‹ Traite de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 52 sur 70 · L . dorJ · texte numérisé non relu

L . dorJ

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BHACIIIOPODES 277

ventrale (y.). Le tronc forme un peu au-dessous de l'étranglement qui le sépare de la tète un large repli circulaire qui se développe vers le bas en une sorte de jupon recouvrant toute la partie inférieure du corps jusqu'au pied. Ce jupon est formé de deux lobes, un ventral (/. vent.) et un dorsal (/. dors.) séparés par une paire d'échancrures latérales. Sur son lobe ventral, à la l'ace externe, près du bord inférieur sedéveloppenl quatre faisceaux de longues soies (s.) formant deux paires symétriques. La bouebe n'est pas encore ouverte.

Après avoir nagé quelque temps à la recherche d'un support, la larve se fixe par son pied qui sécrète pour ce but un liquide adhésif, et aussitôt subit une métamorphose remarquable qui rappelle ce qui se passe chez Phoronis et change tout à fait son aspect pour lui donner l'apparence du Brachiopode auquel elle ne ressemblait en rien jusqu'ici. Le repli que nous avons comparé à un jupon se retrousse (///y. 7) en effet audessus de la tête, de manière à envelopper celle-ci ainsi que la partie supérieure du tronc et à laisser le reste à nu ; sa face externe devient donc interne et les soies se trouvent dirigées vers le haut. Dans cet état, il a la position et les rapports du manteau du Brachiopode et c'est ce manteau en effet qu'il représente dès ce moment. Les bouquets de soies larvaires tombent pour être remplacées par la série continue et régulière de petites soies marginales que nous avons décrites chez l'adulte. La tête subit une réduction considérable (//g. 8, cf.) : la bouche (fo.) se perce sous sa face ventrale, à son union avec le cou et le grand repli circulaire en chapeau de Champignon s'atrophie jusqu'à ce qu'il ne reste plus de lui qu'un petit lobe situé en arrière de la bouche et qui formera la lèvre dorsale de celle-ci (fig. 10, cf.); les yeux disparaissent pendant l'atrophie du lobe céphalique. A l'extrémité opposée du corps, la région pédieuse forme le pédoncule dont il prend p. iii

peu à peu les caractères. Sur les deux faces du corps et du manteau, l'épidémie forme une cuticule chitineuse épaisse qui constitue déjà une coquille provisoire souple (protegulum de Beecher) qu'un dépôt de calcaire, d'abord disposé en cercles concentriques autour de celle-ci (stade Paterina de Beecher) (fig. 444), va transformer en co-

• n , 7/. -i- » • i il BRACtIIOPODIA.

quille permanente. Le deltidium n existe pas encore. 11 stad(, l,lltcr!,)a est formé un peu plus tardivement à la face dorsale du à'Orbiculoidea pédoncule par un repli palléal du lobe ventral du man- ,. "u'"Ua

f . r , l . J , ,. ,, ... (dap. Beecher).

teau et par conséquent avec les caractères d une petite valve distincte. D'abord indépendant de la valve ventrale, il est secondairement englobé par elle (').

1 Ce deltidium, dans son développement ontogénéticpje, reproduil d'une manière remarquable 1rs divers stades du perfectionnemenl progressif de cel organe. Il apparaît d'abord sous la forme de deltidium discret et reste en cel état chez Terebratulina el d'autres et ne devient que plus tard embrassant comme dans notre type, lorsqu'il doit revêtir ce caractère Voir p. 2")3, note, pour la signification de ces termes).

Des modifications intérieures, on ne sait à peu près rien. Les deux vésicules cœlomiques se rejoignent en avant et en arrière de la vésicule digestive pour former les mésentères dorsal et ventral. Leurs parois forment non seulement le péritoine, mais tous les tissus compris entre l'endoderme et l'ectoderme, c'est-à-dire les chorions conjonctifs de la paroi du corps et du tube digestif et tous les muscles. L'anus ne s'ouvre point; nous avons vu où, très tardivement, s'ouvre la bouche; le svstème nerveux se forme par différenciation de la face profonde de l'épiderme.

L'animal serait complet maintenant s'il ne lui manquait un organe qui a déjà commencé à se former, mais qui s'achève tardivement, les bras.

