‹ Traité de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 77 sur 104 · j • , P vision; 8., moitié' supe · texte numérisé non relu

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kyste a aussi des cornes mais moins longues, et toule la forme rieUre do la cuticuleest plus arrondie. On observe aussi parfois un prolongement i., moitié inférieure, en forme de corne sur le kyste de genres qui n'en ont pas. C'est alors un appendice du kyste qui semble destiné à fixer celui-ci.

(2) Ce processus a été récemment étudié par Lauterborn [95]. Le noyau, à l'état de repos, montre un réseau achromatique typique avec grains «le chromatine aux points nodaux (lig. 644).

Ce réseau se coupe en filaments qui s'orientent perpendiculairement au futur plan de division, puis Be coupent en leur milieu suivant ce plan, et les deux lois de chromosomes se rendent chacun dans la moitié correspondante du corps. Les aspects sont à peu près ceux d'une mil ose, mais la différence est capitale par suite de l'absence de centrosome et de division longitudinale. Il y a aussi un ou deux nucléoles qui ne paraissent jouer aucun rôle actif.

Kig. 644

DlNOFLA GELLIJE (Type morphologique) Phénomènes nucléaires de la division (im. Lauterborn).

FLAGELLÉS

Fijr. 645.

ainsi produite, le corps s'étire, s'étrangle circulairement et finalement se coupe. Les deux individus se séparent et bientôt se complètent (*).

Division à l'état enkysté. — Elle est beaucoup plus fréquente que la précédente et constitue le procédé normal de reproduction de notre animal (fig\ 645). Nous pouvons la définir en peu de mots: c'est une division semblable à celle de l'état libre, mais précédée d'un enkyslement semblable à l'enkyslcment de protection. Souvent, il est impossible de dire si l'enkystement que nous avons décrit plus baut a pour but la protection simple ou une division. Il y a cependant quelques particularités utiles à ajouter. Le kyste n'est pas toujours cellulosique et siliceux; fréquemment, il est gélatineux. Sous le kyste, la division du noyau se fait comme dans le cas déjà décrit. Celle du corps a lieu suivant le même plan oblique que si la coque cnticulaire devait y prendre part. Enfin, assez souvent, les deux individus se divisent une seconde fois, en sorte qu'il en sort du kyste quatre au lieu de deux, et ceux-ci, ayant reformé chacun leurs deux sillons et leurs deux fouets, n'ont plus qu'à sécréter leur cuticule (*).

Associations. — Parfois, la division à l'état libre reste incomplète et les deux individus filles restent unis ensemble par une soudure étroite. Ils regardent du même côté et la partie supéro-dorsale de l'individu inférieur est unie à la partie inféro-ventrale du supérieur. Parfois même, ces divisions incomplètes se continuent et il se forme ainsi une chaîne de plusieurs individus (fig. 646) (3). Ces associations n'ont rien de sexuel; elles ont la même signification morphologique que les colonies non persistantes dont nous

l)l.\OFLAGELLhE(Typo morphologique) (Sch.).

Division sous un kyste W.vs.. membrane kystique j 3î., noyau.

Fig. 640.

: D1NOFLAGELL1.E

(') La plaque en ceinture du sillon transversal se partage entre les u^TIch^ deux individus. La lame du sillon longitudinal a été vue par Pénard, °As<sociatioCn chez Ceratium, passer tout entière à l'individu inférieur droil, mais chez Ceratium. on ne sait pas du tout si cela est général. On ne sait pas comment les fouets se partagent. Peut-être se régénèrent-ils tous les deux sur chacun des deux individus filles. On ne sait rien non plus du sort de l'appareil pulsatile. Sur les individus encore incomplètement séparés, on voit se dessiner de part et d'autre de l'étranglement le rudiment des parties qui vont se régénérer. La portion manquante des sillons, les plaques absentes, tout cela commence à apparaître, mais en raccourci et aura à prendre ses dimensions définitives après la séparation. Avant la séparation complète les quatre fouets sont déjà parfois reformés. L'obliquité du plan de division est variable. Ordinairement à 45°, souvent plus ou moins, parfois disparaissant pour faire place à une division franchement longitudinale ou transversale.

