sont déjà ébauchés; g, oscarré; mk, cartilage de Meckel; bh, basi-hyoïdien; ch, céiato-hyvidien ; bbr, basi-branchial; cbr, cérato-branchial; cbr, épibranchial; 1, 2, 3, première, deuxième et
troisième fente branchiale. :
Dans la colonne vertébrale, on distingue une région cervicale très lon
Fig. 4092. — Crâne d’un embryon de Poulet du septième jour vu de pro- hé til(d'après W. K. Parker). — oc, condyle occipital; ce, uotocorde; e0,ex- bres dorsales pee occipital; so, occipital supérieur; hsc, canal demi-circulaire horizon des côtes, et les
tal, et psc, canal demi-circulaire postérieur vu par transp
vers le cartilage ; as, alisphénuïde: 2, trou optique; ps, présphénoïde ou
cloison interorbitaire ; pp, lame antorbitaire; eth, ethmoï
tilage ali-ethmoïde; aln, cartilage ali-nasal; pn, cartilage prénasal; pa, palatin; pg, plérygoïde; q, 0 carré; st, étrier; fr, fenêtre ronde;
mk, cartilage de Meckel; ch, cérato-hyoïdien; bh, basi-hyoï sibranchial; cbr, cérato-branchial ; ebr, épibranchial.
plus nettement délimitées, car les vertèbres du cou portent,comme chez | codiles, des côtes rudimentaires et les côtes des premières vertèbres dorsale
es maxillaires et les palatins unis directement ou par F médiaire d'ossifications de la son nasale, et le vomer m ou reste rudimentaire (Des:
thae). Enfin le vomer peu tronqué en avant et articulé les ethmoïdes latéraux (4eg:
gnathae). ; sel L'os hyoïde des Oiseaux res ble surtout à celui des Sa (fig. 1095). Le corps est ët il se continue, en avant, à entoglosse très développé arrière avec une apophyse les cornes antéricures sont général, composées de deu ces et ne se réunissent point crâne ; parfoiselles se recour au-dessus du crâne et s'éter jusque sur le front (Pic). E constituent alors avec leurs :
cles un appareil destiné à ter la langue en avant.
et mobile, une ré; dorsale et une régi pelvienne solides une région caudale
dimentaire et peu bile (fig. 1094).
n'existe pas, Co chez les Mammi de régions dorsale € lombaire distine car toutes les.
arence à tra- tèbres lombaires de; ale, car- tribuent à la fa du sacrum. La dien; bbr, ba-. cervicale et‘la
. dorsale ne sont
—. vertèbres dorsales, plus courtes, sont toujours moins
* autres par des apophyses postérieures (apophyses récurrentes ou uncinées), il en résulte que les mouvements des côtes ster-
réunissent pas au sternum. Le cou est long et excessivement mobile; il est composé de neuf, et fréquemment d'un nombre plus considérable de vertèbres, qui peut aller chez le Cygne jusqu'a vingt-quatre. Sur les côtés de ces vertèbres se trouve, entre le corps, l'apophyse transverse et la côte rudirentaire, un canal qui donne passage à l'artère vertébrale et à la portion cervicale du sympathique (fig. 1095). Les
Ent
Co
nombreuses ; elles sont munies d'apophyses épineuses inférieures et supérieures et portent toutes des côtes, dont les antérieures s’attachent parfois seulement aux apophyses transverses et constituent des fausses côtes Zh qui ne se réunissent point au sternum. Les os sternocostaux s’articulent d’un côté aux extrémités inférieures des vraies côtes en formant avec elles un angle
à sommet postérieur et de l’autre au bord du sternum. Les mouvements de ces os ont pour effet de
C : Fig. 1093. — Os hyoiïde du Corvus faire écarter le sternum de la colonne vertébrale; ornir. — Co, corps de l'os
mais comme les côtes s'appuient les unes sur les hyoïde ou copule; Zh, corne de l'os hyoïde; Ent, entogiosse.
nales s'appliquent à tout l'ensemble de la cage thoracique qu'ils dilatent (inspiration). Le sternum est un os large et plat qui recouvre non-seulement la poitrine, mais aussi une grande partie du ventre et qui porte une crête saillante (brechet) servant à augmenter la surface d'attache des mus-
- cles. Chez les Oiseaux qui volent mal ou qui ne volent pas du tout, le bre-
chet s’atrophie jusqu'à disparaître complètement (Ratitae). Aux vertèbres dorsales fait suite une région assez étendue, correspondant aux rêgions lombaire et sacrée et qui offre les caractères du sacrum par la soudure de plusieurs vertèbres entre elles et avec les longs os iliaques'. Le sacrum est très allongé et comprend de seize à vingt vertèbres ou davantage ; ses côtés sont plus ou moins complètement recouverts par l'ilion également très long; on peut distinguer une partie lombaire, précédée presque toujours par deux à trois vertèbres dorsales munies de côtes. Les premières de ces vertèbres présacrées offrent une division des apophyses transverses en deux branches, l’une dorsale, l'autre vertébrale, tandis que les postérieures sont dépourvues de cette dernière branche. Puis vient le sacrum proprement dit, composé de deux vertèbres comparables aux vertèbres sacrées des Lézards et des Crocodiles, et formant près de la cavité eotyloïde avec ses apophyses transverses le principal point d'appui du bassin. Les apophyses transverses de ces deux « vertèbres acétabulaires » sont formées elles aussi de deux branches inférieure et supérieure, dont la première s’ossifie indépendamment de l'arc supérieur et par conséquent représente, comme les apophyses transverses correspondantes du sacrum des Crocodiles, une côte. La première des trois à sept vertèbres suivantes appartenant à la région post-sacrée, partie antérieure de la région caudale, présente souvent
1 CG, Gegénbaur, Beiträge zur Kenntniss des Beckens der Vügel. Jen: Zeitsch., vol. VI.
une conformation entièrement semblable, ventrale de l’apophyse transverse s'ossifie rieure. La région caudale, très courte, se
sans que cependant la branche séparément de la branche supécompose dans la règle de sept à
Fig: 1094. — Squelette de Neophron perenopterus. — Rh, côtes cervicales; Du, apophyses épineus s inf 1 rieures des vertèbres dorsales; CI, clavicule; St, sternum; Se, os sterno-costaux; Pu, apophyses unCi-\ nées; Jl, os iliaque; Js, ischion ; Pb, pubis; H, humérus; R, radius; U cubitus; €, C!, carpe; Me, méla M carpe; P', P'',P'", phalanges des trois doigts; Fe, fémur; T, tibia ; F, péroné; Tm, tarso-métatarses Z, doigts. FERA re
que, si on la compare avec le prolongement caudal des Saururés (Archaeopteryx), on voit que la réduction du nombre des vertèbres caudales n'est pas si considérable.
