‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 67 sur 112 · FIG · texte numérisé non relu

FIG

C’est notre Monopylaire typique, mais à squelette sans coque grillagée, et réduit au trépied et à l'anneau sagittal. Cet anneau est soudé verticalement au centre du trépied et entoure la capsule qui, plus petite que lui, s'appuie sur sa base. Les branches du trépied sont: une postérieure et deux antéro-latérales (0,07 à 0,17) (*).

l GENRES Cortina (Häckel) (fig.334) est la réalisation de ce type ("). Archicireus (Häckel) (fig. 335) est un Cortina sans trépied. Son squelette est donc réduit à un simple RTE OURS anneau vertical, sagittal, régulier, parfois orné (Type morphologique)

d'épines simples (0,04 à 0,15) (?). (Sch.).

Cortiniscus (Häckel) que, Fig. 336.

(fig. 336) est un | Cortina chez lequel des ra- ON mifications , arquées et soudées entre elles, des , Cortina

branches du (im. Häckel). Arehicireus im.Häckel). Cortiniscus (im. Häckel). trépied ont

formé un deuxième anneau plus ou moins horizontal situé entre l’anneau typique vertical et Le trépied (0,08 à 0,18) (°).

(!} Genre voisin :

Stephanium (Häckel) est un Cortina dont le trépied a quatre branches, une antérieure, une postérieure et deux antéro-latérales (0,12 à 0,16). (*) Genres voisins :

Lithocireus (J. Müller) est un Archicireus à anneau orné d'épines ramifiées (0,07 à 0,15); Zygocireus (Bütschli) est un Archicireus dont l'anneau est aplati en arrière (0,04 à 0,2); Dendrocireus (Häckel) est un Lithocireus avec la même modification (0,04 à 0,11). Ces genres forment la famille des SzzPxanxINx |Stephanida (Häckel)]. Stephaniseus (Häckel) est semblable, mais son trépied a quatre branches, une antérieure, une postérieure et deux antéro-latérales (0,08 à 0,13);

(*) Ces nombres et les suivants indiquent le diamètre de l'anneau.

Semantis (Häckel) (fig. 337) est un Cortiniscus mais sans trépied : il est réduit à ses deux anneaux. Mais, tandis que la cavité de l'anneau vertical est libre, celle de l’horizontal est découpée par la base du vertical en 1IB Role deux orifices, l’un droit, l’autre gauche (0,06 à 0,12) (*).

Zygostephanus (Häckel) (fig. 338) ne possède du squelette typique complet que l'anneau sagittal, comme Archicircus. Mais il s'y ajoute un second . ,

2 . : Semantis Zygostephanus anneau vertical perpendiculaire au pre- {jn. Häckel). ns Hécl) mier et par conséquent coronal. Cela forme le cadre d'une coque sphérique communiquant avec le dehors par quatre énormes ouvertures, deux antéro-latérales et deux postérolatérales (0,09 à 0,20) (*).

Fig. 338,

Semantiscus (Häckel) est semblable encore, mais son trépied a six pieds, ceux du genre

précédent, plus une paire postéro-latérale (0,08 à 0,12). (} Genres voisins :

Semanthum (Häckel) a ses deux trous recoupés en quatre par deux tigelles qui les traversent (0,08 à 0,1);

Semantidium (Häckel) les a recoupés en six par quatre tigelles (0,08 à 0,14);

Chlathrocircus (Häckel) a les quatre trous basilaires du Semanthum et, en outre, des trous diversement disposés mais toujours par paires symétriques le long de l'anneau vertical et déterminés par des apophyses de celui-ci (0,08 à 0,15).

Réunis aux genres Cortiniscus, Semantis et à ceux qui dépendent d’eux, ces genres forment la famille des Szwanrixz [Semantida [Häckel)]. 2?) Genres voisins :

Zygostephanium (Häckel) a ses quatre grandes ouvertures en partie grillagées par des apophyses ramifiées et anastomosées (0,12 à 0,18);

Coronidium (Häckel) a ses deux anneaux verticaux tronqués en bas et insérés sur un troisième anneau horizontal (0,14 à 0,18 ;

Acanthodesmia (J. Müller) est pareil, mais avec ses quatre ouvertures partiellement grillagées (0,12 à 0,18);

Trissocireus (Häckel) a ses deux anneaux verticaux complets, mais recoupés par un anneau horizontal qui, au lieu d’être à leur base, est à l'équateur de la sphère; cela forme le cadre d’une sphère laissant huit Fig. 339. larges ouvertures régulières (0,08 à 0,12);

Trissocyclus (Häckel\ (fig. 339) est pareil, mais ses huit ouvertures sont partiellement grillagées (0,13 à 0,16);

Tristephanium (Häckel) est un Trissocircus dont l’anneau horizontal est au-dessous de l'équateur (0,12 à 0,2);

Tricyclidium |Häckel) représente le précédent avec ses ouvertures partiellement grillagées (0,15 à 0,18);

Eucoronis (Häckel) a aussi trois anneaux, mais l'anneau horizontal, Trissocyclus situé très bas, laisse le sagittal complet, tandis que le coronal] (im. Häckel). se termine sur lui par ses extrémités tronquées (0,14 à 0,25);

Plectocoronis (Häckel) est le précédent avec les ouvertures partiellement grillagées (0,13 à 0,16) ;

MONOPYLAIRES : STÉPHOÏDES 294

Protympanium (Häckel) (fig. 340) n’a du squelette typique que l'anneau sagittal ; 11 s'y ajoute deux anneaux horizontaux, un inférieur basal, un supérieur apical qui sont complets et coupent l'anneau sagittal ; il en résulte deux larges fenêtres verticales latérales et quatre fenêtres horizontales, deux en haut et deux en bas (0,07 à 0,15) (*).

