‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 59 sur 112 · PERFORÉS · texte numérisé non relu

PERFORÉS

PERFORÉS. — PERFORIDA

[PERFORATA (Carpenter)]

Le corps mou n'offre, ici encore, aucune particularité différente de celles des Imperforés. La coquille (c) est calcaire et, sous sa forme la plus simple, sphéroïdale. Elle est munie d'un large orifice qui est la bouche (0), par où sortent des pseudopodes réticulés.

Mais,enoutre,elleestpercée, sur toute sa surface, d’une multitude de fins pores qui donnent issue à des pseudopodes filiformes rayonnants 22

réticulés. Il existe un noyau 2 mais, pas plus ici que chez les Perforés à coquille opaque, on ne sait s'il y a une vésicule pulsatile.

Comme chez les Imperforés, cette coquille simple, monothalame, réalise la forme primitive fondamentale; mais, comme chez eux aussi, cette forme peut se compliquer par l’adjonction de nouvelles loges qui s'unissent entre elles de façons très variées. Nous retrouverons ici les mèmes complications progressives que chez les Imperforés, et d’autres encore (*).

Fig. 197.

Perforé (Type morphologique).

(}) Le caractère essentiel du Perforé est la perforation de la coquille. Nous avons trouvé dans le sous-ordre des ARÉNACÉS des formes qui émetlaient aussi des prolongements protoplasmiques sur la surface du corps mais, la plupart du temps, ces prolongements étaient simplement destinés à la capture des éléments de la coquille; ce n'étaient pas de vrais pseudopodes réticulés comparables à ceux qui sortaient par la bouche. Dans les quelques cas où cette distinction n’eût pas été justifiée, il restait au moins ceci, que les pores par où ils sortaient étaient de simples hiatus entre les éléments dissociés de la coquille et nous ne les avons jamais rencontrés dans des coquilles compactes. La présence de pores définis, donnant issue à de vrais pseudopodes à travers une coquille compacte est donc le caractère essentiel des PzrrorrD4, Tout ce que nous avons dit de l’accroissement de la coquille à propos des Perforés à coquille calcaire (V. p. 109 et 117) s'applique naturellement ici.

Un Dimorphisme semblable à celui des Imperforés existe aussi chez beaucoup de Perforés. Il n’y a qu’à appliquer ici tout ce que nous avons dit en discutant cette question à propos des Miliolides (V. p. 118) (").

Nous diviserons les Perforés en six sous-ordres :

LAGENIDÆ, à pores fins et sans enroulement vrai;

CHILOSTOMELLIDÆ, à pores fins et enroulement de Miholide; TEXTULARIDÆ, à pores fins et enroulement en hélice ; GLOBIGERINIDÆ, à pores larges et enroulement en spire obscure; ROTALIDEÆ, à pores larges et enroulement spiral régulier asymétrique; NomuiLiTIbÆ, à pores fins et enroulement spiral régulier symétrique.

4% Sous-ORDRE LAGÉNIDES. — LAGENIDÆ [LAGeNIDÆ (Carpenter)|

Le type de ce sous-ordre serait une forme à perforations très fines, polythalame, à loges unies les unes aux autres en série linéaire, et agencées de telle façon que la partie supérieure de la précédente forme le fond de la suivante, les parois communes étant formées d'une seule lame calcaire qui appartient tout entière à la plus ancienne des deux. La forme de la série est, soit rectiligne, soit courbe, ou se complique d'autre manière. Enfin, il peut n’y avoir qu'une seule loge. De la combinaison de ceux de ces caractères qui sont variables, état monothalame ou polythalame et forme de la colonie dans le cas de polythalamie, résultent de nombreuses formes que l’on peut rattacher à quatre genres lypes.

GENRES Fig. 199.

Lagena (Walker et Boys) (fig. 198) est monothalame et a une forme sphérique ou ovoïde ou en fuseau; la bouche est à un pôle, généralement portée par un col allongé. La coquille est compacte, brillante, percée de pores très fins (Vivant et fossile) (?).

Nodosaria (Lamarck) (fig. 199) est formé de plusieurs loges de Lagena disposées en ligne droite. La bouche est ronde (Vivant et fossile),

Lagena (im. Brady).

(} On l’a constaté dans les genres suivants : Nodosaria (Sch). Nodosaria, Dentalina, Siphogenerina, Rotalia, Truncatulina, Calcarina, Polystomella, Amphistegina. Nummulites et Assilina.

(?) Dans ce genre on à taillé des sous-genres que l’on peut considérer comme de

OM PTE

PERFORÉS : LAGÉNIDES 135

Ce genre est le chef de file d’une longue série de genres dérivés (°). Polymorphina(fig. 200) (d'Orbigny) justifie son nom par ses loges de forme très variable, disposées sur deux rangs ou en spirale, mais toujours d'une façon peu nette,etplusou moins embrassantes, en sorte que les nouvelles cachent un nombre variable des anciennes (Vivant et fossile) (?).