Les os des membres antérieurs offrent une série de particularités qui tiennent à leur transformation en organes du vol. Dans aucune autre classe de Vertébrés cette paire de mem- - bres n’est aussi solidement attachée au tronc - que dans celles des Oiseaux, car l'immobilité des vertèbres dorsales par rapport les unes aux autres empêche les différentes pièces du thorax de jouer les unes sur les autres. Il faut, en effet, que les organes du vol, dont les Fig. 1098. — Troisième vertébre cervicalemouvements supposent une grande dépense de Et sg 5 ee Male Led jp rpm force musculaire, trouvent dans le thorax le articulaire du corps de la vertébre; 0b, point d'appui qui leur est nécessaire et une 4e tes fe él: be RE surface d'insertion suffisamment rigide pour côte cervicale R; Ft, foramen transverse ; leurs muscles puissants. C’est ce qui explique Pi, apophyse épineuse à la MÉR Se le mode d'organisation de la ceinture scapulaire
et du thorax, ainsi que l'union solide de la première avec le sternum. Tandis que l'omoplate est un vs long, en forme de sabre, placé sur la face dorsale de la cage thoracique, les clavicules et les caracoïdes sont des os solides fixés au ster- . num et soutiennent l'articulation de l'épaule. Les deux clavicules sont soudées …. à leur extrémité inférieure et forment ainsi la fourchette, fixée par des tendons à . l'extrémité antérieure du bréchet. Le membre antérieur est remarquable principalement par la réduction de la main; en effet, l’avant-bras formé par le radius’ et le cubitus n’est suivi que de deux petits os carpiens, avec lesquels s'articule une pièce osseuse résultant de la soudure plus ou moins complète detrois métacarpiens. Enfin les doigts ne sont qu'au nombre de trois, dont deux plus ou moins rudimentaires. L'un d'eux, placé du côté radial, composé d’une seule phalange et s'articulant près de la base du métacarpe, est le pouce; un autre également styloïde s’insère à l'extrémité opposée du métacarpe; le doigt médian ou principal est formé de deux phalanges, dont la première est grande. Les différentes parties du membre supérieur se replient pendant la période de repos de telle sorte que le bras est dirigé en arrière, l'avant-bras en avant et parallèlement à lui, et la main dans la même direction que le bras.
La ceinture basilaire des membres . postérieurs consiste en un bassin très allongé formé par la réunion d’un grand nombre de vertèbres lombaires et sacrées, ne présentant de symphyse pubienne que chez l'Autruche (Struthio camelus) et qui est remarquable par la soudure des ditférentes pièces qui le constituent. Le fémur court, mais solide, est dirigé obliquement én avant et le plus souvent caché par les plumes, de sorte que l'articulation du genou n'est pas visible extérieurement. La jambe, beaucoup plus longue que la cuisse, est formée principalement par le tibia, car le péroné est tout à fait rudimentaire et ne représente plus qu'un petit stylet osseux placé sur la face externe du premier. À la jambe fait suite un seul os long, os canon ou tarse, dirigé en
avant, qui résulte de la soudure de trois pièces métatarsiennes et d'une pièce
épiphysaire supérieure qui semble tenir lieu de .tarse. À leur extrémité infé- :
rieure ces trois os métacarpiens soudés s’écartent ordinairement entre eux de facon à former autant de têtes articulaires distinctes et disposées en forme de poulies digitifères. Quand il existe un quatrième doigt, ou pouce, il est rejeté en
arrière et articulé plus haut que ses congénères sur un petit os styliforme qui .
représente un quatrième métatarsien et se trouve simplement appliqué contre l'os canon. Ces trois ou quatre doigts (réduits à deux chez l’Autruche d'Afrique) sont composés de plusieurs phalanges dont le nombre augmente de dedans en dehors, le doigt interne en ayant deux seulement, le suivant trois, le médius quatre et le doigt externe cinq.
Le système musculaire des Oiseaux présente aussi de nombreuses particula= -
rités en rapport avec leur mode de locomotion aérienne. Les muscles peauciers sont très développés ; ils forment de larges bandes qui peuvent agir sur de grandes étendues de la peau ainsi que sur les plumes qui y sont implantées. On trouve, en outre, des faisceaux de fibres striées et de fibres lisses autour des pennes et des plumules (duvet). Les muscles du tronc et des membres sont groupés dans le voisinage du centre de gravité de l'Oiseau sur le sternum, le bassin et la cuisse; les longs tendons, qui leur font suite, s'étendent jusqu'à l'extrémité des membres. Ce sont principalement les grands muscles de l’aile qui acquièrent au sternum un grand développement (grand pectoral), excepté cependant chez les Struthionides, et ils constituent une grande partie de la masse musculaire -du corps. Les museles de l'abdomen sont presque rudimentaires, eeux de la colonne vertébrale ne sont très-développés que dans la région caudale et dans Ja région cervicale.
‘Aux membres postérieurs les muscles affectent une disposition spéciale qui permet à l'Oiseau, quand il est perché, de fléchir les doigts sans aucun effort
musculaire. Le droit antérieur de la cuisse s'étend depuis le pubis, le long de la
face interne du fémur; il se continue avec un long tendon grêle qui passe sur la face antérieure de l'articulation du genou et s’insère à la partie externe de la jambe, en se confondant avec le muscle fléchisseur des orteils. C'est par suite de
ce mécanisme que chaque flexion de l'articulation du genou est accompagnée
de celle des doigts, ce qui fait que les Oiseaux peuvent, pendant leur sommeil, se maintenir sur les branches des arbres, sans le concours de la volonté, re la seule action du poids du corps.