Fig. 340.

Podocoronis (Häckel) représente Eucoronis augmenté de branches descendantes qui s’insèrent régulièrement sur l'anneau hori-

zontal (0,13 à 0,2). Protympantium Ces genres forment la famille des CoroniNx [Coronida (im. Häckel). (Häckel)].

(!) Genres voisins :

Acrocubus (Häckel) a, en plus, un anneau coronal et se trouve ainsi formé par deux anneaux parallèles réunis par deux anneaux se coupant à angle droit (0,08 à 0,21);

Toxarium (Häckel) possède, en plus, quatre arcs verticaux, deux en haut, deux en bas, formés par des apophyses courbes soudées en cercle (0,12 à 0,2) ;

Microcubus (Häckel) n’a point ces ares supplémentaires, mais possède un troisième anneau horizontal, équatorial (0,12 à 0,15);

Octotympanum (Häckel) à aussi ce troisième anneau, mais incomplet {0,12 à 0,2);

Tympaniseus (Häckel) revient aux deux anneaux horizontaux simples, mais coupés par trois anneaux verticaux (0,09 à 0,18);

Tympanidium (Häckel) les a coupés par quatre anneaux verticaux (0,1 à 0,25);

Parastephanus (Häckel) est un Protympanium dont on aurait supprimé les parties de l'anneau sagiltal qui ne sont pas comprises entre les deux anneaux horizontaux. Ceux-ci sont donc simplement réunis par deux tigelles verticales dans le plan sagittal, vestiges d’un anneau sagittal incomplet (0,08 à 0,10);

Prismatium (Häckel) a trois tigelles, vestiges d'un anneau coronal et d’un demi-anneau sagittal (0,04 à 0,09);

Lithocubus (Häckel) a quatre ligelles, restes de deux anneaux complets (0,05 à 0,07);

Pseudocubus (Häckel) est de même, mais les deux anneaux horizontaux ne sont pas de même taille, ce qui lui donne une forme générale tronconique (0,05 à 0,1);

Eutympanium (Häckel) a six ou huit tigelles, restes de trois à quatre anneaux (0,08 à 0,13) ;

Circotympanum (Häckel) est semblable, mais avec les deux anneaux horizontaux inégaux (0,09 à 0,12);

Dystympanium (Häckel) (fig. 341) a aussi six à huit tigelles ou même plus et ses anneaux inégaux, le supérieur plus petit, mais la fenêtre enclose par lanneau supérieur est fermée par un tissu grillagé émanant de cet anneau (0,09 à 0,12);

Lithotympanum (Häckel) est de même, mais a ses anneaux égaux et ses deux fenêtres horizontales aussi obturées par du tissu Dystympanium Paratympanum grillagé (0,12 à 0,13); (im. Häckel). (im. Häckel).

Paratympanum (Häckel) (fig. 342) est comme le précédent, mais a l’anneau supérieur plus petit que l’inférieur (0,09 à 0,1).

Ces genres forment la famille des TrwPpaxinwz [Tympanida [Mäckel)].

4° Sous-ORDRE CYRTOÏDES. — CYRTOIDÆ

[CrrronrA(Häckel); — PozrcrsrTiNA (Ehrenberg, p.p.); — MonopicrTr4 (Ehrenberg, p. p.)]

Comparé au type morphologique des Monopylaires, celui-ci s'en distingue par l’extrème réduction ou la disparition complète de l'anneau. Il comprend donc essentiellement une coque grillagée sphérique montée sur un pied à trois branches dont une postérieure et deux antéro-latérales. Dans cette coque, on observe souvent une sorte d'arc postérieur montant comme un demi-méridien de la base de la branche impaire du pied jusqu'au sommet de la coque, où souventil se prolonge en une corne apicale.

Cette forme est la plus simple que puissent présenter les Cyrtoides. Mais souvent elle se complique d'une manière qui demande à ètre définie. Des branches du pied, qui sont obliquement descendantes, partent des apophyses ramifiées qui anastomosent leurs branches et forment, entre ces branches, un tissu grillagé tout semblable à celui qui forme la coque. De la sorte, naît un second

Fig. 343.

< É CYR TOIDÆ compartiment de la coquille auquel on donne (rype morphologique) (Sch.).

le nom de thorax (tig.3%44th.)et qui est séparé 4. Coquille vide;

B. Coquille avec la capsule.

de la coque sphérique primitive, qui prend le nom de fée (c), par un éfranglement cervical circulaire et transversal, la communication entre les cavités céphalique et thoracique étant ou libre ou rétrécie par un septum grillagé.

