‹ Traité de zoologieChapitre 399 sur 434 · ORDRE ARTIODACTYLA:. ONGULÉS PARIDIGITÉS · texte numérisé non relu

ORDRE ARTIODACTYLA:. ONGULÉS PARIDIGITÉS

Ongulés à doigts pairs, dont les deux externes sont d'ordinaire rudimentaires, les moyens d’égale grosseur el reposant sur le sol; denture généralement complète, souvent pas de canines, ni d'incisives à la mâchoire supérieure; molaires loujours avec des replis d’émail.

Animaux à forme tantôt lourde et massive (fig. 1169), tantôt élancée, à pattes courtes ou longues. Les premiers ont une peau épaisse, revêtue de poils rigides, les autres une fourrure épaisse. La colonne vertébrale présente un nombre à peu près constant de vertèbres. Les 7 vertèbres cervicales sont souvent réunies entre elles par une tête articulaire et une cavité cotyloïde correspondante. Il existe par-

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AN ER pr : RE rt Robe Fig. 1169. — Hippopotamus amphibius.

tout, sauf chez les races domestiques, 19 vertèbres dorso-lombaires, dont les 12 à 15 premières portent des côtes. Le sacrum se compose de 4 à 6 vertèbres. Il n'y à jamais de clavicule. Au bassin, la symphyse s'étend aussi sur les ischions. Ces animaux marchent principalement sur le troisième et le quatrième doigt, qui sont toujours beaucoup plus grands que les deux externes, et reposent sur le sol par leurs sabots. Le deuxième et le cinquième doigt peuvent cependant con-

1 R. Owen, Description of teeth and portions of jaws, etc. Quart. Journ. Géol. Soc., vol. IV, 1848. — R. Jones, Art. Pachydermata. Cyclopaedia, etc., vol. III, 1848.

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courir à supporter le corps, mais en général ils restent rudimentaires, sont jetés en arrière et ne touchent pas le sol. Ils peuvent être réduits au reste tatarse et ne plus être apparents à l'extérieur, par exemple chez l’Anoplothe chez le Dicotyles, c'est également le cas pour le doigt externe du membre rieur qui est tridactyle. L'astragale présente une poulie sur ses deux fa périeure et inférieure, le calcanéum une facette convexe sur le côté externe, le péroné. Le cuboïde est échancré en zigzag sur ses faces supérieure rieure. Le semi-lunaire est intercalé entre le grand os et l'os unciforme

Les animaux qui composent cet ordre peuvent se ranger en deux séries, des Pachydermes et celle des Ruminants. Les premiers ont une den! complète et possèdent toujours des canines ; ils peuvent même présenti rangée de dents non interrompue, mais leur estomac est toujours simple métatarsiens des doigts médians ne sont jamais réunis en un seul os lon Ruminants se distinguent par leur estomac compliqué, mais leur dentu jamais complète, sauf à l'état embryonnaire, les incisives supérieures les canines n’existant pas d'ordinaire à l’état adulte. La forme générale de A as molaires présente des caractères assez constants. La couronne carrée porte il lies principales qui sont séparées par de profonds sillons non remplis de € mais munis parfois de saillies secondaires. Les prémolaires sont petites, n'of d'ordinaire qu'une ou deux saillies. Les os métatarsiens sont toujours réunis quatre membres en un os long commun; l'utérus est bicorne; les mamell inguinales ou s'étendent le long de l'abdomen. Les Artiodactyles ont déj les couches tertiaires Les plus anciennes des représentants qui, avec les Pal rides et descendant peut-être d'une même souche, sont les avant-cour Pores et des Ruminants.

1. SOUS-ORDRE Artiodactyla pachydermata. dtotnetstol pachyiectil

Denture complète. Toujours des canines et un estomac simple. Les tatarsiens des doigts médians ne sont jamais soudés en un seul os.

4. Fax. Anorzormeripar. Denture offrant les trois espèces de dents, qui forment une rangée continue. Canines peu différentes des dents voisines et les dépassant à peine Doigts rudimentaires faisant souvent défaut. Os métatarsiens non soudés. Exclusivem éocènes et miocènes, conduisant aux Ruminants et même aux Porcs par les Pal:

chérides. Anoplotherium Gray. 25 315 3° À commune Cuv. Xiphodon Cuv. Di Cux. Dichodon Owen, etc. M

2. Fan. Suimaz! (Seligera). Animaux à doigts pairs, de taille moyenne, à jan rarement longues, revêtus de soies serrées et présentant un groin à trompe court organisé pour fouiller le sol. La denture offre toutes les espèces de dents, po tant la rangée des dents n’est pas entière (fig. 1170); on y voit toujours des la Les incisives, au nombre de 4 à 6, sont obliques et tombent aisément avec l’âge canines, d'ordinaire très allongées et triangulaires, sont remarquablement fortes les mâles; elles se recourbent latéralement en dehors et constituent des armes r tables (défenses). Les molaires sont au nombre de six ou sept à chaque mâchoire, rare cinq; elles sont tantôt simples et coniques, tantôt leur couronne est très large et plusieurs tubereules coniques. La conformation des pieds se rapproche de cell

