‹ Traite de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 54 sur 70 · CZ · texte numérisé non relu

CZ

ed en

ce

s'applique aux Ecardida, pour ne plus revenir sur ce sujet, que d'après Hall et Clarkr [92], Lingula passe à L'état jeune par un stade pateriniforme où la charnière est aussi large que le plus grand diamètre transversal «le la coquille, puis par un stade oboleUi forme, avant d'acquérir la forme que nous lui décrirons. Or Paterina appartient au Cambrien le plus inférieur, Obolella se montre dans le Cambrien et l'Ordovicien (Silurien inférieur) taudis que Lingula n'apparaît que dans l'Ordovicien. De môme Orbiculoidea, apparu dans l'Ordovicien pour se continuer à travers toute la série des périodes mésozoïques, montre d'abord un stade pateriniforme, puis un stade obolelliforme et enfin un stade schizocrani forme ; et cela est d'autant plus remarquable que la structure des formes fixées par les valves est toute différente de celle des formes fixées par un pédoncule. Chez Discinisca il en est de même et l'on voit que, par ce même phénomène d'anticipation dont nous parlions il y a un instant, la structure de la forme fixée apparaît dès le stade de larve libre, nageante.

Affinités.

Quatre opinions principales ont été émises relativement aux affinités naturelles des Brachiopodes.

On les a d'abord rapprochés des Mollusques Acéphales avec lesquels leur coquille bivalve leur donne une frappante ressemblance extérieure. Steenstrup a montré que la position de ces valves, le pédoncule, les bras, toute l'organisation intérieure sont essentiellement différents dans les deux groupes; le développement n'a rien de commun non plus; aussi cette opinion n'a-t-elle plus qu'un intérêt historique.

Bûtschli, les frères Hertwig, Van Bemmelen [83] leur attribuent une parenté avec les Chsetognathes en se fondant sur la ressemblance dans la formation du cœlome et du mésoderme qui, chez les uns et les autres, réalise le type entérocœlien. Cette ressemblance est très réelle en effet, mais on sait aujourd'hui que les processus embryogéniques, surtout ceux des premiers stades, sont réglés par des causes d'un autre ordre que la loi de Bar et n'ont souvent aucune signification phylogénétique. En admettant même qu'il en soit autrement ici, on n'y pourrait voir l'indice que d'une parenté très ancienne et très éloignée, le mésoderme se formant de très bonne heure et la suite du développement étant très différente dans les deux groupes, ainsi que l'organisation des adultes.

Plus admissible serait la parenté avec les Annélides. Avec leurs anneaux en nombre réduit, leurs bras céphaliques, leur cavité générale, leurs tubes segmentaires, leurs organes reproducteurs sans canaux évacuateurs et formés par une simple différenciation locale du péritoine, les Brachiopodes pourraient être considérés avec quelque apparence de raison comme des Annélides sédentaires, céphalobranches, oligomériques, qui se seraient fixés et auraient transformé leur tube en une paire de lames calcaires adhérentes à 1'épiderme. La grosse objection à cette

manière de voir est que la segmentation du corps n'est qu'apparente et ne réalise pas plus une métamérisation vraie que celle des Rotifères. Il n'y a, en effet, segmentation ni de la cavité générale, ni des organes génitaux, ni du système nerveux, ni des organes segmentaires. Il y a, il est vrai, chez quelques Brachiopodes (RhynchoneUa) deux paires de tubes segmentaires. Mais ne rencontre-t-on pas souvent chez les Annélides deux paires de ces organes pour un même anneau (*)?

L'opinion qui tend à prévaloir et qui nous semble à nous aussi la plus justifiée est que les Brachiopodes se rapprochent surtout des Bryozoaires. Le pied de la larve du Brachiopode correspond évidemment à la ventouse de fixation de celle du Bryozoaire, et la dévaginalion de cette dernière est l'équivalent du retroussement du manteau chez la première. Nous avons constaté dans le développement, au moment où les bras sont à moitié formés et où le disque céphalique a encore l'aspect d'un épistome, une ressemblance tout à fait frappante avec les Phylactolémides. L'enroulemenl des bras chez l'adulte rappelle celui du lophophore de Phoronis; chez ce dernier comme chez le Brachiopode, il y a une paire d'organes segmentaires et exceptionnellement deux (Ehi/ncJionella, Phoronis australis). Chez les Bryozoaires ectoproctiés la formation des produits sexuels se fait comme chez les Brachiopodes aux dépens des éléments du péritoine ou de cellules mésodermiques souspéritonéales.

On trouverait encore des traits de ressemblance secondaires, les mésentères de Phoronis, par exemple, et bien d'autres; mais il existe aussi des différences. L'absence d'anus, chez notre type de Brachiopode n'en constitue pas une, car chez les Ecardida cet orifice existe; mais la courbure du tube digestif qui se fait en sens inverse, et qui est beaucoup moins forte, laissant l'anus loin de la bouche, la présence d'un ganglion ventral, sont des caractères dont il ne faut pas nier la valeur bien qu'ils soient en partie explicables par le développement de la coquille qui est venue enfermer le corps entre ses valves. En résumé, les Brachiopodes constituent une classe distincte qui prend place non loin des Bryozoaires.

1 « Ialdwell a voulu tirer un argument contre cotte opinion du fait que la segmentation, si elle était réelle, serait parallèle à l'axe et non perpendiculaire à lui et no pourrait dès lors être homologuée à colle des Annélides. Nous avons vu, en effet, que l'axe sagittal de rActinotroche est placé comme celui de la Trochophore, mais que celui de la Phoronis est perpendiculaire à celui de sa larve, en sorte qu'un Phoronis segmenté perpendiculairement à son axe anatomique ne serait on rien comparable à FAnnélide dont la segmentation est, comme celle de la Trochophore, perpendiculaire a l'axe morphologique du corps. 11 y a là une évidente pétition de principe, car les partisans de la parenté avec les Annélides refuseront de laisser par une comparaison intermédiaire avec Phoronis, qui est pour eux inexacte; el d'autre part l'axe anatomique du Brachiopode reste le même que l'axe morphologique de sa larve. La vraie objection est que la segmentation superficielle du Brachiopode n'est pas une métamérisation, niais une simple division du corps en région due à des différences de diamètre.

La classe des Brachiopodes se divise en deux ordres : Testicardida : à coquille munie d'une charnière, le plus souvent pourvus d'un squelette brachial continu ou formé de spicules indépendants, à rectum imperforé;

Ecardida : sans charnière à la coquille, sans squelette brachial, mais pourvus d'un anus (").

(*) Duvernoy avait proposé une division en Sclerobrahchiata el Sarcobranchiata que Bronn transforme respectivement en Sclerobrachiona etSarcicobrachiona, comprenant : les premiers, tous les Brachiopodes ayant un squelette calcaire dans les liras, c'est-à-dire les principales familles des Testicardides [Rhynchonellin3e,Spiriferinx, Atrypinse, Terebratulinx), le second, le reste des Testicardides et tous les Ecardides. Axant Bronn, King avait divisé la classe en trois ordres : les Sarcicobrachia, Sclerobrachia el Ancybbrachia.

Neumayb divise les Testicardides en deux groupes : les

Eleuterobranchiata, dépourvus de squelette brachial solide libre, tous fossiles Orthis, Strophomena, Productus, Richtofenia, Porambonites et les genres voisins), et les

Pegmatobranchiata porteurs du caractère inverse, comprenant les autres Testicardides,

Waagen divise les Testicardides en trois sous-ordres : les

Aphaneropegmata ou Productacea, sans squelette brachial, correspondant presque exactement aux Eleuterobranchiata ci-dessus, les

Helicopegmata ou Spinferacea, à squelette brachial formé de deux rubans calcaires spiraux réunis l'un à l'autre par une bandelette qui s'attache d'autre part aux crura, comprenant les Koninckina, Atrypa, Spirifer et les genres qui s'y rattachent, et les

Campylopegmata ou lerebratulacea, à squelette calcaire non spiral, comprenant tous les autres genres [Rhynçhonella, Terebratula, Argiope, etc.).

Il divise de même les Ecardides en trois sous-ordres aussi : les

Gasteropegmata ou Craniacea, tixés par la valve ventrale [Crania, etc.), les

Diacaulia ou Discinacea, fixés par un pédoncule passant par un trou de la valve ventrale [Discina, Siphonotreta, etc. et les

\fesocaulia ou Lingulacea, fixés par un pédoncule passant entre les valves [Lingula, Obolus, Trimerella, etc.).