Pareille chose peut se renouveler une seconde fois et donnér naïissance au-dessous du thorax à un troisième compartiment, l'abdomen (ab.), séparé de celui-ci par un étranglement lombaire ; et l'abdomen peut être lui-mème étranglé de distance en distance par des constrictions secondaires de moindre importance. L'abdomen, ou le thorax quand celui-ci manque, est normalement ouvert en dessous, mais un empiètement secondaire du tissu grillagé pariétal peut aussi le fermer.

La capsule centrale (fig. 343, B : caps. ctrl.) ne subit aucune modification quand la féte est assez grande pour la loger (A). Mais dans le cas

MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES PAU)

contraire (B), si elle est gênée parles branches du pied, elle est obligée de former des lobes (b, b) qui s’insinuent entre ces branches et pendent dans le thorax.

Ces trois éléments de variation : présence ou absence d’un thorax ou d'un abdomen, ce dernier étant segmenté ou non; absence ou présence d’un pied et nombre de ses branches ; présence ou absence d'une lame grillagée pour fermer ou non le compartimentinférieur de la coquille : tout cela se combine de manière à permettre une subdivision

CYRTOIDÆ (Type morphologique) (Sch.). du groupe en sec-

Complication croissante de la coquille par l'addition du thorax tions homogènes

RC NES LEA qui facilitent singu-

ab., abdomen ; roue tête ; €t., branches lièrement la clas-

sification. Et cela

est d’autant plus à apprécier que ce groupe immense contient plus

de onze cents espèces et que la plupart des formes fossiles lui appar-

tiennent, certaines d'entre elles étant assez riches en individus pour former des roches entières.

Nous appellerons (!) :

MoNOCYRTOÏDES, MoNoCYRTOIDEA, ceux qui ont pour coqueunesimple sphère sans étranglements ;

DicyrToÏDES, DICYRTOIDEA, ceux qui ont une tête et un thorax;

TRICYRTOÏDES, TrICYRTOIDEA, ceux qui ont une tête, un thorax et un abdomen insegmenté; et

STICHOCYRTOÏDES, STICHOCYRTOIDEA, ceux qui ont une tète, un thorax et un abdomen et dont l'abdomen est seementé.

Et, dans chacune de ces sections, nous allons trouver des groupes ayant soit trois branches au pied, soit quatre branches ou plus, soit point de pied.

Enfin, dans chacun des groupes de chacune de ces sections, nous trouverons des genres à coquille librement ouverte en dessous ou fermée en cette région par un prolongement du tissu grillagé ou autrement, ce que l’on exprime en disant que la coquille est à bouche librement ouverte où à bouche diaphragmée, en sorte que nous pourrons en quelques mots caractériser le genre type de chaque série.

@) Nous considérons ces subdivisions comme des simples groupes de genres, aussi leur donnons-nous la désinence en ea des groupes hors cadre.

GENRES MoxocyrToïnes — MonoCcYRTOIDEA.

(MowocrrripA (Häckel); — CFATOIDEA MONOTHALAMIA (Häckel)]

Tripocalpis (Häckel) (fig. 345) est un Monocyrtoïde à pied pourvu de trois branches et à bouche librement ouverte. Il porte, en outre, une corne apicale et les branches de son pied se prolongent en une côte saillante jusqu'au sommel de la coquille (0,13 à 0,27) (*).

Archibursa(Häckel) (fig. 345) est un Monocyrtoïde à pied muni de trois branches et à bouche diaphragmée (0,1) (De Tripocalpis Archibursa

Liz À (im. Häckel). (im. Häckel).

Fig. 346.

() Genres voisins :

Tripodonium (Häckel) n’a pas de corne apicale (0,1 à 0,18);

Archipilium (Häckel) n’en à pas non plus et les branches de son pied n’atteignent pas en bas le niveau de la bouche (0,08 à 0,09);

Trissopilium (Häckel) est de même, mais a une corne (0,18 à 0,24);

Tripterocalpis (Häckel) n'a pas de corne et est comme Archipilium, mais sa bouche est armée au bord libre de fortes épines (0,18 à 0,25) (*);

Tripilidium [Häckel) a une corne, son pied ne dessine pas de côtes sur la coquille et forme trois saillies libres (0,12 à 0,32);

Tripodiscium (Häckel) est semblable, mais sans corne (0,08 à 0,22);

Tridictyopus (Häckel) n'a pas de corne, mais son pied est grillagé (0,3 à 0,4).

2) Genres voisins :

Peridium (Häckel) est semblable, avec une corne en plus (0,14 à 0,2);

Archipera (Häckel) semblable encore avec deux cornes ou plus (0,1 à 0,2);

Euscenium (Häckel) est un Archibursa muni d’une columelle c’est-à-dire d’une tige verticale qui part du centre du pied, monte dans l’axe de la coquille et se termine par une corne apicale (0,15 à 0,25);

Cladoscenium |[Häckel) est semblable, mais a sa columelle branchue (0,15 à 0,3);

Pteroscenium (Häckel) diffère du précédent par trois aïles de tissu grillagé qui réunissent la corne aux trois branches du pied (0,06 à 0,1);

Archiscenium (Häckel) présente le même caractère, mais sa columelle est simple (0,04 à 0,05).

Réunis à Tripocalpis, à Archibursa et aux genres qui dépendent d'eux, ces genres forment la famille des TrrrocazriNæ [Tripocalpida (Häckel)].

. ere Lu.

(*) La distinction entre les épines buccales et les prolongements des branches du pied est quelque peu arbitraire.

MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES 225

Bathropyramis (Häckel) (fig. 347) est un Monocyrtoïde à pied muni de six à neuf branches ou plus, et à bouche librement ouverte. Les branches de son pied se prolongent en haut en côtes saillantes à l'intérieur de la coquille qui est de forme pyramidale et sans corne (0,2 à 0,4) (*).

Archiphæna (Häckel) (fig. 348) est un Monocyrtoïde à pied munide

Fig. 349.

Gin Hckel, six à neuf branches ou plusetà im. Häckel. Gin, Héckel. bouchediaphragmée(0,1à0,3)(*).

Cornutella (Ehrenberg) (fig. 349) a, en plus, une corne (0,08 à0,25) (°).

Archicapsa (Häckel) (fig. 350) est un Monocyrtoïde sans pied à bouche diaphragmée (0,09 à 0,14) (*).

Bathropyramis Cornutella

Fig. 350,

(1) Genres voisins :

Cinclopyramis (Häckel) est semblable, mais son tissu grillagé est double, formant des mailles fines dans les grandes (0,2 à 0,4); Peripyramis (Häckel) est semblable aussi, mais son tissu est formé de deux couches grillagées superposées (0,32 à 0,45); Archicapsa

Litharachnium (Häckel) diffère de Bathropyramis par la forme dis- (im. Häckel). coïdale ou campanulée aplatie de sa coquille (0,18 à 1,12); Cladarachnium (Häckel) de même, mais ses côtes intérieures sont ramifiées (0,16); Cyrtophormis (Häckel) est un Bathropyramis de forme ovale ou hautement campanulée:; sa bouche est rétrécie mais à bord simple (0,09 à 0,2); Archiphormis (Häckel) est semblable, mais à bouche armée d’épines (0,08 à 0,13); Haliphormis (Ehrenberg) est comme le précédent avee une corne en plus {0,06 à 0,12); Carpocanistrum (Häckel) diffère de Bathropyramis par l'absence des côtes intérieures saillantes, sa bouche est armée d’une couronne d’épines (0,07 à 0,31); Halicalyptra (Ehrenberg) est comme le précédent avec une corne en plus {0,06 à 0,42); Arachnocalpis (Häckel) est un Carpocanistrum à tissu formé de deux couches grillagées superposées (0,3 à 0,46).

(?) Genres voisins:

Calpophæna (Häckel) a une corne en plus (0,15 à 0,40); Phænocalpis (Häckel) est un Archiphæna avec une columelle simple (0,11 à 0,18); Phænoscenium (Häckel) est de même, mais sa columelle est branchue (0,09 à 0,19). Cette série de genres forme avec la précédente la famille des PxænocarriNx [Phænocalpina (Häckel)].

(*) Genres voisins :

Cornutanna (Häckel) est un Monocyrtoïde sans pied et à bouche libre; sa coquille est conique (0,1 à 0,2); Cyrtocalpis (Häckel) est un Cornutanna de forme ovale à bouche rétrécie (0,08 à 0,18); Archicorys (Häckel) est comme le précédent avec une corne en plus (0,19 à 0,23); Mitrocalpis (Häckel) diffère de Cyrtocalpis par son tissu grillagé à deux couches (0,35); Spongocyrtis |Dunikovski) diffère du même par son tissu grillagé spongieux (0,32 à 0,35). (*) Genre voisin :

Halicapsa (Häckel) a, en plus, une corne (0,17 à 0,29);

DicYrTOÏDES. — JrcrRTOIDEA

[Dicrrrip4 (Häckel); — CYRTOIDEA niTHALAMIA (Häckel)]

Sethopilium (Häckel) (fig. 351) est un Dicyrtoïde. À ce titre il a donc sa coquille composée d’une téte et d'un thorax séparés par un étranglement. Son pied est DT composé de trois branches; mais ces trois branches sont ici noyées dans la paroi grillagée sur laquelle elles dessinent trois côtes parfois à peine visibles, et ne deviennent libres qu'en dessous. La bouche (c'est-à-dire l'orifice inférieur du thorax) est librement ouverte, tandis que l’orifice qui fait communiquer la tête et le thorax peut être Sethopilum (im. Häckel). plus ou moins diaphragmé (0,09 à 0,41) (*).

Ces deux genres forment, avec la série précédente, la famille des CrrrocazrNx [Cyrtocalpina (Häckel)].

{!) Genres voisins:

Dictyophimus (Ehrenberg) est conformé comme Sethopilium, mais il possède en plus une corne (0,01 à 0,66);

Tripocyrtis (Häckel) de même, mais en outre le tissu grillagé s'étend jusqu'à la pointe de son pied (0,15 à 0,17);

Psilomelissa |(Häckel) a les trois côtes thoraciques prolongées latéralement en épines ou en ailes (0,08 à 0,12);

Lithomelissa (Ehrenberg) est pareil, mais avec une corne {0,08 à 0,18);

Spongomelissa (Häckel) pareil encore, mais à tissu grillagé spongieux (0,08) ;

Chlathrocanium (Ehrenberg) a son tissu grillagé normal, mais percé de trois larges ouvertures entre les côtes (0,09 à 0,12);

Lamprodiscus (Ehrenberg) a ses côtes complètement noyées dans la paroi au niveau du thorax qui est aplati (0,1 à 0,13);