Ramulina (Rupert Jones) (fig. 201) est formé, dansses premières loges, commeune Polymorphine, mais continue à par des loges armées de tubulures, Polymorphina

Ramulina

les unes longitudinales servant à les (im. Brady). (d’ap. Schlumberger).

simples espèces. Ils forment avec Lagena la famille des LAGENINx | Lageninæ (Brady)]. Entosolenia (Ehrenberg) à col invaginé, Fissurina (Reuss) à bouche fissiforme, Capitellina (Marsson) à col étranglé, Sycidium (Sandb.), genre douteux, la structure de son test étant inconnue. () Voici, rapidement résumés, les caractères de ces genres : Dentalina (d'Orbigny), semblable à Nodosaria, mais légèrement courbe (Vivant et fossile); Rhabdogonium (Reuss), semblable au même, mais à loges carénées, triangulaires ou quadrangulaires sur la section transversale (Vivant); Orthocerina (d'Orbigny), à loges indistinctes à la surface; Vaginulina (d'Orbigny)}, comprimé d’un côté (Vivant et fossile) ; Marginulina (d'Orbigny), en crosse (Vivant et fossile); Planuiaria (Defrance), semblable, mais comprimé latéralement ; Cristellaria (Lamarck), partiellement ou tout à fait spiral (Vivant et fossile) ; Lingulina (d’Orbigny), comme WNodosaria, mais comprimé et à bouche fissiforme ; Rimulina (d'Orbigny), Vaginulina à bouche fissiforme (Vivant et fossile) ; Robulina (d'Orbigny), Cristellaria à bouche fissiforme {Vivant et fossile); Conulina (d'Orbigny), simple sous-genre du précédent; Glandulina (d’Orbigny), Nodosaria à loges embrassantes recouvrant la majeure partie des précédentes (Vivant et fossile); Psecadium (Reuss), sous-genre de Robulina ; Frondicularia (Defrance), comprimé en feuille et à loges triangulaires embrassantes, cachant les précédentes (Vivant et fossile); Flabellina (d'Orbigny), semblable au précédent, mais à premières loges enroulées en spire comme chez Cristellaria (Fossile); Amphimorphina (Neugeboren), commençant en Frondicularia et finissant en Nodosaria ; Dentalinopsis (Reuss), commençant en Rhabdogonium et finissant en Nodosaria ; Amphicoryne (Schlumberger), commençant en Cristellaria etfinissanten Nodosaria{Vivant) ; Lingulinopsis (Reuss), commençant en Cristellaria et finissant en Lingulina, dont il ne constitue guère qu'un simple sous-genre.

Tous ces genres forment, avec leur chef de file, la famille des NoposarINx [genre Nodosarina (Carpenter)].

(?) Genres voisins :

Dimorphina {d'Orbigny), qui commence en Polymorphina et finit en Nodosaria (Fossile);

unir aux loges précédente et suivante, les autres latérales qui servent à fixer l'animal tandis que la loge elle-même est libre (Vivant) (*).

2e Sous-ORDRE

CHILOSTOMELLIDES. — CHILOSTOMELLIDÆ

[CHILOSTOMELLIDÆ (Brady); — CrrrrosrecrA (Reuss)]

On peut s’en faire une idée en imaginant un Perforé polythalame à fins pores dont les loges sont disposées suivant la loi des Miliolides, c'est-à-dire formant chacune un demi-tour et transportant la bouche alternativement d’un pôle à l’autre de la coquille. Comme chez les Miliolides, elles peuvent revêtir l'apparence bi-, tri- ou uniloculinaire.

GENRES

Allomorphina (Reuss) (fig. 202) est construit comme une Triloculine, c’est-à-dire formé de loges embrassantes sur trois rangs, chaque loge nouvelle cachant la plus ancienne des trois précédentes et transportant la bouche fissiforme à son extrémité (Vivant et fossile).

Chilostomella (Reuss) est un Allomorphina, mais construit comme une Biloculine, sauf que les loges sont plus enveloppantes, en sorte que l’on ne voit qu'une faible partie de la précédente. La bouche est successivement trans- Aomorphina portée aux deux extrémités de l'axe (Vivant et fossile). (im. Brady).

Ellipsoidina (Seguenza) est complètement embrassant et ne laisse voir que la dernière loge comme les Uniloculines. Mais, à l'intérieur, toutes les loges ont la bouche dirigée dans le même sens et sont réunies entre elles par une petite colonne insérée près de la bouche fissiforme (Vivant et fossile) (?).

Uvigerina (d'Orbigny) qui a ses loges disposées sur trois rangs en spire héliçoïdale et la bouche prolongée en col (Vivant et fossile);

Sagrina (d'Orbigny) qui commence en Uvigerina et se termine en Wodosaria [Vivant et fossile).

Ces genres forment avec leur genre type la famille des PozruorraINz |Polymorphininæ (Brady)]|.