Zittel [95] subdivise les Campylopegmata de Waagen en deux sous-ordres: les

Ancistropegmata, dont le squelette est réduit aux crura [Porambonites, Pentamerus, Rhynçhonella), et les

Ancylopegmata = Ancylobrachia (Gray) qui ont en outre un squelette brachial (non spiral : leur coquille esttoujours perforée [Stringocephalus, Terebratula, Megathyris, etc.).

Beecher [91, 92], propose le remaniement suivant de la classification :

Atremata dont le pédoncule sort, sur le prolongement du corps, entre les extrémités inférieures saillantes des deux valves [Lingula, Obolus, Paterina);

Neotremata dont le pédoncule se détache de la face ventrale, perpendiculairement au corps. en passant par mie échancrure de la valve ventrale, transformée parfois en trou par coalescence des bords [Orbiculoidea, Discina, .\<T<it/i<'h' et peut-être Crania);

Protremata, dont le pédoncule passe par nue ouverture percée sur la paroi dorsale du crochet de la valve ventrale, ouverture tout à l'ail libre [Orthis, Tropidoleptus) ou partiellement fermée par un pseudodeltidium [Orthisina, Leptxna, Strophomena, Chonetes, Strophodonta) el les genres de [a famille des Thecideinx ;

Telotremata, dont le pédoncule suri par un orifice apical du crochet de la valve ventrale dont la paroi antérieure est fermée par nu deltidium vrai (fam. des Spiriferinx, Atrypinx, Rhynchonellinx, Stringocephalinx el Terebratulinx, toutes caractérisées en nuire par un squelette brachial calcaire .

Schubert [93, 94] enfin, admet la classification suivante : Sous-classe des Lyopomata (= ordre des Ecardida).

1 er Ordre

TESTICARDIDES. — TESTICARDIDA

[Braghiopodes articulés (Deshayes) ; — ïesticardines (Bronn); Apygia (Bronn); — Articulata (Huxley); — Arthropomata (Owen)';

Clistenterata (Ring)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

C'est celui-là même que nous avons pris pour type général et nous n'avons pas à le décrire de nouveau.

GENRES

Magellania (Bayle) [= Waldheimia (King)] (*) (fig. 446) est le genre même que nous avons décrit comme type morphologique de la Fi . 446

classe. Génériquement, il se caractérise par son squelette brachial en forme de ruban recourbé, inséré au bord cardinal de la petite valve et atteignant au moins la moitié de la hauteur de la coquille, par le septum calcaire médian de la valve dorsale, par son large orifice pédonculaire spiral et par son deltidium bien dessiné embrassant (Vivant, cosmopolite, des côtes de Norvège à l'équa-

, . . . Magellania

teur et depuis le niveau de la marée basse jusqu'aux plus grandes (Waldheimia) profondeurs ; fossile depuis le Trias). /lacescens

Ordre dos Alremata, six familles : Paterinidx, Obolidœ, Trimerellidx, Lingulellidx,

Lingulidas, Lingulasmatidx.

Ordre dos Neotremata, comprenant doux sous-ordres :

Diakaulia, quatre familles : Trematidse, Discinidx, Acrotretidx, Siphonotretidse . Gasteropegmata, une famille : Craniidx.

Sous-classe dos Arthropomata (= ordre des Testicardida). Ordre des Protremata, comprenant deux sous-ordres :

Trullacea, quatre familles : Kutorginidse, Clitambonitidse, Pentameridx, Porambo-

nitidx.

Thecacea, six familles : Billingsellidx, Strophomenidœ (avec trois sous-familles : Orthothetinx, Rafinesquinx, Codomellinx), Thecidiidx (avec deux sousfamilles : Thecidiinx, Lyttoniinx), Productidae, Richthofenidx, Orthidx. Ordre des Telotremata, comprenant trois sous-ordres :

Rostracea, deux familles : Rhynchonellidx, Eichwaldiidx (?). Helicopegmata, trois familles : Atrypidx (avec trois sous-familles : Zygospirinae, Dayinse, Atrypinas), Spiriferidœ (avec trois sous-familles : Suessiinae, Uncitinae, Trigonotetrinse), Athyridse (avec six sous-familles : Rhynchoporin;r, Hindellinas, Athyrinse, Diplospirinse, Koninckinae, Meristellinae). Ancylobrachia, trois familles : Terebratulida (avec trois sous-familles : Centronellinse, Stringocephalinx, Terebratulinse) , Dyscoliidœ?, Terebratellidx (avec six sous-familles : Dallininse, Platidiinse, Megathyrinse, Magellaninse, Magasina;, Kraussininse) .

(1) Ce Magellania est l'ancien genre Waldheimia (King) qui a dû recevoir un nouveau nom parce qu'il existait déjà un Lépidoptère baptisé do ce nom en 184G par Brullé.

TESTICAIIDIDES

On en a séparé les sous-genres suivants :

Eudesia [King), Terebratalia (Beecher .

Macandrewia Kong .

Gwynia King),

Cryptacanthia? (\\\\\U'f\ Saint- John) ;

Zeilleria (Bayle) (fig. 447), /1i//acof/7yr/'s(l>"ii\ il!''' (fig.448), Antiptychina (Zittel , Cruratula (Bittner); Tauromenia (Seguenza diffère à peine de Zeilleria (Fossile, Jurassique); Cryptonella (Hall] s'en distingue par une lamelle calcaire transversale qui réunit à leur base, près de la charnière, 1rs deux branches as-

cendantes du squelette brachial (Fossile, Fig. 447. Fig. 548.

Silurien et Dévonienl ; Centronella (Billings) (fig. 449) a son squelette brachial formé de chaque côté d'une seule large bandelette qui se joint en haut à celle du côté opposé (Fossile, Dévonien); Notothyris (Waagen), (Fossile) Nucleatula (Zugmayer, Bittner) (Fossile) et Dinarella Bittner Fossile, Trias) sont des

genres voisins ; Leptocœlia (Hall), (Fossile, Silurien, Dévonien), Anabaia Clarke) Fossile et Hinniphoria Suess (Fossile, Jurassique^, sont des genres douteux, voisins du précédent :

Renssellœria (Hall) a les branches directes du squelette brachial convergentes et réunies à leur extrémité supérieure en une plaque mince, libre, tandis que les branches récurrentes sont allongées, pointues, divergentes, dirigées vers la valve ventrale (Fossile, Silurien, Dévonien); Megalanteris (Suess) a les crura très grands, montant presque au milieu de la hauteur des valves et la bandelette réfléchie se continuant à angle aigu avec la bandelette directe (Fossile, Dévonien);

Romingerina (Hall), | Enantiosiphon (?)(\Vhidborne),

Trigeria (Bayle), tous fossiles et n'ayant pour

| Scaphiocœlia (Whitfield), la plupart qu'une valeur

prennent place ici;

Terebratella d'Orbigny (fig. 't'illi a le deltidium petit et incomplet, et les branches directes du squelette brachial réunies à leur base par une lamelle transversale qui se soude au septum de la valve dorsale au point où il le croise (Vivanl dans foules les mers, à Banyuls par 2o0 mètres, ailleurs à des profondeurs variées, et fossile depuis le Jurassique).

Zeilleria lagenalis (d'ap. Davidson).

Aulacothyris resupinata.

Beachia (HalT, Oriskania Hall), Selenella [Hall), sous-générique,

Fig. iw

Fis. 450.

Fier. 451.

Centronella glans-fagea.

Terebratella dorsata.

Lyra neocomiensis.

A Terebratella se rattachent de nombreuses tonnes qui onl reçu îles noms génériques

mais ne sont que des sous-genres, certaines même des stades de développement, savoir :

Lyra Cumberland (fig. 451)

bossue

Trigonosemus Kônig] Fossile [fie. 452),

Ismenia (King Fossile .

Laqueus [Dali] (Vivant .

Muehlfeldtia (Bayle) (Vivant el fossile, depuis le Tertiaire on peut-être le Jurassique) ;

Megerlea (King) (Viv. et foss.),

Megerlina (Deslongchamps j

(Fossile), Kingena (Davidson) (Fossile)

(fig. 453 et 454),

Magas (Sowerby) i Fossile)

(fig. 455), Magasella [Dali) (Vivant), Frenula (Dali; (Vivant);

Fin. 452.

Fig. 453.

Fi.

Trigon osem us Pu lissyi (d'ap. Davidson).

Kingena lima.

Appareil brachial vu de face.

Kingena Uni a.

Appareil brachial

vu de profil.

Platidia (Costa) a l'orifice pour le pédoncule grand et empiétant sur la valve dorsale (Vivanl):

Bouchard ia (Davidson) (Vivant) et

Kraussina (Davidson) (fig. 4o6) (Vivant), ne sont caractérisés que par des particularités peu importantes.

