‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 60 sur 112 · À PASSE · texte numérisé non relu

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Polystomella (Sch.).

Test coupé pour montrer la disposition des loges et des canaux interseptaux.

e., culs-de-sac des loges; cd., canaux divergents; el., canaux méridiens; eps., canal hélicoïdal supérieur; espi., canal hélicoïdal inférieur; ext., surface externe du test; Lo.l., loges coupées longitudinalement; Lo.t., loges coupées transversalement ; ©., 0., trémas faisant communiquer les loges entre elles: p., pores terminaux des canaux divergents.

et dans celui de la précédente, et, très courts, se terminent presque immédiatement à la surface externe de ce plafond. Au dernier tour, ces canaux s'ouvrent donc au dehors par deux rangées de pores (p.) parallèles à la suture; mais aux tours précédents, ils s'ouvrent dans les loges situées au-dessus d’eux ét établissent ainsi une communication entre ces loges et le système des canaux. Les canaux méridiens émettent, en outre, des canaux convergents qui descendent dans l'épaisseur de la cloison sous-

d) Pour bien comprendre cette structure, supposons enlevé le bouchon calcaire qui comble l’ombilic de chaque côté. Les tours n'étant pas complètement embrassants, on voit de chacun de ceux qui précèdent le dernier, une étroite bordure. Cette bordure dessine un petit trottoir héliçoïdal qui va, en descendant, de la bouche au centre de l’ombilie. Le long de cette hélice règne, de chaque côté, un canal. Ce canal est logé exactement dans l’angle entre les deux tours, sous le bord extrême du plus jeune des deux, étant formé par un espace que laisse chaque nouvelle loge en se soudant à la loge correspondante du tour précédent.

jacente et vont se jeter dans les trémas (0) de communication entre les loges. Les deux masses calcaires qui comblent les ombilics, sont percées de canaux à peu près rectilignes, partant du canal spiral sous-jacent et débouchant au dehors par de fins pores. Tous les canaux sont occupés par des prolongements du protoplasma comparables aux pseudopodes (Vivant et fossile).

Les Polystomelles sont dimorphes. La forme B, beaucoup plus rare que l’autre ne se rencontre guère qu'une fois sur qua-

rante. C’est à elle surtout, parmi les Perforés, ques’applique "# * la théorie de Lisrer du Dimorphisme initial et des zoospores. Ve Nous renvoyons pour le détail à l'exposé que nous en avons Lo b donné à propos des Miliolides (V. p. 118) (*). er Nummulites (Lamarck) (fig. 224, 225). La coquille est lenticu- s

laire; elle a donc un axe très court. Malgré cela, elle estcons- Po/ystomella. truite essentiellement comme une Fusuline, et la différence Né de forme tient seulement à ce que les parties latérales des do loges sont si plates qu'elles n’augmentent, à chaque tour, l'épaisseur de la coquille que d’une quantité très faible relativement à son augmentation de diamètre dans le plan équatorial. Les loges sont donc, comme celles de la Fusuline, étendues d'un pôle à l’autre tout le long des méridiens; mais, au lieu d’être à peine concaves vers le centre de la coquille, elles sont formées de deux moitiés qui se joignent au bord de la coquille sous un angle très aigu. Il ÿ a un grand nombre de tours et tes un grand nombre de loges par tour. Le dernier tour é est circulaire, il se ferme donc sur lui-même, en sorte quil n'y a pas de bouche. Les cloisons sont complètes, sauf un orifice fissiforme au ras du plancher dans le plan équatorial, comme chez la Fusuline. Elles sont convexes vers la bouche et régulièrement disposées dans toute leur partie moyenne équatoriale, mais dans ces prolongements latéraux dirigés vers les pôles ou centre de la coquille, elles deviennent très irrégulières, se ramifient, s'anastomosent entre elles et donnent naissance à une sorte de réseau irrégulier.

Les cloisons sont doubles ainsi que toutes les parois communes

Nummulites.

Structure (Sch.).

(1) Le noyau toujours unique de la forme A est constamment situé dans une des deux ou trois dernières loges de l’avant-dernier tour. L’un de nous a observé comment il s'étire pour passer, au fur et à mesure de l'accroissement, d'une loge dans la suivante, par quelqu'un des orifices de communication beaucoup plus étroits que lui.

Nonionina (d'Orbigny) diffère du précédent par sa bouche fissiforme, ses septa pereés d’une fente unique dans le plan équatorial, l'absence des prolongements en cul-de-sac des loges et le faible développement du système de canaux du test (Vivant et fossile).

Ces deux genres forment la famille des PorrsromezziNx [| Polystomellinæ (Brady}.

PERFORÉS : NUMMULITIDES 151

des loges et, entre ces parois, s'étend un système de canaux du test qu'il faut maintenant décrire. Il v a d’abord deux canaux spiraux, comme chez les Polystomelles, mais autrement situés : au lieu d'être relégués à la partie la plus externe de la loge, ce qui, ici, les confondrait au pôle, ils sont tout près de l'équateur, séparés l’un de l’autre seulement par l'orifice fissiforme qui perce les cloisons pour faire communiquer les loges; ils sont contenus entre le plafond de la loge d'au-dessous et le plancher de la loge d’au-dessus. De ces canaux partent des ramifications qui se répandent dans l'épaisseur des cloisons et y forment tout un réseau. De nombreuses branches de ce réseau s’ouvrent dans les loges et établissent la communication avec celles-ci, pour permettre au protoplasma de les envahir. En outre, il existe, le long du bord dorsal des loges, exactement dans le plan équatorial, une bande calcaire imperforée constituée par un épaississement de la paroi en ce point. Cette bande, appelée cordon dorsal suit naturellement tous les tours de spire dans le plan équatorial. Le cordon dorsal est parcouru dans toute sa longueur par quatre canaux plus petits que les canaux spiraux, mais qui donnent, comme

eux, des branches qui se répandent dans toute À B

l'épaisseur du cordon dorsal et se mettent en ; ne A : . : . Nummulites. Formes A et

communication avec le réseau des cloisons, en Hall chum benper)

sorte que tout le système est continu.