(:} Genre unique de la famille des RawvziNæ [Ramulininæ (Brady)|.

(2) Cet arrangement des loges qui rappelle celui des Globigérines, sauf qu'il n’est pas spiral comme chez celles-ci, donne la raison pour laquelle ces êtres avaient été réunis sous le nom de Cryptostegia (Reuss) aux Globigérines; mais celles-ci s’en distinguent, outre le caractère sus-indiqué, par la grandeur de leurs pores.

PERFORÉS : TEXTULARIDES 139

3e Sous-ORDRE

TEXTULARIDES. — TEXTULARIDÆ [TExTULARIDÆ (Brady)]

C'est un Perforé polythalame à fins pores, à test hyalin chez les petites formes, recouvert chez les grandes d’une couche arénacée, ayant ses loges disposées toujours en hélice, mais de telle façon que, souvent, l'hélice portant juste deux ou trois loges par tour, celles-ci ont l'air disposées sur deux ou trois rangées parallèles non spirales. Souvent l'enroulement varie avec l’âge.

GENRES

Textularia (Defrance) (fig. 203) est formé de loges arrondies, assez peu embrassantes, disposées sur deux rangées conliguës. Les nouvelles loges appartiennent alternativement à l’une et à l’autre rangée et portent la bouche, en fente verticale, à leur bord interne presque sur le prolongement de la ligne de suture des deux rangées. La coquille est calcaire et finement poreuse (Fossile) (").

Fig. 203.

(1) A ce genre se rattachent de nombreuses formes dont beaucoup pourraient être comptées comme de simples sous-genres :

Plecanium (Reuss), formé de particules arénacées (Vivant et fossile);

Venilla (Gümbel), qui commence en Plecanium et finit en Liguline Textularia (Sch.). (Fossile);

Grammostomum (Ehrenberg), à bouche terminale et corps déprimé d'avant en arrière (Vivant et fossile);

Schizophora (Reuss), Grammostomum finissant par des loges unisériées (Fossile);

Gemmulina (d'Orbigny), qui diffère du précédent par sa bouche ronde (Vivant);

Cuneolina (d'Orbigny), à corps comprimé en sens inverse de Grammostomum et autres, c’est-à-dire ayant les deux séries de loges aplaties l’une contre l’autre (Vivant et fossile);

Verneuilina (d'Orbigny), à coquille arénacée, à loges sur trois rangs donnant à la coquille la forme d’une pyramide triangulaire, et à bouche de Textularia (Vivant et fossile);

Tritaxia (Reuss), Verneuilina à bouche centrale {Vivant et fossile);

Reussia (Schwager), Verneuilina à coquille calcaire (Fossile);

Valvulina (d'Orbigny), semblable à Verneuilina, à coquille arénacée comme chez celui-ci, mais à grains très fins et à bouche recouverte d’une lèvre (Vivant et fossile);

Bigenerina (d'Orbigny), commençant en Textularia et finissant par des loges unisériées en ligne droite, avec une bouche ronde terminale (Vivant et fossile) ;

Siphogenerina |(Schlumberger) (fig. 204), différant de Bigenerina par la présence d’un canal inférieur qui réunit toutes les loges et ne leur permet de communiquer que par une fente dont il est percé au-dessus de chaque bouche {Vivant et fossile);

Siphogenerina

(d’ap. Schlumberger).

A, entier; B, en coupe.

Bulimina (d'Orbigny) (fig. 205) est construit sur un autre plan. Ses loges sont enroulées en hélice et forment une coquille turbinée. La bouche, en virgule, est placée sur le côté de la dernière loge (Vivant et fossile) (*).

Cassidulina(d'Orbigny) (fig. 206) peut ètre défini une Textulaire dont la coquille, à deux séries de loges, serait enroulée en spirale; la bouche est latérale, en fente (Vivant et fossile) (?).

Fig, 205. Fig. 206.

Bulimina Cassidulina (im. Carpenter). (Sch.).

Pavonina (d'Orbigny), semblable à Bigenerina, mais la partie qui, chez celui-ci, est droite devenant ici courbe, aplatie et en éventail, et la bouche étant cribriforme (Vivant);

Spiroplecta (Ehrenberg), différant de Textularia par ses premières loges enroulées en spirale {Vivant et fossile);

Gaudryina (d'Orbigny), à loges d’abord trisériées, puis bi- ou unisériées et à bouche en fente (Fossile);

Plectina (Marsson), représentant un Gaudryina à bouche ronde {Fossile);

Clavulina (d'Orbigny), à loges d'abord trisériées, puis unisériées, à coquille arénacée et à bouche valvulée (Vivant);

Climacammina (Brady), à loges disposées à peu près comme chez une Textulaire, mais à bouche très large et fermée d'une plaque cribreuse, et à coquille calcaire revêtue d'une couche extérieure arénacée à ciment calcaire (Fossile);

Tetrataxis (Ehrenberg, emend. Nüller), à loges disposées en hélice conique à axe creux communiquant toutes avec cette cavité columellaire par leur bouche tournée en dedans, et à coquille formée de deux couches, comme chez le précédent, mais avec la couche arénacée en dedans (Fossile);

Chrysalidina (d'Orbigny), qui peut être défini une Textulaire trisériée à bouche de Climacammina (Vivant et fossile).