1 Herm. v. Nathusius, Vorstudien für Geschichle und Zucht der Hausthiere, sunächst 1 Shweineschädel. Berlin, 1864. — Id., Die Racen des Schweines. Berlin, 1860. :

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Ruminants; les deux doigts médians seuls touchent le sol, tandis que les doigts externes, beaucoup plus petits, sont placés en arrière (fig. 1150, c). Ces animaux vivent en troupes

| 4 dans les zones chaudes et tempérées

“ de l’ancien et du nouveau monde; ils … affectionnent les forêts humides et

marécageuses et sont généralement . stupides. Leur nourriture consiste en

- ils se défendent courageusement con-

- racines, plantes et matières animales;

- tre les agressions de leurs ennemis.

Les femelles possèdent six ou sept paires de mamelles le long de l’abdomen et mettent bas un nombre correspondant de petits. On trouve déjà des Cochons dans les terrains mio-

Fig. 1170. — Crâne de Sus scrofa fera.

* cènes, par exemple les Anthracotherium Cuv., Hyolherium EL. v. M., Palaeochoerus Gerv.

… Phacochoerus Cu. ch : = Les molaires antérieures et les prémolaires tombent et il

ne reste plus que la molaire postérieure composée. Tête grosse, à large groin, munie audessous des yeux d’un lobe cutané. Ph. aethiopicus Cuv. Pointe méridionale de l'Afrique. Ph. Aelianus Rüpp. (Sus africanus L.), Abyssinie jusqu’en Guinée.

Porcus Wagl. (Babyrussa Fr. Cu.) 21 : | 2. Corps grêle, haut sur pattes. Les

canines supérieures du mâle se relèvent à la façon d’une ramure et protègent la

région des yeux. P. babyrussa L., Moluques. Porcula Hodgs., P. salvania Hodgs., Inde. -

215313 Dicotyles Cuv. = 51317

et queue rudimentaire. Les pieds postérieurs n’offrent que trois doigts, par suite de l'atrophie du doigt externe. Il existe des glandes dans la région sacrée. D. torquatus Cuy. D. labiatus Cuv., Pécari, Amérique. On trouve des espèces fossiles dans le Diluvium du Brésil.

« Corps court, mais assez haut sur pattes. Oreilles pelites

mn

L Os nasal et intermaxillaire présentant une protubérance rugueuse ani supporte un renflement verruqueux entre l'œil et le groin. P. africanus Schreb. (P. larvatus Fr. Cuv.) Sud-ouest de l'Afrique. P. penicillatus Schnz.,

Afrique.

rer 3 1 4

supérieure des choiisse munie de tubercules accessoires. Les soies du dos forment une crinière hérissée. S. europaeus Pall. (S. scrofa L.) Sanglier. Très répandu depuis l'Inde jusqu’à l’ouest de l’Europe et au nord de l'Afrique. Type d'un grand nombre de variétés de Cochons domestiques. Os lacrymal allongé. Palais non élargi ‘dans la région des prémolaires. Le rut a lieu en novembre.

Nathusius divise les races de Cochons domestiques en deux groupes, celui du S. scrofa, qui présente les caractères ostéologiques du Sanglier européen, et celui du Sus indicus. Ce dernier, dont on ne connaît pas la forme sauvage, se distingue par la brièveté de l'os lacrymal et par l'extension du palais dans la région des prémolaires. Il comprend les Cochons de la Chine, de la Cochinchine, de Siam, les variélés napolitaines, hongroises et andalouses, le Cochon des tourbières de l’âge de pierre, des palalities. Probablement il faut ramener ce dernier groupe à quelque variété sauvage encore inconnue, mais très voisine du S. vittatus Müll. Schlg., de Java et Sumatra. Le croisement du Cochon à longues oreilles S. pliciceps Gray, du Japon, avec le Cochon domestique, est fécond. S. verrucosus Müll Schl., Java. On rencontre des restes fossiles du genre Sus dans le Diluvium; d’autres, qui s’en rapprochent beaucoup, ont été découverts dans le Tertiaire supérieur jusqu’au Miocène, et forment le genre Choerotherium Lartet.

