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ORGANE DES SENS

cavité de l'œil. L'ocelle ou stemmate des Insectes n'est pas autre chose qu'un point du tègument légérement modifié et au-dessous duquel est venue s'appliquer la terminaison du nerf optique. Le revètement cuticulaire forme un épaississement lenticulaire qui s'enfonce dans la couche sous-jacente des cellules transparentes et fortement allongées de l'hypoderme; au-dessous, les cellules nerveuses allongées en baguette, et dans lesquelles on distingue une région cuticulaire réfringente, se réunissent pour former une rétine globuleuse. Les cellules hypodermiques placées sur tout le pourtour du bord de la lentille sont remplies de pigment et jouent le rôle d'iris: à travers l’orifice qu'elles limitent passent les rayons lumineux, qui vont impressionner la partie terminale de la rétine (fig. 118.)

… Quand l'œil se perfectionne, par exemple chez les Vertébrés, Vextrémité du nerf optique s'élale de manière à former une coupe (rétine), s'applique la paroi postérieure du globe oculaire, rempli de milieux réfringents, et s'entoure d'une membrane pigmentaire vaseulaire, la choroïide. Celle-ci à son tour est protégée par une enveloppe fibreuse, résistante, la sclérotique, qui, en avant, s’amincit et devient transparente (cornée) pour permettre aux rayons de pénétrer dans l'œil. Des différents milieux réfringénts qui se trouvent derrière la cornée dans

Qui réfraete le plus la lumière- CL Enchâssé dans la paroi extérieure épaissie et musculeuse de la choroïde (corps ciliaire ct procès ciliaires), il est recouvert en avant sur son pourtour par un prolongement de la choroïde, l'iris, circulaire et contractile, qui joue le rôle dé diaphragme et limite une ouverture, la pupille (fig. 119). L'image renversée, qui se forme au fond de.

l'œil des Vertébrés sur la rétine,

(cornes, cristallin) et souvent de milieux dioptriques (corps vitré) remplissant la

Fig. 117. — ‘rois cornéules avec leurs rétinules prises dans l'œil du Hanneton ; dans d'eux d’entre elles le pigment est dissous(d’après Grenacher). F, cornéule; K, cône cristallin ; P, gaine de pigment ; P', cellules pigmentaires principales; P", cellules pigmentaires de deuxième ordre ; R, rétinules,

le globe oculaire (humeur aqueuse, cristallin, corps vitré), le cristallin est celui

OÙ

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ù F » Fig.118. — Coupe d'un ocelle de la larve du Hanuelon, eu est nette et très éclairée. partie d’après Grenacher. CL, lentille cornéenne ; G/, cel-

. On peut consi lules hypodermiques sous-jacentes, corps vitré des auteurs, Onpe nsidérer OO RC CS toné périphérique de-pigment P ;. Ra, cellules de la rattachant à ce type l'œil de cer- rétin:; St, bätonnets cuticulaires des cellules de la rétine.

tains Céphalopodes (Nautilus). Le cristallin y fait défaut et la lumière y pé-

nèlre par une petite ouverture. L'image qui se forme sur la rétine est renversée, mais peu éclairée.

Si l’œil doit servir à recueillir des impressions lumineuses à des distances différentes et dans des directions diverses, il a besoin d'un mécanisme d'accom= modation et de mouvements particuliers, qui puissent changer les rapports des milieux réfringents avec la rétine. L'appareil moteur est représenté par des muscles, qui font mouvoir le bulbe oculaire et modifient la direction de la vision suivant la volonté de l'animal. Dans beaucoup d'yeux à facettes (Décapodes), l'œil est supporté par un pédoncule mobile. Enfin l'œil des Vertébrés peut présenter des organes accessoires destinés à le protéger à l'extérieur (paupières, glandes lacrymales). Fe

La position et le nombre des yeux varient extraordinairement chez les Invertébrés. Leur disposition en nombre pair sur la tête semble être la règle chez les animaux supérieurs, pourtant on en rencontre parfois à la périphérie du corps, loin. du cerveau, par exemple chez les Euphausia, les Pecten, les Spondylus et chez quelques Anneélides (Sabellides). Chez les Étoiles de mer ils sont situés tout à fait à l'extrémité du sillon ambulacraire des bras; chez les Acalèphes, sur le bord de l’ombrelle..

Le sens de l'odorat paraît être moins commun. Chez les animaux qui vivent dans l’eau et qui respirent par des branchies, il ne se distingue pas nettement du sens du goût. Les organes de lolfac- VA tion sous leur forme la plus simple sont Fig: 119. — Coupe du globe oculaire. G, cornée; des fossettes, à revêtement épithélial for-

ne EE ro min se que mé par des cellules sensorielles eiliées tique; Ch, choroïde; Ml, tache jaune; Po, pa- et pourvues d’un nerf spécial (Méduses, pat TR OR RE EU ner tapAe (aprés Hetéropodes, Céphalopodes). I est probable aussi que certaines cellules isolées remplissent les mêmes fonctions chez les Lamellibranches. Chez les Arthropodes on considère comme des organes analogues, des appendices cuticulaires des antennes, auxquels viennent aboutir des nerfs présentant des renflements ganglionnaires. Chez les Vertébrés, c'est une double fossette ou une cavité creusée dans la face, cavité nasale, sur les parois de laquelle vient se terminer le nerf olfactif: Les groupes les plus élevés de cet embranchement se distinguent par une cômmunication qui s'établit entre cette cavité et l'arrière-bouche, et aussi par le développement de leur muqueuse plusieurs fois repliée, et sur laquelle se distribuent, entre les cellules épithéliales, les extrémités des fibres nerveuses, sous la forme de filaments très fins unis à des cellules spéciales, celhdles

olfactives.

La sensibilité spéciale dont est douée la cavité de la bouche et de l'arrière= , bouché constitue le goût : on ne peut en constater la présence que chez les «

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