Rhynchora (Dalman) et

Rhynchorina (OEhlert) (Fossiles, Crétacés) prennent place ici avec doute.

Magas pumilus.

appareil brachial vu de face.

b., le même vu de profil.

Terebratula (Llhwyd) (fig. 457 et 458) se distingue de Magellania par son squelette brachial court, n'atteignant pas le milieu de la hauteur de la coquille; pour le reste, il est constitué comme v30)î£^=^ ce genre (Vivant dans toutes les mers, p. 457

du Spitzberg aux tropiques, à des profondeurs variant de quelques dizaines de mètres à 2.900 brasses, et fossile depuis le Dévonien1.

On peut considérer comme simples sousgenres les formes suivantes :

Dielasma (King) qui a, à la valve ventrale, les lamelles de la charnière plus développées (Fossile, Dévonien à Permien) ;

Kraussina rubra.

a., valve ventrale :

I»., valve dorsale.

J u va vel la (Bit tuer), Eunella (Hall), Harttina (Hall .

Cranœna (Hall), Propygope (Bittner

Dielasmina (Waagen), Liothyrina (OEhlert , Hem iptich ina ( Waagen), Beecheria [Hall), tous fossiles, «"ossile, Trias);

sont pour la plupart de simples sous-genres

de Terebratula ou de Dielasma;

Terebratula vitrea.

Fii!-. 458.

Terebratula vitrea

appareil brachial

vu de face

(Sch.).

Pygope diphya.

TESTICARIMDES

Fis. 160.

Pygope (Link) [fig. 189), à squelette brachial très court, presque annulaire, sans septum. ( l'est à ce genre que se rapportent les formes perforées chez lesquelles la coquille esl percée de pari en pari d'un Irou dorso-ventral médian qui peut ôtre 1res grand et qui résulte d'une échancrure du bord libre devenant de plus en plus accentuée pendant la croissance de l'individu et finissant par devenir un trou qui devient parfait par suite de la fusion des bords de l'échancrure arrivés au contact (Fossile, Jurassique à Crétacé);

Dictyothyris (Douvillé), grande valve avec une échancrure médiane limitée par deux plis radiaires; toute la coquille ornée de côtes radiaires et de stries d'accroissement avec épines ou nodules aux points de croisement (Fossile, Jurassique à Crétacé :

Cœnothyris (Douvillé) [fig. 460) lisse, Fig. *«i-

à septum mé lian dorsal, parfois bifurqué en haut: appareil brachial relativement Ion;: [Fossile, Trias).

Terebratulina substriata.

Cœnothyris vulgaris.

(im. Koschinsky cl Zittel).

Terebratulina (d'Orbigny) (fig. i0 1 ) a un deltidium petit ou discret et l'appareil brachial si court qu'il est réduit à un anneau représentant les bandelettes, soudé au sommet des crura; la surface est ornée de lignes radiaires dichotomiques (Vivant ; même habitat que Terebratula, et fossile depuis le Jurassique).

Disculina [Deslongchamps) n'est qu'un sous-genre du précédent;

Dyscolia Fischer et OEhlert) (fig. 462 et 463) a les liras remplacés par un disque médian situé dansleplancoronalet portant des cirres à son pourtour; il n'y a pas de bras spiraux et

Dyscolia Wywillei

(d'ap. Fischer et Œhlert).

I»., bouche : cir., cirres ; n., aerfs.

Fig. 4G3.

bol tr

cn.cur T~X £^r

ortlv N Cir

Dyscolia Wywillei (d'ap. Fischer et Œhlert).

Coupe tranversale des bras au niveau de la bandelette tr an s verse.

«•.. cirres : en. cir., canal des cirres : on. lv.. canal de la lèvre : gtr., gouttière brachiale : lv., lèvre.

ce disque cirrifère, d'ailleurs fort petit, représente la portion en anse des bras ordinaires, réduite en hauteur et unie d'un euh' à l'autre Vivanl et fossile, depuis le Tertiaire et peut-être le Crétacé) :

Agulhasia (?) (King serait un genre voisin Fossile :

Eucalathis (Fischer et OEhlert) diffère dr Terebratulina par ses bras dont la portion spirale est

enroulée dans le plan des valves et par le squelette brachial réduit, outre les crura, à la portion ascendante de l'anse, réunie au sommet à celle du côté opposé par une bandelette courbe [Vivant, Côtes africaines de l'Atlantique, et fossile depuis le Lias .

Ces trois principaux genres, avec ceux de moindre importance qui se rapportent à eux constituent la famille des Terebèattjlinm [Terebratulidae (King)], essentiellement caractérisée par l'orifice pédonculaire apical, par le deltidium et par la constitution du squelette brachial qui, malgré d'importantes réductions, reproduit en somme celui de notre type morphologique.

Megathyris (d'Orbigny) [=Argiope (Deslongchamps)] (fig.464et4G5)est une toute petite forme (4 à 7mm de diamètre) présentant diverses particularités

Fig. 4G4.

Fi". 4G5.

Argiope. Disque formé par les bras (Sch.).

1»., bouche; cfr., cirres ; gtt., gouttière brachiale; 1., lèvre : mt. «1.. lobe dorsal du manteau.

Argiope decollata (d'ap. Davidson).

qui l'éloignent sensiblemenl des types précédents. La coquille est demi-circulaire, avec un long bord cardinal rectiligne qui représente le diamètre. A ce bord aboutit un area bien marqué, percé d'un large trou pédonculaire qui entame aussi le crochet de la valve dorsale. A l'intérieur, les perforations de la coquille sont larges et espacées. La valve ventrale présente un grand seplum médian bifurqué en haut et souvent une ou deux paires de septa latéraux plus petits. La valve dorsale a plusieurs septa radiaires dont un impair médian, mais qui ne sont bien saillants que dans leur partie marginale, en sorte qu'ils dessinent une couronne d'apophyses. Le squelette brachial est réduit à une unique bandelette partant des crura et suivant le bord de la valve en s'attachant à ces apophyses au fur et à mesure qu'elle les rencontre; il n'y a pas de bandelette réfléchie et les deux bandelettes directes s'arrêtent sur les bords du septum médian. Sur l'animal intact, les bras ont une constitution en apparence très aberrante mais qui se laisse en somme aisément ramener à celle de notre type. On en aura une idée en supposant la portion spirale disparue; la portion non spirale attachée dans toute sa longueur par sa face dorsale à la lame dorsale du manteau et formée d'une partie directe qui suit parallèlement au bord de la coquille les ondulations déterminées par les septa, et d'une partie réfléchie, courte, qui se termine après un court trajet centripète en se continuant avec celle du côté opposé. Les deux portions réfléchies forment un sinus qui, dans

TKSTICVIMUDKS

les espèces où la portion directe est profondément onduleuse, ne diffère

pas de celle-ci pour l'aspect des ondulations. Les deux bras ainsi adhérents au manteau sont souvent désignés sous le nom de disque leulaculifère. Il est à remarquer que ce n'est là que la persistance d'un stade embryogénique normal puisque, chez les autres Brachiopodes, les bras sont d'abord de simples épaississemenls du manteau dorsal et ne deviennent libres que secondairement. Pour le reste, leur structure est normale; on y trouve la série de tentacules (unique), le sillon, la lèvre, tous prenant au niveau de la bouche les rapports habituels. Sur les côtés de la face libre supérieure du corps, se trouvent deux diverticules en cul-de-sac de la cavité palléale; ce sont des poches incubalrices où les œufs restent jusqu'à l'éclosion des larves; on y trouve les embryons rattachés à la paroi par un filament délicat partant de leur extrémité céphalique (Vivant; Norvège, Manche, Méditerranée, Lkmyuls entre 3(J et 60 mètres, Atlantique, et fossile depuis le Jurassique).

Du genre Megathyris on a séparé les deux sous-genres suivants : Ci Stella (Gray) (fig. 466), à septum médian unique très élevé dans chaque valve (Vivant, < lûtes anglaises. Méditerranée, et fossile depuis le Jurassique) ; Zellania [Moore), dont la coquille a intérieurement, outre les deux grands septa, la configuration de celle de Thecidea, mais que Deslongchamps considère comme un très jeune Brachiopode n'ayant pas encore développé son appareil brachial fossile. Lias .

Fig. 466.

Cistella

bilocalui is

Lacazella (Munier-Ghalmas) (fig.4G7 et 4G8), autrefois compris dans le genre Thecidea, se rapproche du précédent par la soudure des bras au manteau, mais s'en distingue par de nombreux et intéressants caractères. La coquille est plan con-

Fkr. 408.

