GENRE AT ROC HU S
t., bouche ;
C, cerveau;
c- exe, canal excréteur ;
cl., partie inférieure du cloaque;
cour., couronne;
est., estomac;
emb., embryon dans l'oviducte;
gl.; glande salivaire;
gl. gs., glande gastrique:
ini.j intestin;
jb., jabot;
/. d., lobe dorsal médian de la couronne:
/. d. g., lobe dorsal gauche;
/. d. d., lobe dorsal droit:
/. v. lobe ventral droit ;
mast., mastax;
mcl. c.j muscles circulaires;
mcl. r., muscle rétracteur;
n. a., nerf dorsal;
n. tt. d., nerf tentaculaire dorsal;
o. cl., ouverture du cloaque:
ovd.j oviducte;
r. mcl., réseau musculaire;
tt. d., tentacules dorsaux;
tt. v., tentacules ventraux;
/. exe, vésicule excrétrice.
Fig. 1. L'animal vu de dos (d'ap. Zelinka).
Fig. 2. Coupe sagittale (Sch.).
Fig. 3. Couronne buccale vue de dessus (d'ap. Zelinka).
Zoologie concuète I . \ .
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RHIZOTIDES
L'animal a la l'orme d'un cône très allongé donl la hase tournée en haul correspond à la couronne. La partie inférieure très allongée forme le pied qui se termine par un disque adhésif. Il habite un tube <|ui laisse à nu la partie supérieure du corps, mais où ranimai peul se retirer lout entier en se contractant. Ce tube esl formé d'une mince paroi gélatineuse fortifiée en dehors d'une muraille épaisse formée de moellons cubiques dont nous allons voir l'origine. La couronne, très évasée, mais peu profonde, formequatre lobes, une paire latéro-dorsale et une latéro-ventrale plus grande que la première; elle n'est pas horizontale quand l'animal se tient verticalement, mais fortement oblique en bas et en arrière, comme un chapeau rejeté sur la nuque (fig. 2). Les rapports des anneaux ciliaires de la bouche avec la couronne semblent renversés : c'est en effet l'anneau préoral (cil.) qui en occupe le bord libre, tandis que le postoral (cil'.), formé de cils beaucoup moins développés, court sur sa face externe, à quelque dislance au-dessous du préoral et se jette en avant dans la bouche (b.) située à la partie inféro-antérieure de la face externe. Mais ces aberrations se réduisent à une modification peu importante des rapports normaux si on considère, comme on le doit, la ligne suivie par le cercle postoral comme représentant le véritable bord libre de la couronne; cette ligne est, en effet, marquée par une saillie assez prononcée. Dès lors, le cercle préoral se trouve normalement placé à l'intérieur du cercle postoral et n'offre que cette particularité d'être porté par une crête élevée. Enfin, la bouche est à sa place normale, entre les cercles préoral et postoral, car ce dernier plonge dedans après avoir circonscrit ses parties latérales, et elle n'offre dans sa situation d'autre particularité que d'avoir exagéré son excentricité normale en se portant tout à fait en avant. Ajoutons qu'au bord dorsal ou inférieur de la couronne, les deux cercles ciliaires sont interrompus par une lacune et se Flg" ;' continuent l'un avec l'autre en ce point (fig. 357). Au-dessous de cette lacune ciliaire se trouve un petit tentacule impair (27, fig. I.
2 et 3, tt. cl.), résultant de la réunion des deux tentacules dorsaux normaux, et plus bas (peut-être pas chez toutes les espèces) une paire de petits crochets (cr.). En
avant, sous la bouche, est une forte lèvre inférieure liés saillante (/. ;'.), ciliée à sa face buccale appelée menton par certains auteurs; sous celle-ci, une petite cupule hémisphérique en cœcum (f. c), ciliée, donl le fond est tapissé, du côté de la cavité générale, par une couche gland nia ire. la glande mucipare (fig. 1, gl. m.); le bord inférieur de cette cupule se prolonge en une petite languette (lang.), ferme el mobile. Plus bas, viennent les deux tentacules inférieurs (tt. v.) assez rapprochés vers la face ventrale.
Couronnes ciliaires de Melicerta ringens (d'ap. Hudson et Gosse).
TuOCHELMlINTHES
L'organisation intérieure, facile à lire sur le schéma ci-contre, ne présente rien de très particulier. Les mâchoires sont malléo-ramées, les glandes gastriques (gl. gs.) paraissent unicellulaires et Yovmre (ov.) est impair. La glande pédieuse, bien développée chez la larve qui se fixe à l'aide de sa sécrétion, est atrophiée chez l'adulte qui étant fixé n'en a plus besoin. Le mâle (fig. 4) est mal connu.
Reste à expliquer le mode de formation de la couche externe du tube.
La cupule hémisphérique est le siège d'un mouvement ciliaire très actif qui attire des particules terreuses, les fait tournoyer dans ie plan sagittal en les mêlant au mucus qui les agglutine et en forme des pelotes. Quand une pelote est achevée, la languette se recourbe, l'embroche et, se relevant, la présente au mouvement ciliaire qui la fait alors tourner autour de l'axe qui l'embroche, en achevant de la façonner et de l'enduire de mucus. L'animal se courbe alors et dépose la boulette à la place convenable pour commencer le tube, ou le continuer s'il n'est pas achevé, ou le réparer s'il a été entamé. On a cru longtemps que ces pelotes étaient formées par les fèces. Joliet a montré leur véritable origine. 11 paraît cependant que chez M. Janus elles sont vraiment formées par des boulettes fécales (0mm}8 à 2mm,b ; Europe, Australie, eau douce, sauf une espèce [M. tubicolaria) qui habite à la fois les eaux douces et salées).
Fis. 358.
Ce genre est le chef de la famille des Melicertinm \Melicertadœ (Hudson et Gosse)], comprenant aussi les genres cidessous :
Limnias (Schrank) a la couronne à deux lobes seulement et la lacune dorsale des anneaux ciliaires plus large, le tube sans pelotes (1 à 1,2 ; Europe, Egypte, Australie; eau douce] ;
Cephalosiphon (Ehrenberg) a la couronne presque circulaire, la lacune dorsale présente, les tentacules ventraux absents (sauf peut-être chez C. Limnias), une paire de crochets au-dessous du tentacule dorsal (0,5; Europe, Chine ; eau douce) ;
Œcistes (Ehrenberg) a la couronne grande, ovale, vaguement bilobée, la lacune dorsale petite, le tentacule dorsal très réduit ou peut-être nul, les ventraux normalement développés (0,3 à 1,5; cosmopolite ; eau douce) ;
Lacinularia (Schweigger) (fig. 358) a
Tig. 359.
la couronne cordiforme, i
Megalotrocli a semi-bit lia ta (d'ap. Thorpe).
Extrémité supérieure
du corps.
Lacinularia socialis
(d'ap. Masius).