Lampromitra (Häckel) est un Zamprodiscus à bouche armée d’une couronne d'épines

Callimitra (Häckel) a une corne céphalique formée par le prolongement d’une columelle centrale et réunie par trois grandes ailes grillagées aux trois côtes noyées dans la paroi du thorax (0,19 à 0,22);

Clathromitra (Häckel) a en plus une corne frontale (0,05 à 0,1);

Clathrocorys (Häckel) diffère de Callimitra par trois larges ouvertures dans son tissu grillagé, entre les côtes (0,17 à 0,2);

Eucecryphalus (Häckel) a les côtes pédieuses complètement détachées du thorax qui est libre en dedans d’elles (0,05 à 0,17);

Amphiplecta [Häckel) a ses côtes pédieuses libres à l’intérieur du thorax et une large

ouverture au sommet de la tête (0,09 à 0,15);

Lychnocanium (Ehrenberg) n’a plus de côtes, les trois branches de son pied naissent libres au-dessous du thorax (0,08 à 0,14);

D (Häckel) est pareil, mais ses branches pédieuses sont grillagées (0,08 à 0,11).

nn.

MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES 27 (

Sethopera (Häckel) (fig. 352) est un Dicyrtoïde à pied formé de trois branches et la bouche operculée (0,07 à 0,12) (QE

Acanthocorys (Häckel) (fig. 353) est un Dicyrtoïde à pied formé de nombreuses branches (neuf et plus) et à bouche libre. Les branches du pied forment sur le thorax des côtes épineuses et dépassent le thorax en autant de pointes libres; il y a ordinairement des cornes céphaliques (0,07 a, 007) (P):

Fig. 353.

(1) Genres voisins:

Lithopera (Ehrenberg) diffère du précédent par ses côtes pédieuses qui sont libres dans la cavité : : thoracique au lieu d’être noyées dans l'épais- .Sethopera Acanthocorys seur de ses parois (0,1 à 0,19) ; (im. Häckel). (im. Häckel).

Peromelissa (Häckel) en diffère par ses côtes qui émettent trois épines latérales libres (0,11 à 0,14);

Micromelissa (Häckel) est pareil avec une corne céphalique en plus (0,1 à 0,16);

Sethomelissa (Häckel) a, en place des épines du précédent, trois ailes grillagées (0,14);

Tetrahedrina (Häckel) a les trois branches de son pied réduites à leur partie terminale libre au bord de la bouche (0,12 à 0,16);

Sethochytris (Häckel) est semblable, mais son pied est formé de tissu grillagé (0,17 à 0,22);

Clathrolychnus (Häckel) est pareil au précédent et a, en plus, une deuxième couche à son tissu grillagé ( 0,24 à 0,26).

Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Tr/POCYRTINÆ [Tripocyrtida (Häckel)].

(?) Genres voisins:

Arachnocorys (Häckel) est semblable, mais a son tissu grillagé doublé en dehors d’une deuxième couche arachnoïde (0,06 à 0,29);

Sethophormis (Häckel) diffère d’'Acanthocorys par ses côtes lisses et ne dépassant pas le bord inférieur du thorax, sa forme est campanulée, surbaissée (0,06 à 0,48);

Sethamphora (Häckel) est comme le précédent, mais sa forme est ovale et sa bouche rétrécie (0,08 à 0,15);

Sethopyramis (Häckel) a une forme plus haute encore, pyramidale (0,16 à 0,92);

Plectopyramis (Häckel) est semblable, mais a ses mailles occupées par un second tissu grillagé plus fin (0,21 à 0,62);

Spongopyramis (Häckel) de même, mais le tissu de ses mailles est plus serré encore, spongieux (0,22 à 0,26);

Acanthocyrtoma (Häckel) n’a plus de côtes thoraciques, le pied, à six branches, est réduit à la partie inférieure qui dépasse le bord libre du thorax; il a une corne apicale (0,18 à 0,26);

Anthocyrtis (Ehrenberg) est semblable au genre précédent, mais son pied a neuf branches (0,06 à 0,24);

Anthocyrtium (Häckel) de même mais, au lieu d’avoir neuf branches au pied, il en a douze et plus (0,06 à 0,17);

Anthocyrtidium (Häckel) diffère du précédent par son pied qui devient libre un peu au-dessus de la bouche rétrécie (0,07 à 0,16);

Carpocanium (Ehrenberg) dérive d’Anthocyrtium, mais n’a pas de corne, et sa tête rudimentaire est cachée dans la partie supérieure du thorax (0,07 à 0,14).

Clistophæna (Häckel) (fig. 354) est un Dicyrtoïde à pied formé de plusieurs branches (six ou plus) et à bouche diaphragmée (0,1 à 0,24) (*).

Sethoconus (Häckel) (fig. 355) est un Dicyrtoïde, sans pied et à bouche libre. Sa forme est conique ou campanulée (0,06 à 0,42) (?).

Dicolocapsa (Häckel)

Fig. 356.