- Les incisives inférieures sont dirigées dbliquement en avant. Surface

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courir à supporter le corps, mais en général ils restent rudimentaires jetés en arrière et ne touchent pas Le sol. Ils peuvent être réduits au re tatarse et ne plus être apparents à l'extérieur, par exemple chez l’Anopk chez le Dicotyles, c'est également le cas pour le doigt externe du mem rieur qui est tridactyle. L'astragale présente une poulie sur ses de périeure et inférieure, le calcanéum une facette convexe sur le côté e le péroné. Le cuboïde est échancré en zigzag sur ses faces supér rieure. Le semi-lunaire est intercalé entre le grand os et l'os uncifo Les animaux qui composent cet ordre peuvent se ranger en deux des Pachydermes et celle des Ruminants. Les premiers ont un complète et possèdent toujours des canines ; ils peuvent même } rangée de dents non interrompue, mais leur estomac est toujours métatarsiens des doigts médians ne sont jamais réunis en un: Ruminants se distinguent par leur estomac compliqué, leu jamais complète, sauf à V' état embryonnaire, les incisives s up)

d'ordinaire qu'une ou deux saillies. Les os métatarsiens sont toujours 1 quatre membres en un os long commun; l'utérus est bicorne; les man inguinales ou s'étendent le long de l'abdomen. Les Artiodactyles les couches tertiaires Les plus anciennes des représentants qui, avec 1 rides et descendant peut-être d'une même souche, sont les avant

Porcs et des Ruminants.

Artiodactyla pachydermata. Artiodactyles pac

Denture complète. Toujours des canines et un estomac si tatarsiens des doigts médians ne sont jamais soudés en un seul.

1. Fax. AnoPLoTmerIDAr. Denture offrant les trois espèces de dents, rangée continue. Canines peu différentes des dents voisines et les d Doigts rudimentaires faisant souvent défaut. Os métatarsiens non soud: éocènes et miocènes, conduisant aux Ruminants et même aux Po chérides. Anoplotherium Gray. 21 à. £. A. commune Cu. Cuv. Dichodon Owen, etc. à

2. Fam. Sumar! (Seliger a). Animaux à doigts pairs, de taille! n rarement longues, revêtus de soies serrées et présentant un groin à L organisé pour fouiller le sol. La denture offre toutes les espèces dk tant la rangée des dents n’est pas entière (fig. 1170); on y voit toujour Les incisives, au nombre de 4 à 6, sont obliques et tombent aisément canines, d'ordinaire très allongées et triangulaires, sont remarquable les mâles; elles se recourbent latéralement en dehors et constituent des tables (défenses). Les molaires sont au nombre de six ou sept à chaque mâ cinq; elles sont tantôt simples et coniques, tantôt leur couronne est t plusieurs tubercules coniques. La conformation des pieds se rappro

1 Herm. v. Nathusius, Vorstudien für Geschichte und Zucht der Hausthiere Shweineschädel. Berlin, 1864. — Id., Die Racen des Schweines. Berlin, 1860. ; à

ARTIODYCTYLES. 1483

pou: les deux doigts médians seuls touchent le sol, tandis que les doigts externes, coup plus petits, sont placés en arrière (fig. 1150, o). Ces animaux vivent en troupes s les zones chaudes et tempérées l'ancien et du nouveau monde; ils onnent les forêts humides et ageuses et sont généralement es. Leur nourriture consiste en s, plantes et matières animales; défendent courageusement conagressions de leurs ennemis.

elles possèdent six ou sept de mamelles le long de l’abnet mettent bas un nombre corondant de petits. On trouve déjà Cochons dans les terrains miopar exemple les Re Cuv., Hyolherium H. v. M., Palaeochoerus Gerv.

cochoerus Cuv. : HE 313 Les molaires antérieures et les prémolaires tombent et il e plus que la molaire postérieure composée. Tête grosse, à large groin, munie aus des yeux d’un lobe cutané. Ph. aethiopicus Guv. Pointe méridionale de l'Afrique.

elianus Rüpp. (Sus africanus L.), Abyssinie jusqu’en Guinée. | Porcus Wagl. (Babyrussa Fr. Cux.) 2 | ss Corps grêle, haut sur pattes. Les

Fig. 1170. — Cràne de Sus scrofa fera.

312})3 ca ines supérieures du mâle se relèvent à la façon d’une ramure et protègent la égion des yeux. P. babyrussa L., Moluques. Porcula Hodgs., P. salvania Hodgs.,

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queue rudimentaire. Les pieds postérieurs n’offrent que trois doigts, par suite de ätrophie du doigt externe. Il existe des glandes dans la région sacrée. D. torquatus Cu. D. labiatus Cuv., Pécari, Amérique. On trouve des espèces fossiles dans le Diluvium du rrésil.

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ance rugueuse qui supporte un renflement verruqueux entre l'œil et le groin. Lu Schreb. (P. larvatus Fr. Cuv.) Sud-ouest de l'Afrique. P. penicillatus Schnz.,

Os nasal et intermaxillaire présentant une protu-

STE érieure des oies munie de tubercules accessoires. Les soies du dos forment une ière hérissée. S. europaeus Pall. (S. scrofa L.) Sanglier. Très répandu depuis l'Inde u’à l’ouest de l’Europe et au nord de l'Afrique. Type d'un grand nombre de variétés | bons domestiques. Os lacrymal allongé. Palais non élargi dans la région des prémo- Le rut a lieu en novembre.

