partie antérieure du corps, ou n’exécutent que de simples mouvements
logues à celui du pendule, comme dans la nage, la marche, la course, saut, ete. (Gétacés, Ongulés, Carnivores). Quand, au contraire, ils sont destinés,
à fouir, à grimper, à voler, et que par conséquent ils exécutent des mouvements.
complexes, où il est nécessaire qu'ils soient solidement fixés, la ceinture scap =
laire s’arc-boute sur le sternum à l’aide d’une clavicule allongée, plus ow moins forte. La clavicule postérieure n'est plus en général représentée que par l’apophyse coracoïde de l'omoplate et constitue, seulement chez les Ornis
thodelphes, une grosse pièce osseuse qui s'étend jusqu’au sternum (fig. 1128)"
En
: Les membres postérieurs sont d'ordinaire beaucoup plus solidement attachés au tronc que les antérieurs. Ils ont principalement pour rôle de produire la force
Fig. 1128. — Ceinture scapulaire de l’Ornitho- Fig. 1129. — Bassin de l'homme. — 1, épine iliaque
rhynchus paradozus (d’après Wiedersheim). — antérieure et supérieure ; 2, base du sacrum ; 3, sym-
…—. Si, sternum; Ep, épisternum; Co, coracoïde ; physe du pubis; 4, crête de l'os iliaque ; 5, cavité - Co’, épicoracoïde; S, omoplate; C{, clavicule; cotyloïde ; 6, tubérosité de l’ischion ; 7, trou ovale; G, cavité articulaire pour l’humérus. 8, épine iliaque antérieure et inférieure ; 9, détroit
supérieur ; 40, fosse iliaque.
- d'impulsion qui pousse en avant le corps dans la course ou le saut; ils . agissent comme les membres antérieurs chez les animaux qui grimpent, - nagent ou fouissent. Le bassin n'est rudimentaire que chez les Cétacés. Chez …. tous les autres Mammifères, le bassin, soudé avec les parties latérales du
. sacrum, forme une ceinture complétée par la symphyse des pubis et souvent - aussi par la soudure des os iliaques (fig. 1129). Chez les Monotrémes et les Mar- - supiaux, aux pubis s'ajoutent encore les deux os marsupiaux dirigés en » avant. Les membres articulés avec la ceinture scapulaire et avec la ceinture . pelvienne subissent, chez les Mammifères nageurs, un raccourcissement considérable et constituent tantôt, comme les extrémités antérieures des Cétacés, : des nageoires plates, dont les différentes parties ne sont pas mobiles les unes . sur les autres‘ et dont les phalanges sont très nombreuses, tantôt, comme chez - les Pinnipèdes, des pattes natatoires, qui peuvent aussi servir pour faire progresser le corps sur la terre ferme. Chez les Chiroptères les membres antérieurs - présentent une surface très développée qui leur permet de fonctionner comme - organes du vol, mais qui résulte d’une disposition tout à fait différente de celle . des ailes des Oiseaux, grâce à l'existence d'un repli cutané étendu entre les … doigts excessivement allongés ainsi qu'entre eux et les parties latérales du corps. - Les nageoires des Cétacés, aussi bien que les ailes des Chauves-souris, ne présentent plus de formations épidermiques sur les doigts, sauf chez ces derniers la griffe saillante du pouce.
Chez les Mammifères: qui vivent exclusivement ou principalement sur la terre … leïme, les deux paires de membres varient aussi bien par la longueur que par
- a conformation. On peut dire en général que les membres les plus longs sont ceux qui servent exclusivement à porter le corps et ne sont pas employés à …(ouir, à grimper ou à saisir les aliments. L'humérus est tubuleux, parfois … recourbé, et dans un rapport de longueur inverse avec le métacarpe; chez les