Tous ces genres forment avec la Textulaire la famille des TzxruLariNx [Textularidæ (Carpenter)].

(1) Genres voisins :

Robertina (d'Orbigny) n’est qu'un sous-genre de Bulimina (Vivant et fossile):

Virgulina (d'Orbigny), dont le pas de l’hélice est tel que les loges tendent à reprendre une disposition irrégulièrement bisériée (Vivant et fossile);

Bolivina (d'Orbigny), tout à fait bisérié, mais que sa bouche de Bulimine empêche de joindre aux Textulaires (Vivant et fossile);

Pleurostomella (Reuss), à loges bisériées aussi, mais à bouche de Bulimine très élargie et entaillée à son bord inférieur (Vivant et fossile);

Bifarina (Parker et Jones), commençant en hélice et se terminant par des loges unisériées.

Ces genres forment la famille des BuzruiNz |Buliminæ (Brady)|. (?) Genres voisins :

Orthoplecta (Brady), qui n’est qu'un sous-genre du précédent ;

Ehrenbergia |Reuss), qui pourrait être défini : une Cassiduline déroulée.

Ces trois genres forment la famille des Casszouziwe [Cassidulina (Brady)].

PERFORÉS : GLOBIGÉRINIDES 141

4 Sous-ORDRE

GLOBIGÉRINIDES. — GLOPBIGERINIDÆ [GLOBIGERINIDÆ (Brady)]

C'est un Perforé formé d’un petit nombre de loges sphériques, percées de gros et rares pores et disposées en spirale obscure.

GENRES

Globigerina (d'Orbigny) (fig.207 et 208) est une forme polythalame très petite, formée de loges sphériques sou-

: é Fig. 207. Fig. 208.

dées les unes aux autres en spire confuse. Les loges nes’ouvrent pas à les unes dans les autres : la spire réserve une sorte de cavité ombilicale dans laquelle toutes les bouches s'ouvrent plus ou moins profondément, ou bien cette cavité He 1e ombilicale est effacée et la der- biserina (Sch.). CEE tr cn) ES s Vu du côté dorsal. Vu du côté ventral.

nière loge seule s'ouvre par la

bouche, à côté de la dépression qui la représente (Vivant et fossile) (*).

Orbulina (d'Orbigny) (fig. 209 à 211) est très petit aussi, formé d’une coquille calcaire entièrement sphérique, avec deux sortes de perforations, les

Fig. 210. Fig. 211 4, D % z Le * à % —% É É 5 = œ = Es F * S s $ S S Ÿ 07 (à Si WIPTT Orbulina (Aire d’adhérence Orbulina Orbulina (im. Schlumberger). vue de face) (im. Rhumbler). (Coupe) (Sch.).

unes (a) larges, espacées, les autres (b), petites, serrées.Il n'y a que rarement, en outre de cela, une ouverture plus large que l’on puisse considérer comme bouche. Les individus très adultes sont tous réduits à cela et sont, par conséquent, monothalames. Mais les autres ont, en

(!) Le test des formes pélagiques est toujours hérissé d’épines; ce genre est commun dans toutes les mers, pélagique ou dans les grands fonds,

outre, à leur intérieur, une masse très semblable à une Globigérine, soudée par sa plus grande loge et par les extrémités de ses épines à la face interne du test de l'Orbuline (°).

Les recherches récentes de Raumger [94] ont montré que les choses se passent de la manière suivante. Les Globigérines sont de deux sortes, les unes à test épais, les autres à test extrêmement mince. Les premières constituent le genre Globigerina, les secondes ne sont que des jeunes d'Orbulina encore dépourvus de la loge sphérique caractéristique. Les deux sortes de Globigérines grandissent avec des caractères très semblables (sauf l'épaisseur du test) et se munissent des mêmes grandes épines. Si certaines ont élé décrites comme étant dépourvues de ces appendices, c'étaient des Globigérines minces (futures Orbulines) dont les épines avaient été rompues par l'engin de pêche, en raison mème de la fragilité de leur test. Quand les Globigérines minces arrivent à posséder douze à quatorze loges, elles se sécrètent une grande loge sphérique emboîtante et les voilà Orbulines avec Globigérine incluse. À ce moment la Globigérine occupe environ les 2/3 de la cavité de l'Orbuline, et c’est à ce stade qu'appartiennent les formes présentant à peu près le rapport de taille indiqué. Mais, après un certain temps, la Globigérine incluse commence à entrer en dégénérescence : son calcaire se résorbe, ses loges se réduisent à des lamelles membraneuses qui s’affaissent les unes sur les autres et finissent par disparaître tout à fait. Toutes les Orbulines de grande taille sont dans ce cas. Elles contiennent parfois deux ou trois loges sphériques, incluses, concentriques, mais jamais de spire globigérinienne (*).