(fig. 306), est un Di- Sethoconus Dicolocapsa cyrtoïde sans pied et (nee se:

x : r Clistophæna à bouche diaphragmée Cm MEGA), TRICYRTOÏDES. — TRICYRTOIDEA [Tricrrrin4 (Häckel); — Cryrrorbr4a TRiTHALAMTA (Häckel)]

Theopodium (Häckel) (fig. 357) est un Tricyrtoïde (c’est-à-dire a une coquille divisée par deux étranglements horizontaux en trois parties, léte, thorax, abdomen), à pied formé de trois branches et à bouche ouverte. Ici, les branches du pied forment des côtes sur le corps et ne se dégagent qu’au-dessous de l'ouverture de l'abdomen (0,15 à 0,18) (*).

Fig. 357.

(!\ Genre voisin :

Sethophæna (Häckel) est semblable, mais les branches de son pied sont développées en ailes ou en cornes latérales (0,11 à 0,2). Ces deux genres forment avec la série précédente la famille DRebnodEURe des AnruocyrTINæ [Anthocyrtida (Häckel)]. (im. Häckel). (2) Genres voisins :

Periarachnium (Häckel) possède en plus un revêtement de lissu arachnoïde (0,17); Sethocephalus (Häckel) diffère de Sethoconus par sa forme déprimée (0,08 à 0,14); Sethocyrtis (Häckel) est un Sethocephalus armé d’une corne céphalique (0,1 à 0,19); Sethocorys (Häckel) est un Sethocyrtis à bouche tubuleuse (0,08 à 0,16); Lophophæna (Ehrenberg) est un Sethocyrtis à plusieurs cornes (0,01 à 0,14); Dictyocephalus (Ehrenberg), un Sethocorys sans cornes (0,07 à 0,17). (8) Genres voisins :

Sethocapsa (Häckel) a, en plus, une corne (0,07 à 0,18); Cryptocapsa (Häckel) n’a pas de corne, mais sa tête est cachée dans la partie supérieure du thorax (0,18 à 0,29).

Ces trois genres forment, avec la série précédente, la famille des SzrrocyrTiNæ [Sethocyrtida {Häckel)].

() Genres voisins :

Pterocanium (Ehrenberg) en diffère par ses côtes et son pied grillagés (0,08 à 0,33); Pterocorys (Häckel) a un pied qui n’atteint pas l'abdomen et forme au thorax trois saillies aliformes (0,11 à 0,38);

MONOPYLAIRES : CYRTOÏDES 299

Theopera (Häckel) (fig. 358) est un Tricyrtoïde à trois pieds et bouche diaphragmée. Les pieds forment trois côtes aliformes sur le thorax el l'abdomen (0,16 à 0,23) (*).

Theophormis (im. Häckel).

Theopera (im.Häckel).

Theophormis (Häckel) (fig. 359) est un Tricyrtoïde à pieds nombreux et à bouche libre. Les pieds dessinent des côtes saillantes sur le thorax et

Theopilium (Häckel) de même, et ses deux côtes ne forment aucune saillie extérieure (0,14 à 0,17);

Pterocodon (Ehrenberg) est un Pterocorys dont les côtes aliformes se détachent au thorax sans atteindre l’abdomen, mais à la bouche on trouve un grand nombre d'appendices (épines ou dépendances du pied) (0,1 à 0,18);

Dictyocodon (Häckel) représente un Pterocorys à ailes et appendices buccaux grillagés (0,08 à 0,3);

Corocalyptra (Häckel) est un Pterocorys dont les côtes aliformes se détachent du cou sans descendre sur le thorax (0,1 à 0,16);

Dictyoceras (Häckel) est un Pterocorys dont les ailes sont grillagées et ne se prolongent pas sur la tête (0,12 à 0,24);

Pteropilium (Häckel) représente un Dictyoceras à ailes se prolongeant sur la tête (0,16 à 0,23);

Pleuropodium (Häckel) est un Theopodium dont les côtes pédieuses ne remontent pas plus haut que l'abdomen (0,11 à 0,14);

Podocyrtis (Ehrenberg) est un Pleuropodium qui n’a même plus de côtes abdominales; le pied est réduit à la partie libre infrabuccale (0,07 à 0,25);

Thyrsocyrtis (Ehrenberg) est le précédent avec un pied ramifié (0,12 à 0,17);

Dictyopodium (Ehrenberg)de même, mais son pied est grillagé sans être ramifié (0,14 à 0,23).

(1) Genres voisins :

Lithornithium (Ehrenberg) n’a d'ailes que sur le thorax (0,09 à 0,15);

Sethornithium (Häckel) est de même, mais ses ailes sont grillagées (0,18);

Rhopalocanium (Ehrenberg) est fusiforme et n’a d’ailes que sur l'abdomen (0,18 à 0,24);

Rhopalatractus (Häckel) est semblable, mais a une corne au pôle inférieur du corps (0,18 à 0,29);

Lithochytris (Ehrenberg) est un Rhopalocanium de forme pyramidale et a les pieds dépassant librement en bas (0,13 à 0,2).

Cette série de genres forme, avec la précédente, la famille des PopocrrrINx [Podocyrtida (Häckel)].

sur l'abdomen; ce dernier, en outre, est largement évasé (0,11 à 0,14) (*). Hexalatractus (Häckel) (fig. 360) est un Tricyrtoïde à pieds nombreux et à bouche diaphragmée. Les pieds forment six ailes latérales (0,18 à 0,19) (?).