1 Les Sirénides présentent l'articulation du coude.
animaux fouisseurs il revêt des formes très irrégulières. Le radius et le € sont presque toujours plus longs que le bras; il en est de même aux membr postérieurs, du tibia et du péroné par rapport à la cuisse. Le ceubitus fo avec l’humérus l'articulation du coude (à angle postérieur), et présente, en point, en arrière, une apophyse volumineuse appelée l'olécrâne; le radius contraire s'articule principalement avec le carpe, il est souvent mobile au du cubitus, mais moins complètement que chez l'Homme (pronation, supinati dans d’autres cas il est soudé avec le cubitus et constitue alors jusqu'à l'apoph articulaire un stylet rudimentaire. Au membre postérieur le genou est saill en avant et présente en général une rotule. Parfois le tibia peut se mou autour du péroné (Marsupiaux), mais dans la règle ces deux os sont soudés le péroné dirigé en dehors et en arrière est d'ordinaire atrophié. Les différences sont bien plus remarquables dans la main et le pied, cæ non seulement la forme et la structure des os du carpe et du métacarpe, aim
Va è
Fig. 1130. — Squelette de la main, a, chez l'Orang; b, chez le Chien; c, chez le Porc; d, chez le Bœuf e, chez le Tapir; f, chez le Cheval (après Gegenbaur. — R, radius; VU, cubitus:; 4, scaphoïde ; HD semi lunaire; C, pyramidal; D, trapèze; E, trapézoïde; F, grand os; €, os crochu ou tic PB, pisiforme; Ce, os central du carpe; M, métacarpe. RE ion
que ceux du tarse et du métalarse, mais aussi le nombre des doigts ou d orteils, sont très variables (fig. 1130). Les doigts ne dépassent j jamais le nor b cinq, mais ils peuvent se réduire graduellement et ne plus être représentés q par le doigt du milieu; dans ces cas de réduction, c’est d'abord le doigt inte (pouce), composé de deux phalanges, qui devient rudimentaire et pp pes le petit doigt externe et le deuxième doigt interne Lantôt sont atrophiés et n forment plus que deux petites saillies à la face postérieure du membre (R Le nants), tantôt font totalement défaut. Enfin le deuxième doigt externe reste. rudimentaire et disparaît à son tour, de telle sorte que le doigt du milieu s supporte le membre (Solipèdes). En même temps que les doigts se réduiser graduellement de la sorte, les os du carpe et du métacarpe subissent une si plification et une modification correspondantes ; en effet, les pièces, auxquel sont attachés les doigts rudimentaires, deviennent styliformes ou même dis raissent complètement ; les deux métacarpiens moyens se soudent fréquemme pour constituer un long os impair. Les petits os du tarse, qui forment l’art
opposable; le pied est alors préhensile (Singes), mais il ne devient pas pour cela une main, … car la main se trouve . aussi caractérisée par la disposition spéciale des os du carpe et des muscles. D'après le mode suivant lequel le pied repose sur le sol dans la course, on dit que les animaux sont plantigra- des, digitigrades ou on-
nier cas le nombre des doigts et: des métacar- piens (métatarsiens) est - considérablement réduit . et le membre est très allongé par suite de la transformation du mé- | tacarpe ou du méta- … tarse én un os long et impair.
Le système nerveux se distingue par le vo- lume considérable et le haut développement du … cerveau (fig. 1131). Les - hémisphères cérébraux sont si gros que non seulement ils remplis-
4 guligrades. Dans ce der-
| Jation du pied et dont le rôle est d'amortir les chocs produits par la marche, sont disposés au moins sur deux et parfois sur trois rangées ; deux d’entre eux, l'astragale et le calcanéum, se font remarquer par leur volume. L'extrémité du
pouce, est opposable. Au membre postérieur le gros orteil est souvent aussi
Fig. 1131. — Face inférieure de l'encéphale de l’homme (d’après Hirs-
chfeld). — 1, lobe antérieur : 2 et 3, lobes postérieurs; 4, extrémité antérieure et 5, extrémité postérieure de la scissure médiane ; 6, scissure de Sylvius; 8, corps cendré et tige pituitaire; 9, tubercules mamillaires; 10, espace interpédonculaire ; 11, pédoncules cérébraux; 12, protubérance annulaire; 13, bulbe rachidien; 14, pyramides antérieures ; 15, corps olivaire; 16, corps restiforme qu'on ne peut qu'entrevoir dans la figure ; 17, hémisphères cérébelleux ; 18, scissure médiane du cervelet ; 19, 19, première et deuxième circonvolutions de la face intérieure du lobe frontal; 20, circonvolution externe du lobe frontal; 21, bandelettes des nerfs optiques; 22, nerf olfactif: 23, ganglion du nerf olfactif; 24, chiasma des nerfs optiques ; 25, nerf moteur oculaire commun ; 26, pathétique ; 27, trijumeau ; 28, moteur oculaire externe ; 29, facial: 30, acoustique, séparé du précédent par le nerf de Wris berg ; 31, glosso-pharyngien ; 32, pneumogastrique ; 33, spinal ; 34, grand hypoglosse.