Les plumes qui recouvrent le corps sont le caractère extérieur le plus remarquable de l’Oiseau?. La peau ne reste nue que sur un petit nombre de points, en particulier au bec et aux orteils, le plus souvent aussi au tarse, et enfin parfois au cou (Vautour), au ventre (Autruche), ainsi que sur les protubérances charnues du cou et de la tête (Gallinacés et Vautours). La peau est également nue sur une étendue plus ou moins grande à la base du bec et forme la membrane que l'on appelle cire; elle devient cornée sur les bords, qui n'offrent qu’exceptionnellement une consistance molle (Canards, Bécasses) et constituent alors par
1 E. Alix, Essai sur l'appareil locomoteur des Oiseaux. Paris, 1873. "Ti Studer, Die Entwicklung der Federn. Berlin, 1873. — Id., Beiträge zur Entuickelungsgeschichte der Feder. Leitschr. f. wiss. Zool., t. XXX. 1878.
leurs nombreux nerfs un organe tactile très-sensible. La peau devient également cornée aux doigts et au tarse, et elle forme un revêtement parfois granuleux, parfois composé d'écailles, descutelles, qui fournit d'excellents caractères distinctifs. Quelquefois, comme chez les Passereaux, les scutelles se soudent toutes ensemle de manière à constituer un long étui eorné sur la face antérieure. Ilexiste, en outre, d’autres formations cornées spéciales, telles que les ongles à l'extrémité des doigts et les éperons sur le bord interne et postérieur du tarse chez es Gallinacés mâles ou sur le pouce de l'aile chez les Parras et les Agamis.
Les plumes sont des formations épidermiques correspondant entièrement 4 aux poils des Mammifères. Comme eeux-et, elles naissent dans des enfoncements - du derme, ou follieules, tapissés par des couches de l'épiderme. Au fond du + follicule se trouve une papille riche en vaisseaux dont les cellules sont le siège d'une multiplication très active et qui constituent l'ébauche du poil ou de la plume. Quand la plume commence à se développer, on y distingue l'axe primaire ou hampe (scapus), composée d'une portion basilaire ou tube corné (calamus) - surmontée de la tige (rachis), et les barbes (veillum). Le tube corné est cylin- … drique, enfoncé dans la peau et entoure la papille desséchée (dme de la plume); . il présente à chacune de-ses extrémités un petit orifice, l'ombilic (wmbilicus - inferior, umbilicus superior). La tige esl la portion pleine, saillante de la > hampe; elle est garnie latéralement de nombreuses branches horizontales et . légèrement obliques en haut (barbes), portant elles-mêmes de nouvelles branches latérales (barbules). La face inférieure légèrement concave de la tige présente - dans toute sa longueur, jusqu’à l'extrémité antérieure du tube corné, un sillon profond, à la base duquel nait un appendice ou hyporachis qui, de même que le . rachis, porte des rangées latérales de barbes. Cette seconde plume n'atteint que - rarement la longueur de la plume principale (Casoar); d'ordinaire elle s’atrophie - complètement (rémiges et rectrices). Les barbes (rami) portent latéralement une - nouvelle série d'appendices appelés barbules (radii), qui à leur tour sont barbelées d’une façon analogue (radioli). Les barbules sont crochues vers le É bout; elles s'accrochent tire HoniEat et maintiennent de la sorte tous ces | appendices fortement reliés entre eux.
4 . Suivant la structure de la hampe et des barbes, on distingue plusieurs formes . de plumes : les penres (pennae) à tige rigide et à barbes résistantes, le duvet - ou plumules (plumulae) à tige et barbes souples et élastiques et dont les bar- » bules arrondies ou noueuses ne présentent pas de crochets, et enfin les plumes filiformes (filoplumae) à tige grêle, filiforme ou sétacée et dont les barbes sont . atrophiées ou même manquent complètement. Les premières constituent essen- … tiellement le plumage de l'Oiseau et en déterminent les contours; elles prennent un grand développement surtout dans les ailes (rémiges) et à la queue (rectrices). Le duvet forme entre la base ‘des pennes une couche qui acquiert parfois une épaisseur considérable et qui s'oppose aux déperditions de chaleur. Les plumes filiformes sont plus espacées entre les pennes, et à l'angle de la bouche elles sont transformées en soies rigides (vibrisses). Du reste il y a entre ces trois types principaux de plumes de nombreuses formes intermédiaires, car souvent les barbes d'une penne sont conformées comme celles du duvet, et la tige du duvet s’allonge et acquiert une fermeté plus grande. Les plumes peuvent aussi
se terminer à l'extrémité de la tige par une écaille cornée (Bombycilla), ou : prendre la forme de lames cornées, plates et dentelées (Anastomus lamelliger), où de longs piquants également cornés (Casoar). Les Oiseaux ne présentent ni glan- | des sébacées, ni glandes sudoripares, mais ils possèdent une glande bilobée à canal excréteur simple, appelée glande uropygienne ou glande du croupion, qui sécrète une humeur huileuse particulièrement abondante chez les Palmipèdes, et servant à enduire les plumes pour les préserver de l'action de l’eau.
Ce n’est que dans des cas rares que les plumes revêtent d’une manière continue le corps tout entier (Aptenodytes) ; d’ordinaire les pennes sont disposées ë suivant des lois déterminées en rangées (pterylae) entre lesquelles la peau est
nue ou recouverte de duvet (apteria, fig. 1096). La forme et la disposition ré- | ciproque de ceses. # paces nus où em-
difications apbtieis bles à la classification des Oiseaux et sur lesquelles les recherches approfondies de Nitzsch ont appelé ù atten- TON ‘ Le mode degrou- … pement des plumes surlesmembresantérieurs et à la … queue est particu- … lièrement impor-
Fig. 1096. = rene et Are Mn se HT NN après Nitzsch). — a, Face tant: car c'est de lui que dépend la transformation des premiers en organes du vol et de la seconde en une sorte de gouvernail destiné à diriger l'Oiseau. L’aile forme une sorte d’éventail pouvant se «
replier en deux points, à l'articulation du coude et à l’articulation de la main, et 6
dont la surface est formée principalement par les grandes rémiges à la face infé rieure de la main etde l’avant-bras, et en partie aussi par des replis cutanés spéciaux qui s'étendent entre le tronc et le bras, et entre le bras et l'avant-bras. Lerepli inférieur sert à fixer l'aile au tronc; le repli supérieur contient un ligament élastique, qui s'étend le long de son bord externe depuis l'épaule jusqu’à l'articulation de la main, et joue par conséquent un rôle dans le mécanisme we