(8) Ici de môme, la division est parfois longitudinale, parfois transyersale.On a quelquefois observé, dans le plan de division, une plaque de petits grains qui semblent représenter la plaque équatoriale des végétaux.

(3) Ce phénomène n'est pas commun; il ne se rencontre que chez Glenodimum, Dinophysis et surtout Ceratium qui forment de véritables chaînes.

DINOFLAGËLLÉS : ADINIDFS 381

avons trouvé l'exemple chez diverses Chlamydomonadines, mais leur signification biologique est aussi obscure.

Conjugaison. — Si l'on met de côté les cas de division inachevée ou de division normalement incomplète qui ont été souvent pris à tort pour des conjugaisons, il ne reste guère d'observations au sujet de ce phénomène. Il semble bien cependant que, dans certains cas, des individus jeunes, récemment issus d'une division multiple sous kyste, à peine sortis se conjuguent et aussitôt s'enkystent en commun (Danysz) [86]. Mais toute la question réclame de nouvelles études^

Nous diviserons notre sous-classe en trois ordres : Adinida, sans sillons;

Diniferida, pourvus de deux sillons typiques; et Polvdinida, à nombreux sillons transversaux. Le second est conforme à notre type morphologique, les deux autres sont tout à fait aberrants.

1er Ordre

ADINIDES. — ADINIDA [Adinida (Bergh)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

En trois mots on peut le définir: c'est une Chromomonadine, dans l'enveloppe d'une Phacotus. Il est donc fort différent du type des Dinoflagellés ; il n'a pas de sillons et ses flagellums très courts sont relégués à l'extrémité supérieure. Cependant, le fait de posséder, avec des chromoplastes jaunes, une coque bivalve, surtout cette coque étant percée de pores, permet de rattacher cet être aux Dinollagellés, malgré l absence de sillons et la position des deux fouets.

GENRES

îxuvisella (Cienkovsky) (fîg. 647). Le corps ovoïde lisse, sans sillons, est contenu dans une coque cuticulaire bivalve criblée de pores ; les deux fouets sortent entre les deux valves à l'extrémité supérieure. Les chromoplastes jaunes sont tantôt isolés, tantôt soudés en deux plaques symétriques (BO p.. Mer).

^rorocentron (Ehrenberg) (fîg. 648). C'est un Exu-

visella pointu en bas, et muni en haut d'un prolongement situé immédiatement en arrière des fouets et qui appartient soit à une seule valve, soit aux deux par moitié. Les chromoplastes offrent les mômes variétés de disposition (Uûp.. Mer).

Fig. 647. Fig. 648.

Exuuiœlla (im. Schtltt,

(im. Schtltt). Slein).

LES FLAGELLÉS

2a Oïl DRE

DINIFÉRIDES. - DINIFERIDA j [Dinifera (Berg)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

C'est lui-même que nous avons décrit comme type morphologique des Dinollagellés (V. p. 373).

GENRES

Peridinium (Ehrenberg, emend. Stein) (fig. 638, 639 et 649). C'est à très peu de choses près la réalisation de notre type morphologique. Il est caractérisé génériquement par la disposition de ses plaques (150 jj.. Mer et eau douce) (*).

Fig. 649.

(*) Genres voisins :

Diplopsalis (13ergh) (fig. 650), de forme surbaissée, le pôle apical au sommet d'un petit prolongement, le sillon longitudinal descendant

Peridinium (Sch.).-

très bas {40 m.. Mer)

Fis. 650.

Fig. 651.

Fig." 652.

Fig. «03.

Diplopsalis (D. lenticula) (d'ap. Biltschli).

Amphidoma [A. nncula)

(d'ap.

Biltschli).

Fig. 054.

Proioceratium (P. reiictdaia) (d'ap. Stein).

Fig. 055.

Heterocapsa (II. Iriquetra) (im. SchUtt).