Fig 167.

nie

p en,

uiv. v

Lacazella fThéeidic . Coupe sagittale de la coquille (d ap. de Lacaze-Duthiers).

iiicl.. muscles; vlv. «1.. valve dorsale vlv. v.. valve ventrale.

Lacazella (Thécidie). Poche incubatrice (d'ap. de Lacaze-Duthiers).

cir. 111.. cirres médians ; «-ml»., embryons : l>. iiul).. poche incubatrice.

vexe, à valve dorsale plane, demi-circulaire et à valve ventrale très bombée, dépassant la ligne cardinale, qui est droite et très longue, de toute

la hauteur de son crochet triangulaire, presque aussi long que le reste de la coquille. Le crochet n'est pas perforé; sa face dorsale plane est complétée par un pseudodeltidium et il n'y a pas de pédoncule; l'animal est fixé directement aux rochers par la valve ventrale; la valve dorsale est libre et, contrairement à l'ordinaire, peut s'ouvrir largement jusqu'à former avec l'autre un angle de 90 degrés (*).

La valve dorsale présente une apophyse cardinale médiane qui s'avance au delà de la ligne cardinale et fournit un bras de levier efficace aux muscles abducteurs. Le squelette brachial, très particulier, se compose uniquement de la bandelette calcaire, sans crura. Cette bandelette s'attache directement à la valve dorsale par son bord dorsal et est libre par ses faces et par son bord ventral qui est ordinairement hérissé d'aspérités; elle est libre aussi au niveau d'un délicat prolongement par lequel elle s'anastomose avec celle du côté opposé en avant de la bouche. Ce prolongement, correspondant aux cirres prébuccaux, passe comme un pont d'un côté à l'autre et il faut bien qu'il en soit ainsi pour le passage de l'œsophage. Si on suit la bandelette à partir de son origine, on la voit monter parallèlement au bord latéral de la coquille (portion directe), puis redescendre parallèlement à elle-même et plus en dedans (portion réfléchie ou récurrente), là se porter en dedans vers celle du côté opposé, comme chez Magellania, mais, au lieu de s'unir immédiatement à sa symétrique par une bandelette transversale, remonter pour former encore une deuxième anse ascendante et une deuxième anse réfléchie et s'unir sur la ligne médiane, à angle aigu, avec celle du côté opposé. Cette portion est adhérente à la valve dorsale comme le reste de la lamelle. Indépendamment de cette longue lamelle repliée que suivent les tentacules, il y en a une seconde, soudée également à la valve dorsale, qui passe en arrière de la bouche et envoie une branche, à l'intérieur de chacune des deux anses, dans l'espace entre leur branche ascendante et leur branche descendante. Les bras sont soudés aussi à la lame dorsale du manteau et forment un disque tentaculifère comme chez Megathyris (Argiojje) mais plus compliqué; le sillon brachial avec sa lèvre et ses tentacules suit toutes les sinuosités de la lamelle principale. Il y a aussi une poche incubatrice, mais médiane et située en avant de la bouche, où plongent les deux cirres prébuccaux médians qui sont deux fois plus grands que les autres et terminés en massue. Au-dessus de leur sommet claviforme ils portent un bourrelet épithélial annulaire volumineux où sont attachés les œufs et les embryons par un fin filament.

Dans le développement il faut aussi signaler cette particularité que la blastula a une cavité intérieure très restreinte qui ne permet pas l'invagination ; l'endoderme primitif se forme dès lors par une sorte de bour-

(*) D'Oruigny a supposé que le jeune était pourvu d'un pédoncule. C'est là une hypothèse plausible, mais qui n'a pu être vérifiée. De Lacaze-Duthiers [61] a observé des Lacazella de moins de l»1111 de diamètre qui étaient déjà constituées comme les adultes sous ce rapport.

TKSTICAUDIDKS

Fie. 'iG9.

geonnement intérieur qui su fait à l'un des pôles et remplit toute la cavité de segmentation; il fournit par sa division en trois l'endoderme définitif et deux masses mésodermiques, dans lesquelles les cavités se creusent peu à peu (Vivant, Méditerranée, et fossile depuis le Lias).

Ces deux genres, avec leurs sous-genres bien entendu, constituent la famille des Tbecideinje [Thecideidx Kiug'. Thecidiidae (Davidson | dans laquelle on a cherché à distinguer inutilement une Camille des [Argiopidx]. La caractéristique de la famille consiste dans tes particularités de l'appareil brachial et dans la poche incubatrice paire ou impaire.

Thecidea Defrance diffère de Lacazella par son rostre entier, par sa surface ornée de stries subtuberculeuses rayonnantes et par son apophyse cardinale dressée au lieu d'être parallèle au plan de séparation des valves; ranimai était libre, non fixé (Fossile, Crétacé);

Thecidiopsis (Munier-Chalmas) diffère du précédent par son squelette brachial en forme de lame simple, présentant vers sa partie inférieure une ouverture, parfois deux (Fossile, Lias) (*) ;

Thecidella Munier-Chalmas est un sous-genre du précédent (Fossile, Lias).

D'Orbigny n'ayant pas reconnu le bras plaçait la Thècidée avec les Rudistes dans le groupe qu'il nommait fort improprement Abrachiopoda.

Eudesella Munier-Chalmas), à ligne cardinale très longue, droite, area et pseudodeltidium bien développés ; valve dorsale débordée tout autour par la ventrale avec cinq septa, un impair médian plus grand et deux pairs, les plus externes étant les [tins petits (Fossile, Lias) ;

Bactrynium (Emmrich] (Fossile, Lias) et

Davidsonella (Munier-Chalmas) (Fossile, Lias) sont des genres voisins.

Lyttonia (Waagen) qui est voisin de Lacazella, est fixé aussi par la grande valve: il a la ligne cardinale courte, point d'area ni de pseudodeltidium, la valve dorsale très petite et la ventrale garnie de nombreux septa qui vont en ondulant de la ligne médiane au bord, transversalement, comme les barbes d'une plume; l'appareil brachial semble avoir eu la forme d'une bandelette profondément lobée fixée dans toute sa longueur (Fossile, Dévonien);

Oldhamina [Waagen) (fig. 469) ne diffère du précédent que par sa valve dorsale concave, la région cardinale calleuse et la non fixation de la coquille (Fossile, Dévonien) .

Oldhamina dicipiens (d'ap. Waagen).

Vh

StringocephRlus (Defrance) (fig. 470 et 471) a sa valve ventrale très bombée, laissant sortir le pédoncule non par un orifice apical, mais à la face dorsale du crochet, entre les valves du deltidium vrai et un pseudodeltidium soudé au cro- Fi 471

(' Munier-Chalmas a séparé les genres Lacazella et Thecidiopsis de l'ancien genre Thecidea qui les contenait Ions, se fondanl sur les caractères ci-dessus dont la valeur est incontestable. Lacazella est une forme plus ancienne que Thecidea, bien qu'elle vive encore aujourd'hui, et qui a dû se' séparer de Thecidiopsis, car à l'état larvaire, il présente dans son appareil brachial la même structure que celui-ci.

Stringocephalus Burtini.

Deltidium.

Stringoceph a lus Burtin i.

Coupe sagittale

de la coquille.

Fi". 472.

Fis. 473.

chet. Ces trois pièces, en se développant, rétrécissent beaucoup chez l'adulte l'orifice pédonculaire qui est très large chez le jeune. A l'intérieur, la valve ventrale porte un septum médian très saillant ; la dorsale a un septum moins grand et une apophyse cardinale si développée qu'en se portant vers la face ventrale, elle doit se fendre pour faire place au septum de celle-ci. Le squelette brachial se compose d'une paire de crura très longs d'où part une bandelette semblable à celle des Argiopes, sauf qu'elle est libre et séparée de la coquille au lieu de s'unir à des apophyses seplales qui d'ailleurs n'existent point ici (Fossile, Silurien et Dévonien).

De cet unique genre on a fait la famille des StrwgocephalwjE [Stringocephalidx (Davidson)].