(:) On avait cru jusqu'ici que toutes les Orbulines étaient d'abord dépourvues de Globigérine, que certains individus en restaient dépourvus pendant toute leur vie, et que d’autres (dans la même espèce) en formaient une à leur intérieur, à un certain moment de leur existence, par bourgeonnement interne à l’intérieur de la loge périphérique. Il y aurait eu là dimorphisme comme chez les Milioles, existence simultanée des deux formes l’une B avec, l’autre A sans spire globigérinienne interne, avec cette différence qu'ici la loge initiale, loge sphérique orbulinienne, est à la périphérie et que les loges spiralées de la forme B poussent à son intérieur.

(2) Cette remarquable modification de la forme avec l’âge serait due à l'adaptation, les Globigérines étant pélagiques, celles à test mince sont exposées à être endommagées par l’action des vagues et prendraient, lorsque leur taille et le nombre de leurs loges deviennent assez grands pour que le danger soit réel, cette forme sphérique si avantageuse en pareil cas. C’est là évidemment une hypothèse. Mais le fait que l’évolution ontogénétique se passe comme il vient d'être dit repose sur des observations très démonstratives. RauMBLER a trouvé, en effet, des Orbulines chez lesquelles la spire globigérinienne, au lieu d’être soudée à la face interne du test, faisait partie de sa surface sur une certaine étendue ; et l’on voyait (fig. 210, 211), sur le test à trous plus grands et de deux sortes de l’Orbuline, une région perforée comme chez les Globigérines de trous beaucoup plus petits et tous égaux. Cela est impossible à expliquer si l’on admet que la loge orbulinienne est la première formée, et s'explique au contraire très aisément si c'est la spire globigérinienne qui a formé la loge orbulinienne : la loge enveloppante a laissé libre une portion plus ou moins étendue de la spire enveloppée. Enfin, la présence des loges membraneuses flétries est la preuve formelle

PERFORÉS : GLOBIGÉRINIDES 143

Hastigerina (Wyville Thompson) (fig. 204) a une coquille nautiloïde à parois minces, percées de pores fins et armés de longues épines. La bouche esterande, en croissant. Toute la coquille est noyée au sein d'une masse de protoplasma vacuolaire qui émet de fins pseudo-

. podes réticulés. Les longues épines calcaires sont creuses el remplies de protoplasma (Une seule espèce, vivante, pélagique).

Mikrocometes (Cienkovsky) est remarquable par sa coquille chitineuse percée de une à cinq ouvertures représentant de gros pores, et par son habitat : c'est, avec le genre Entzia (Daday), le seul RON (RENE). Perforé qui ne soit pas marin (Eau douce et étangs salés) (‘).

De SOUS-ORDRE

ROTALIDES. — ROTALIDÆ [Rorarinx (Brady)]

TYPE MORPHOLOGIQUE CFIG. 213) C'est une coquille polythalame, enroulée en spirale régulière, et plus embrassante à la face inférieure qu'à la supérieure P, en sorte que celle-ci est concave et laisse voir toutes les loges de la coquille, tandis que l'inférieure, légèrement convexe, ne laisse voir que celles du derniertour. C’est elle qui porte la bouche fissiforme. Le test est percé de larges pores. Les parois communes ne sont pas doubles, mais formées seulement par la paroi de la plus ancienne des deux A. Les loges communiquent entre elles par des orifices fissi-

: 2 Rotalide (Seh.). formes (°).

d'une dégénérescence de la portion globigérinienne à l'intérieur de l'Orbuline et est incompatible, au contraire, avec l'hypothèse de loges globigériniennes à l'intérieur de l'Orbuline.

(1) A ces genres principaux s'ajoutent les quelques genres secondaires suivants : Pullenia (Parker et Jones), formant une spire à plusieurs tours, mais à loges très embrassantes, en sorte qu'on n'en voit qu'une partie; toutes les loges communiquent entre elles. Les perforations sont très fines, la bouche est au ras du tour précédent (Vivant et fossile) ; Sphæroïdina (d'Orbigny), à loges plus embrassantes encore, en sorte qu'on ne voit que les trois à quatre dernières (Vivant et fossile); Candeïna (d'Orbigny), à enroulement trochoïde et à bouche remplacée par des orifices percés le long des sutures {Vivant).

(?) Mais parfois les parois sont doubles et il peut arriver que la convexité soit à Ja

Fig. 213.

144 LES RITHIZOPODES

Le mode de reproduction par bourgeonnement interne, ÿ compris le mode de division du noyau décrit chez les Miliolides (V. p.120) a été observé aussi chez quelques Rotalides (Discorbina).Les jeunes sortent par rupture de la coquille maternelle.