1 Ch. L. Nitzsch, System der Pterylographie. Nach seinen Untersuchungen her ausgegeben :
H. Burmeister, avec 10 pl. Halle, 1840. Traduit en anglais par Sclater. London, 1867. Roy Society.
s — OISEAUX. 1365
déploiement de l'aile, car ce ligament, lorsque l'avant-bras s'étend, exerce une traction sur l'articulation de la main du côté du pouce et détermine l'extension simultanée de la main. Les grosses rémiges s'insèrent le long du bord inférieur de la main et de l'avant-bras; les rémiges primaires sont au nombre de dix: elles sont portées par la main (fig. 1097). Les rémiges secondaires, en nombre plus considérable, mais variable, sont celles de l'avant-bras. On appelle rémiges . scapulaires (parapterum) un certain nombre de pennes qui s’attachent à l’humé- …— rus,-etrémiges bâtardes (alula) celles du pouce, parfois remplacées par l'éperon. …. Les rémiges sont toutes recouvertes à leur base par des plumes plus courtes, 1 disposées sur plusieurs rangs à la manière des tuiles d’un toit, et désignées sous le nom de couvertures ou tectrices. Du reste la forme de l'aile est très variable suivant que les Oiseaux chez les- quels on l'observe sont bons voiliers et D rs . suivant aussi leur mode de vol. Ainsi les ailes très arrondies avec de courtes rémi- . ges primaires appartiennent à des Oiseaux à vol lourd, nécessitant de grands efforts et par conséquent de peu de durée, tandis que-les Oiseaux de passage, qui parcourent en peu de temps de vastes étendues de pays, possèdent de longues ré- —…. miges primaires et des ailes longues et
- pointues. Quelquefois les ailes peuvent
- s'atrophier au point que le vol n'est plus = possible, conditions que l’on voit réalisées Ed
. : ° Et Fig. 1097. — Nomenclature des plumes et des réchez les Oiseaux coureurs (Dinornis, Kiwis, gions du corps du Bombycilla garrula (d'après Autruches) ainsi que chez certains Palmi- Keichenbach, mtis un peu modifié). — #, front;
z y À , Sinciput; Hh, occiput; Z, lorum; W, joue; pèdes (Pingouins). Dans ce cas les ailes, N, nuque; R, dos; K, gorge; Br, poitrine; Ba … rudimentaires ou dépourvues de rémiges, … jet erupion: ueueavs es ocrics
peuvent encore aider à la progression de T, couvertures ou tectrices; P, rémiges scapul'Oiseau ; &hez l' Autrache, dr effet, elles laires (paraptère); AZ, rémiges bâtardes (alula) . facilitent la course par leur battement rapide; chez le Pingouin elles jouent le rôle de véritables rames.
Les grandés pennes de la queue portent le nom de rectrices, parce qu'elles servent de gouvernail pour changer la direction du vol. En général il existe douze rectrices (parfois dix ou vingt, ou même davantage) ; elles sont fixées à | Ja dernière vertèbre caudale de manière à pouvoir être mues isolément et être étalées en éventail ou bien à être élevées ou abaissées toutes ensemble. La base . des rectrices est recouverte de nombreuses tectrices, qui dans certains cas . acquièrent une forme et une taille anormales et servent de parure à l'Oiseau - (Paon). Parfois la queue joue encore un autre rôle secondaire, par exemple … lorsque l'Oiseau marche ou sautille elle sert de balancier (Bergeronnettes), où lorsqu'il grimpe elle sert à appliquer le corps contre l’arbre (Grimpereaux, Pics). Si l'Oiseau n'est pas doué de la faculté de voler, la queue ne joue plus le rôle de balancier, les rectrices s'atrophient ou disparaissent complètement. Mais
LA 4 Tac -hi( be
même dans ce dernier cas, quelques-unes des rectrices peuvent acquérir une taille considérable et les nuances les plus riches et tes plus éblouissantes. Les membres postérieurs, qui servent principalement à FOiseau à se mouvoir à terre, présentent dans la position et la structure de leurs différentes parties des particularités, en rapport avec leur rôle comme points d'appui ou supports du tronc placé sur eux plus ou moins obliquement. La position presque horizontale … de la cuisse, cachée sous les plumes latérales du corps, a pour conséquence que la jambe, le tarse et le pied sont reportés assez en avant, et la ligne droite qui passe par le centre de gravité, même quand le tronc est sensiblement vertical, tombe dans l'intérieur de la base de sustentation formée par les orteils. Lorsque l'Oiseau vit principalement dans l’eau et que le membre postérieur joue surtout le rôle de rame, ce dernier est placé beaucoup plus en arrière; dans ce cas, pendant la marche, le tronc ne peut être porté qu’à la condition d’être très relevé, presque vertical, et par conséquent ses mouvements à terre sont lourds et maladroits. | La structure et les fonctions des membres postérieurs nous otlroil encore . d’autres particularités qui tiennent à ce qu'ils présentent réunies des disposi- * tions qui, chez les Mammifères, sont réparties et sur eux et sur les membres antérieurs. C'est ainsi que l’on observe un mode de mouvement de la jambe qui rappelle celui de l'avant-bras des Mammifères, tandis que le pied peut servir de main (Perroquet). Les membres postérieurs présentent aussi de nombreuses différences correspondant aux différentes manières de voler de l'Oiseau (fig. 4098) 1. On distingue d'abord les pedes gradarii et les pedes vadantes. Les premierssont bien plus complètement empennés, et au moins recouverts par les plumes jusqu'à M l'articulation du talon, mais présentent de grandes différences dans le nombre, la position et le mode de réunion plus ou moins intime des doigts. Tantôt ils ont quatre doigts dirigés en avant, pedes adhamantes (Cypselus); ou deux doigts dirigés en avant et deux en arrière, pedes scansorù (Picus); ou trois doigts en avant, le doigt interne en arrière, le doigt moyen et le doigt externe soudés à la base, pedes ambulatorii (Phasianus); tantôt le doigt interne est dirigé en arrière, et des trois doigts dirigés en avant le doigt du milieu et le doigt externe sont souvent soudés jusqu'au delà de la moitié de leur longueur, pedes gressorit Alcedo) ; ou le doigt interne est postérieur et les trois doigts antérieurs sont complètement séparés, pedes fissi (Turdus); ou le doigt interne est postérieur et les trois doigts antérieurs sont réunis à la base par une courte membrane, pedes insidentes (Falco). Parfois le doigt externe des pedes scansorii peut être dirigé en avant et en arrière (Cuculus), ou bien c’est le doigt interne des pedes adhamantes (Colius). Les pedes vadantes sont caractérisés par leurs tibias nus complètement ou seulement en partie; on lés rencontre principalement chez les Oiseaux aqua- … tiques. Quand le tarse est très allongé, on les appelle pedes grallarii, et on distingue parmi ces derniers ceux dont tous les doigts antérieurs sont réunis à la base par une courte membrane, pedes colligati (Ciconia, Mycteria), et ceux chez lesquels le doigt du milieu et le doigt externe seuls sont ainsi réunis, pedes semicolligati (Limosa). Les pedes cursorii sont des pedes grallarii très forts, dépourvus de
A. Reichenow, Die Fussbildung der Vügel. Leipzig, 1871
doigt postérieur et munis de deux (Struthio) ou trois (Rhea) gros doigts anté-
T n EEE
* Fig. 1098. — Principales ormes du pied chez les Oiseaux (b, c, d, f, n, d’après le règne animal). — a, Pes adhamans de Cypselus apus. — b, Pes scansorius de Picus capensis. — c, Pes ambulatorius de Phasianus colchicus. — d, Pes fissus de Turdus lorquatus. — e, Pes gressorius d’Alcedo hispida. — f, Pes insidens de Falco biarmicus. — g, Pes colligatus de Mycteria senegalensis. — h, Pes cursorius de Struthio camelus. — i, Pes palmatus de Mergus merganser. —k, Pes semipalmatus de Recurvirostra avocetla. — 1, Pes fissipalmatus de Podiceps cristalus. — m, Pes lobatus de Fulica atra. — n, Pes steganus de Phaeton aethereus.