sent toute la portion antérieure de la cavité crânienne, mais encore recouvrent
« en partie le cervelet. Chez les Mammifères inférieurs, les Monotrèmes et les … Marsupiaux, la surface des hémisphères est encore lisse, mais chez les Édentés, . les Rongeurs et les Insectivores, on voit apparaître les premières traces de cir-
convolutions; du reste leur développement ne suit pas une marche parfaite- - ment parallèle au développement des facultés psychiques (fig. 1132). Les deux hémisphères sont réunis par une commissure inférieure (corps calleux et - septum lucidum) partout bien développée, sauf chez les Monotrèmes et les Marsu-
piaux, où elle est, comme chez les Oiseaux, rudimentaire. Par contre, les 1 optiques ou tubereules quadrijumeaux sont moins développés que chez ces d
a D Lo Vh
Fig. 1132. — Gers veaux de Mammiféres. — a, cerveau de Lapin : vu par la face supérieure. Le toit de É misphère droit a été enlevé pour montrer l’intérieur du ventricule latéral; b, le même vu par la. inférieure ; c, cerveau de Chat; à droite et à gauche on a enlevé la portion latérale et antérieure cerveau antérieur ; les hémisphères du cervelet ont été aussi retranchés en grande partie (à "après genbaur). — VA, hémisphères cérébraux; Mh, tubercules quadrijumeaux; Cb, cervelet; Mo, moelle
‘ longée; Lo, lobe olfactif; ZI, nerf optique; V, "nerf trijumeau ; VII, VII, nerf facial et nerf acoustis Iu A, hypophyse ; Th, couches optiques; Sr, sinus rhomboïdal. :
niers et sont recouverts en grande partie ou complètement par les lobes pos rieurs des hémisphères. L’hypophyse, ou corps pituitaire, ainsi que la gle pinéale, ou conarium, ne manquent jamäis. Chez les Mammifères implacentai le lobe médian du cervelet est encore, comme chez les Oiseaux, le plus volur neux, mais graduellement les lobes latéraux se développent de plus en ph tandis que le vermis suit une marche inverse. Le pont de Varole est aussi commencement peu développé; il s'agrandit chez les Mammifères supérieurs, 4 manière à constituer une protubérance considérable située au niveau du poi où la moelle se continue avec le cerveau. Le canal rachidien n’est, d'ordinaire, « rempli par la moelle épinière que jusqu’au niveau de la région sacrée; la moelle . se termine en ce point par la queue de cheval; elle ne pro pas de sinus . rhomboïdal postérieur. 4
L'organe de l’olfaction, par la complexité du labyrinthe de l’ethmoïde, présente un dédethsnéntent de la muqueuse olfactive plus considérable que dans aucune autre classe. Les deux fosses nasales, entièrement séparées l’une de l’autre e arrière par la lame verticale de l’ethmoïde et par le vomer, en avant par u cloison cartilagineuse, qui contribuesouvent à la formation du nez, communique avec de nombreuses cavités creusées dans les os voisins du crâne et de la fa (sinus frontaux, sphénoïdaux, maxillaires). Elles débouchent par deux orifi isolés, excepté chez les Cétacés qui sont dépourvus du sens de l’odorat et dont nez est transformé en évent et chez lesquels il peut n’exister qu’un seul orifice médian (Dauphins). Les ouvertures nasales externes sont en général entouré par des pièces cartilagineuses mobiles, dont le développement donne naissance une trompe plus ou moins saillante, servant d'organe tactile ou fouisseur, « même d’organe préhensile (Éléphant). Chez les Mammifères qui plongent, 1 ouvertures nasales peuvent être fermées soit par un simple appareil muscu="
laire (Phoques), soit par des valvules spéciales. On rencontre fréquemment dans paroi externe du nez, ou dans le sinus maxillaire, une glande nasale que l'on ve aussi à la même place chez les Reptiles. Le nerf olfactif se distribue, me chez les Oiseaux, sur les cornets supérieurs et sur les parties supérieures la cloison nasale. Les orifices postérieurs des fosses nasales sont toujours nombre de deux; ils s'ouvrent dans le pharynx, au bord postérieur du ais.