athusius divise les races de Cochons domestiques en deux groupes, celui du S. scrofa, présente les caractères ostéologiques du Sanglier européen, et celui du Sus indicus. | ape dont on ne connaît pas la forme sauvage, se distingue par la brièveté de l'os rymal et par l'extension du palais dans la région des prémolaires. Il comprend les chons de la Chine, de la Cochinchine, de Siam, les variélés napolitaines, hongroises andalouses, le Cochon des tourbières de l’âge de pierre, des palalittes. Probableent il faut ramener ce dernier groupe à quelque variété sauvage encore inconnue, us très voisine du S. viftatus Müll. Schlg., de Java et Sumätra, Le croisement du n à longues oreilles S. pliciceps Gray, du Japon, avec le Cochon domestique, est . S. verrucosus Müll Schl., Java. On rencontre des restes fossiles du genre Sus le Diluvium; d’autres, qui s’en rapprochent beaucoup, ont été découverts dans le ire supérieur jusqu’au Miocène, et forment le genre Choerotherium Lartet.

3: Les incisives inférieures sont dirigées obliquement en avant. Surface

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duite dans ce deuxième estomac, ils remontent le long de l’œsophage par s d'un phénomène analogue à celui du vomissement, et rentrent dans la cavité cale pour y être soumis à une nouvelle mastication plus complète. Ils g ensuite à l’état de bouillie à travers la gouttière œsophagienne transforn canal par le rapprochement des bords, et passent dans la troisième divisio l'estomac, le feuillet (omasus). De cette poche toute petite, qui tire son n plis nombreux de sa surface interne, le bol alimentaire arrive enfin dans 1 e trième estomac, la caillette (abomasus), où s'achève la digestion sous l'act sucs abondants sécrétés par les nombreuses glandes à pepsine. Dans qu cas assez rares, Chez le Chevrotain porte-muse de Java et chez les (Chameau et Lama), la caillette ne constitue pas un estomac séparé. Le ca testinal, séparé de la caillette par la valvule pylorique, se distingue par la 4 deur du cæcum et par sa longueur considérable, qui peut excéder 28 fois. du corps (Mouton). Il existe aussi des organes sécréteurs particuliers, L miers des Moutons, du Cerf et de plusieurs espèces d’Antilopes, et les gland sabots. Les premiers affectent la forme de bourses glandulaires et sont p de chaque côté sur l'os lacrymal; ils produisent un liquide gras. Les autres situées au-dessus des sabots, entre les doigts; elles s'ouvrent au-dessus de 1 qui sépare les orteils et sécrètent une humeur qui exhale une odeur: fre placenta est cotylédonaire ou diffus. ou.

La rpIHpHeAUEN des Ruminants est assez restreinte; la phipasis ne me bas qu’un seul petit, qui vient au monde dans un état très avancé, couve poils et les yeux ouverts. L'utérus est bicorne; les mamelons sont au de deux ou de quatre et placés dans la région inguinale. Excepté à la velle-Hollande, où ees animaux ont été importés, les Ruminants sont réps sur toute la terre; ils sont d'humeur paisible, vivent en troupeaux et se £ tissent des attaques des bêtes féroces soit par une fuite rapide, soit en opposant une vigoureuse résistance. En général ils sont polygames; les mt les plus forts marchent en tête du troupeau. On doit considérer les Anop thérides fossiles comme la forme ancestrale des Ruminants. |

1. Fam. Tycopopa (Camelidue). Ruminants de grande taille pour la plupart et dépourvus de cornes. Ils offrent un long. cou et une lèvre supérieure fendue et couverte de poils. Ils ne possèdent point de doigts accessoires. La plante des pieds est calle et couvre les 3 phalanges derrière les petits sabots. Ils s’éloignent des autres Rumina principalement par la conformation de la denture e® des “pieds. Les intermaxil présentent 2 incisives et même 4 à 6 dans la jeunesse, tandis que le nombre des sives inférieures se réduit à deux. Chaque mâchoire possède des canines très dév pées. Les doigts ne sont pas toujours séparés ; parfois ils sont unis par une peau épais leurs phalanges terminales ne sont pas complètement entourées par les petits sab: L’estomac ne présente point de caillette distincte. La vésicule biliaire manque égalem

Auchenia Hl., Lama. Tête relativement grosse. Oreilles droites et pointues. Gou presque vertical. Lèvre supérieure longue et mobile. Queue longue et velue. à séparés, offrant chacun une plante calleuse. Les glandes des sabots existent. Le no des molaires varie suivant l’âge, à mesure que tombent les prémolaires antérie

de Sa ? on ?. Ces animaux vivent par troupes sur les plateaux occidentaux de V

rique méridionale; on leur a donné le surnom très mérité de Chameaux du no monde. Ils se défendent en rejetant leur nourriture à demi digérée. Ils s’apprivo facilement et on les emploie comme bêtes de somme; mais on les prise tout autant

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- Jeur chair, pour leur lait et pour leur laine. A. lama Desm. (A. glama L.), Lama. A. hua- - naco H, Sm. À. paco Gm. Alpaca. À. vicunna Desm. Vigogne. Tous habitent les côtes occidentales de l'Amérique du Sud. On rencontre aussi des fossiles diluviens dans les brèches osseuses du Brésil.