dites pedes palmati lorsque les trois doigts antérieurs sont réunis jusqu'à leur extrémité par une membrane entière (Anas, Mergus), pedes semipalmati quand la membrane ne s'étend pas au delà du milieu des doigts (Recurvirostra), pedes fissipalmati quand les doigts sont garnis d’un repli membraneux continu (Podiceps), pedes lobati, quand le repli est lobé (Fulica). Si le doigt postérieur est également réuni aux doigts antérieurs par la membrane, comme dans les Phaeton, les pieds sont dits pedes stegani. Du reste le doigt postérieur peut s'atrophier ou même disparaître complètement chez les Palmipèdes aussi bien que chez les Échassiers, ou présenter de grandes différences dans sa position, tantôt, reposant sur le sol dans toute sa longueur ou seulement par l'extrémité de l'onglet, tantôt ne l’atteignant jamais.
Le cerveau des Oiseaux est bien supérieur à celui des Reptiles non- -seulement par son volume, mais aussi par sa structure; il remplit complètement la cavité du crâne (fig. 108 et 1099 )'. Les hémisphères cérébraux ne présentent pas encore de circonvolutions leur surface ; mais il possèdent déjà un corps calleux rudimentaire (Meckel), etsurle plancher des ventricules latéraux, qui sont vastes, les corps striés. Non-seulement ils recouvrent les parties du cerveau intermédiaire nettement caractérisées comme couches optiques, mais aussi les deux renflements du cerveau moyen rejetés en bas sur le côté, d'où partent les nerfs optiques (tubercules bijumeaux). La différenciation est poussée encore plus loin dans le cervelet. Ce dernier est, en effet, composé d’une partie médiane très développée présentant l'arbre de vie et comparable au vermis et de petits appendices latéraux qui envoient un prolongement entre les canaux semi-cireulaires du labyrinthe et sont les centres de la coordination des mouvements. Il n’y a jamais de pont de Varole.
Par suite de la eourbure nucale de l'embryon, la moelle allongée forme un angle très prononcé avec Ja moelle épinière, dont les cordons s’écartent dans la région lombaire pour constituer un deuxième sinus rhomboïdal. Les douze nerfs crâniens sont tous distincts les uns des autres, et leur mode de distribution est Fig. 1099. — Encéphale de Pigeon. A, vu par la face supé- essentiellement le même que chez
rieure; B, vu de profil (d'après R. Wiedersheim). — VA, les Vertébrés. La moelle épinière
en Gone A mrteceanent S'élend presque jusqu'äl'extrémité
pr a H, hypophyse; 1, nerf olfactif; Lol, lobe Qu canal rachidien. Le sympathi-
dés que présente comme particularité à noter le trajet de sa portion supérieure dans le canal intervertébral formé par les apophyses transverses et les côtes rudimentaires des vertèbres cervicales.
Les yeux offrent toujours une grosseur considérable et une structure élevée?: On ne rencontre jamais chez les Oiseaux d'exemples d'organes de la vision rudimentaires cachés sous la peau, comme on en voit dans toutes les autresclasses de Vertébrés. Les yeux sont en général peu mobiles, car les muscles oculaires restent rès courts; mais il n’en résulte aucun désavantage pour la vision, car l'extrême mobilité de la tête et du cou y remédie amplement. Par contre les paupières sont très mobiles, surtout la paupière inférieure ainsi que la membrane nictitante transparente, qui glisse horizontalement de dedans en dehors,
au-devant de l'œil, et qui est mue par un appareil musculaire spécial. A la basede 4
cette membrane s'ouvre le large canal excréteur de la glande de Harder, ainsi
4 À. Meckel, Anatomie des Gehirns der Vügel. Archives de Meckel. vol. II, 1816. — Stieda, : 4
Studien über das centrale Nervensyslem der Vôgel und Säugethiere. Leitschr. für wiss: Loo!., vol. XIX, 1869, et vol. XX, 1870.