. Les yeux présentent des degrés divers de développement (fig. 1135); ils sont très pelits chez les Mammifères qui vivent sous terre. Dans quelques cas ils sont ntièrement cachés sous la peau (Spalaz, Chrysochloris), dépourvus de fente pal- 4 pre et d'appareil musculaire et incapables de recueillir les impressions lumi- neuses. En générai ils sont situés, de ape côté de la tête, Taies une orbite | inobmplèteinent fermée, com-— æ muniquant avec la fosse sphéno-temporale. Chacun d'eux son champ visuel distinct, et les deux axes optiques ne con- | a point l’un vers l’autre ; la convergence ne devient pos- sible que lorsque les yeux - sont rapprochés sur la face an- térieure{Singes). En général il existe, outre les paupières su- périeure et inférieure, une membrane nictitante interne
{avec la glande de Harder), Fig. 1133. — Coupe verticale etantéro-postérieure de l'œil (d'a-
sc : & de ’ près Sappey). — 1, nerf optique; 2, 3, 6et 7, sclérotique ; 4, tumas Jamais aussi développée nique externe et5, tunique interne du nerf optique; 8, 8, mus-
que chez les Oiseaux et ne pré- cles droits supérieur el inférieur ; 9 et 10, cornée; 11, membrane de l'humeur aqueuse; 12 et 13, union de la sclérosentant pas, comme chez eux, tique et de la cornée à leurs parties supérieure et inférieure ;
4 14, canal de Schlemm; 15, choroïde; 16, zone choroïdienne : # d appareil musculaire ; parfois 17, muscle ciliaire ; 18, corps ciliaire; 19, 20 et 21, rétine; 22
même elle est réduite à un et 23, artère centrale de la rétine; 24, membrane hyaloïde; ; petit rudiment situé à L' angle 25, zone de Zinn ; 26et 27, parois du canal godronné:; 98, cris-
tallin ; 29, iris ; 30, pupille ; 31, chambre postérieure; 32, chaminterne de l'œil (pli semi-lu- bre antérieure.
- maire). Le globe oculaire à une forme plus ou moins sphérique (chez Les Cétacés l'axe principal est raccourci), ne présente jamais de pièces osseuses dans la selé- . rotique et peut être retiré au fond de l'orbite par un muscle spécial. Les glandes lacrymales avec leur canal excréteur, débouchant dans les fosses nasales, sont situées à l'angle supérieur externe de l'orbite. La choroïde forme un tapis chez la plupart des Carnivores, des Pinnipèdes, des Dauphins, des Ongulés et chez quelques Marsupiaux.
. L'organe de l'ouie se distingue principalement de celui des Oiseaux par la structure complexe de l'oreille externe, par le plus grand nombre d'osselets de … l'ouie (appelés, d'après leur forme, étrier, enclume et marteau), et par la con- . formation plus parfaite du limaçon, qui, sauf chez les Monotrèmes et les Marsupiaux, décrit de deux à trois tours de spire (fig. 113, IE et 1134). La caisse du tympan est incomparablement plus spacieuse, et n'est pas toujours uniquement
pr
formée par la cavité de l'os tympanique souvent vésiculaire, mais commun fréquemment avec des cavités creusées dans les os voisins du crâne. Elle est tout très vaste chez Baleines et les | phins, chez lesquel ondes sonores ne pas transmises, com:
chez les animaux te restres, : par l'inte diaire de la memb du tympan et des c lets de l’ouïe, à la f tre ovale du vestih mais se propagent cipalement par le du crâne et par l contenu dans la cais du tympan et arrivent et . la fenêtre du limag DE cavité de ke coque; 3 et 4, conduit auf externe; 5 embouchure Qui est extraordinaire des glandes cérumineuses; 6, membrane du tympan; 7, enclume; 8 ment développé, et « et 9, marteau; 10, muscle interne du marteau; 11, cavité du tympan; st So à 12, trompe d'Eustache; 13, canal demi-circulaire supérieur (sagittal) ; là au liquide de la ra ésiere (LOrONANs 16 Lunpons 47, conduit Bud inter : 8, nest VPN RE
facial ; 19, grand nerf pétreux superficiel; 20, branche vestibulaire et Canaux demi-cireulai 21, branche cochléenne du nerf acoustique. ont une taille très
riable; les plus petits sont ceux des Baleines, les plus grands sont ceux des geurs; ils sont situés, ainsi que le vestibule et le limaçon, dans l'intérie rocher, os qui chez les Célacés n’est rattaché aux os voisins que par du fibreux. La trompe d'Eustache débouche, chez ces derniers animaux seulement dans le canal nasal; dans tous les autres cas elle communique directement avec le pharynx, parfois après s'être considérablement élargie (Solipèdes). Les Mono- : É trèmes, beaucoup de Pinnipèdes et de Cétacés n'ont pas d'oreille externe. Chez | à eux aussi la membrane du tympan est fortement convexe en dehors, et le cama auditif externe est représenté par un cordon solide; elle reste rudimentaire les espèces aquatiques, dont l'orifice auditif.est fermé par un appareil val laire, et chez celles qui fouissent. Dans tous Îes autres cas elle est consti par un repli cutané, de forme très variable, soutenu par des pièces cartil neuses, et souvent mis en mouvement par des muscles spéciaux. ss
Le sens du toucher a son siège principalement dans les terminaisons nerveuses la peau de l'extrémité des membres (corpuscules du tact sur la face. palm de la main et des doigts, chez l'Homme et les Singes, fig. 1135), mais aussi dans langue, la trompe et les lèvres, sur lesquelles sont généralement implantés, d de profonds follicules, des poils tactiles rigides, munis d'appareils nerveux s ciaux. Le sens du goût est principalement exercé par la racine de la langue pillescaliciformes, papilles foliées, bourgeons gustatifs, fig. 120 et 1136)etaussi le voile du palais; il est beaucoup plus développé que dans aucune autre cle
mere 1445
ous du tact de la Fig. 4136. — Coupe de l'appareil folié du Lapin (d'après Ranvier). — face palmaire chez p, crête vasculaire ; v, section transversale de la veine qui la parlongitudinale (d’a- court dans toute sa longueur; p', crête nerveuse; g, bourgeons n, n, tubes ner- gustatifs; #, coupe des uerfs afférents; a, glande.
