‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 46 sur 112 · RÉDUCTION CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

RÉDUCTION CHROMATIQUE

Nous avons expliqué que le phénomène principal de la maturation était la réduction des chromosomes à un nombre moitié moindre, et nous avons vu que cette réduction était en effet obtenue. Mais nous n'avons pas dit comment elle l'était. Voici comment les choses se passent.

Les cytes de premier ordre (ovocytes ou spermatocytes de premier ordre) présentent un nombre de chromosomes qui semble moitié moindre que le nombre normal mais qui, en réalité, est deux fois plus grand, chacun de ces chromosomes étant formé de quatre autres, réunis en un petit groupe. Ainsi, dans Ascaris où il y a normalement quatre chromosomes, les cytes de premier ordre n’en contiennent que deux, mais ces deux sont formés chacun de quatre réunis en un pelit groupe appelé groupe quaterne (Vierergruppe).

Chacun de ces groupes quaternes n’est autre chose qu’un chromosome déjà préparé pour deux divisions qui vont avoir à se faire très rapi-. dement.

La première de ces divisions, celle qui donne naissance aux cytes de deuxième ordre (spermatocytes de deuxième ordre, ovocytes de deuxième ordre et premier globule polaire), va donc simplement dédoubler ces deux groupes quaternes, en deux groupes binaires, et la deuxième, celle qui donne naissance aux produits définitifs (spermatide, ovule mûr, deuxième globule polaire et produit de la division du premier globule), va dédoubler ces deux oroupes binaires en deux chro-

Fig. 39 noy primdf du sac énbryonnatre

77274 te 4 A0)

ES

; ES des anlipodes à Jyrerge

2772 JeCORAITE hi sac éritral de l'alhumen

Fécondation chez les plantes (Schéma d’ap. les descriptions de Guignard).

mosomes simples; ainsi se trouvera effectuée la réduction des chromosomes à un nombre moitié moindre.

Quant aux groupes quaternes, leur origine n'est pas connue, on les trouve déjà dans les dernières gonies, mais on ne sait, ni quand, ni comment les chromosomes, normaux comme nombre et disposition des gonies précédentes, se sont disposés ainsi en groupes, moitié moins nombreux mais formés chacun

Ils sont semblables à eux-mêmes, partout où l’on a rencontré des globules polaires. Même chez les Infusoires, on a retrouvé quelque chose de tout à fait analogue. On n'a guère étudié à ce point de vue les ovules des plantes inférieures, mais, chez les Phanérogames (fig. 39), on sait, grâce aux recherches

de GuiGnarD |92|, qu'il existe des phénomènes tout à fait comparables.

REPRODUCTION DE LA CELLULE 49 de quatre chromosomes élémentaires qui sont déjà ceux des éléments définitifs (*).

Le schéma ci-contre (fig. 40) rend compte du phénomène. Ainsi l'essentiel de la réduction

Fig. 40.

ne se passe pas comme on le croyait | 2 pendant les divisions réductrices. de I'ordre Celles-ci ne font qu'achever une besogne qui s'est préparée, on ne sait trop à quel moment, pendant les Co) ere (1) nombreuses divisions qui donnent Œn naissance aux dernières gontes. Celle 7 \ / ie circonstance rend bien plus difficile () (>) ® 6) lasolution des importantes questions se SORA théoriques qui se rattachent à la di- oeyemerm globules polaires

vision réductrice car, s'il était déjà GP R mal aisé de surveiller les deux divisions réductrices, il devient presque impossible de saisir un phénomène qui se passe, on ne sait plus où. Ce mode de division réductrice n’est pas universel, et souvent il subit des modifications importantes, mais il paraît bien être le plus typique, celui dont les autres sont sans doute dérivés (°).

Dans la parthénogénèse où, le plus souvent sinon toujours, le deuxième globule polaire ne s’élimine pas, la réduction de nombre des chromosomes n’a plus sa raison d'être puisqu'il n’y a pas fécondation ; elle n’a pas lieu d’ailleurs, leur nombre étant d’abord une fois doublé, puis réduit une seule fois de moitié (°).

Réduction chromatique par les groupes quaternes (Sch.).

Page 1