? Outre les travaux anciensde Treviranus, Krohn, etc., consultez : V. Mikalhowics, Untersu- +20
chungen über den Kamm des Vogelauges. Archiv. für mikr. Anat., t. IX. 1873. — Kessler, Zur Entwicklung des Auges der Wirbelthiere. Leipsig, 1877. — R. Leuckart, Organologie des Auges. in : Handbuch des gesammten Augenheilkunde par Graefe et Saemisch. Leipzig, 1876.
ainsi qu'à l'angle externe de l'œil la glande lacrymale qui est relativement petitet. Le globe oculaire des Oiseaux présente une forme particulière, ce qui tient à ee que la région postérieure avec la rétine présente un rayon de courbure beaucoup plus grand que la région antérieure (fig.1100). Ces deux régions sont réunies par une région médiane étroite, en forme de tronc de cône à base large placéeen arrière. C’est surtout chez les Oiseaux de proie nocturnes que celte conformation - est le mieux marquée; elle tend à s’effacer chez les Palmipèdes, dont l'axe de l'œil est beaucoup plus court. Partout la selérotique présente en arrière de la cornée … un anneau formé de plaques osseuses auquel vient aussi s'ajouter fréquemment un second anneau osseux autour du point où le nerf optique pénètre dans l'œil. —. La cornée est remarquable, excepté chez les Palmipèdes, par sa forte courbure ; —. Ja face antérieure du cristallin n’est très-convexe que chez les Oiseaux nocturnes. —…. Un organe spécial, qui ne manque que chez l'Apte- … ryx, c'est le peigne, prolongement de la choroïde “ qui traverse Ja rétine et s'étend obliquement à tra- - vers le corps vitré jusqu'au cristallin; il correspond au ligament falciforme des Poissons et diffère des - formations analogues de l'œil des Reptiles par le “ grand nombre de ses plis. Les Oiseaux sont doués — d'une vision très perçante, conséquence de l'éten- - due et de la structure compliquée de la rétine; ils “… se distinguent aussi par le pouvoir très considérable — d'accommodation de leurs yeux, qui a sa raison ana- . tomique principalement dans les muscles du liga- ; 4 ment ciliaire (muscle de Krampton), et aussi dans Fa RES us HR PEUT … la grande mobilité de leur iris très musculeux (élar- sneim). — Co, cornée; L, cristal- … gissement et rétrécissement de la pupille). À FRS des SA L'organe de l’ouie offre des canaux demi-eireu- a selérotique; CM, muscle ci- —. laires au nombre de trois, très grands, formés par tire: N le labyrinthe entouré d'une masse osseuse spongieuse (fig. 113). Le vestibule communique toujours avec un limaçon bien développé, qui conserve encore . la forme d’un sac simple à peine courbé. La portion membraneuse située dans l'intérieur du limaçon osseux décrit cependant déjà un demi-tour de spire et présente à son extrémité un renflement en forme d'ampoule qui a reçu le nom » de lagénule (lagena). Elle est divisée par une lamelle tendue sur un cadre carti- lagineux (lame des contours) en deux canaux parallèles (rampes tympanique et vestibulaire). Le vestibule, que l'on peut aussi considérer, à cause de sa petitesse, comme la partie inférieure renflée en ampoule du limaçon, présente deux orifices, la fenêtre ovale fermée par l'extrémité (opercule) de la columelle et la - fenêtre ronde fermée par une membrane. A l'oreille interne ainsi constituée et dans laquelle se distribuent les terminaisons du nerf acoustique, s'ajoute encore la caisse du tympan ou oreille moyenne, qui communique par plusieurs orifices
…. 1 J. Mac Leod, Sur la structure de la glande de Harder du Canard domestique. Arch. de biolog., t. I. 1880.
2 Consultez les travaux de Scarpa, drovitencs, Windischmann. Vicq d'Azyr, Van Beneden, Breschet et particulièrement Deiters, Untersuchungen über die Schnecke der Vügel. Archives de Müller, 1860. — C. Hasse, Die Schnecke der Vügel. Leipzig, 1866,
avec des cellules des os du crâne, ainsi qu'avec le pharynx par la trompe d’Eus- | tache. Du côté externe l'oreille moyenne est fermée-par la membrane du tympan, « sur laquelle s'applique un osselef, allongé, la columelle. La columelle se compose d’un opereule, ou plaque stapédiale, appliqué contre la fenêtre ovale, et d’une tige grêle dont l'extrémité distale porte trois rayons cartilagineux divergents. Il n’est pas encore possible de décider jusqu'à quel point cet organe correspond à l’hyomandibulaire et par suite dérive de la pièce supérieure de l’arc hyoïdien; cepen dant on a considéré récemment la plaque operculaire, aussi bien chez les Oiseaux que chez les Reptiles et les Amphibiens, comme produite par le cartilage de la capsule auditive. En dehors de la membrane du tympan il existe un conduit auditif externe court, dont l'orifice est fréquemment entouré d’une couronne de grandes plumes, et qui, chez les Hiboux, est même surmonté d'un repli cutané couvert également de plumes, rudiment du pavillon de l'oreille. ;
L'organe de l’olfaction présente dans les fosses nasales spacieuses, souvent séparées seulement par une cloison incomplète (nares perviae), trois paires de | cornets cartilagineux ou osseux ; les cornets supérieurs sont les plus développés & chez les Oiseaux de proie, les cornets moyens chez les Gallinacés et les cornets inférieurs chez les Passereaux'. Les deux orifices des fosses nasales sont situés, * excepté chez l'Apteryx, à la racine de la mandibule supérieure, plus ou moins # rapprochés l’un de l'autre, parfois (Corneilles) recouverts et protégés par des 4 poils rigides. Chez les Procellarides ils sont prolongés en tubes et se réunissent 4 l’un à l'autre. Du reste l’olfaction n'’atteint jamais le degré de perfection qu'offrent ! le sens de l’ouie et celui de la vue, et les Oiseaux ne sont nullement capables, « comme certains Mammifères, de percevoir les odeurs à de grandes distances. Une ! particularité caractéristique des Oiseaux consiste dans la présence d'une glande Li nasale qui est située sur le frontal, plus rarement au-dessous de l'os nasal'ou « dans l’angle interne de l'œil, et qui débouche dans les fosses nasales pie un | canal excréteur simple. F4 4 1
Le sens du goût ne paraît que peu développé; il a son siège dans la basé de 1 la langue, molle et munie de nombreuses papilles. Chez les Perroquets seuls la « langue reste molle dans toute son étendue; partout ailleurs elle présente un re- É. vêtement solide, et fréquemment contribue efficacement à ladivision des aliments. « La langue doit être partout considérée, ainsi que le bec, comme l'organe du « tact. Rarement le bec est revêtu d’une peau molle riche en nerfs et en Corpus- « cules de Vater (Bécasse, Canards, fig. 1104); il devient alors un PRESS pee 2 cat de perception des sensations tactiles?. ë |
‘ G. Born, Die Nasenhôhlen und der Thränennasengang der amnioten Wirbelthiere. ——. L. Jahrb., t. V. 1879.