Tricololampe (Häckel) (fig. 361) est un Tricyrtoïde sans pieds et à bouche libre. La forme générale est ici subeylindrique (0,08 à 0,28) (°).

Tricolocapsa (Häckel) (fig. 362)

Fig. 360.

Fig. 362,

est un Tricyrtoïde sans pieds Trichololampe

à bouche grillagée (0,11 à Hexalatractus (im. Häckel). Trécholocapsa 0,21) (‘) (im. Häckel). (im. Häckel).

Phormocyrtis (Häckel) diffère du précédent par sa forme ovale ou cylindrique et sa bouche rétrécie (0,18 à 0,24); Cycladophora (Ehrenberg) n’a de côtes pédieuses que le long de l'abdomen (0,15 à 0,4); Alacorys (Häckel) de même, mais la bouche est entourée de proéminences libres qui sont leurs prolongements (0,12 à 0,32); Calocyclas (Ehrenberg) n’a plus du tout de côtes et n’a que ses proéminences buccales; son abdomen est ovoide ou cylindrique (0,13 à 0,32); Clathrocyclas (Häckel) de même, mais son abdomen est conique ou discoïde, dilaté (0,08 à 0,18); Lamprocyclas (Häckel) n’a aussi qu'une couronne buccale de prolongements, sans côtes pédieuses, mais cette couronne est double (0,13 à 0,16); Diplocyclas (Häckel) n’a aussi que ces deux couronnes, mais l’une d'elles est remontée au niveau de la constriction lombaire (0,12 à 0,14). (?} Genre voisin :

Theophæna (Häckel) est semblable, mais a neuf ailes pédieuses (0,3 à 0,32). Ce genre, joint au précédent et à la série précédente, forme la famille des PormocyreriNÆ [Phormocyrtida (Häckel)].

(5) Genres voisins :

Theocyrtis (Häckel) est de même, avec une corne apicale en plus (0,06 à 0,25); Lophocyrtis (Häckel) de même, mais a deux cornes ou plus (0,1 à 0,21); Theosyringium (Häckel) est un Theocyrtis à abdomen tubuleux plus étroit que le thorax (0,18 à 0,24); Cecryphalium (Häckel) a une forme générale déprimée et conique (0,08 à 0,12); Theocalyptra (Häckel\ de même avec une corne en plus (0,06 à 0,14); Theoconus (Häckel) est comme le précédent, mais en cône plus allongé (0,07 à 0 26): Lophoconus (Häckel) est un Theoconus avec deux ou plusieurs cornes (0,16 à 0,21); Theocampe (Häckel) est un 7Tricololampe à abdomen ovoïde ou en cône renversé et à bouche rétrécie (0,1 à 0,2); Lophocorys (Häckel) est semblable avec deux cornes en plus (0,13 à 0,21); Theocorys (Häckel) semblable aussi avec une seule corne (0,09 à 0,32); Axocorys (Häckel) est un Theocorys avec une columelle (0,21). (#) Genres voisins :

Theocapsa (Häckel) est semblable avec une corne en plus (0,13 à 0,27);

MONOPYLAIRES: CYRTOÏDES 231

STICHOCYRTOÏDES. — S'TICHOCYRTOIDEA

[SrrcuocrrrIp4a (Häckel); — CyrrordrA PozrruALAmIA (Häckel)]

Stichopilium (Häckel) (fig. 363) est un Stichocyrtoïde (c'est-à-dire un Tricyrtoïde dont l'abdomen est subdivisé par des étranglements secondaires) à trois pieds el à bouche libre. Ces pieds ont la forme d’épines se détachant du sommet de l’abdomen ; il y a une corne céphalique (0,12 à 0,2) (*).

Stichopera (Häckel) (fig.364) est

- unStichocyrtoïde à trois pieds, à bouche grillagée; il a, en

Fig. 363. Fig. 364. Fig. 365.

r : Stichopilium outre, une corne céphalique, (im. Häckel).

el ses pieds forment trois côtes ou séries d'épines (0,15 à 0,25) (?). Stichopera

Stichophormis (Häckel) (fig. 365) est un Sticho- 0: Mickel:

cyrtoïde à nombreux pieds et à bouche libre. Les pieds forment autant de côtes latérales prolongées en autant de pointes libres au delà de la bouche. La forme générale est conique ou pyramidale (0,04 à 0,24) (5).

Phrenocodon (Häckel) diffère des précédents par un septum grillagé complet entre le thorax et l'abdomen (0,11). Stichophormis Cette série de genres forme avec la précédente la famille des (im. Häckel).

TuzgocxrrINæ [Theocyrtida (Häckel).

() Genres voisins:

Artopilium (Häckel) est semblable, mais a ses trois apophyses pédieuses grillagées Pteropilium (Häckel) de même, mais n’a pas de corne (0,15 à 0,2); Stichocampe (Häckel) a ses trois côtes pédieuses prolongées jusqu’au delà de la bouche en trois pointes libres (0,25 à 0,3); Stichopterium (Häckel) est semblable, mais a les pieds grillagés (0,12 à 0,22); Podocampe (Häckel) a les trois pointes libres du S£ichocampe, mais n’a pas les côtes pédieuses (0,14 à 0,2); Stichopodium (Häckel) est semblable au précédent, mais il a ses pointes pédieuses grillagées (0,2).