Rhynchonella (Fischer de Waldheim) (fig. 472 et 473) a sa coquille ovale ou triangulaire ; la ligne cardinale est courbe, concave en haut; l'orifice pédonculaire est reporté assez haut sur la face ventrale du crochet, en sorte

qu'il est complètement embrassé par le deltidium et n'est en rapport immédiat qu'avec celui-ci. Al'intérieur, elle est très simple : il n'y a pas de septum, l'apophyse cardinale est profondément fendue et donne insertion à une paire de courts crura courbes que ne continue aucune bandelette. Le squelette brachial proprement dit est donc absent sur la coquille. En examinant à la loupe la face interne des valves, on ne trouve plus cette ponctuation déterminée par les orifices des canaux destinés à loger les papilles palléales : on donne assez improprement le nom de fibreuse à cette structure, par opposition à la structure ponctuée ordinaire. — L'animal qui habite cette coquille, loin d'être dépourvu de bras, comme on aurait pu le supposer d'après l'absence de squelette brachial, en a deux très longs, contournés en hélice. Ceux-ci, partant du point habituel décrivent une courbe parallèle au bord de la coquille, en se tenant très près de la valve ventrale; puis, arrivés au voisinage du bord supérieur, ils se portent en dedans, puis en bas, puis en dehors, puis de nouveau en haut et ainsi de suite, continuant à s'enrouler en hélice dans le sens qu'indique cette description; chaque tour est plus petit que le précédent et situé plus dorsalement, en sorte que l'ensemble dessine un cône à axe dorso-ventral, à base s'appuyant sur la valve ventrale el à sommet dirigé vers le dos. Ces bras sont libres et protractiles. Morse les a vus s'allonger jusqu'à une distance égale à quatre fois le diamètre de la coquille et être quelquefois pinces quand celle-ci se refermait. Leurs mouvements sont d'ailleurs lents et paresseux, mais les cirres sont assez acti»s. Ils ont la conformation habituelle, avec la rangée de cirres (plus de 3.000) et le sillon muni d'une lèvre si développée qu'elle recouvre entièrement

Rhynchonella scaldinensis .

Rhynchonella concinna,

TESTICARDIDF.S

ce dernier. La bouche est reportée très en avant vers la valve ventrale. A l'intérieur, la particularité la plus remarquable de l'organisation consiste dans la présence de deux paires de tubes segmentaires, une située comme dans notre type, l'autre placée plus haut et s'insérant aux lames mésentériques gastro-pariétales. La paire inférieure s'ouvre dans le compartiment ventral de la cavité générale, la supérieure dans le compartiment dorsal (Vivant dans toutes les mers jusque dans les régions circumpolaires,et fossile depuis le Silurien1.

Ce genre esl le chef de la uombreuse famille des IIhysiiioxelljxj: [Rhynchonellidae (d'Orbignj ] :

Acanthothyris (d'Orbigny) (Fossile, Permien), | Norella (Bittner) (Fossile); Uncinulus (Bayle) Fossile, Silurien à Carbonifère), Rhynchopora King (Fossile, Jurassique),

Protorhyncha illall\ Orthorhyncha (Hall), Rhynchotrema (Hall), Rhynchotreta Hall ,

Hypothyris (Mac Coy. King) Pugnax (Hall), Cyclorhyna (Hall), Peregrinella (Œhlert),

Camarotaechia (Hall), Liorhynchus Hall), Wilsonia (Quenstedt, Kayser), Uncinulina (Bayle), Rhynchoporina (OEhlert), tous fossiles, n'onl guère que la valeur de sous-genres. Le dernier a

le test perforé; Halorella Bittner) (Fossile, Trias) et Austriella (Bittner) (Fossile, Trias) sont des genres voisins. Terebratuloidea (Waagen) a l'orifice pédonculaire plus près du bout du crochet et à peine en

rapport a*-ec le deltidium ; le bord libre présente une profonde sinuosité (Fossile,

Dévonien :

Eatonia (Hall) a un fort septum médian dorsal et quatre crura (Fossile, Silurien); Dimerella (Zittel u'a que deux crura. mais le septum dorsal est si grand qu'il atteint la valve

opposée et divise la partie supérieure de la coquille en deux chambres distinctes (Fossile,

Tri,.- :

Cryptopora (Jeffreys) est un sous-genre du précédenl ou peut-être (Deslongchamps) un jeune de

Rhynchonella :

Neatretia (Fischer et OEhlert] diffère de Dimerella par son septum dorsal triangulaire, mince,

profondément échancré en haut (4mm5; vivant; dragages du Talisman, eûtes africaines de

l'Atlantique); Rhynchonellina (Gemellaro) a le bord cardinal presque droit, le crochet de la valve ventrale

très long, recourbé, le deltidium rudimentaire, les crura très longs, atteignant presque la valve

ventrale Fossile, Jurassique); Stricklandia (Billings), presque équivalve, a un court septum médian ventral et les crura longs

(Fossile, Silurien :

Synstrophia Hall) Fossile) est voisin du précédent: Camarella (Billings) est aussi presque équivalve avec le crochet non

percé; il a un septum ventral et un dorsal plus développé Fossile, Silurien) ;

Fie. 'iT'i.

Parastrophia (Hall) , Branconia (?) (Gage! ,

Amphigenia (Hall), Lycophoria (Lahusm .

Anastrophia (Hall), Nœtlingia (Hall ,

tous fossiles, sont des sous-genres du précédent; Stenoschisma (Conrad, emend. a un septum médian à chaque valve,

le ventral divisé en lias en deux branches qui se portent vers la

charnière, le dorsal arrivant jusqu'à la charnière el muni

base d'une paire de dilatations latérales en forme île cuiller

(Fossile, Dévonien à Permien); Camaropho'rella Hall , peu différent du précédenl Fossile); Pe/jfamert/s (Sowerby)(fig. 474), très inéquivalve, a un crochet venir,,], si fortement recourbé qu'il

rejoint presque celui de la valve dorsale, et pourvu d'un orifice dorsal sans deltidium. A

Pentamerus.

l'intérieur, la valve ventrale a un septum médian très saillant, simple dans sa partie ventrale, mais divisé en arrière en deux lames divergentes; la valve dorsale a deux septa divergents plus petits, partant ensemble de la ligne médiane; les septa dorsal et ventral ne se rejoignent pas directement, mais en bas les crura se réunissent aux lames divergentes du septum ventral d'une part et aux deux septa dorsaux d'autre part, en sorte qu'il y a à ce niveau une chambre médiane et deux chambres latérales (Fossile, Silurien à Carbonifère).

A ce genre on peut joindre les formes voisines suivantes, toutes fossiles, dont la plupart n'ont qu'uni1 valeur sous-générique

Conchidium (Linné); Gypidula (?) (Hall) ; Pentamerella (Hall)

Sieberella (ÛEhlert); Capellinia (Hall).

Fis.

Atrypa retieularis.

Intérieur do la valve ventrale

Barrandella (Hall); Ici semble prendre place le genre douteux Clorinda (Barrande) (Silurien), qui appartient peut-être aux Spiriferinae.

Atrypa (Dalman) (fig. 475) pourrait être défini un Rhynchonella à bras pourvus d'un squelette. On trouve, en effet, dans la coquille, partant des deux courts crura, de chaque côté une très longue bandelette calcaire contournée en hélice conique disposée tout à fait comme le bras de la Rhynchonelle. Les deux hélices forment chacune dix-huit tours et leurs sommets convergent l'un vers l'autre du côté dorsal. Une petite bande calcaire récurrente, parlant de l'origine du premier tour, réunit transversalement les deux spires (Fossile; Silurien à Carbonifère).

Ce genre est le chef d'une petite famille des Atrypinm

[Atrypidse (Dali)] contenant aussi les formes suivantes :

Atrypina (Hall), Clintonella (?) (Hall), et Gruenewaldtia (Tchernychef),

tous fossiles et peu différents d' Atrypa; Karpinskia (Tchernychef) en diffère par la forme des impressions

des sinus palléaux (Fossile, Dévonien) ; Cœlospira (Hall) (fig. 476), dont l'hélice du squelette brachial a ses tours beaucoup moins nombreux

et moins serrés et la bande anastomotique située plus haut (Fossile, Silurien), est un simple

sous -genre du

précédent; il en

est de même des

trois suivants ,

tous fossiles :

Zygospira (Hall), Catazyga (Hall et

Clarke), Anazyga (Davidson);

Glassia (Davidson) (Fossile, Silurien, Dévonien) est un genre voisin.

Spirifer (Sowerby) (fig. 477 et 478) a une coquille non perforée, fi

Hallina [Winchell et Schubert),

Protozyga (Hall), Orthonomaea (Hall),

Cœlospira Camilla (d'ap. Hall).

Fig. 478.