e grandes lames cornées de texture fibreuse et effilées sur les bords, placées trans- versalement comme des dents de peigne et fixées par leur base à la mâchoire . supérieure de manière à s'étendre de chaque côté du palais (fanons), présentent dans le jeune âgedestra- ces de dents (fig. 1137).
» Les Ornithorhynques et les Rhytina possèdent des \dents cornées, formées par le durcissement des … papilles de la muqueuse buccale. Jamais la denure des Mammifères n'est aussi développée - que chez les Poissons et es Reptiles. Les seuls 9s qui portent des dents sont les maxillaires supérieurs, les intermaxillaires et les maxillaires inférieurs'. Les dents sont implantées dans des alvéoles, chez les uphins formées secondairement par la saillie du bord des mâchoires ; ce sont des os dermiques produits par ossification de papilles cutanées, dont la partie ntrale ou pulpe avec ses nerfs et ses vaisseaux, sert à la nutrition de la dent,
4 Noy. R. Owen, Odontography. London, 1840-1845. — Id. Article Teeth in Todd, Cyclopaedia of Anatomy, t. IV. 1849. — CG. G. Giebel, Odontographie. Leipzig, 1854. — Ch. Tomes, Traité d'anatomie dentaire humaine et comparée. Traduction de L. Cruet, Paris, 1880, ainsi que les émoires de Marsh, Cope, etc.
Fig. 1137. — Cräne de Balaens yééicstés avecles anons (règne animal).
(ie
11) Ur AIX
rite
Fig. 1138. — Développement de la dent chez des embryons de Porc. Section verticale de la mâchoire supérieure (d’après des préparations de Thiersch). — 1 et 2, moitiés gauche et droite de la mâchoire d'un jeune embryon; 3, même section chez un embryon plus âgé; a, rebord dentaire; b, couche nouvelle de l'épithélium; €, couche inférieure du même; d, germe de l'émail; e, organe de l'émail; f, germe dentaire; g et h, couches intérieure et extérieure du follicule dentaire en voie de formation; ?, section d’un vaisseau sanguin; £; substance osseuse.
dure, l'émail, composée de prismes dirigés perpendiculairement à l'axe cavité dentaire, et qui par son origine doit être considérée comme un { épithélial (organe de l'émail, fig. 1140). Suivant que l'émail forme une. simple ou présente des plis qui pénètrent dans l’ivoire, on dit que Les dents. simples ou compliquées. Si les dents simples ou compliquées sont réunies cément, on les appelle des dents composées (Lièvre, Éléphant). Rarement phins) et seulement dans les cas où elles doivent servir, comme chez les Or diles, d'organes de préhension, les dents sont toutes semblables, quelle qu leur place sur les mâchoires; mais en général elles se divisent suivant q sont antérieures, médianes ou postérieures, en dents incisives, canines et Les premières sont tranchantes, taillées en biseau à leur partie supérieure servent à diviser les aliments; à la mâchoire supérieure, elles sont imp exclusivement sur les os intermaxillaires. Les dents canines, situées une de
dont elle remplit la cavité (fig. 1138). C’est de la sorte que se forme au moi | masse principale de fa dent, la substance dentaire propre (dentine, ivoir
diffère des véritables os princif ment par la présence de canali dentaires parallèles à la place vités ramifiées (fig. 1139). La de la dent qui fait saillie au de la gencive, la couronne (la est enfermée dans l'os) est d'une couche d'une substance
Fig. 1139. — Bulbe dentaire d'un embryon main. Figure en partie schématique Frey). — a, enveloppe de tissu conjonctif la couche externe a‘ et, la couche interne b, organe de l'émail avec ses cellules inférie res cet supérieures c'; d, membrane et prism de l'émail; e, cellules de l'ivoire; f, germe € la dentine avec ses vaisseaux capillaires ; g,à passage du tissu conjonctif de l'enveloppe à tissu du germe.
