ORGANES DES SENS
nerveux, iln'en est pas moins vrai que les cônes et les bâtonnets de la rétine sont les éléments qui transforment l'impression extérieure des ondes de l'éther
Fig. 414 — Tête et thorax d’un Acridium.
S!, stigmates; T, organe tympanique.
uisse se transmettre intégralement au centre nerveux. La sensation générale . lumière est remplacée par une somme de sensations particulières, cor-
ee SrSoS.
ae.
Dos |
Fig. 113. — Coupe de la rétine avec ses dix couches (d'après Frey).
… Vision, que précisément il fait défaut dans les régions de l'œil où se produit une
ï CE Nov. outré les observations anciennes de Krohn, H. Müller, M. Schutze, Boll, Sésungsberichte oéer Akad. Berlin, 1876 et 1877, et les mémoires d'Ewald et de Kühne.
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image nette, dans la macula lutea ainsi que dans la partie extérieure des cônes.
Le pigment oculaire ‘sert à absorber les rayons lumineux inutiles, ou qui pourraient nuire à la netteté de l’image; il se trouve en partie autour de Ia rétine, où il forme la choroïde, en partie au-devant du cristallin, où il constitue l'éris, voile vertical percé d'une ouverture centrale, la pupille, capable de s'élargir ou de se rétrécir. Chez les animaux supérieurs, l'œil tout entier est entouré d’une membrane résistante de tissu conjonctif, la sclérotique, et forme alors un globe parfaitement délimité.
Les dispositions qui permettent aux points lumineux d’un objet d'agir sur les points correspondants du nerf optique et, par conséquent, permettent la perception d’une image, sont très diverses et sont intimement liées à la structure générale de l'œil. Abstraction faite des yeux les plus simples, tels qu'on les rencontre chez les Vers et les Crustacés inférieurs, on peut reconnaitre deux formes principales d'yeux.
[. La première forme est représentée par les veux à facettes des Arthropodes (Crustacés et Insectes)!, et ne permet que ce qu'on appelle la vision mosaïque (Joh.
Müller) (fig. 116). Iei ce sont de grosses baguettes nerveuses (rétinules) qui constituent une rétine hémisphérique, à convexité exter- #, \ À ne. Les baguettes nerveuses, sè- Fig. 116, — Œil à facettes d'une Libellule à demi schémati- parées les unes des autres par des
qe combles K. che cristal P, piement: Laines de pignient, Sont situées
couche des cellules ganglionnaires ; Rf, fibres de la rétine; chacune derrière un cône eristal- - Fk, entrecroisement des fibres.
duquel se trouve une facette lenticulaire de la cornée (fig. 147).
L'œil est entouré par une enveloppe de chitine qui protège les parties molles, qui sé continue avec la gaine du nerf optique et s'étend jusqu'à la cornée: Ce que l’on appelle nerf optique, correspond en réalité pour une bonne part à la rétine, qui contient une couche de cellules ganglionnaires et une couche de fibres nerveuses. Derrière chaque facette de la cornée, il se forme une image ra
petissée et renversée (Gottsche), mais seuls les rayons suivant l'axe sont perçus,
puisque tous les autres rayons sont absorbés par le pigment. Il en résulte que Wa rétine reçoit une image totale en mosaïque, résultant de la réunion de chacun de ces faisceaux de rayons, image peu éclairée et peu nette. | II. La deuxième forme très répandue (œil simple, Annelides, Insectes, Arachnides, Mollusques, Vertébrés) correspond à une chambre noire munie à sa paroi antérieure, où viennent frapper les rayons lumineux, d'une lentille convergente
1 Voy. J. Müller, Zu vergleichenden Physiologie des Gesichtsinnes, trad. en français in Ann.
gan der Arthroporen. Güttingen, 1879.
lin fortement réfringent, au-devant |