Spirifer Verneuili

Spirifer striatus.

breuse, biconvexe, avec un long bord cardinal rectiligne; le crochet aigu porte au milieu du large area strié un orifice pédonculaire triangulaire

TESTICARDIDES

rétréci par un pseudodeltidium qui, chez l'adulte, arrive à supprimer tout à fait le trou. Les crura donnent insertion à une paire de cônes brachiaux très développés, formant deux hélices coniques adossées par leur base, à sommet tourné vers le dehors et qui remplissent presque toute la coquille [Fossile, Silurien à Jurassique).

Ce genre forme, avec les suivants, la nombreuse famille des Spiuiferinjî [Spiriferiâx (d'Orbigny), Delthy-

Fig. 479.

Fin. 480.

Syringothyris distans (d'ap. Davidson

ridas (Quenstedt)].

Marti nia (Mac Co;j I, Spiriferina (d'Orbignj .

Suessia Deslongchamps), Syringothyris (fig. 179)

(Winchell), ne sont

que di' simples sous-

Martiniopsis v\Vaagen)

(Fossile, Dévonien et Fteticularia (Waageii (fig.

'iS(i) remarquable par

la grande longueur du crura Fossile, Dévonien), n'ont guère aussi l'un et l'autre qu'uni' valeur sous-générique;

Metaplasia (Hall) (Fossile el

Verneuilia (Hall) (Fossile sont des genres voisins;

Cyclospira (N. H. Winchell et Schubert) diffère des autres Spinferinx par le fait que les hélices brachiales du squelette calcaire convergent l'une vers l'autre comme chez Zygospira, Atrypa, etc., au lieu de tourner leurs pointes en dehors et de se regarder par leurs bases comme chez les autres Spiriferinae Fossile ;

Spirigera (d'Orbigny) (fig. 481) a une forme arrondie, le bord cardinal courbe, le crochet peu saillant, le deltidium atrophié; le squelette brachial, constitué pour le reste comme chez Spirifer, est remarquable par la présence d'une bandelette anastomotique qui réunit entre elles les deux spires au niveau de leur premier tour et émet en outre deux branches qui reviennent se jeter sur la spire principale (Fossile. Silurien à Trias);

Reticularia indien (d'ap. Waagenj.

Fig. 481.

Pexidella (Bittner), Diplospirella (Bittner), Euractinella (Bittner), Anisactinella (Bittner , Didymospira (Salomon .

Spirigera concentrica.

Valve dorsale.

Tetractinella (Bittner),

Pentactinella (Bittner),

Anomactinella (Bittner),

Pomatospirella (Bittner),

Amphitomella (Bittner .

Dioristella (Bittner),

tmis fossiles, sont des sous-genres du précédent;

Didymospira n'est pas distinct des quatre qui le précèdenl et qu'il réunit dans un sousgenre plus compréhensif.

Spirigerella (Waagen) a le crochet très recourbé et la bandelette brachiale réunie à l'apophyse cardinale (Fossile, Dévonien);

Charionella (Billings) ressemble au précédent, mais est plus allongé et a au crochet un trou terminal sous lequel se trouve un deltidium (Fossile, Dévonien);

Nucleospira (Hall) est sphérique avec un bord cardinal courl et courbe; l'orifice pédonculaire est petit, rond, suivi d'une fente : un mince septum ventral règne dans toute la bailleur de la valve ventrale (Fossile, Silurien. Dévonien :

Dayia (Da\ idsitn .

Hindella [Da\ idson),

Plicigera (Bittner);

Whitfieldella dlall1,

H yattel la [UnW), Camarospira (?) Hall

Fig. 482.

Fig. 483.

Rctzia trigonella.

Rhynchospira (Hall), Acambona (White)

Tremalospira hirsuta (d'ap. Hall.)

a, bord cardinal de la valve ventrale : I», bord cardinal de la valve dorsale.

| Husteclia (Hall),

tous fossiles, diffèrent peu du précédent avec lequel ils forment, pour Hall et Clarke. une famille des [Nucleospiridas] ;

Merista (Suess) a aussi le bord cardinal courbe; un orifice pédonculaire existe chez le jeune mais disparaît à l'âge adulte; il y a deux hauts septums dorsal et ventral: à la valve ventrale, entre les lamelles cpii portent la charnière, s'étend une lame courbe formant avec les précédentes une saillie en forme de cuiller appelée le chaussepieds (Fossile, Silurien, Dévonien);

Meristella (Hall) diffère du précédent par l'absence de la lamelle courbe ijui forme le chausse-pieds (Fossile, Silurien, Dévonien :

Meristina (Hall; et | Dicamara (Hall)

ne sont que des sous-genres de Merista (Fossile, Silurien);

Glassina (Hall), | Kayseria (Davidson),

diffèrent peu du précédent (Fossiles);

Retzia (King) (fig. 482) a à l'orifice pédonculaire rond qui occupe la pointe du crochet un petit deltidium vrai (Fossile, Silurien à Trias) ;

Trematospira (Hall) (fig. 483),

Eu m et ri a (Hall),

Uncinella (Waagen),

sont des sous-genres du précédent, peut-être même de simples synonymes ;

Homœospira (Hall), | Ptychospira (Hall), | Parazyga (Hall),

Bifida (Davidson) sont des genres voisins (Tous fossiles);

Uncites (Defrance) (fig. 484) a un grand crochet recourbé au bout, occupé par un très grand deltidium concave qui ne laisse que chez les tout jeunes individus un petit orifice pédonculaire (Fossile, Dévonien).

Koninckina (Suess) (fig. 485) a une coquille non perforée, sub-circulaire, convexe ventralement, concave à la face dorsale, avec un bord cardinal rectiligne surmonté d'un crochet fortement recourbé percé d'un orifice pédonculaire et dépourvu de deltidium; à l'intérieur, on a cru longtemps qu'il y avait, en place du squelette brachial, une double cavité spirale à quatre tours indiquant la présence de bras mous en hélice conique, à sommet dirigé vers la grande valve. Mais Munier-Chalmas Fig. 4sc.

a trouvé dans ces cavités spirales un squelette brachial entièrement constitué comme celui du

genre Koninckella décrit et figuré ci-dessous (Fossile, Trias).

Ce genre a donné son nom à la famille des Koxtxckix.i:

[Koninckidx (Davidson)] contenant aussi les formes suivantes : Anoplotheca (Sandberger)n'ani orifice pédonculaire ni deltidium;

son bord cardinal est courbe; il a un septum médian ventral

fendu en lias (Fossile, Dévonien) ; Koninckella (Munier-Chalmas) (fig. 486), est remarquable par

Fig. 484.

Fig. 485.

Uncites gryphus.

Koninckina Leonhardi.

Koninckella liasina

(d'ap. Munier-Chalmas).

Squelette brachial.

TKSTICAnniOES

son appareil brachial formé de deux parties : une, constituée comme d'ordinaire par une bandelette calcaire contournée en héUce el se rattachant aux crura ; l'autre superposée à la première dans la portion spirale, innis qui, au lieu de se souder à sa base aux crura, <<■ réunil par une bandelette transversale à celle du côté opposé. Cette hélice calcaire supplémentaire esl libre, sans attache ni à la coquille ni à l'hélice calcaire principale (Fossile, Lias) ' :

Thecospira (Zugmayer), avec une organisation semblable à celle des précédents, ;i une coquille de la forme de celle des Thécidées (Fossile, Trias, Jurassique).

Amphiclina (Laube), concavo-convexe à ligne cardinale courte et oblique el deltidium triangulaire (Fossile, Trias ; el

Amphiclinodonta (Bittner) qui diffère du précédent par ses valves à bord denté, surtout sur 1rs parties latérales Fossile, Trias), prennent place ici.

Orthis (Dalman) (fig. 487) a une coquille ponctuée (perforée) de forme arrondie ou sub-carrée

Fig. 487.

avec un bord cardinal rectiligne assez long, mais moins long' que le diamètre transversal de la coquille; le crochet est petit et surmonté d'un area ; la valve dorsale a aussi un area et l'orifice fusiforme du pédoncule entame les deux area et n'a pas de

deltidium. A l'intérieur, le squelette brachial est réduit aux crura peu développés, mais l'on aperçoit souvent l'empreinte des bras spiraux et d'ordinaire celle des sinus palléaux avec leurs ramifications (Fossile, Cambrien à Carbonifère).

Orthis striatula.

A, valve dorsale ; B, valve ventrale-

Ce genre est le chef de la famille des ÔRTinsix.i: [Orthmdx (Quenstedt), Strophomenidx (King), Leptxmdx, p. p. (Hall el Clarke)], qui comprend les formes suivantes

d'Orbignj |, Orthidx

Fis. 488.

Plectorthis Hall), Dinorthis (Hall), Plœsiomys (Hall), Hebertella (Hall), £/jfe/e(es(FischerdeWaldheim), Orthostrophia (Hall .