Camelus L., Chameau. Présente une ou deux fortes protubérances dorsales, un cou - long, fortement recourbé, et des doigts unis par une plante commune. Queue touf- . Le nombre des molaires est toujours F N'existe plus de nos jours que domestiqué, dans le nord de l'Afrique et au sud de l'Asie. C. dromedarius L., Dromadaire ou Chameau - à une seule bosse; animal domestique indispensable à l’Arabe et surnommé le navire du «désert. C. bactrianus L., Chameau à deux bosses, organisé principalement pour vivre - dans les steppes des pays tempérés, Tartarie, Mongolie. On trouve des restes fossiles de Chameaux.

| 2 Fam. Devexa. Girafes. Ruminants à cou très long, à longues jambes antérieures, à - jambes postérieures beaucoup plus courtes et par suite dos très incliné en arrière. Les . deux sexes offrent de petites cornes revêtues d’une peau velue, auxquelles s'ajoute, chez . le mâle, une bosse frontale impaire. Les incisives supérieures et les canines manquent.

Ilexiste 6 molaires. Les doigts accessoires, les glandes des sabots et les larmiers

manquent. La langue est très mobile et fait fonction d’organe préhensile. Placenta cotylédonaire. Cette famille n'est plus représentée aujourd’hui que par un genre et une

espèce.

… Camelopardalis Schreb. C. giraffa Gm. Le plus haut des Mammifères terrestres ; mesure - 15 à 18 pieds de haut, sur 7 pieds de long; la hauteur du dos est de 10 pieds, celle du sacrum de 8 pieds. Les cornes coniques ont un demi-pied de longueur et portent à la … pointe une touffe de poils. Le dos du nez porte une éminence qui s'étend jusque dans la … région des yeux. La queue se termine par une grosse touffe de crins. Cet animal habite … par bandes peu-nomhreuses les plaines boisées de l’intérieur de l'Afrique, et se nourrit

— d'herbe et de feuillage. .

— Le genre fossile indien Sivatherium Falc. Cautl. présente de chaque côté, au-dessus des

… yeux, une saillie osseuse placée à angle droit, et par derrière un bois beaucoup plus fort » et rameux.

3. Fam. Mosemmag'. Petits Ruminants élancés, de Ja taille d’un Lièvre à celle d’un . jeune Chevreuil, dépourvus de ramure, offrant chez les mâles des canines supérieures

— développées comme celles du Sanglier. La denture se rapproche, du reste, de celle des

……. Cerfs et possède en haut et en bas 6 molaires. Les larmiers manquent. La queue est

rudimentaire. Placenta diffus (Tragulus) ou cotylédonaire (oschus). Habitent sous les

——. tropiques, dans les contrées montagneuses et rocheuses de l’ancien monde et vivent en

—. troupes, sauf pendant l’époque de la reproduction.

—. Moschus L. Le mâle possède entre le nombril et la verge, dans la peau du ventre, une poche glandulaire, dans laquelle s’accumule le muse. Les os métacarpiens du deuxième et du cinquième doigt manquent; mais les métatarsiens correspondants

existent. M. moschiferus L., hautes montagnes de l'Asie centrale, depuis le Thibet

… jusqu'pn Sibérie.

… Tragulus Briss. Dépourvu de poche à musc. Les métacarpiens des doigts externes … existent et, comme les métatarsiens correspondants, sont très longs. Le bonnet manque. … Tr. javanicus Pall., Iles de la Sonde, Tr. napu Raffl., Sumatra.

Hyaemoschus Gray. Les métacarpiens des doigts médians sont séparés, A. aquaticus

Oglb., Côte orientale de l'Afrique. \

À. Fax. Cervinar® (fig. 1175). Corps élancé. Le mâle possède une ramure. Deux doigts

A Alph. Milne Edwards, Recherches anatomiques, zoologiques et paléontologiques sur la famille

. des Chevrolains. Ann. sc. nat., 9° sér., t. If, 1865.

Gray, Synopsis of the species of Deers, Proc. z0ol. Soc. 1850. — Pucheran, Monographie du

genre Cerf. Arch. du Muséwn, vol. VI, 1852. — J. L. Fitzinger, Kritische Untersuchungen ueber

die Arten der natürlichen Familie der Hirsche. Sitzungsber. der R. Acad. der Wissenchoft, Wien,

4874-1878. — L. Rütimeyer, Beiträge zur Geschichte der Hirschfamilie. Basel, 1880-1882.)

