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soulèvement île l'épiderme .seul. Que Ton se représente une haute lamelle épidermique à deux feuillets, formée par un repli de la lame épidermique du corps, de forme triangulaire à sommet supérieur el enroulée en cône; que l'on suppose maintenant les deux bords rapprochés pour former le cône, soudés du liant en bas, dans toute leur longueur, sauf en un point près de la base. On aura alors un organe creux, dont la cavité sera une portion de l'espace extérieur et communiquera avec le dehors par l'orifice situé à la base (du côté postéro-in terne); la paroi sera formée de deux lames épidermiques séparées par un espace virtuel en continuité avec celui qui sépare, sur le corps, l'épiderme de la inusculeuse. Un sillon cilié (g. c.) part du pore néphridien voisin et monte sur la face postéro-interne de l'organe qu'il parcourt jusqu'au sommet. Le feuillet interne n'est pas cilié et semble glandulaire; entre les deux feuillets, on trouve en dehors* une couche de cellules, en dedans une couche tîbrillaire de nature sans doute nerveuse. C'est, d'après Coin, un organe glandulo-sensilif à fonctions indéterminées. Nous avons vu qu'il ne se rencontre pas chez tous les individus.
Les organes génitaux sont au fond du sac viscéral, dans la région stomacale, sur les ramifications en cul-de-sac du vaisseau efférent. L'animal est hermaphrodite, le testicule d'un côté (testic), l'ovaire de l'autre (ovr.), mais les produits sexuels ne sont pas mûrs en même temps; ils sortent par les néphridies après être tombés dans la cavité générale.
Il n'y a pas de reproduction asexuelle par bourgeons, mais la faculté régénératrice est très active. Comme chez la Pédicelline, on voit quelquefois toute la partie supérieure du corps (tentacules, ganglions nerveux, néphridies, diaphragme, anus, et le haut de l'œsophage) tomber et être ensuite formée à nouveau. Cela se produit surtout lorsque les conditions de vie deviennent fâcheuses. Fig> 327- Fi«-328-
L'animal se multiplie par ses œufs qui sont protégés entre les tentacules où ils restent jusqu'à l'éclosion de la larve.
Le développement comprend deux phases, la formation de la larve et la métamorphose. Une segmentation totale et peu inégale donne naissance à une blastula (fig. 327) qui s'invagine et forme la gaslnda (fig. 328).
A ce moment l'embryon; avec son blastopore allongé en fente, n'esl pas sans ressemblance avec un embryon de Vertébré avec sa ligne primitive. Le mésoderme se forme par des cellules nées de l'endoderme, qui se montrent déjà au stade blastula (fig. 327) et qui, au stade gastrula, tapissent l'ectoderme et l'endoderme, formant l'endothélium périto-
l'horonis.
Blastula présentant déjà des cellules mésoderniii|iips dans la cavité de segmentation (d'ap. E. Schultz).
Phoronis, Gastrula (d'ap. Metchnikof).
ect., ectoderme; end., cndoderme : m»-*., mesoderme.
AXOBRANCHES
Fig. 330.
Fig. 329.
néal. Ce sont elles qui formeront le diaphragme et les mésentères. L'embryon s'allonge alors, son blastopore se ferme de bas en haut, l'extrémité supérieure persistant seule pour former la bouche ; Y anus se perce à l'extrémité inférieure, et le corps se garnit de cils (fig. 329). Au-dessus de la bouche se forme un vaste lobe frèoral (fig. 330) ; au sommet du corps, un épaississement ectodermique représente le premier rudiment du système nerveux ; au-dessous de la bouche se forme un bourrelet cilié qui représente une bande ciliaire postorale, laquelle se développe bientôt d'avant en arrière, en
Phoronis.
Jeune embryon (im. Metehnikof).
an., anus : »., bouche ect., ectoderme; end endoderme.
lobes allongés formant une
an--
Phoronis.
Formation des lobes ciliés
(im. Metehnikof).
an., anus ; u., bouche , 1., lobes ciliés.
Fig. 332.
an
Phoronis.
Formation de l'invagination
du sac viscéral.
(im. Metehnikof).
an., anus; !>., bouche ; c, invagination du sac viscéral ; 1., lobes ciliés.
sorte de ceinture frangée (fig 330, l.) ; enfin, la partie aborale du corps s'allonge en un fort prolongement conique au sommet duquel est Yanus (an.) entouré d'un cercle de
cils. Use forme aussi une paire de néphridies semblables au rein céphalique des Annélides, qui vont s'ouvrir sur les parties latérales du corps, très haut, non loin de la bouche.
En cet état, la larve, connue sous le nom d'Actinotrocha, éclôt et nage librement, grâce surtout aux cils de ses tentacules larvaires.
L'Actinotroque
commence par grandir (fig. 331), augmente le nombre de ses lobes ciliés, par addition de nouvelles franges à la partie postérieure, forme un organe sensitif et parfois des taches oculiformes en avant de son épaississement ectodermique apical et développe un cœcum considérable qui se forme à la face ventrale, au-dessous des franges, par une invagination de l'ectoderme (c.) doublé de sa somatopleure. En cet état, l'Actinotroque ne ressemble guère à la Phoronis, et cependant elle va se transformer en quelques minutes en un être si peu différent de l'adulte qu'on reconnaîtra
Phoronis.
Dévagination du sac viscéral.
(im. Metehnikof).
an., anus; u., bouche; brg. tt., bourgeons tentaculaires apparaissant sous les lobes ciliés; c. «1., sac viscéral dévaginé : 1., lobes ciliés.
VERMIFORMES : PHORONIS
en lui tous les traits d'organisation de ce dernier. Elle tombe au fond, dé-
Fie. 333.
vainne son cœcuin ventral (fig.332,cd.) qui grandit très vite et entraîne à son intérieurle tube digestif qui y était attaché par une bride înésentérique (iïg. 333) en sorte que celuici, restant uni à la bouche et à l'anus, forme une anse allongée dans ce diverticule dévaginé.
Les lobes ciliés relèvent et prennent autour de la bouche la disposition d'une couronne de tentacules (fig. 334). Bien qu'ils soient les homologues
des tentacules des
Fie 334.