Platystrophia (King] (fig. 488), Heterorthis (Hall),

Bilobites (Linné , Orthoidea (Friren), Dalmanella (Hall), Rhipidomella (QEhlert), Schizophoria (King), Orthotichia (Hall .

Billingsella (Hall] el Protorthis Hall)

Platystrophia lyn.r.

sont de simples sous-genres.

Orthoidea ne serait, d'après Deslongchamps, qu'un stade

jeune de Terebratula] Vitulina Hall), à fente pédonculaire fermée par un pseudodeltidium, prend place ici avec doute

(Fossile, Dévonien :

Orthidium (Hall) [Fossile) est un genre voisin d'Ortàis ;

(') Munier-Chalmas, quia fail connaître cette structure remarquable et l'a retrouvée dans de nombreux autres genres, est d'avis qu'il faudrait distinguer, dans les Brachiopodes, deux sections : l'une, des DiplospirèSj contenant Koninckihaj 'Koninckella, Thecospira, Amphiclina, etc.; l'autre. renfermant les Simplospirês, savoir: Spirifer, Spiriferina, Atrypa, Retzia, Spirigera, etc., etc.

Fig. 489.

Fis, 490.

Streptorhynchus crenistria.

Valve dorsale (d'ap. Davidson).

Streptorliyjichus crenistria.

Bord cardinal de la valve ventrale, (d'ap. Davidson).

Fis. 491.

Fig. 492.

Scenidium (Hall\ en diffère par le développement du crochet de la valve ventrale qui est pyramidal et porte un grand area triangulaire, et par l'apophyse cardinale de la valve dorsale, qui se prolonge en haut en un septum médian (Fossile, Silurien) ;

Streptorhynchus (King) (fig. 489 et 490) a la ligne cardinale plus longue. Parea de la valve dorsale réduit à une surface linéaire, l'orifice pédonculaire rétréci par un pseudodeltidium et, à la valve dorsale, une apophyse cardinale grande et bilabiée (Fossile, Dévonien à Permien) ;

Derby a (Waagen) se distingue du précédent par un fort septum ventral médian (Fossile, Carbonifère à Permien) ;

Meekella (White et Saint-John) n'a pas ce septum médian mais en a deux latéraux formés par un prolongement des plaques qui portent les dents de la charnière (Fossile, Dévonien à Carbonifère);

Triplecia (Hall), placé autrefois près des Rhynchonelles, appartient à ce groupe (Fossile, Silurien);

Clitambonites (Pander), (fig. 491 et 492) a, par exception dans ce groupe, une coquille non fibreuse (non perforée), à chaque valve un area avec une fente fermée par un pseudodeltidium, sauf parfois un orifice pédonculaire dans le pseudodeltidium de la valve ventrale ; à la valve ventrale, un septum qui s'évase en haut en une sorte de godet (Fossile, Silurien) ;

Polytœchia (Hall) (Fossile) n'est qu'un sousgenre du précédent;

Tropidoleptus (HalP, est de forme plate ou concave dorsalement. convexe ventralement avec une longue ligne cardinale rectiligne et un area percé au milieu d'un orifice triangulaire pour le pédoncule; il y a un faible septum ventral médian et, à la valve dorsale, une forte apophyse cardinale qui se prolonge en haut en un faible septum (Fossile, Silurien, Dévonien);

Strophomena (Rafinesque, deBlanville) (fig. 493) est aussi concavo-convexe, très peu épais et de forme demi-circulaire ou sub-carrée avec le bord cardinal rectiligne et égal au plus grand diamètre transversal ; l'orifice triangulaire du pédoncule est fermé en totalité, parfois en partie seulement, par un pseudodeltidium ; il y a un faible septum ventral et, à la valve dorsale, une grande apophyse cardinale bifide, les impressions des sinus palléaux sont très évidentes (Fossile, Silurien à Carbonifère);

Strophodonta (Hall), | Pholidostrophia (Hall), | Leptostrophia (Hall);

Clitambonites.

Intérieur de la valve

ventrale

Clitambonites.

Fia. 493.

Fig. 494.

Leptxna transcersalis.

Strophomena.

a, vu de dos ; 1», de profil.

Strophonella (Hall) sont des sous-genres du précédent ; Lepteena (Dalman, emend. Davidson) (fig. 494) diffère peu de Strophomena (Fossile, Silurien, Carbonifère ;

TESTICAIUHDES

Leptella (Hall), Christiania (Hall), Leptœnisca (Beecher), Brachyprion (Shaler),

Orthothetes (Fischer de Wal- Plectam bonites (Pander), dhcim), Rafinesquina (Hall),

Kayserella [Hall), Douvillina (OEhlert),

Mimulus [Barrande . Cadomella (Mùnier-Chalmas),

Streptis Davidson), Amphistrophia (Hall),

tous fossiles, prennent place ici, le dernier avec doute ;

Davidsonia (Bouchard-Chantcreaux] (fig. 195)a une coquille épaisse, fixée par la valve ventrale i|iii a un grand area triangulaire avec bord cardinal rectiligne, percé au milieu parle pédoncule d'uii orifice triangulaire en majeure partie fermé par un pseudodeltidium convexe ; à l'intérieur, mi remarque l'impression des deux liras on forme d'hélices coniques a cinq ou six tours, a hase s'ap-

piiyaul sur les parties latérales de la valve ventrale et a sommets convergeant vers

le milieu de la valve dorsale; d'autres le placent près (le Ko-

ninckina [Fossile, Dévonien);

Cyrtia Dalman (fig. 496),

Fiff. '«95.

Fig. 49G.

Fie. 497.

Davidsonia

Bouchardiana.

Cyrtia

expurrecta.

Cyitina carbonaria.

riaque dentaire et septum médian.

Fi<r. 498.

| Cyrtina [Davidson] (fig. 4!)7) et Thecocyrtella (Bittner), sont des formes fossiles voisines rapprochées par

d'autres de Sjririfer et que Hall et Clarke réunissent avec Strophomena

et autres dans une famille dis [Strophomenidx]. Poram bonites (Pander) (fig. 498) a un tout autre faciès que les précédents, avec sa forme à peu près

sphérique, son bord cardinal court et courbe, ses deux valves presque égales; la fente

pédonculaire intéresse les deux valves; la structure est fibreuse (non

perforée) (Fossile, Silurien); Nôttinc. en voudrait faire une famille à

part, celle des [l'orambonitiiLr]:

Syntrielasma (Meek) a la ligne cardinale très courte aussi mais rectiligne,

l'orifice pédonculaire percé seulement dans Tarea de la valve ventrale;

il y a un petit septum ventral; la structure est perforée (Fossile, Car-

bonifère).

Pour ces deux derniers genres, Davidson avait créé une famille des Porambonites

[Porambonitidx] qu'il a abandonnée depuis. sequirostris.

Productus (So\verby)(fig.499), sans pédoncule et par conséquent sans orifice pédonculaire est ordinairement libre, exceptionnellement fixé par la valve ventrale à la manière des Thécidées, a la valve ventrale très bombée avec le crochet recourbé, la valve dorsale plus ou moins concave, un area linéaire ou nul : la surface est garnie de côtes radiaires et concentriques ornées de tubercules ou même d'épines, surtout développées dans la région cardinale ; à l'intérieur, la structure est perforée et les impressions des muscles et des sinus palléaux sont très accusées ; ces dernières, au lieu d'être ramifiées, forment sur la valve dorsale deux impressions réniformes. Il n'y a pas de squelette brachial, mais on voit parfois l'empreinte de bras spiraux. La valve dorsale a une apophyse cardinale bien développée (Fossile, Dévonien à Permien1.

Ce genre est le type de la famille des Productive [Productidse (d'Orbigny), Chonetidx p. p. (Hall et Clarke)] comprenant les formes suivantes :

Fig. 499.

4ffl

Productus semireticulatus (d'ap. Davidson).

Fin-. 500.

Productella (Hall), | Proboscidella (OEhlert), | Etheridgina (OEhlert),

ne sont que des sous-genres du précédent;

Marginifera (Waagen) n'est qu'un Productus chez lequel, à la valve dorsale, une saillie calcaire suit le contour du bord de la coquille, à quelque distance en dedans de lui ; il n'a que la valeur d'un sous-genre ou d'une section du genre (Fossile, Dévonien);

Strophalosia (King)(fig. oOO), fixée par le crochet de la valve ventrale, a le bord cardinal court et une fente pédonculaire triangulaire fermée par un pseudodeltidium (Fossile, Dévonien à Permien) ; Fig. soi.