Eds a mc crurT tit

re bu

1488 ARTIODACTYLES.

rudimentaires et presque toujours des larmiers. Les glandes des ongle manquen vent. On trouve aussi la plupart du temps une houppe de poils sur la face interne du

re grossie vue par sa face libre. dE postérieur ; elle est très utile pour distinguer les Cerfs des Antilopes. Il exist ‘ ment chez les mâles des canines supérieures qui peuvent atteindre une grosseur

1 6 4 . . FE Ù quable. Molaires : re La ramure varie extrêmement de forme et de dimension; sauf che

les Rennes, elle est restreinte au sexe mâle. C’est un os dermique solide, qui repose sur saillie osseuse du front; il se détache périodiquement de sa base en forme de co

tombe et se renouvelle. [1 apparaît chez les jeunes dès la première année; on voi deux exostoses du frontal, recouvertes par la peau, se développer et se transform cornes irrégulières ou coniques, qui tombent vers la fin de la deuxième année. |

nouveau qui se forme la troisième année est beaucoup plus complet; il présente dé douillers fourchus, à l'extrémité desquels pousse une autre branche pendant le co

l’année suivante, de sorte que l'animal présente 3 fourches et 6 branches. beaucoup d'espèces, le développement de la ramure ne dépasse pas ce degré, ma bois grandit et se modifie d’une façon remarquable par suite de l’'augmentatio: nombre des rameaux. Ce renouvellement périodique a pour cause une activité € trition, en rapport intime avec la fonction de reproduction. Le moment où le. bois est complètement développé indique l'approche de la période du rut. La ba lourde ramure se détache de la protubérance frontale vers la fin de l'hiver où à l'en du printemps; le bois tombe et l'on voit apparaître une proéminence molle, | de vaisseaux ; elle grossit, puis donne naissance à un nouveau bois qui durcit et pe le frottement sa membrane desséchée. Les Cerfs vivent pour la plupart dans les fo

AE

ARTIODACTYLES. 1489

ils sont timides, craintifs, et ne sauraient être domestiqués ni apprivoisés; il faut en excepter les Rennes, commensaux indispensables des habitants des régions polaires. - La nourriture des Cervides se compose d'herbe, de feuilles, de bourgeons et de jeunes pousses. Les femelles possèdent 4 mamelles; cependant elles ne produisent qu'un seul faon à la fois. L'Australie et le sud de l'Afrique sont les seules contrées où il ne se trouve point de Cerfs. Les Cerfs commencent à apparaitre dans les couches tertiaires moyennes.

Cervulus Blainv. Proéminence frontale très longue. Bois court, non ramifié, n'offrant

que de courts rameaux basilaires. Les pieds postérieurs ne présentent point de touffes de poils. C. muntjac Temm., Java, Sumatra.

… Cervus L. Bois arrondi, très rameux. Des larmiers ; des touffes de poils aux pieds postérieurs. C. capreolus L., Chevreuil. Bois fourchu, court. Larmiers presque entièrement rudimentaires. Queue courte. Vit par familles de 2 à 4 individus. Le rut a lieu en août et l'œuf ne commence à se développer que trois mois plus tard. Répandu dans toute l'Europe. Se trouve fréquemment dans les palafittes de l’âge de pierre. C. elaphus L., Cerf. Grande ramure à branches nombreuses, Vit en troupes dans toute l’Europe. Se trouve aussi dans le Diluvium et les palafittes. C. canadensis Briss. C. virginianus Gm., Amérique‘du Nord.

Espèces indiennes : C. aæis Erxl., C. porcinus Schreb., C. Aristotelis Cuv. Espèces de l'Amérique du Sud : C. campestris Cuv., Cerf des Pampas, C. paludosus Wagn., Cerf des marais, etc.

Dama H. Sm., Daim. Les tiges arrondies de la ramure se terminent en palettes avec des hourgeons marginaux. D. vulgaris Broock. La couleur dela robe varie beaucoup. Habite l'Italie méridionale, l'Espagne, l'Afrique. On en trouve déjà dans le Diluvium décrits sous le nom de C. somonensis Desm. Megaceros hibernicus Ow. (M. euryceros), Cerf gigantesque

diluvien.

Alces H. Sm., Élan. Museau large, velu. Bois dépourvu d’andouillers, large, en forme

de palette, à longues branches. A. palmatus Klein (C. alces L.). 8 pieds de longueur et 6 pieds de haut à l'épaule. Jadis répandu en Allemagne et en France; actuellement habite le nord de l’Europe, la Russie, l'Amérique septentrionale. Fossiles dans les palafittes de la Suisse.

Rangifer O. Sm. (Tarandus Gray). Renne. Gorge avec une longue criniére. Les deux sexes possèdent une grande ramure aux branches nombreuses. Se nourrit d'herbe et de lichen. Mesure 6 pieds de long et 4 de haut; court vite et longtemps et sert à la fois de bête de somme, d'animal de trait et de monture aux Lapons, auxquels il fournit encore la nourriture et le vêtement. Il existait pendant l’époque diluvienne, dans l'Europe centrale et méridionale. On en rencontre dans le nord de l'Amérique, où il porte le nom de Cabirou.