La première indication de Yappareil brachial apparaît, peu après le retournement du manteau, sous la forme d'un léger épaississement (fig. 8 et li,br.) qui se montre à la face antérieure de la lame dorsale du manteau, fait le tour de cette lame à quelque distance du bord marginal et vient passer au devant de la bouche, enfermant dans son circuit la bouche (/).) et la lèvre dorsale, dernier reste du repli céphalique (c/.). Sur cette ligne se montrent les cirres qui prennent rapidement une assez grande longueur. A sa partie dorsale, interrompue au milieu, ses deux branches continuent à s'accroître en bas et en avant, du côté de la bouche, dessinant une profonde invagination sur laquelle poussent de nouveaux tentacules et qui lui donne la forme d'un fer à cheval et une ressemblance tout à fait remarquable avec le lophophore d'un Bryozoaire Phylactolémide : on y trouve, en effet, une double rangée de tentacules se prolongeant en arrière en deux cornes et comprenant entre elles, à la partie antérieure, la bouche dont la lèvre dorsale représente l'épislome. Cette lèvre se prolonge dans toute l'étendue de la double rangée tentaculaire et devient la lèvre du bras, tandis que l'espace entre elle et la rangée tentaculaire devient le sillon brachial qui aboutit à la bouche. Ainsi se forme la portion non spirale de l'appareil brachial. On voit qu'elle est d'abord soudée dans toute son étendue au lobe dorsal du manteau. Cet état persiste chez quelques formes (Megatliyris (Argiojje), Thecidea), mais normalement il s'en sépare progressivement de manière à devenir libre dans toute son étendue, sauf à sa base d'insertion (fig. !) et j?). Quant à la portion spirale, elle se forme parle même processus, grâce à un accroissement de l'extrémité inférieure de la branche descendante de la portion non spirale sur laquelle les tentacules se développent et la lèvre continue à se prolonger. Dans le développement des bras, l'animal reproduit les stades successifs présentés à l'état adulte par des genres plus ou moins voisins.

Parallélisme de l'ontogenèse avec la phylogénèse. — Dans une série d'importants mémoires, Beecher [91, 92, 93] a reconnu un parallélisme frappant entre l'ontogenèse et la phylogénèse de l'appareil apophysaire. Cet appareil ne se constitue pas d'emblée; il passe par une série d'états

Fig. 445.

Le

genre où cette

successifs qui correspondent chacun à l'état définitif de cet appareil chez une forme où il est moins compliqué. Naturellement, plus cet appareil est compliqué,

l>liis est grand le nombre des stades successifs qu'il traverse dans son développement et pins est grand aussi le nombre des genres qui, à l'état adulte, représentent ces stades comme état définitif.

La figure ci-contre montre ce parallélisme dans toute une série de genres.

SL

Jl

forme est le plus simple est Gwijnia (A"1) (Cig. 445) et chez lui cette forme est acquise d'emblée , et est la même chez le jeune (A) que chez l'adulte (A').

Cistella (B) passe à l'étatjeuneparle stade gwyniforme (.4). Bouchardia (C) passe successivement par les stades gwyniforme^' ) et cistelliforme (B") ; Megerlina (D) par ces deux mêmes stades, puis par un stade cistelliforme (C) et ainsi de suite, ainsi que le montre le tableau suivant, jusqu'au genre Magellania (H') qui passe successivement par les sept stades qu'indique le tableau.

Jamais, par contre, on ne voit un individu prendre en vieillissant les caractères d'un genre plus compliqué. Passé l'âge adulte, il montre divers caractères de séni-

T&tê&zaJïalbi

-/clccuncou

Ontogénie e1 Phylogénie de Magellania (d'ap. Ucecher).

Magellania gwyniibrme cistelliforme

bouchardiforme

mégerliniforme

magadiforme

magaselliforme

terebratelliforme

bc

CB

Terebratella gwyniforme cistelliforme

bouchardiforme mégerliniforme

magadiforme magaselliforme

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Magasclla gwyniforme cistelliforme

bouchardiforme mégerliniforme magadiforme

CB

bc

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Magas gwyniforme cistelliforme

bouchardiforme mégerliniforme

CD

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Mcgerlina gwyniforme cistelliforme

ce J3

Bouchardia gwyniforme

Cistella gwyniforme

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