Aulosteges (von Helmersen),

Chonopectus (Hall),

Daviesiella (Waagen),

tous les trois fossiles, sont, voisins.

Chonetes (Fischer) (fig. 501) diffère de Productus par sa forme élargie transversalement, sa ligne cardinale droite, mesurant la plus grande longueur de la coquille, avec un area sur chaque valve, celui de la valve ventrale pourvu d'une petite ouverture fermée par un pseudodeltidium (Fossile, Silurien à Permien) ;

Chonetes s tri aie! la (d'ap. Davidson).

Strophalosia excavata.

a, vu de dos ; 1», de profil.

Chonetella (Waagen) et Anoplia (Hall)

Chonetina (Krotof), Chonostrophia (Hall),

sont des sous-genres du précédent ; Aulacorhynchus (Dittmer),sans area ni deltidium, à impressions musculaires faibles, prend place

ici avec doute (Fossile, Carbonifère).

Richthofenia (Kayser) (fig. 502, 503 et 504), est une forme douteuse qui, par certains caractères, se rapproche des Rudistes et des Coralliaires et

Fig. 503.

Fig. 504.

Richthofenia Lawrenciana

(d'ap. Waagen).

Extérieur.

Richthofenia Lawrenciana

(d'ap. Waagen).

Intérieur de la valve ventrale.

Rich th ofenia Lan '/en ci a n a

(d'ap. Waagen).

Coupe sagittale.

appartient vraisemblablement à ces derniers ('). Il est conique et la valve dorsale forme seulement un opercule placé à la base du cône. Les deux valves s'articulent par un court bord cardinal rectiligne tandis que le reste du contour est arrondi, sauf deux profondes sinuosités latérales. A la valve ventrale, sous le bord cardinal est un petit pseudodeltidium sans ouverture pédonculaire. A l'intérieur, la valve ventrale contient

l1) M. Munier-Ghalmas, se fondant sur la structure alvéolaire de la coquille, le rattache sans hésitation aux Polypiers operculés, comme Calceola.

ÉCARDIDES 301

une chambre viscérale profonde, mais qui est loin d'occuper tout le volume du cône lequel, sur plus de la moitié de sa hauteur, est occupé par des cloisons superposées ; enfin, trois sepla de la valve ventrale descendent jusque dans la portion chambrée de la coquille (Fossile, Dévonien à Carbonifère et peut-être Permien).

Pour ce genre, W.vackn propose de créer un sous-ordre, celui des [Coralliopsida].

2e Ordre

ÉCARDIDES. — ECARDIDA

[Brachiopodes libres (Deshayes); — Brachiopodes inarticulés;

Ecardines (Bronn); — Pleuropygia (Broun); — Inarticvlata (Huxley);

Lyopomata (Owen); — Tretenterata (King)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

(PI. 41 à 44 et FIG. 505 a 523)

La structure des êtres composant ce groupe étant assez peu uniforme, nous prendrons pour type le genre Cranta qui est le mieux connu, et nous donnerons au sujet des autres genres vivants, du moins des principaux, Discine et surtout Lingule, les renseignements complémentaires nécessaires pour que la connaissance du groupe soit suffisamment complète.

Anatomie.

Extérieur. Orifices. — La Cranie se présente sous l'aspect d'une petite coquille bivalve d'environ un centimètre de diamètre (fig. 505), fixée à un rocher non par un pédoncule, il n'y en a point ici, Fig. 505.

mais par toute l'étendue de l'une de ses valves. L'absence de pédoncule est d'ailleurs spéciale à la Cranie comme à certains genres de Testicardides et ne saurait être considérée comme un caractère des Ecardides. La valve fixée est la ventrale: elle est plate (41,//#. 1, cq.v.); la dor- Crania.

sale au contraire est légèrement bombée (cq.d.); pour Extérieur, le reste, elles sont à peu près pareilles, car la valve ventrale n'a ici ni crochet, ni area, ni deltidium, ni aucune des particularités qui la distinguaient chez les Testicardides. Il n'y a pas non plus de squelette brachial ni de charnière, et les valves ne sont unies l'une à l'autre que par les parties molles : les muscles et le manteau. Leur contour est orbiculaire avec une légère échancrure à la partie inférieure. Quand la coquille est fermée, elle cache entièrement le corps; quand elle s'ouvre, la valve ventrale fixée reste naturellement immobile, tandis que la dorsale se soulève, non en pivotant autour dune charnière, puisqu'il n'y en a pas mais tout d'une pièce en s'écartant de la ventrale partout son pourtour, quoique plus largement en haut qu'en bas. Dans cet état, on peut constater que l'animal n'occupe, comme chez les Testicardides, que la partie

BRACHiOPODES

Fis. 506.

inférieure de l'espace intervalvaire. Le corps proprement dit forme un disque peu épais, situé excentriquement entre les deux valves et tangent

à leur bord inférieur (fig. 506 et 507), en sorte qu'il reste dans la coquille, en dehors du corps, un espace annulaire, nul en bas, qui va peu à peu en s'élargissant sur les côtés de bas en haut et qui, à la partie supérieure, devient plus étendu que le diamètre du disque. Cet espace, constituant la cavité palléale, est doublé par le manteau dépourvu ici de soies marginales; mais ce dernier ca-

ractère est spécial à Crania et, pas plus que l'absence de pédoncule, ne s'étend aux autres Ecardides. La cavité palléale contient en haut les bras (41 et 42, fig. I, br.g.); elle est libre en bas et sur les parties latérales. Il résulte de ces dispositions que la surface du corps a une grande étendue et une disposition assez compliquée : il y a d'abord une surface externe formée par la coquille, une surface palléale en croissant fermé, qui est celle que nous venons de décrire et qui correspond à la face interne de la coquille dans toute la partie non occupée par le corps, et enfin une surface cylindrique formée par la paroi membraneuse du disque somatique, s'étendant d'une valve à l'autre dans le sens antéro-postérieur, assez large en haut, plus étroite en

Crania.

Aspect intérieur de la valve ventrale

de Crania turbinata (d'ap. Blochmann)

Fig. 507.

lut.ct'ït

Crania.

Aspect intérieur de la valve dorsale

de Crania turbinata (d'ap. Blochmann).

bas et de largeur intermédiaire sur les côtés. C'est sur cette surface que sont implantés les bras et percés les orifices. En bas, sur la ligne médiane, elle présente une assez large dépression infundibuliformedu centre de laquelle s'élève une papille percée au bout d'un orifice qui est Y anus (41, fig. 1, an.). Suites parties latérales, vers le milieu de leur hauteur, se trouve de chaque côté le pore segmentaire servant à la fois à l'excrétion et à l'évacuation des produits sexuels mâles ou femelles selon le sexe de l'individu. La

ECARDIDA

(TYPE MORPHOLOGIQUE

ad. /., muscles adducteurs inférieurs des

valves ; ad. s., muscles adducteurs supérieurs des

valves ;

an., anus;

b., bouche;

br. g., bras gauche;

cir., cirres;

en. br., point où les canaux des cirres de chaque bras, se réunissent et viennent se jeter dans le sinus œsophagien;

cœ. , cœur ;

col. v., collier vasculaire,

lont la portion située à droite de l'œsophage a été coupée ; cq. d.j valve dorsale de la coquille;

cq. v., valve ventrale de la coquille; e., paroi de la voussure prébuccale; e. br., muscle élévateur du bras ; f., foie; gtx

raie :

c, glande génitale de la cavité géné-

gtx. d., glande génitale dorsale:

gtx. v., glande génitale ventrale ;

Iv., lèvre;

mcl. p., muscles périanaux;

mcl. r., muscle recto-pariétal ;

mst. p., repli postérieur du péritoine formant la paroi supérieure de la loge péri anale ;

mst. v., mésentère ventral;

mt. d., lobe dorsal du manteau;

mt. v., lobe ventral du manteau;

n. cir., commissure des nerfs accessoires des bras;

n. /œs., commissure infraœsophagienne;

n. sœs., commissure susœsophagienne;

ob. d., muscle oblique interne;

ob. v., muscle oblique externe;

p., papilles palléales;

r. br., rétracteurs des bras;

s. œs., sinus périœsophagien ;

sg., organe segmentaire ;

v. d., vaisseau dorsal;

v. gtx., vaisseau génital commun.

Fig. 1. Organisation générale vue en coupe sagittale (Sch.). Fig. 2. Disposition des mésentères et de l'appareil circulatoire Fig. 3. Détail de la région buccale (Sch.).

Sch.).

ZOOLOCIK CONCRÈTE. T. \ .

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