MODIFICATIONS CYTOPLASMIQUES
Les éléments sexuels mûrs ne diffèrent pas seulement par les chromosomes des cellules somatiques ou des gontes et des cytes qui leur ont donné naissance.
Dans le spermatozoïde (fig. 36), il n'y a, outre les chromosomes condensés en une masse compacte, qu'un centrosome et un peu de ce cytoplasma spécial et actif que SrraseurGer [92] a appelé kinoplasma par
(1) La découverte des groupes quaternes, due à Boverr, est de date assez récente [s7, 88, 90]. On croyait auparavant que le eyte de deuxième ordre avait le nombre normal de chromosomes et que ceux-ci, sans se diviser longitudinalement, passaient par moitié dans les produits de la dernière division. C'est ainsi que les choses sont décrites dans les ouvrages remontant à quelques années.
(2) RücxerT [94] l’a retrouvé même chez les Vertébrés, mais assez fortement modifié, il est vrai, et surtout moins net.
(8) Il est probable que l'unique globule ne produit aucune modification qualitative, WEisManN [91] a montré qu'il pouvait cependant en être ainsi, mais son explication est hypothétique.
opposition au frophoplasma nutritif et qui, en outre du centrosome, formerait la sphère attractive, le réseau filaire et Les filaments du fuseau et des asters.
Dans l'œuf (fig. 41), on trouve tous les éléments d'une cellule ordinaire ; mais y sont-ils bien au complet et dans les proportions normales ?
Nous verrons en étudiant la fécondation que, dans bien des cas et en particulier chez l'Ascaride, l'œuf mûr ne contient pas de centrosome en sorle que cet organe qui existait certainement dans les gonies a dû disparaître à un certain moment, mais on ne sait ni où, ni comment (*).
D'autre part, les globules polaires n’entraînent avec leurs chromosomes qu'une quantité négligeable de cytoplasma, en sorte que, dans l'œuf mûr, cette substance devient fortement prédominante par rapport à la substance nucléaire. On sait en outre que, le plus souvent, l'œuf se
charge de substances nutritives DES lécithiques (glob. L.), parfois en À quantité énorme, qui diminuent encore la masse relative du noyau.
En sorte que les deux éléments sexuels se caractérisent lorsqu'ils sont mürs: 1° par une parfaite similitude de constitution de leur noyau ; 2° par une différence aussi grande que possible dans leurs parties cytoplasmiques. Le spermatozoïde est, en effet, absolument dépourvu de cytoplasma Œuf mûr. nutrilif (rophoplasma de Strasglob. L., globule lécithique ; burger) et d'éléments nutritifs PRE ns ed lécithiques, et bien muni au contraire de cytoplasma aclif (kinoplasma de Strasburger); l'œuf, au contraire, est riche en éléments trophiques (lécithe et trophoplasma) et pauvre en kinoplasma.
C'est pour cela que le premier ne peut se nourrir et que le second ne peut se segmenter. On voit, par là, d'avance, que le but de la fécondation sera de constituer par leur réunion une cellule complète apte à se segmenter et à vivre de ses propres ressources jusqu'à ce qu’elle ait formé les organes qui permettront à l'embryon de tirer sa nourriture du dehors.
(!) Cette absence de centrosome dans l’œuf tend à se généraliser. Nous n'osons cependant pas encore affirmer que cela soit général. (V. plus loin, p.53, à propos du quadrille de For.)