| lement le rôle d'armes offensives ou lneives Assez fréquemment elles “ manquent complètement (Rongeurs, Ruiminants); on donne le nom de diastème ou de barre à l'intervalle qui existe alors entre les incisives et les molaires. Les dents molaires, très variables dans leur conformation, servent particulièrement à broyer les aliments déjà divisés et offrent’ une couronne tranchante, ou plus souvent tubereuleuse. Tantôt les dents une fois formées persistent pendant toute la vie, tantôt (dents de lait) elles sont remplacées par de nouvelles dents (dents per- . manentes). Les Monotrèmes, les Édentés et les Cétacés sont dans le premier cas (Monophyodontes), tous les autres Mammifères dans le second (Diphyodontes, fig. 11). Les
re
… Fig. 1140. — Dent prémolaire du Chat (d’après Waldeyer). Fig. IL. — Denture de Cebus f après e ") —-1, émail avec ses stries entrecroisées et parallèles; -—?;incisives, €, Le | ar etp,p'; rh 6: 2, dentine; 3, cément; 4, périoste de l’alvéole; 5, tissu molaires de la première dentition ; 4e osseux du maxillaire inférieur. incisives, C, canine, el P ; P 584; Dr pere laires de la deuxième dentition; M!,H°, M,
molaires.
molaires antérieures, qui sont ainsi remplacées pendant le jeune âge avec les … incisives et les canines, sont appelées fausses molaires, petites molaires ou pré- . molaires, et on réserve le nom de molaires aux grosses dents mâchelières pos- térieures, qui n'ont pas eu de prédécesseur, qui n'apparaissent dans la règle - qu'après le remplacement des dents de lait et qui se distinguent par la grosseur et le nombre de leurs racines, ainsi que par la largeur de leur couronne. Pour indiquer brièvement le mode de composition de la denture des Mammifères, on a écours à des formules, dans lesquelles se trouve indiqué le nombre des différentes sortes de dents (incisives, canines, prémolaires et molaires) sur la mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure; on s'en sert pour caractériser les différents groupes, car la composition du système dentaire exprime en quelque sorte l'or-
1446 MAMMIFERES.
ganisation générale et le genre d'existence de l'animal. Comme exemple n citerons la formule dentaire de l'homme : se : sur les deux mâchoires de telle sorte que celles de la mâchoire supérieure alte nent avec celles de la mâchoire inférieure et réciproquement?. La connaissant de la composition de la denture est d'autant plus importante, que le plus souv on n’a à sa disposition pour déterminer les fossiles que des dents, des fragmen d'os des mâchoires ou du crâne, et que la structure de ces débris permet d'en d duire des notions certaines sur l'organisation générale et sur la pains ave les formes actuelles.
L'entrée des voies digestives est munie, outre les ace dures, de lè molles et mobiles qui bordent la bouche, et d’une langue charnue, de confo mation très variable, fixée au plancher de la cavité buccale, qui jouent un rô important dans la préhension et l'élaboration des aliments (fig. 1142). Les lèvres sont remplacées par les bords du bec ‘chez les Monotrèmes. La langue ne manque dans aucun cas, mais elle peut être immecbile comme chez les B où elle est entièrement soudée au plancher de la bouche. En gén ré saillie par sa pointe, qui est libre, au-dessus du plancher de la cawi sa partie antérieure sert d'organe du toucher et dans quelques cè elle sert à saisir (Girafe) ou à récolter (Fourmilier) les aliments. Su supérieure s'élèvent des papilles de forme variable, souvent cornées et. de petits crochets; parmi ces papilles, seules celles que l'on appell ca IC formes, qui sont molles et situées sur la base de la langue, sont aptes à rec les impressions gustatives. La charpente de la langue est constituée par hyoïde, dont les cornes antérieures s’articulent avec l’apophyse styloïde du te poral et dont les cornes postérieures portent le larynx, et par une pièce cart lagineuse correspondant à l'os entoglosse (/ytta). Au-dessous de la langue il ex une saillie tantôt simple, tantôt double, développée surtout chez les Insecti= vores, qui semble constituer une langue accessoire. Les parties latérales de la cavité buccale sont également molles et charnues, et parfois elles forment chez les Rongeurs, les Singes, etc., de vastes poches, que l’on appelle des abajoues. A l'exception des Cétacés carnivores, tous les Mammifères possèdent des glandes
