ORGANES DES SENS
séitaitbslires et des appendices divers. Ce sont, chez les Cwlentérés, les Échinodermes et les Acéphales, les tentacules placés à la périphérie du corps; chez les animaux qui possèdent une tête distincte, ils sont contractiles ou rigides et annelés, et constituent les palpes ou antennes; chez les Vers ils prennent le nom de cirres, sont pairs, et se répètent sur chaque anneau du corps. Quand le système nerveux a une organisation plus élevée, il existe des nerfs particuliers pour la peau et les organes du tact avec des terminaisons particu- lières. Chez les Arthropodes (fig. 110), ce sont pour la plupart du temps des formations cuticulaires, des soies ou de petits cônes placés au-dessus du renflement ganglionnaire terminal d'un nerf tactile, par l'intermédiaire desquels se propagent les pressions mécaniques exercées sur leurs extrémi- {1 tés; chez les Vertébrés supérieurs, les /°
AIT à Fig. 110. — Nerf et cellules ganglionnaires (G) au-descorpuscules du tact sont situés dans sous des poils tactiles dela peau Tb dans la larve de
les papilles de la ‘peau (fig. 411). En Gorcthra. outre de ces sensations tactiles générales, apparaît chez les amimaux les plus élevés en organisation un mode de sensation particulier qui leur permet de recueillir les iibirenatoiié de chaud et de froid. Du sens du toucher il faut distinguer le sens de l’ouie, chargé de la perception dé sons, au moyen d'un organe spécial, l'oreille. Celleci n'est d’abord qu'une vésicule close (otocyste) renfermant un liquide (endolymphe) et des concrètions calcaires (otolithes), sur la paroi de laquelle le nerf se termine par des poils ou des bâtonnets. Tantôt la vésicule repose - sur un des ganglions des centres nerveux (Vers), tantôt elle est située à l'extrémité d'un nerf plus ou moins . court, le nerf acoustique (Mollusques, Décapodes). Chez - beaucoup d'animaux vivant dans l'eau, la vésicule n’est pas close et son contenu communique directement avec le milièu ambiant; dans ce cas les otolithes sont remplacés par de petits corps étrangers, particulièrement par des particules de sable (Décapodes). Chez les Mollus- ec te des contoncut ques, la région qui est impressionnée par les sons, est qui le forme et le nerf qui représentée par un épithélium sensoriel délicat appliqué a sur la paroi interne de l’otocyste (macula acustica) (fig. 112). Chez les Crustacés, les ondes sonores agissent sur les fibres nerveuses du nerf acoustique, qui aboüissent à des bâtonnets et à des poils, appliqués sur la paroi de la vésicule et comparables aux poils olfactifs des antennes. Chez les Vertébrés, non-seulement la vésieule auditive offre une structure plus complexe (labyrinthe membraneux), mais encore il s'y ajoute des appareils spéciaux pour condenser et renforcer le
son (fig. 113). Enfin l'organe de l'audition revêt chez les Grillons et les Sauterelles une forme différente; ici, en effet, les ondes sonores agissent directement. sur l'appareil nerveux par l'intermédiaire de cavités remplies d'air (fig. 114). , Les organes de
la vue, les yeux!
sont aussi répan-
nes du tact; on les rencontre à tous
bles de perfectionnement. Dans le cas le plus simple ils permettent peut-être à peine à l’animal de distinguer la lumière de l'obscurité, et ne sont sensibles qu'aux rayons Ca-
Fig. 412. — Otocyste d’un Hétéropode (Pterotrachea). N, nerf acoustique ; O4, lorifiques. Is sont
otolithe suspendu dans le liquide qui remplit are ; as cellules eue formés par de Ja ii ñ te ; Hz, cellules auditives ; Cz, cellule centrale. : sur la paroi interne de l'otocyste substance! ner-
veuse, où même simplement par du protoplasma renfermant des grains de pig=
ment, et sont désignés alors sous le nom de taches oculaires. I] paraît d'autant plus
difficile d'admettre que le pigment soit nécessaire pour la perception de la lumière, qu'il fait défaut dans beaucoup l G) d'yeux d’une structure complexe. D'un autre côté, l’idée que le pigment per-
à-dire qu'il puisse subir des modifications chimiques sous l'influence des rayons lumineux et qu’il transmette au protoplasma ou à la substance nerveuse contiguë l'excitation ainsi produite, n’est guère probable. Ilest bien plus naturel d'admettre que les oscil-
Oiseau; 11, Mammifère. U, utricule avec les trois déterminent une excitation qui, transcanaux demi-circulaires ; $, saccule ; US, utricule et : : R “A saccule confondus ; G, limaçon; L, lagena ; R, aque- mise par les fibres du nerf optique au
duc du vestibule (d'après Waldeyer). cerveau, se transforme ‘en sensation lumineuse. Bien que la sensation de la lumière se produise dans les centres
1 Voy. R. Leuckart, Organologre des Auges, in Graefe, Handbuch der gesammiten Augenheil=.
hunde, vol. IL. Leipzig 1875.
dus que les'orga-
les degrés possi-
çoit par lui-même la lumière, c’est-
. lations de l’éther, grâce à la structure Fig. 113. — Schéma du Labyrinthe ; Z, Poisson ; 1, spéciale des terminaisons nerveuses,
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une excitation, que les fibres du nerf optique transmettent sous forme mpression lumineuse.
perception d'une image exige appareïis de réfraction placès audevant de l'expansion terminale (retine) du nerf optique, et elle exige aussi que les éléments de cette der- nière soient suffisanament isolés, pour que l'impression qui agit sur eux.
spondant aux différentes parties de la source lumineuse. La réfraction de la lumière est produite d'abord par une tion de l'enveloppe du corps recourbée et épaissie souvent en forme de lentille (cornée, lentille cornéenne), à travers laquelle les rayons lumineux énètrent dans l'œil, puis par d’autres organes situés derrière la cornée (corps ntré, cristallin, cône cristallin). Les ‘ayons lumineux réfractés par leur passage à travers ces milieux réfringents iennent se rassembler sur la rétine, constituée par les terminaisons des res nerveuses, cônes et bâtonnets, le lus souvent unies à des formations ganglionnaires plus ou moins comniquées (fig. 115). Dans ces derniers lemps, on a voulu, en s'appuyant sur à découverte du pourpre rélinien !
ans la région extérieure des bâton- 's, altribuer le mécanisme de la pertion lumineuse à une réaction photochimique de la rétine. Le fait, que us l'action de la lumière, le pigment diffus de la couche des bâtonnets pâlit, { très intéressant, mais prouve d'autant moins la participation directe du pourpre rétinien au mécanisme de la