5. Fan. Gavicornra. Corps lourd, épais ou élancé. Les canines et les incisives supérieures manquent. Molaires : 4 Les deux sexes possèdent des cornes, qui ne font défaut }

que dans quelques rares exceptions produites par l'éducation; de même leur nombre ne dépasse jamais quatre à l’état sauvage. Les cornes sont formées d’appendices osseux du frontal, creusés de cavités spacieuses, entourés de la corne proprement dite, creuse, de forme variable et composée de substance cornée produite par l’épiderme. Des doigts rudimentaires la plupart du temps. La grandeur et la forme des cornes varient considérablement et ne sont pas sans importance systématique. On rencontre des cornes droites ou recourbées une ou plusieurs fois, d’autres contournées en spirale, arrondies, lisses ou rayées en travers. Tous les Cavicornes vivent en troupes et sont généralement polygames. Les espèces les plus nombreuses habitent l’ancien monde, principalement l'Afrique ; il

s'en trouve moins en Asie. Les Cavicornes ont été domestiqués dès les temps les plus reculés , où ils procuraient déjà à l’homme la nourriture et le vêtement. Les fossiles découverts dans les terrains tertiaires et diluviens offrent les mêmes types et des espèces très proches parentes des espèces actuelles.

1. Sous-Fam. Antilopinae. Corps élancé. Jambes longues et grèles. Poil court et serré. Les larmiers existent quelquefois, de sorte que ces animaux semblent établir le passage entre les Cerfs et les Chevaux. Cependant on rencontre aussi des formes ramassées

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qui ressemblent aux Bœufs. Les cornes sont rondes, droites ou courbes, pas toujot

lisses et parfois n'existent que chez le mâle. Les Antilopiens vivent en parti les plaines des pays chauds de l’ancien monde, en partie sur les plus hautes : tagnes, surtout en Afrique; deux espèces seulement habitent l'Amérique. On a tr des restes diluviens et tertiaires en Asie et en Europe, et même dans les osseuses du Brésil.

Saiga Gray. Nez élevé et renflé; cornes pi et annelées, en forme de Iyre manquent chez la femelle. $S. saiga Wagn., Steppes de l'Europe et d orientales. * 1727 Ces

Antilope Wagn. Nez pointu..Cornes longues, en forme de lyre. Les larmiers man souvent À. dorcas Licht. Gazelle. Habite en troupeaux les plaines de l'Arabie et septentrionale. À. (Antidorcas) euphore Forst., Afrique méridionale, Tetra dricornis Blainv., Inde, Ve

Hippotragus Sundv. Cou avec une crinière. Cornes très longues et recourbées deux sexes. Les larmiers manquent. H, (Egoceros) equinus Geoffr., Afrique nale. H. oryx Blainv. (Oryx capensis Sundv.). H. addax Wagn., Afrique. Pall. (A. oreas Gray). Cap. Slrepsiceros H. Sm. Cornes chez cd mâle see nées en spirale. S. Kuda Gray, Afrique, etc.

Bubalis Licht. Cornes recourbées deux fois dans les deux sexes. Corps très x Il existe de petits larmiers. B. mauretanica Sundv. (A. bubalis Pall.). B Sundv., Afripue méridionale. . <

Catoblepas Gray. Antilope Gnou. Cornes très recourbées en dehors. Cet animal a . du cheval, il en a aussi la crinière et laqueue. C. gnu. Vit en trhApeRE en de l'Afrique méridionale.

Rupicapra Blainv. Cornes petites, presque verticales, à pointe roles en. -Cet animal est de la taille d’une Chèvre. R. rupicapra Pall. Chamois, Pyr Alpes, même en Grèce. Haplocerus americanus Blain. Antilocapr@ ar america 1] Les cornes se renouvellent régulièrement.

2. Sous-Fam. Ovinae. Cornes plus ou moins comprimées et annelées. Doigts rudime taires courts. D’ordinaire deux mamelles seulement.

Ovis L. Mouton. De taille médiocre et de forme élancée. Jambes longues et m velu. Cornes triangulaires tournées en spirale, annelées obliquement. Les et les glandes des sabots existent d’ordinaire. Deux mamelles abdominales. tons habitent, groupés en troupeaux conduits par un vieux bélier, le montagneuses et rocheuses de l’hémisphère septentrional jusqu’à la limite éternelles. 0. aries L. Mouton domestique répandu sur toute la terre. Comp races nombreuses (mérinos, etc.). Il y avait déjà une race apprivoisée du l’âge de pierre. On n’est pas d'accord sur les types sauvages auxquels il faut ner nos Moutons domestiques. Le Mouflon, 0. musimon Schreb., indigène de la et de la Sardaigne, et l’Argali, O. argali Pall., indigène de l’Asie septent centrale, ont été souvent regardés comme les plus probables. 0. nahoor Ho pourvu de larmiers, Népaul. Ammofragus tragelaphus Desm., Alger.

