B. ACCROISSEMENT
L'assimilation pourrait à la rigueur ne faire que réparer exactement les pertes dues à l'usure. Le plus souvent il n'en est pas ainsi; l'assimilation dépasse le but, apporte plus de matériaux que le travail n'en détruit : il en résulte que la cellule s'accroît. Or, le fait général qu'il faut ici connaître, c'est que partout et toujours, l'accroissement se fait par intussusception .
Pour toutes les parties liquides ou même très molles et précipitables, le phénomène se comprend sans difficulté, les liquides imbibent toutes les parties et se précipitent au sein de leur masse en molécules solides qui déterminent leur accroissement. Mais pour les parties denses, comme les grains d'amidon, les membranes, on a longtemps cru cela impossible et admis l'accroissement par juxtaposition. L'intussusception cependant s'applique aussi à ces organes et voici comment elle est possible.
L'accroissement des parties intérieures produit une turgescence de la cellule qui distend la membrane, écarte ses molécules et permet un dépôt de molécules nouvelles qui maintient, sans effort de distension, le volume qui tout à l'heure n'était obtenu que grâce à cet effort. Dès lors, une nouvelle turgescence peut déterminer une nouvelle distension, en sorte que le phénomène peut continuer.