Les dents sont dispos
1 On trouve dans les ouvrages de Mammalogie la formule dentaire d’un même animal très diversement. Prenons par exemple la denture de l’homme, qui se compose de 32 den chaque mâchoire présentant de chaque côté 2 incisives, : canine, 2 és et 5 molaire
Pour les uns elle sera représentée par la formule 13: 104 C 7° PF, M2; ; pour les — par
LA F# nt pe nie LE +, ee. On simplifie quelquefois cette notation en ni diquant a le ins de pires de dents, de telle sorte que le système de l'homme est ind diqué ar? cl pi w° ou par )
TRES" Var 9 SPP AC T5) pèce différente, et réunissant dans une même parenthèse par le signe + les molaires et les molaires. Enfin de Blainville supprime les initiales, distingue une molaire principale ana
la dent ra di Fr. Fee et Per de la manière suivante la formule dentai
l'homme À + + The dont be id
?R. Hbbel Ueber Homologren und Varianten in den Zahnformeln euniger Säugethéere Jahrb., t. V. 1879
formule
» en séparant par des points les dents
MAMMIFERES. 1447
salivaires, une glande parotide (avec le canal de Stenon), une sous-maxillaire et une sublinguale, dont la sécrétion liquide est abondante surtout chez les Herbivores. Le pharynx est spacieux ; l'œsophage, qui lui fait suite, ne présente qu'exceptionmellement une di- - atation en forme de jabot; il est en général très long, car il ne se réunit à l'estomac qu'au- dessous du dia- phragme, qui con- stitue une cloison transversale com- plète en même temps que le muscle respiratoire par excellence (fig. 74).
L'estomac est d’or- dinaire un sac simple, spacieux, placé transversalement ; __ mais par suite de différenciations successives il peut être divisé en une . , CES nee as . Fig. 1142. — Orifice d'entrée de l'appareil digestif et des organes respiratoires série de comparti- du Chat (d'après C. Heider). — a. Tête avec les glandes salivaires mises à nu. D nee pee ete te mibenie — ?. fn reuis .. naissance chez plu: fice des fosses nasales; Nm, cornets; M, orifice buccal ; Z, langue; Pa, voile et CSN DRE Antenne us de mais surtout chez fice interne de la trompe d’Eustache; H, hémisphères cérébraux; c, corps les Ruminants, À calleux; Cq, tubercules quadrijumeaux; Cb, cervelet; R, moelle épinière;
Hy, hypophyse; W, colonne vertébrale; St, sternum. — c. Coupe longituditrois ou quatre es- nale du larynx (L) et du commencement de la trachée (Tr). S, corde vocale;
tomaes distincts.” #0"
La région pylorique est remarquable principalement par la présence de follicules …—. à pepsine; elle est séparée plus ou moins complètement de l'intestin grêle par * un sphineter et par un repli interne. L'intestin se divise en intestin grêle et en . gros inteslin; les limites de ces deux régions sont marquées par une valvule, ainsi que par un cæcum principalement développé chez les Herbivores. La partie . antérieure de l'intestin grêle, ou duodénum, reçoit les produits de sécrétion du foie et du pancréas; sa muqueuse présente les glandes de Brunner. Le foie est multilobé, il est parfois dépourvu de vésicule biliaire; quand celle-ci existe, son conduit excréteur (canal cystique) et le conduit excréteur du foie (canal
hépatique) se réunissent en un conduit commun (canal: cholédoque). L'intes grêle est surtout long chez les animaux qui se nourrissent d'herbes et de feui et est remarquable par ses nombreux replis (valvules conniventes) et par villosités, ainsi que par le grand nombre des agglomérations de glandes: possède (glandes de Lehéfe ha: glandes de Peyer). La portion terminale du intestin, le rectum, en en arrière de l'orifice du système génito-urinai quelquefois encore au fond d’une bou cutanée commune avec celui-ci et fer par un muscle sphineter commun ( supiaux). Chez les pm à un cloaque. FH Le cœur des Ménnnitérés est, com celui des Oiseaux, divisé en deux par l’une droite veineuse, l’autre gauche + rielle, formées chacune d’un vent et d'une oreillette (parfois distinctes rieurement, par exemple chez l'Hali (fig. 1145). Il est entouré par un périe et situé, sauf chez l'Homme et les Si anthropomorphes, verticalement s ligne médiane de la cavité thoraciqu la pointe tournée vers le bas. Il do naissance à un tronc aortique qui, ap avoir fourni deux artères coronaires recourbe à gauche et constitue