2 Plusieurs anatomistes et principalement, dans ces derniers temps, Grandry et Jobert, ont décrit des corpuscules tactiles dans le bec des Oiseaux, Canards, Perroquets, Flamants, P geons, etc. On les retrouve aussi sur la langue ainsi que dans la peau des doigts des Perroquets. Leur structure est très analogue aux corpuscules de Pacini des Mammifères. L'enveloppe de ces petits corps est composée de capsules conjonctives nucléées; entre elles et le bulbe central existe un grand espace, sur la nature duquel on n'est pas fixé et où l’on aperçoit un enchevêtrement d fibrilles qui disparaissent par l’action de l'acide acétique. Le bulbe central possède deux rangées de noyaux brillants et présente à sa surface des stries transversales très fines. Le tube nerveux, après avoir décrit de nombreuses sinuosités, aboutit au bulbe, à l'entrée duquel il perd sa myéline et se termine sous la forme d’une fibre pâle qui se termine en sphérule. Ces petits ee
“— le mode d'alimentation et suivant d'autres …. particularités dans le genre d'existence de
Les organes digestifs, malgré le mode d'alimentation très variable des différents groupes d'Oiseaux, ont une organisation à peu près uniforme. Les modifications qu'ils présentent se rapportent toutes au mode de locomotion aérienne de ces animaux. Les mandibules, au lieu d'être munies de dents implantées dans des alvéoles, sont revêtues d'un étui corné solide, généralement foncé, et allongées de manière à constituer . un bec dont la forme est très diverse suivant
l'Oiseau. On trouve cependant, aussi bien sur . Ja mandibule supérieure que sur la mandibule > inférieure, des papilles dentaires rudimenaires, dont l’existence, découverte par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire chez des embryons de - Perroquets, fut confirmée plus tard par Cuvier*. - Les saillies pointues dentiformes du bec d’un EE - grand nombre de Palmipèdes (Mergus) sont de Fig:1101.— Corpuscules tactiles de la mem- ; : À : 2 brane du bec (a) et des papilles linguales >. grosses papilles cutanées revêtues d’un étui (b,c) du Canard (d'aprés Frey). corné,et doivent être considérées comme de véri-
tables dents cornées. Il est très problable que les formes des Oiseaux, qui dérivaient des Sauriens, possédaient de véritables dents composées de dentine; nous en avons du reste une preuve dans la découverte, faite récemment en Amérique, d' Échassiers . fossiles dont les mandibules sont garnies de dents (Odontornithes). Chez l'Hesper- . ornis les dents, probablement recouvertes’ d'émail, étaient placées sur les bords de la mandibule inférieure et dans un sillon à l'extrémité postérieure de la mandibule supérieure, dont l'extrémité antérieure était entourée, ainsi que l'intermaxillaire, d’un étui corné (Marsh)?. Chez l’Ichthyornis les dents étaient même implantées dans de véritables alvéoles (?).
La mandibule supérieure est formée par la soudure des intermaxillaires, des maxillaires supérieurs et des os nasaux. La crête qu’elle présente sur sa face . supérieure s'appelle le culmen ; la région qui s'étend entre l'œil et la base du bec, recouverte par la cire ou ceroma, est le lorum. La mandibule inférieure est formée par les deux branches du maxillaire inférieur qui se soudent en avant et constituent une pointe nommée dille où myxa ; le bord inférieur depuis l'angle du menton jusqu'à la dille porte le nom de gonys.
En général on peut dire que le revêtement corné du bec est dur surtout chez les Oiseaux qui mangent des fruits durs ou des graines, ou qui se nourrissent de la chair de gros animaux vivants ; les bords du bec sont alors d'ordinaire tranchants et lisses, parfois cependant dentés; ce revêtement est plus mou chez les
sont en nombre immense dans le bec du Flamant, par exemple ; la couche profonde du derme en est comme pavée; ils ne dépassent guèré la couche moyenne, où ils sont infiltrés’ de pigment noir. Ce mode de terminaison nerveuse est le seul que l’on ait constaté jusqu'ici chez les Oiseaux. 1 P.Fraisse, Ueber Zühne bei Vügeln. Würzburg, 1880. ? C. Q. Marsh, Odontornithes, & monography on the extinct toothed Birds of North America. New Haven, 1880.
Insectivores, et particulièrement chez les Oiseaux qui cherchent leur nourriture dans la vase; les bords du bec peuvent alors, comme chez les Canards et les Bécasses, représenter un véritable organe du toucher par suite du grand nombre de nerfs qui s’y distribuent. La forme du bec offre également de nombreuses différences (fig. 1102). D'ordinaire les deux mandibules ont la même longueur, ! mais il n’est pas rare que la mandibule supérieure dépasse par sa pointe recourbée : l'inférieure (Rapaces), ou qu'au contraire la mandibule inférieure dépasse de
Fig. 1102. — Différentes formes du bec des Oiseaux (a, b, c, d, k, d’après Naumann; g, i,0,m,d'apr le règne animal; /, d’après Brehm). — a, Phoenicopterus antiquarum; b, Platalea leucorodia; ce; Emberisa citrinella; d, Turdus cyanus; e, Falco candicans; f, Mergus merganser; g, Pelecanus perspicil- » latus; h, Recurvirostra avocetta ; i, Rhynchops nigra; %k, Columba livia; 1, Balaeniceps rez; m, Ana- # stoleuk canomandaliale n, Pleroglossus discolor; 0, Mycteria senegalensis ; Ps Faicinellus igneus ; 3 g, Cypselus apus.
beaucoup la supérieure (Bec-en-ciseaux). C’est chez les Granivores que le bec M est le plus court et chez les Échassiers à long cou et à long tarses qu'il est le M plus long. Les Calaos ont le bec surmonté d'une sorte de casque, les Becs-croisés ont les deux mandibules tellement courbées que leurs pointes se croisent Jen ;
d'un côté, tantôt de l'autre, suivant les individus. ES La forme de la langue n'est pas moins variée‘. Elle est d'ordinaire potétiliée :
1C. G. Giebel, Die Zunge der Vôgel und hr Gerüst. Leïtschr. f. die, ges. Naturwiss., t. XI, 1858.
par deux stylets cartilagineux ou osseux fixés à l'extrémité antérieure de l'os hyoïde, et revêtue d'un étui corné. Chez les Perroquets et les Palmipèdes seuls, la langue est charnue et, dans ce dernier cas, encore est-elle couverte de petites pointes rigides. Elle ne reste que rarement rudimentaire, chez le Pélican, par xemple, chez quelques Oiseaux de proie et d'autres Oiseaux à bec très développé. D'ordinaire elle remplit l'espace qui s'étend entre les branches de la mâchoire ieure. Elle sert principalement à la déglutition, parfois aussi à la préhension aliments. Elle peut être dardée hors de la puche avec rapidité et à des distances considé- rables par le jeu de muscles spéciaux. C'est surtout chez les Pies et les Colibris que ces mou- vements sont le plus étendus; ces Oiseaux, en effet, projettent leur langue, bifide ou armée de crochets, dans le calice des fleurs ou dans es fentes étroites des arbres pour s'emparer des Insectes. Dans ce cas, les longues cornes articulées de l'os hyoïde sont recourbées, re- montent derrière la tête et s'étendent jusqu’à la racine de là mâchoire supérieure.