GENRES

Spirillina (Ehrenberg) (fig. 214) est conformé comme un C'ornuspira, sans divisionsintérieures;onnela rattache à ce sous-ordre, et avec quelques doutes, qu'en raison de son test perforé de gros canaux (Vivant et fossile) (*).

Discorbina (Parker et Jones) (fig. 215) retrace presque exactement notre type morphologique, mais la face inférieure n'est pas concave, étant Spirillina Discorbina remplie par un dépôt secondaire de (im. Brady). (im. Brady). calcaire non poreux (Vivant et fossile).

Rotalia (Lamarck, emend. Parker et Jones) (fig. 216) a des pores très fins, un enroulement hélicoïdal et, chez les grandes espèces du moins, les cloisons communes des loges sont Fig. 216. doubles et comprennententre elles un espace vide d'où partent vers la surface des canaux qui se bifurquent avant de l'atteindre. (Vivant et fossile) (?).

face inférieure, bien que celle-ci reste plus embrassante, et que les parois des loges soient doubles et parcourues par un système de canaux du test, mais cela est exceptionnel dans ce sous-ordre.

() Il forme à lui seul la famille des SrzrizriNe [Spirillinina |Brady)].

Asterigerina (d'Orbigny), simple sous-genre du précédent ;

Planorbulina (d'Orbigny), fixé par sa face supérieure devenue plane et laissant voir à peu près toutes les loges des deux côtés (Vivant et fossile) ;

Truncatulina (d'Orbigny), fortement convexe en dessous, plan ou concave en dessus (Vivant et fossile);

Anomalina (Parker et Jones), à tours de spire marqués très fortement et à peu près autant en dessus qu'en dessous {Vivant et fossile);

Planulina (d'Orbigny), très plat, presque symétrique (Vivant et fossile)

(Ces trois genres ne sont guère que des sous-genres de Planorbulina) ;

Pulvinulina (Parker et Jones), biconvexe, à ombilic souvent comblé; test à pores fins (Vivant et fossile);

Cribrospira (Müller), en hélice, à dernier tour seul visible, à orifice terminal cribreux, à cloisons simples et à pores larges {[Fossile);

Cymbalopora (Hagenof) à loges enroulées d'abord en hélice, puis en cercle, formant un cône surbaissé à axe creux dans lequel s'ouvrent les cavités des loges {Vivant et fossile);

Carpenteria (Gray), disposé comme le précédent, mais moins régulièrement et fixé par la base du cône dont Je sommet tronqué, servant de bouche commune, se prolonge parfois en un tube simple ou dendritique {Vivant) ;

Rotalia (Sch.).

PERFORÉS : ROTALIDES 145

Calcarina (d'Orbigny) (fig. 217) est constitué comme Rotalia, mais est recouvert d'un dépôt calcaire concrétionné appelé intersquelette, qui garnit toute la surface, comble toutes les dépressions, tous les intervalles, ne laissant apercevoir qu'une faible partie du test (les dernières loges à la face inférieure) et des épines très développées, insérées sur le test et traversant cet intersquelette. Celuici se dépose pendant toute la vie, en sorte qu'il existe jusqu'au centre de la masse séparant les tours de spire; mais il augmente d'épaisseur avec l’âge, en sorte que la coquille vraie, avec ses loges à paroi propre mince, y est complètement noyée. Ces parois propres sont percées des gros pores habituels; l'intersquelette, au contraire, est parcouru d'un riche système de fins canaux ramifiés et anastomosés qui viennent s'ouvrir à la surface (Vivant et fossile) (*). Tinoporus (Carpenter) (fig. 218) a une forme variant de la sphère au cône et à la lentille, souvent avec de gros tubercules très saillants; il est formé de loges cuboïdes, toutes semblables, disposées en strates horizontaux et verticaux séparés par des lames calcaires de mème direction; les parois des loges sont simples, généralement sans canaux dans leur épaisseur; les horizontales sont percées de nombreux et fins pores, les verticales d’un petit nombre d'orifices plus larges, en sorte qu'elles communiquent toutes ensemble; les superficielles communiquent par leurs pores avec le dehors, mais il n'y a pas de grand orifice méritant le nom de bouche. Quand on examine avec soin la Roc disposition des loges, on voit qu'il y en a au centre (im. Brady). un certain nombre enroulées en une spire plane régulière, tandis que les autres sont orientées radiairement. Ces loges spirales constituent la coquille primitive et les autres sont des loges accessoires, développées comme celles de la cavité axiale des Patellines dans un squelette secondaire abondant qui s’est rapidement développé autour de la coquille primitive, et a empêché son développement ultérieur. Un système de canaux, s'ouvrant, d’une part dans les chambres, d'autre part au dehors se montre dans ce squelette secondaire el en particulier dans ses protubérances spiniformes (Vivant et fossile) (°).

Fig. 217.

Calcarina (Sch. Ve

Fig. 218.