Amphidoma (Stein), (fig. 651) ovoïde, à grand axe vertical, à fente flagellifère réduite à un petit trou (Mer);

Protoceratium (Bergh) (fig. 652), à plaques indistinctes, à cuticule semblant continue avec un réseau de crêtes saillantes (35 p.. Mer) ; Heterocapsa (Stein) (fig. 653), semblable, à hémisphère inférieur lisse (20 jj.. Mer); Blepharocysta (Ehrenberg) (fig. 654), ovoïde, allongé, à sillons très superficiels, à fente flagellifère représentée par un petit trou placé très bas (50 p. Mer) ; Podolampas (Stein) (fig. 655), allongé en pointe vers le haut et muni à l'extrémité inférieure d'apophyses rappelant, avec une situation diamétralement opposée, celle de Prorocentrum (100 p.. Mer); Goniodoma (Stein) (fig. 656), presque sphérique, à sillon buccal réduit à un petit orifice ovalaire (40 (jl.

Mer) ;

Fig. 656.

Blepharocysta (B. splendor) (d'ap. BuUchli).

Podolampas.

(im. Schfllt, Stein).

Goniodoma (G. acuminatuni) (d'ap. Stein).

DINOFLAGELLÉS : D1NIFÉRIDKS

Fit?. B57

(30 à 40 (x. Mer el eau douce).

^Glenodinium (Ehrenberg, emend.

Stein) (fig. 659),

se distingue moins par sa forme ovoïde aplatie dorso-ventralement (') ,

Ceratium (Schrank, emend. Stein) (fig. 657) est remarquable par sa forme dérivant d'un ovoïde aplati dorso-ventralement et prolongé : en haut, en une longue corne ouverte au sommet, à laquelle participent les trois plaques apicales ; en bas, en une à quatre cornes, le plus souvent deux, dirigées d'abord en dehors puis recourbées vers le haut. C'est dans ce genre qu'ont été observées les longues chaînes (fig. 658) résultant de divisions incomplètes

Fig, 658.

Fier. 059.

Glenodinium (ira. SchUtt).

Ceratium Association (Sch.).

Ceratium (Sch.).

Fig. «00.

Fig. 661.

Pyrophacus (P. horologium) (lin. SchUtt, Stein).

Ptychodiscus (P. noctilucà)

Gonyaulax G. polygramma) (im. SchUtt).

pyrophacus (Stein) (fig. 660) de forme lenticulaire (Diamètre horizontal 60 ji.. Mer); Wtychodiscus (Stein), (fig.

661) de forme semblable, mais à sillon transversal remplacé par un mince ruban cuticulaire (Mer);

*Gonyaulax (Diesing), (fig.

662) , à sillon longitudinal s'étendant dans toute la hauteur du corps avec la fente flagellifère réduite à

un petit orifice arrondi; souvent les deux pôles prolongés en pointes (20 Utei niella (Schutt) (fig. 663), genre voisin (100 u.

Mer) ;

Oxytoxum (Stein) à sillon transversal situé très haut (fig. 640 et 664) (50 p.. Mer).

(') Genre voisin :

'Cladopyxis (Stein) (fig. 665), genre voisin mais douteux, caractérisé

Mer'

Fig. 665.

Sleiniclla (S. fragilis) (im. SchUtt).

Oxytoxum {O. tessellalum) (im. SchUtt).

Cladopyxis (G\ brachiolata) (Stein);

LES FLAGELLÉS

Kig. 667

Gymnod iniutn [G. spirale) (im. Schttlt.).

Fig. C08.

que par sa cuticule très mince et anhistc (45 |a. Mer el eau douce).

Gymnodinium (Stcin) (fig. 666) est plus allongé que Gleno- Fig. m. dinium et s'en distingue par l'absence de cuticule. 11 n'y a plus ici qu'une membrane cellulaire lisse, mince et dépressible. Selon les espèces, ou bien la forme est régu- Lière, ou bien le sillon transversal décrit une hélice trèfl allongée, ou bien en plus de cela, le corps se lord en hélice, ce qui contourne le sillon vertical. Plusieurs s'enkystent sous une épaisse enveloppe gélatineuse souvent munie de longues cornes. Certaines espèces ont un stigma oculiforme (50 à 150 |i; Mer et eau douce).