la de l'aorte (fig. 1144). De la crosse l'aorte partent d'ordinaire deux artériels, le tronc brachio-céph £ a , (artère innominée), qui fournit les deux 1 ARTE Ti Thonon) | Va véiridte carotides ainsi que la sous-clavière | droit; Vs, ventricule gauche; Ad, oreillette droite, et la sous-clavière gauche, 0 À Ponte: Aude aorte desendante: Cd carotide Comme chez l'Homme, trois {rones vass dréite; Cs, carotide gauche; Sd, sous-clavière culaires, un tronc brachio-céphaliq droite; Ss, sous-clavière gauche; M, artère mé- , ; | 4. TS sentérique; J{, artères iliaques:; Va, veine cave émettant la carotide et la sous-cla 1 inférieure ; a veine cave PApErIENtgs dl, vei- droite, la carotide gauche et la st nes iliaques; Vp, veine porte; Jd, jugulaire $ ) droite; Js, jugulaire gauche; Svd, veine sous- clavière gauche (fig. 1145). Dans l de de gene alt Eu Jette droite se déversent d'ordinaire de monaires; Tr, trachée; Br, bronches; P, pou- veines caves, l’une supérieure, l’autre: mon ; L, foie; N, rein; D, inteslin. férieure, plus rarement (Rongeurs, trèmes, Éléphant) trois veines caves, une inférieure et deux supérieures. quelques cas les vaisseaux artériels forment des réseaux admirables; on les trou dans les membres des animaux fouisseurs et grimpeurs (Stenops, Myrmecophe Bradypus), sur la carotide (autour de l'hypophyse) et sur l'artère ophthalmi au fond de l’orbite chez les Ruminants, enfin sur les artères intercostales veines iliaques des Dauphins. Le système des vaisseaux lymphatiques offre nombreuses glandes lymphatiques; son tronc principal situé à gauche (canalwho:
| racique) débouche dans la veine cave supérieure. Parmi les glandes vasculaires sanguines il faut citer, comme très répandues, la rate et les capsules Surrénales,
- le corps thyroïde et le thymus dévelcppé surtout dans le jeune âge. Les poumons sont au nombre de deux (fig. 1142); ils sont suspendus dans la
Fig. 1144. — Schéma de la transformation Fig. 1145. — Origine des branches de la crosse
des arcs artériels chez les Mammifères aortique dans les différents ordres de Mammi-
(d’après Rathke). — à, carotide interne; fères (d'après Nuhn). — À. Ruminants et Soli-
ra b, a à externe; c, carotide pri- pêdes. — B, Singes, Carnivores, Marsupiaux,
LA milive” d, aorte; e, quatrième arc Porcins, etc. — C. Chiroptères. — D. Homme,
- artériel gauche (crosse de l'aorte); f, plusieurs Singes, Hérissons, Édentés, Ornitho-
aorle descendante; g, artère vertébrale rynque, etc. — E. Phoque, Narval, Dauphin, gauche; À, artère sous-clavière gauche; Castor, Loutre.
iet {, artère sous-clavière droite (qua-
trième arc droit); k, artère vertébrale
"droite ; m, artère pulmonaire ; #, canal de Botal.
cavité thoracique et se font remarquer par les nombreuses ramifications des - bronches, dont les derniers ramuscules se dilatent à leur extrémité sous forme d'entonnoirs coniques, munis latéralement de renflements. La respiration a lieu principalement par les mouvements du diaphragme, qui constitue une cloison com- .plète, en général transversale, séparant la cavité thoracique de la cavité abdomi- -nale, et qui par les contractions de ses parties musculaires agit comme muscle inspirateur, c'est-à-dire dilate la cavité thoracique. L'agrandissement de cette cavité est du reste facilitée par l'élévation des côtes. La trachée-artère est en général droite; elle ne se divise qu'à son extrémité inférieure en deux bronches qui se distribuent dans les poumons; parfois il peut exister encore une bronche acces- “soire à droite. Sa charpente solide est formée par des demi-anneaux cartilagineux ouverts en arrière, et exceptionnellement par des anneaux complets. L'extrémité antérieure, ou larynx, est située au fond du pharynx, derrière la racine de Ja langue; elle est portée par les cornes postérieures de l'os hyoïde; par la disposition des cordes vocales, de ses nombreux cartilages (cartilages cricoïde, thy- Loïde, aryténoïdes) et de ses muscles, elle joue en même temps le rôle d'organe vocal. Chez les seuls Cétacés le larynx, qui fait saillie au fond du pharynx jusqu'à l’orifice postérieur des fosses nasales, sert exelusivement à la respiration: La glotte est surmontée d’une épiglotte mobile (presque tubuleuse chez les Cétaés), fixée au bord supérieur du cartilage thyroïde. Pendant la déglutition des