Rupertia (Wallich}, dont la coquille a un enroulement spiral irrégulier déterminant une masse sphérique irrégulière où les loges ne sont pas visibles et qui est fixée par une colonnette dépourvue de pores (Vivant) ;

Patellina (Williamson), enroulé comme le précédent, mais à cavité axiale remplie de loges irrégulièrement empilées communiquant avec celles de la surface, qui sont incomplètement divisées en logettes par des sepla radiaires (Vivant et fossile).

(!) Tous ces genres, depuis et y compris Discorbina, forment la famille des Roraz1NX [Rotalina (Brady)].

(*) «M. Munier-Chalmas pense que certains genres de Foraminifères se comportent

Polytrema (Risso) (fig. 219) est formé d’une base encroûtante dans laquelle on reconnait, au centre, un groupe de loges à arrangement spiral qui représente la coquille primitive. Mais à ces loges primitives s'en ajoutent d'autres, beaucoup plus nombreuses, qui s'entassent d'abord en couches irrégulières, puis forment des tubes dressés ramifiés, creux. Cela donne à l'animal la forme d'un petit Polypier et, comme il est ordinairement rouge, il a été longtemps pris pour une sorte de Corail. Les loges de ce système LS secondaire n’ont pas de pores ordi- Polytrema (P. cylindricum) (d'ap. Carter) naires, et leurs communications entre montrant une coupe transversale, len-

ées et havec ler dehors hs'établissentet ORPI dentelle face et une partie de la section trans-

par des sortes d'enfoncements en versale plus grossie.

forme de piliers creux qui partent

du plancher des loges, et descendent dans la loge sous-jacente, la traversent et se fixent à son plancher. La cavité de ces piliers s'ouvre en haut à plein canal dans la loge supérieure, et en bas, par des orifices latéraux, dans la sous-jacente. Pour les loges superficielles, le tube s'ouvre distalement en dehors (").

comme s'ils représentaient des colonies dérivées par blastogénèse de types simples. Dans cette hypothèse, les loges sériées qui se développent sur le pourtour ou sur les côtés d’un individu central ou médian, représenteraient un développement blastogénétique ; ainsi Tinoporus serait une colonie dérivée d'un type simple analogue à Calcarina. I en serait de même des rapports d’Orbitoïdes et de Cycloclypeus. Dans ce même ordre d'idées Dicyclina représenterait deux individus d'Orbitolina accolés par la face qui ne porte pas le réseau externe».

Cette note nous est communiquée par M. Munier-Chalmas.

Nous exprimons à notre collègue nos remerciements pour l’obligeance avec laquelle il a bien voulu nous donner la primeur de ses idées nouvelles. Mais il nous semble difficile d'interpréter comme un phénomène blastogénétique la formation des loges secondaires quand les loges de la coquille primitive se forment par un phénomène d’accroissement.

Qui dit blastogénèse, en effet, dit formation d'un nouvel individu par bourgeonnement. Or chez ces êtres, l'individu comporte au moins un noyau : une loge sans noyau n’est pas un individu. Chez la Polystomelle macrosphérique, par exemple, la formation des nouvelles loges estun phénomène d’accroissement et non de blastogénèse : cela est démontré par le fait que le noyau reste unique pendant leur formation. Pour que l’on pàt dire que chez Tinoporus, les loges dela coquille primitive se sont formées par accroissement et celles de la coquille secondaire par blastogénèse, il faudrait que l’on ait constaté que le noyau reste unique pour la formation des loges de la première et se divise pour former les loges de la seconde. Or personne n’a constaté cela et nous sommes convaincus qu'en cherchant à le vérifier on reconnaïtrait que les choses ne se passent pas ainsi. Très probablement, ici comme ailleurs, le noyau reste unique pendant l'accroissement de l'individu et se divise seulement à certains moments pour sa reproduction.

(1) Genres voisins :

Gypsina (Carter), parfois fixé et encroùlant, grossièrement perforé, sans système de

PERFORÉS : NUMMULITIDES 147

6° Sous-ORDRE NUMMULITIDES. — NUMMULITIDÆ.

[NummuzINIpA (Carpenter, emend. Brady)]

C'est un Perforé libre, à pores fins, polythalame, à enroulement régulièrement spiral et symétrique. Mais les parois des loges sont doubles, en ce sens que, lorsqu'une nouvelle loge se forme, elle ne se contente pas, là où elle confine aux loges anciennes, de la paroi de celles-ci, mais en sécrète une autre qui la double. Dans l'espace entre ces deux parois contiguës, naît un système compliqué de canaux. Enfin, un squelette supplémentaire et perforé se développe dans divers points. Mais il n'est guère possible de systématiser les dispositions de ces diverses parties; elles seront indiquées dans la description des genres.

