Uni. Digonoxta, à ovaires symétriques pairs
1. Sub.-ord. Gonopoba, à orifice sexuel permanenl nos Seisonida .
2. Sub.-ord. Agonopoba, sans orifice femelle ou pourvus seulement d'un orifice
temporaire [nos Bdelloida].
i. Ord. Monoqononta, à ovaire impair ventral.
1. Sub.-ord. Go2roposA,k oviducte s'ouvrant directement au dehors.
Genres Cypridicola el Saccobdella ?).
2. Sub.-ord. Hemigonopoba, à oviducte s'ouvrant dans la vésicule pulsatile el communiquanl avec te dehors par un cloaque urogénital.
Genres Asplanchna, Asplanchnopus (fam. Asplanchnida).
3. Suit. -ord. Agonopoba, à oviducte s'ouvranl avec la vésicule pulsatile dans la terminaison du tube digestif et par conséquent communiquant avec le dehors par un cloaque ano-uro-génital comprenant tous les autres Rotifères qu'il divise comme Hudson et Gosse].
196 TROCIIELMINTIIES
prétation, car cette substance n'adhère pas à son corps qui est mobile sous elle et peut s'y retirer complètement en se contractant. De plus, quand elle se forme, ce n'est pas sur toute la surface et en s'épaississant graduellement, mais de bas en haut : c'est en somme un tube sécrété très probablement par les glandes pédieuses. Il est transparent, mais souvent sali de Diatomées ou d'autres objets qu'il a agglutinés; il protège l'animal assez efficacement, grâce à une certaine fermeté et parce qu'il glisse entre les pinces qui voudraient le saisir. La couronne (fig.2,crn.) a la forme d'un large entonnoir à bord plus ou moins découpé en lobes dont il y a ordinairement un dorsal et quatre latéraux symétriques et porterait à la face dorsale, intérieurement, une papille guslative. Les lobes sont garnis de soies raides (s.), très longues, sensitives, car l'animal se contracte dès qu'elles sont heurtées; ils sont très mobiles en tous sens et lorsqu'une proie est capturée dans l'entonnoir, ils s'incurvent au-dessus d'elle pour l'empêcher de s'enfuir. Ces soies représentent peut-être le cercle postoral qui aurait perdu son caractère moteur (l'animal étant fixé) et ses rapports avec la bouche ; le cercle préoral forme en avant de l'entrée du vestibule un demi-cercle (c.) dont celle-ci occupe le centre. L'orifice qui occupe le fond de l'infundibulum n'est pas en effet la bouche, mais l'entrée du vestibule (vstb.), vaste cavité sphéroïdale, formée par le fond de l'infundibulum et séparée de la partie infundibuliforme par un diaphragme percé d'un trou. Ce vestibule, non cilié, conduit à la bouche qui en occupe le fond. Les particules attirées par le tourbillon de l'anneau préoral s'accumulent dans le vestibule et, lorsque celui-ci est plein, l'animal avale son contenu d'un seul mouvement de déglutition. De la bouche part un pharynx (ph.) étroit mais très dilatable qui conduit à un jabot dans lequel il plonge jusqu'au fond. Cette disposition empêche les proies avalées de s'échapper; mais l'animal peut, quand il le veut, les rejeter en dévaginant son œsophage. Au fond du jabot est un mastax peu développé avec une paire de petites et faibles mâchoires (d.) du type unciné. L'œsophage est à peu près nul. L'estomac (est.) est très vaste, la vésicule intestinale (in t.) est à droite de sa partie inférieure. Le tube cloacal s'ouvre à la place normale dans le tube. Les muscles (mcl.) vont du bas du pied au sommet des lobes de la couronne, par petits faisceaux situés dans les plans intermédiaires à ces lobes, mais divisés en haut chacun en deux chefs qui montent dans les deux lobes voisins. Cette longueur des muscles rend la contractilité générale très grande; les muscles circulaires produisent l'extension du corps. Les yeux (y.) sont sur le cerveau, rouges, sans cristallin ; il y a un seul tentacule dorsal (ff. d.) résultant de la soudure des deux du type normal. On ne voit pas de glandes gastriques, la glande pédieuse est mal connue, n'ayant pas été revue depuis Ehrenberg; l'appareil excréteur (c. exe.) est normal, mais l'orifice de la vésicule pulsalile (vés. put.) n'a pas été nettement vu. L'ovaire (ov.) est impair et l'on n'a pu voir son conduit. Les œufs sont pondus dans le tube et s'amassent au nombre de cinq à huit à la base du pied. Le mâle (25, jig. 3)
HHIZOTIDA
GENRE FLOSCULARJA
c, 1er à cheval cilié ;
c. exe, canal excréteur;
cm., couronne ;
d., dents de la mâchoire;
est., estomac ;
int., intestin ;
jabot., jabot;
lobes., lobes de la couronne;
mcl., muscles;
ov., ovaire;
ph
tt. d.
tt, v tube.,
, pharynx;
soies de la couronne
, tentacule dorsal impair; , tentacule ventral gauche;
tube de substance gélatineuse servant
de loge; vés. pul., vésicule pulsatile; vstb., vestibule; y., tache oculaire gauche.
Fig. 1. Aspect extérieur de Floscularia campamlatà contenu dans son tube gélatineux
(d'ap. Hudson et Gosse).
Fig. 2. Coupe sagittale (Sch.).
Fig. 3. Mâle de F. campunulata (d'ap. Hudson et Gosse).
