‹ Traité de zoologieChapitre 52 sur 434 · Insectes (érroux · texte numérisé non relu

Insectes (érroux

8. Testacès (éoroz60:ouura). Échinides, Gastéropodes, Lamellibranches.

A ces divisions principales (#1 véyuora), près desquelles sont placées des séries de groupes intermédiaires, par exemple les Singes, les Chauves-souris, les Autruches, les Serpents, les Bernard-l'hermite, etc., Aristote ajouta des divisions secondaires sans en faire cependant des catégories précises, subordonnées les unes aux autres. Le sens qu’il attribuait au mot yévos était très indéterminé et très élastique; il répondait à peu près à celui de notre mot groupe, car Aristote l’employait aussi bien pour désigner les divisions générales que nous appelons ordres, sous-ordres et familles, que pour qualifier les groupes les plus restreints qui correspondent à nos genres et à nos espèces. Par opposition

à l’idée vague exprimée par le mot y#0c, il se servait aussi du terme de sïdog pour désigner une unité moins étendue, et qui cependant n’était pas entièrement équivalente à celle de l'espèce. Les idées de yévcs et de sidoç n'avaient pas de relation bien déterminée; c'étaient plutôt des idées de rapport variable.

Dans ses tentatives d'explication de la nature animée, Aristote avait recours presque constamment au principe des causes finales, et fut ainsi conduit, à la, méthode téléologique. Partant de l'hypothèse d’une fin rationnelle vers laquelle il faisait converger tous les phénomènes naturels, il voyait dans l'homme le centre de toute la création. Cette conception anthropomorphique, intimement liée à la téléologie, n’était cependant que la conséquence nécessaire du peu de développement des connaissances physiques de l'époque. Les ressources, de l'observation et de l'expérimentation étaient trop incomplètes pour que la question pût être posée dans ses véritables termes, et l’on était naturellement conduit à la téléologie pour chercher une explication ou tout au moins un enchainement causal et rationnel des faits et des phénomènes.

Après Aristote, l'antiquité ne nous présente plus qu’un seul zoologue éminent, Pline l'Ancien, qui vivait au premier siècle après J.-C., et qui, comme on le sait, commandait la flotte pendant la grande éruption du Vésuve (79), où il trouva la mort. L'histoire naturelle de Pline nous est parvenue en trente-sept livres et traite de la nature tout entière, depuis les astres jusqu'aux animaux, aux plantes et aux minéraux; ce n'est cependant pas un ouvrage original d'une valeur scientifique, mais plutôt une compilation tirée de sources déjà connues, à laquelle on ne peut pas toujours se fier. Pline puisa abondamment dans Aristote, mais il le comprit souvent mal et fit revivre plus d’une vieille fable rejetée par l’illustre naturaliste de Stagyre. Sans avoir un système à lui, il divisa les animaux, d'après le milieu dans lequel ils vivent, en animaux terrestres (terrestria). aquatiques (aquatilia) et aériens (volatilia), division qui prédomima jusqu’à Gessner. :

Avec la décadence des sciences, l’histoire naturelle resta, elle aussi, pendant longtemps dans l’oubli; mais les murailles des cloîtres donnèrent asile aux écrits d’Aristote et de Pline, et protégèrent contre une destruction totale ce germe de la science éclos dans le paganisme.

Pendant le cours du moyen âge, l’évêque espagnol Isidore de Séville (septième siècle), et plus tard Albert le Grand (treizième siècle)‘, composèrent des ouvrages sur l’histoire des animaux. Au seizième siècle, avec la renaissance des sciences, Aristote redevint en honneur, en même temps qu'un mouvement très prononcé entrainait les esprits vers l'observation et les recherches originales. Des travaux tels que ceux de C. Gessner, d'Aldrovande, de Wotton, enrichis de jour en jour par les matériaux que la découverte et l'exploration de nouvelles parties du globe fournissaient sans cesse, témoignèrent de la vie nouvelle, à

1 Voy. principalement, sur la période de l’histoire de la Zoologie qui s'étend depuis le moyen âge jusqu’à l'époque contemporaine, outre l'ouvrage déjà cité de Cuvier, F. A. Pouchet, Histoire des sciences naturelles au moyen âge, ou Albert le Grand et son époque considérés comme point de départ de l'école expérimentale, Paris, 1855. — Kirchhoff, Jenaische Zeitschrift für Medicin

und Naturwissenschaft, t. IL, p. 195. — E. O0. Schmidt, Die Entwicklung der vergleichenden “K

Anatomie, Téna, 1855.

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