GENRES

Fusulina (Fischer de Waldheim) (fig. 220). La coquille a l'aspect d’un petit

fuseau de 10 à 12 millimètres de long. Pour la disposition intérieure

des loges primaires et de leurs cloisons, c'est absolument une Alvéoline. Ce sont les mêmes loges, basses et restant basses malgré les progrès de la croissance, courtes, en sorte qu’il en faut beaucoup pour faire un Fusulina (im. Carpenter). tour, mais larges

et augmentant de

plus en plus en largeur à mesure que la coquille s'accroît, de manière à être toujours absolument embrassantes, s'étendant d’un pôle à l’autre de la coquille dans toute la longueur du méridien correspondant. La bouche forme une longue fente méridienne. Les cloisons primaires

canaux ni protubérances (Vivant et peut-être fossile, mais cela n’est pas certain);

…Aphrosina (Carter), finement perforé, fixé, encroûtant (Vivant; Thalamopora (Rômer), en forme de tigelle ramifiée, fixée par sa base el dépourvue de

bouche (Fossile) ;

Dssclinorus (Dervieux), caractérisé par le fait que les loges de la coquille initiale sont

laissées tout au bord de la coquille par les logettes secondaires qui sont plus petites, d'abord semi-lunaires, puis rhomboïdales.

Ces genres forment la famille des TrvororiNæ | Tinoporinæ (Brady)] qui a pour caractère cette combinaison de loges primitives régulièrement spirales et de loges secondaires tout autrement disposées que l’on retrouve chez tous.

sont simples comme chez l'Alvéoline. Mais le test est perforé de très fins pores extrêmement serrés. Il y a, en outre, des différences dansle détail de la structure. Ici, en effet, les cloisons primaires sont complètes et séparent entièrement les loges (/.), sauf un assez large orifice fissiforme (0) au ras du plancher, dans le plan équatorial de la coquille. Tous ces orifices forment done un canal spiral ininterrompu qui traverse toutes les loges en leur milieu. Il n'y a ni cloisons secondaires, ni cloisons terliaires; mais il y a cependant des loges secondaires produites de la manière suivante. Les cloisons ne sont pas des lames planes. Elles sont planes seulement dans 1/5 environ de leur hauteur, le long du plafond (a, b); mais dans les quatre autres cinquièmes, elles sont fortement onduleuses, plissées, disons même gaufrées. Les plis sont disposés perpendiculairement à la hauteur de la cloison, s'avançant alternativement dans les cavités des deux loges que la cloison sépare. Ils sont si saillants qu'ils arrivent à se rencontrer d'une cloison à l’autre, divisant aussi la loge en logettes (c). Mais ces logettes ne règnent, comme les plis, que dans les 4/5 de la hauteur de la loge et communiquent ainsi toutes avec elle le long du plafond de celle-ci (Fossile) (*).

Polystomella (Lamarck) (fig. 221,222 et 223). La coquille a un enroulement nautiloïde symétrique. Les loges sont nombreuses à chaque tour et très embrassantes, mais pas complètement, en sorte qu'à l'ombilic on devrait,

de chaque côté, voir tous les tours

précédents. On les voit en effet sur l'animal décalcifié. Mais, le plus souvent, l'ombilic est comblé par un tissu squeletlique secondaire, en sorte que l’ensemble devient lenticulaire.

Les cloisons de séparation des loges sont simples et perforées d'une ran- Polystomella. gée de trémas disposés sur une seule Entier (d'ap. Brady) ligne un peu au-dessus du plancher. RC A a Il en est de même pour l'orifice buc- P cal. Enfin, les loges envoient en arrière des prolongements en eul-de-sac

Fig. 221.

(1) Genres voisins :

Hemifusulina (Müller) n’est guère qu’un sous-genre des Fusulines, mais ses cloisons sont formées de deux lamelles entre lesquelles règne un espace qui s’ouvre dans la loge par une fente située au-dessus de l’orifice de communication des loges. Dans cet espace se trouve,en outre, un système de canaux ramifiés (Fossile);

Fusulinella (Müller) considéré par les uns comme un sous-genre des Fusulines serait pour les autres un Imperforé voisin d’Alveolina |Fossile); |

Schwaggerina (Müller) diffère de la Fusuline en ce que ses cloisons, dans la plus M grande partie de leur étendue, ne sont pas plissées; mais, en approchant de l'axe, elles 4 deviennent brusquement très sinueuses, se ramifient, anastomosent leurs ramifica- } tions et forment là un tissu irrégulièrement réticulé, à peu près comme chez les Nummulites (V. p. 150) (Fossile),

Ces trois genres forment la famille des FUSULININÆ | Fusilininæ (Brady)].

PERFORÉS : NUMMULITIDES 149

qui font saillie sur son bord postérieur. En outre de cela, il existe un système de canaux interseptaux et, de chaque côté, un canal spiral qui suit la spire ombilicale (*).

Ces deux canaux (fig. 222) sont réunis par des canaux méridiens (cl.) qui suivent la suture de chaque cloison avec le plafond de sa loge. Ces canaux méridiens émettent : 1° des canaux divergents (ed.) qui se portent alternativement en avant et en arrière, dans le plafond de la loge suivante

,Cps

Fig. 222,

Page 1