La cavité de la bouche communique, chez le Pélican, avec une grande poche membraneuse suspendue entre les branches de la mâchoire . inférieure, et chez l'Outarde mâle (Otis tarda) * avec un sac descendant le long de la partie antérieure du cou; elle reçoit la sécrétion de - nombreuses glandes salivaires!. Il n'existe pas de voile du palais. L'œsophage, musculeux et garni de plis longitudinaux, et dont la longueur . dépend d'ordinaire de celle du cou, présente fréquemment, surtout chez les Oiseaux de proie - et les grands Granivores (Pigeons, Poules, Per- — roquets), une première poche digestive, appelée 1 jabot, dans laquelle les aliments sont ramollis ns onde RL — de manière à faciliter la digestion (fig. 1103). — 0e, œsophage; K, jabot; Dm, ventri 3 Le jabot porte chez les Pigeons deux petits pi qugi rar ge un . appendices arrondis, qui, à l’époque de l'incu- duodénale; H, foie; €, cæcum; U, urebation, sécrètent une matière caséeuse destinée ‘9"e5i 0 OViduete; K}, cloaque; 44, à l'alimentation des jeunes pendant les premiers jours de leur existence. À son extrémité inférieure, l'œsophage offre une - seconde dilatation à parois glanduleuses, appelée le ventricule suecenturié, … à laquelle fait suite le gésier, vaste et très musculeux. En général, le ventricule * succenturié est ovale et plus petit que le gésier. Ce dernier, suivant le genre de nourriture de l'Oiseau, est pourvu de parois musculaires minces (Rapaces) . ou épaisses et puissantes (Granivores). Dans ce dernier cas il possède en outre
1 MH. Gadow, Versuch einer vergleichenden Anatomie des Verdanungssystemes der Vügel. Jen. — ZLeitshr. f. Naturwiss., t. XIII. 1879.
deux disques tendineux placés vis-à-vis l’un de l’autre, recouverts d’un éf thélium corné, et le tout constitue un appareil très propre à broyer les substances les plus dures. Le pylore tes situé à droite et est fréquemment séparé du duodénum par une valvale. Chez quelques Échassiers et quelques Palmipèdes, là portion pylorique forme un estomac accessoire que l’on peut comparer au troisièm estomac des Urocodiles. L'intestin grêle entoure avec sa première circonvolutio correspondant au duodénum le pancréas, dont les canaux excréteurs débouchent, ainsi que les canaux biliaires, en général au nombre de deux, dans cette région A partir de ce point, il ne décrit que des sinuosités relativement peu prononcées et se continue avec le gros intestin, dont il est séparé par une valvule an: nulaire et par les orifices des deux cæcums. L’intestin grêle atteint environ deux à trois fois la longueur du corps; quant au gros intestin, il reste toujours très court, excepté chez l’Autruched’Afrique, et se termine, sans se diviser en colon et rectum, dans le cloaque. En ce point il offre un repli annulaire qui représente un sphincter. Un sac glandulaire allongé, appelé bourse de se s'ouvre È dans la paroi postérieure du eloaque{. Fi SR | Les reins sont grands et allongés; ils sont logés dans des exciraiotielil sa- | crum et se didissnt en une série de lobules possédant chacun un canal urini- 1 fère superficiel, auquel des branches terminées en cul-de-sac: aboutissent, à la ! manière des barbes d’une plume sur la tige de cette dernière?. Ces canalicules ! se réunissent de proche en proche et convergent en formant des faisceaux qui « aboutissent aux branches beaucoup plus larges des deux uretères: Ceux-ci se portent derrière le rectum sans présenter de réservoir urinaire et débouchent :| ‘dans le cloaque, en dedans des orifices des organes génitaux. La sécrétion uri- . naire n’est pas liquide comme chez les Mammifères; c'est une pâte Poe À plus ou moins épaisse qui se dessèche rapidement. nee
Les Oiseaux, ainsi que d’ailleurs tous les Vertébrés à sang chaud, vote un cœur droit et un cœur gauche complètement séparés l’un de l’autre, situés dan: la poitrine sur la ligne médiane et renfermés dans un péricarde à parois minces mais résistantes (fig. 1104). Comme le sternum reste toujours rudimentaire, la cavité thoracique n’est pas parfaitement délimitée etse continue directement avec. la cavité abdominale, recouverte en grande'partie par le sternum. Les battements « du cœur, par suite de l'activité de la respiration, sont plus nombreux que chez les Mammifères. Le cœur présente aussi, dans la position des ventricules et dans w la disposition des valvules, de nombreuses particularités. Le ventricule droit, à | parois minces, enveloppe presque complètement le ventricule gauche; sans ce- : pendant arriver jusqu'à la pointe de l'organe, et la section transversale des cavité présente la forme d'un croissant. Sa valvule auriculaire, au lieu d'être formée, comme chez les Mammifères, par des languettes membraneuses dont ; bord est retenu à l’aide de cordons fixés aux parois du ventricule, se compose d'une grande lame charnue qui semble être une portion de la paroi externe du 1 V. Alesi, Sulla borsa di Fabricio negli Uccelli. Atti della Società Ital. di se. natura t. XVIIL. 4875. — Stieda, Ueber den Bau und die Entwicklung derBursa Fabricii. Leitschr.
Wiss. Zool., t. XXXIV.1880.
> Balfour and Sedgwick, On the existence of a head-kidney in the embryo Chick. Q
Journ.of micr. science. t. XIX. 1879. — Sedgwick, Early à of the or Rene Ibid., t. XXI. 1881.
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