Il y a ici aussi dimorphisme, avec deux formes A et B (fig. 225) (°). Cycloclypeus (Carpenter) (fig. 226) est une grande coquille lenticulaire, contenant dans son plan équatorial une seule couche de loges d’abord spirales, puis circulaires. Tout

le reste de lépaisseur est formé par une épaisse masse calcaire secondaire, perforée, dont les pores, développés ici en longs canaux en raison de l'épaisseur de la masse, s'ouvrent

(1) Le genre Nummulites (Lamarck) a été dédoublé par d'Orbigny en deux sous-genres :

Nummulina (d'Orbigny), qui est la forme que nous avons décrite sous le nom de Nummulites (Lamarck) et Assilina (d'Orbigny), qui se distingue de Nummulina par le fait que la portion des loges qui recouvre les tours précédents est si mince et si plate qu'elle laisse voir tous les tours de spire.

Genres voisins :

Operculina (d'Orbigny)}, Nummulite à tours d'abord non embrassants, puis embrassants; croissant rapidement en hauteur, ne devenant pas circulaires et laissant une bouche fissiforme au ras du plancher {Vivant et fossile) ;

Heterostegina (d'Orbigny) a un enroulement semblable à celui du précédent, mais a ses loges subdivisées par des cloisons secondaires perpendiculaires aux cloisons primaires, el la bouche formée d’une rangée d’orifices {Vivant et fossile) ;

Amphistegina (d'Orbigny) est très transparent, plus convexe d'un côlé que de l’autre ;

Cyceloclypeus (im. Brady).

au plafond des loges. Les loges d’un mème tour ne communiquent pas entre elles, mais avec celles des deux tours contigus, avec lesquelles elles alternent, par de grosses perforations de leurs parois circulaires. Dans l'épaisseur des parois des loges et de leurs cloisons circule un riche système de canaux du test qui s'ouvrent fréquemment dans les loges et établissent une communication générale de toutes les parties de l'animal. L'épaisse couche du squelette secondaire est traversée par des enclaves de substance non poreuse, en forme de lames verticales (la coquille étant à plat), qui continuent jusqu'à la surface les parois des loges. Certaines sont minces, mais renflées en certains points en forme de cônes qui se terminent à la surface par une papille saillante représentant leur base. Ces enclaves sont formées de calcaire non perforé, mais sont traversées par des prolongements des canaux du test qui viennent s'ouvrir à la surface au niveau de leur base (50 à 60mm. Vivant et fossile).

Orbitoïdes (d'Orbigny) (fig. 227) se déduit aisément du précédent en ajoutant que la masse de calcaire secondaire est creusée de plusieurs couches de loges secondaires communiquant entre elles. Ces loges, dans une

même rangée verticale, communiquent entre elles, avec la

loge principale correspondante et avec le dehors, par les perforations de la masse poreuse dans laquelle elles sont creusées; elles communiquent avec celles des rangées voisines, avec lesquelles elles alternent, par des canaux

Orbitoides obliques allant aux deux qui lui correspondent un peu plus Gm. Bradÿ). haut et un peu plus bas. Enfin les loges principales contiguës d’un même cycle communiquent entre elles par un canal percé dans leur cloison de séparation. Le système des canaux du test et des enclaves de substance non poreuse, canaliculée, est semblable en ses traits essentiels à celui de Clycloclypeus (Fossile) (").

des deux côtés ses loges se prolongent presque jusqu'à l'ombilic mais, du côté le moins convexe, elles restent simples dans leur partie latérale, tandis que, du côté le plus convexe, elles donnent naissance, par une bifurcation accessoire, chacune à une loge secondaire (Vivant et fossile);

Hemistegina (Kaufmann) est plan convexe, à loges atteignant l’ombilic du côté convexe, effacées du côté plat par accolement de leurs parois en une masse calcaire feuilletée {Fossile);

Archædiseus (Brady), lenticulaire, formé d'un tube simple, sans cloisons, à parois percées de fins pores, et pelotonné sur lui-même en nombreux tours spiraux alternativement contigus entre eux et séparés, noyés dans une masse calcaire finement tubulée qui comble tous les intervalles et revêt la surface d'une couche uniforme (Fossile).

Tous ces genres forment la famille des NowmuzrrNæ [Nummulitinæ (Brady)]. () GümBeL divise Orbitoïdes en cinq sous-genres :

Discocyclina (Gümbel), Asterocyclina (Gümbel),

Phipidocyclina (Gümbel), Lepidocyclina (Gümbel),

Astinocyclina (Gümbel), qu'il distingue par des caractères de forme et par quelques détails d’arrangement

des loges principales.

Tous ces genres forment la famille des CroroczrPzi x [Cycloclypeinæ (Brady)].

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