Zoologie concrète. T. \
.or il
ROTIFEKKS
lUIlZOTlM'.S
esl très petil el assez mal connu; sa couronne- à peine concave esl peu lobée, bordée de cils; ses yeux sont rouges, très gros, superficiels; il a un court pied; son pénis esl cilié et rétractile. Naturellement il est libre el n'a pas de tube Fig. 353.
(0.2.1 0,3; Cosmopolite; eau douce cl parfois, F. campanulata, eau salée).
Ce genre esl le type de la famille des Floscxtlariitm [Floxcithtr'Ktthv lludsoii i'l (losse, emend. Vierzejski)] contenaul aussi le genre :
Stephanoceros (KIirenlnTg) (fii,r. 353) qui s'en distingue par ses lobes longs, minces, dressés, convergents et ses suies dis-
posées sur les lobes en lignes diagonales parallèles (1 à i,6; cosmopolite; eau douce .
Stephanoceros Eichhornii (d'ap. Hudson et Gosse).
Atrocluis (Vierzejski) (PI. 26). Le corps est forme de trois parties mais qui ne correspondent pas au corps, au pied et à la couronne du type normal. La partie moyenne ovoïde constituant le tronc se termine par un petit prolongement en forme de dôme, mais qui n'est pas le pied, car le cloaque s'ouvre (0. cl.) à sa partie terminodorsale et est surmontée d'une partie en tronc de cône à base supérieure qui ne représente pas la couronne, celle-ci étant réduite au rebord supérieur très peu développé de cette portion conique. Ces trois parties sont séparées par deux plis, mais n'ont nullement la signification
de segments. La couronne (cour.) forme seulement cinq lottes (/. ci., I. cl. g., I. v.) disposés comme chez Floscularia, mais beaucoup moins élevés et ornés au bord libre, en place de soies, de courts tentacules creux. Ceux-ci occupent donc la place du cercle postoral, mais il n'y a pas trace de cercle postoral. La base supérieure du cône légèrement excavée, porte un peu en avant de son centre la bouche (b.) au fond de laquelle se trouvent deux touffes de cils, dernier reste de l'appareil ciliaire disparu. Il n'y a pas de tube proprement dit, mais la peau lisse et transparente est recouverte d'une couche de mucilage qui agglutine des particules étrangères dont le corps est constamment sali. L'animal est fixé par la partie inférieure dans la vase ou dans une petite masse gélatineuse sur quelque plante. Les muscles pariétaux, 1res développés, forment tout le long du corps des segments circulaires (mcl. c.) qui, dans le bouton terminal, se transforment en un réseau irrégulier (r. mcl.) et, dans la couronne, s'unissent en un sphincter qui peut la fermer après qu'elle s'est rétractée sous la traction des muscles longitudinaux. Les rétracteurs ont la disposition habituelle. A la bouche fait suite un pharynx large et court conduisant à un énorme jabot (jb.)
TUOCHELMIMHES
Melicerta (Ehrenberg) (PI.
27, fig. 1 à 4). L'animal est assez difficile à comprendre et les descriptions sont d'autant plus embrouillées que certains auteurs ont confondu les faces dorsale et ventrale.
Fig. 354.
qui constitue un des caractères les plus remarquables de l'animal. Il occupe presque toute la portion tronc-conique du corps; ses parois sont formées d'énormes cellules bourrées de granulations graisseuses et pigmentaires et tapissées d'une cuticule chitineuse ; sur tout son pourtour il forme des diverticules hémisphériques. La physiologie sans doute très spéciale de cet appareil n'est pas connue. Au-dessous de lui vient un mastax (mast.), petit, arrondi, armé de fortes mâchoires du type malléé mais de forme spéciale. Sur le côté de l'estomac se trouve une paire à-1 organes énigmatiques (gl. gs.) formant autour de cet organe un anneau vertical elliptique, situé dans le plan coronal; ils s'insèrent en haut au cardia, en bas au pylore ; ils ne sont pas creux mais remplis d'une substance protoplasmique avec des noyaux. [Ce sont sans doute les glandes gastriques plus ou moins modifiées]. Les canaux excréteurs (c. exe.) sont réunis en haut par une courte et fine anastomose transversale onduleuse passant par-dessus le cerveau; ils se réunissent en bas en un canal commun qui se jette dans la vésicule contractile (v. exe.) située normalement, en avant du cloaque où elle s'ouvre. V ovaire impair est muni d'un vaste oviducte, l'animal étant vivipare. Le jeune est muni d'une couronne de cils située sur la couronne et représentant l'appareil rotateur (0,15, eau douce, Galicie).
. Ce genre est le type de la famille des Atrochinje [Atrochidae (Vierzejski)] qui comprend aussi :
Acyclus (Leidy) [fig. 354), à couronne prolongée en un seul lobe très développé, antérieur, recourbé en arriére; bord de la couronne sans cils ni soies, garni d'une délicate membrane festonnée ; bout de pied tronqué'; vit dans un tube gélatineux comme Floscularia (0,5 Fis- 355. à 1,2; eau douce; États-Unis);
Apsilus (Metchnikof) (fig. 355 et 356), à corps sphéroïdal, sans pied ; couronne en forme d'entonnoir membraneux, sans lobes ni cils, ni appendices, très contractile (0,8; eau douce; Giessen et États- Unis1.
Acyclus inquiétas
(d'ap. Leidy).
Fig. 356.
Apsilus lentiformis Ç.
(d'ap. Metchnikof).
Apsilus lentiformis <$.
(d'ap. Metchnikof).
nui z on d a