Capra L. Chèvre. Menton barbu et chanfrein droit. Cornes toujours comprim ralement, recourbées en arrière. Les larmiers et les glandes des sabots rar généralement. Habitent les montagnes de l’ancien {monde et grimpent t C. ibex L. , Bouquetin des Alpes. Ne fréquente que les pics les plus élevés, st des neiges éternelles. De nos jours il est presque éteint et ne se rencont: que sur le mont Rose. Il existe aussi des bouquetins d'Espagne, des Pyré Caucase et de la Sibérie. GC. hircus L., Chèvre domestique. Ses races non sont répandues dans le monde entier. Les plus estimées sont les Angoras et le: mirs, à cause de leur laine soyeuse. Le type primitif est assez mal connu ; on généralement dériver du C. Falconeri À. Wagn. de l'Inde et du Bezoard, grus L., du Caucase et de la Perse. Ce bin ressemble au Bouquetin : dont il se distingue seulement par ses cornes comprimées et coudées en ayant

3. Sous-FAM. Bovinae. De grande et lourde stature. Cornes arrondies ou comprimé

ARTIODACTYLES. 1491

recourbées en dehors. Mufle large, ordinairement nu. Cou court, au-dessous duquel pend un fanon. Queue longue, généralement terminée par une touffe de poils. Ni larmiers, ni glandes des sabots. Les doigts accessoires existent. Les femelles possèdent 4 mamelles très développées, mais ne produisent généralement qu'un petit à la fois. Ces animaux n'ont point de représentants en Australie et dans l'Amérique méridionale (fig. 1174).

Ovibos Blainv. Front plat. Extrémité du mufle velue, sauf l'étroit espace situé entre les narines. Cornes réunies par leur large base, recourbées en dehors, à pointes dressées. La peau est revêtue de longs poils, dans lesquels la queue se dissimule, O. moschatus Blainv., Bœuf ot SD nord de l'Amérique. 0. (Bootherium Leïdy} priscus Rutm.

Bison Sundy. (Bonasus À. Wagn.). Muñe n nu dans toute sa largeur. Front bombé, plus large que long.

Menton barbu. Pelage mou et laineux. Front, tête et cou ornés d’une longue crinière. B.

europaeus OW., improprement nommé Aurochs.

Jadis très répandu dans l'Europe centrale, cantonné de nos jours dans une forêt de pins à Atzikhov, dans le district de Ze- > 3 ss.

lentscheik, Caucase, et dans la forêt de Bialowicza, où le gouvernement russe l'entretient. Le B. americanus Gm., Bison américain, est son proche parent; offre aussi de longs poils, la queue et les pieds courts. Tous deux dérivent sans doute du B. priscus Boj. diluvien.

Bubalus À. Wagn. Mufle nu sur toute sa longueur. Front bas et bombé. Cornes comprimées à la “base, recourbées en dehors. tandis que la pointe est dirigée en avant. Pelage rare et grossier. B. buffelus L., Buffle. Depuis l'Inde jusqu’au nord de l'Afrique et au Sud de l'Europe, où il est domestiqué. L’Arni en est une variété à grandes cornes. B. (Hemibos Falc.) triquetricornis Falc., Pliocène; c'est peut-être la forme ancestrale du Buffle. Le B. (Probubalus Rütm.) depressicornis Turn., Anoa, de Célèbes, en est proche parent. B. caffer L. Cornes à’ base très élargie. Depuis l'Abyssinie jusque dans l'Afrique centrale.

Poephagus À. Wagn. Mufle nu dans toute sa longueur. Front bas, surmonté de cornes implantées très haut. Poils longs tombants. Queue longue, revêtue de poils comme la queue d’un cheval. P. grunniens L., Yacks. Thibet, Mongolie, où il est domestiqué.

Bos L. (s. str.). Mufle nu dans toute sa longueur. Front grand et plat. Cornes peu épaissies à la base. B. etruscus. Fossile du pliocène, Italie. Forme ancestrale présumée du Bœuf. B. sondaicus Müll., Schl., Banting. B. gaurus H. Sm., Gaur. Ne diffère pas essentiellement du Gayal, Inde. B. indicus L., Zébu. Présente deux protubérances graisseuses sur le dos; très répandu en Asie et en Afrique où ou en compte de nombreuses races domestiques. B. nomadicus, Pliocène, Asie. B. primigenius Boj. Diluvien, mais existait encore en Europe dans les temps historiques ; désigné sous le nom d’Ur dans les Niebelungen, et vivait en Allemagne du temps de César. Dans le parc de Chillingham on en nourrit de demi-sauvages. Cuvier le considérait comme la souche

Fig. 1174. — Bison americanus.

du Bœuf domestique, B. taurus L., et il n’y a pas de doute, en effet, qu’on ne doi faire dériver le Bœuf du Holstein et de la Frise du B. primigenius. Rütimeyer a réce ment démontré que notre Bœuf est aussi un descendant d’une deuxième espèce dilu= vienne, B. brachycerus Ow.

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