Hemid'mium (Stein) (fig. 667) est un Gymnodinium pourvu d'une très délicate enveloppe et dont le sillon transversal est absent à droite (26 1*. Eau douce).

Pouchetia (Schûtt) (fig. 668) est nu comme les précédents, mais il a une forme bizarre et, au premier abord, incompréhensible, mais on arrive à la rendre claire en la ramenant à celle de certains Gymnodinium à sillon transversal en hélice allongée et à corps contourné autour de son axe vertical. Si l'on suppose que le corps se tord d'un tour dans le même sens que le sillon transversal, celui-ci fera deux tours au lieu d'un et le sillon longitudinal, très long, décrira lui aussi un tour entre les extrémités, très éloignées en hauteur, du sillon transversal. En outre, l'animal possède un très gros œil formé d'une masse pigmentaire noire avec un cristallin sphérique, soluble dans l'acide acétique, ou de deux masses opposées l'une à l'autre, et déterminant souvent une forte saillie (').

Uemidinium (H. nasutuni) (d'up. Stein).

Pouchetia (P. fusas) (im. Schûtt).

par de longs prolongements ramifiés rayonnants; la constitution du sillon transversal n'est pas claire et il n'est pas même bien sûr que ce soit là un Dinoflagellé. En tout cas, par la minceur de sa cuticule, il se rapprocherait de Glenodinium (60 p.. Mer).

f1) Il faut attendre la publication de la fin du travail de Schûtt [93] pour décrire convenablement les trois nouveaux genres dont il donne seulement les figures :

Gymnaster (Ehrenberg, emend. Schûtt),

Monaster (Schiitl) (fig. 669), et

Amphitholus (Schûtt) (fig. 670), caractérisés par un squelette intérieur qui rappelle celui des Radiolaires.

Fig. 669.

Fig. 67o.

Monaster (M. rcte)(d'ap. Schlttt).

Amphitolus {A. elegans) (d'ap. Schlltt).

D1N0FLAGELLÉS : DINIFÉRIDES

Nous abordons maintenant une longue série de genres qui ont pour caractère commun la réduction externe de leur hémisphère supérieur, conséquence de la situation très élevée de leur sillon transversal. En outre, les crêtes aliformes tant celles du sillon transversal que celles du longitudinal, sont très développées et arrivent à donner à ces êtres les

physionomies les plus étranges (').

Palachroma (Stein) (fier. 671) inaugui

Fig. C72.

Palachroma (Sch.).

Palachroma. (Stein) (fig. 671) inaugure la série avec son sillon transversal déjà très rapproché du bord supérieur, en sorte que son hémisphère supérieur est réduit à Une sorte de couvercle. Les crêtes aliformes des sillon horizontal et vertical sont assez élevées (80 p. Mer). Hmphisolenia (Stein) (fig. 672) a des caractères semblables, mais avec un aspect tout différent dû à sa forme longuement lagéniforme, dilatée en bas, et a son orifice flagellifère placé très bas (Très grand. Mer).

dinophysis (Ehrenberg) (fig. 673) est presque semblable à Palachroma, mais parfois orné de fortes pointes partant de l'hémisphère inférieur (80 p.. Mer). Oeratocorys (Stein) (fig. 674) a les crêtes aliformes du sillon transversal beaucoup plus saillantes encore et les pointes qui hérissent le corps constantes et barbelées (100 p. Merl.

Oitharistes (Stein) (fig. 675) n'a pas ces pointes, mais la crête aliforme horizontale supérieure est développée en une haute collerette infundibuliforme, dépassant de beaucoup le niveau de l'hémisphère supérieur très réduit ici comme dans tous ces

A m p h. is oie ni a (A. palmata).

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