(2) Genres voisins:

Cyrtopera (Häckel) est semblable, mais a ses côtes pédieuses grillagées (0,17 à 0,23; Artopera (Häckel) a l'abdomen rétréei en bas et terminé par une corne inférieure (0,15 à 0,18).

Cette série de genres forme avec la précédente la famille des Popocamrinx {[Podocampida (Häckel)].

(5) Genres voisins:

Phormocampe (Häckel) est semblable, mais n’a pas les côtes pédieuses (0,14 à 0,22);

Artophæna (Häckel) (fig. 366) est un Stichocyrtoïde à pieds nombreux (six) sous forme de côtes aliformes ou d’épines, et à bouche grillagée (0,14 à 0,2) (*).

Dictyomitra (Zittel) (fig.

367) est un Stichocyrtoïdesans pieds, àbouche libre. La forme est légèrement conique (0,08 à 0,24) (*).

Stichocapsa (Häckel) (fig.

368) est un Stichocyrloïde sans pieds et à Den nd .

bouche grillagée (0,1 à gtiphena fm Häcko). Go. M 0,25) (®).

Fig. 368. 4

Fig. 366.

Artophormis (Häckel) est un Stichophormis ovoïde ou fusiforme, à bouche rétrécie Cyrtophormis (Häckel) est un Artophormis sans côtes pédieuses (0,14 à 0,3). (} Genre voisin:

Stichophæna (Häckel) est un Artophæna a neuf pieds au lieu de six (0,20 à 0,25). Ces deux genres forment avec la série précédente la famille des PzxORMoCAMPINZæ [Phormocampida (Häckel)].

(?) Genres voisins :

Lithostrobus (Bütschli) est semblable, mais avec une corne en plus {0,1 à 0,32); Stichocorys (Häckel) est comme le précédent, mais de forme conique en haut, cylindrique en bas (0,16 à 0,24); Artostrobus (Häckel) de même, mais subcylindrique dans toute sa hauteur {0,1 à 0,24); Lithomitra (Bütschli) est comme le précédent, mais sans corne (0,06 à 0,3); Lithocampe (Ehrenberg) est comme le précédent, mais ovoiïde ou fusiforme (0,08 à 0,3); Siphocampe (Häckel) est un Lithocampe avec un appendice tubuleux prolongeant la tête en haut (0,14 à 0,24); Eucyrtidium (Ehrenberg) est un Zithocampe avec une corne (0,12 à 0,26); Eusyringium (Häckel) est un £ucyrtidium prolongé en bas en tube (0,2 à 0,33); Spirocampe (Häckel) diffère des précédents par la disposition spirale des constrictions qui, ailleurs, sont annulaires et indépendantes (0,15 à 0,24); Spirocyrtis (Häckel) est comme le précédent, mais avec une corne (0,1 à 0,25). (8) Genres voisins:

Cyrtocapsa (Häckel) est semblable, mais a une corne (0,14 à 0,23); Artocapsa (Häckel) a, non Here une corne céphalique comme le PÉRGSRERE mais aussi une corne inférieure au pôle opposé (0,17 à 0,26).

Ces trois genres forment, avec la série précédente, la famille des Zzr7H0camrINæ [Lithocampida (Häckel)|.

MONOPYLAIRES : SPYROÏDES 233

5° Sous-ORDRE SPYROÏDES. — SPYROIDÆ

[SPrRIbINA (Ehrenberg, p. p.); — Zrcocrrrip4 (Häckel, Bütschli) ; ACANTHODESMIDA (R. Hertwig) ; — Srrrornr4 (Häckel)]

Il ressemble tellement au type général des Monopylaires qu'il se confond presque avec lui. Il possède donc Vig. 369.

le pied à trois branches, une postérieure et deux antéro-latérales ; la coquille grillagée complète et l'anneau sagittal (c). Ajoutons seulement, comme trait caractéristique, que l'anneau sagittal détermine une constriction de la coquille et subdivise sa cavité en deux loges, droite et gauche, plus ou moins distinctes, et que les trois branches du pied (+), au lieu de partir d'un point central commun, s'insèrent souvent isolement sur la base de la coquille.

GENRES SPYROIDÆ : ne T phologi Sch.).

Tristylospyris (Häckel) est la réalisation assez APRES GE

fidèle du type morphologique ci-dessus (0,10 à 0,38) (*).

(1) Genres voisins :

Tripospyris (Häckel) a, en plus, une corne apicale au sommet de l’anneau (0,10 à 0,30);

Triceraspyris (Häckel) a trois cornes apicales (0,15 à 0,35);

Cephalospyris (Häckel) n'a pas de cornes, mais deux larges orifices, de part et d'autre du bord supérieur de l'anneau, au sommet de la coque {0,2 à 0,32);

Brachiospyris (Häckel) n’a pas de corne apicale comme Tripospyris, mais n’a au trépied que les deux branches antéro-latérales (0,3 à 0,6);

Dipospyris (Häckel) est pareil au précédent, mais avec une corne (0,2 à 0,6);

Dendrospyris (Häckel) a une corne, et les deux branches de son pied ramifiées (0,22 à 0,38);

Dorcadaspyris (Häckel) a aussi une corne et les deux branches de son pied armées d'épines (0,1 à 0,7);

Gamospyris (Häckel) a une corne et les deux branches du pied arquées et soudées et un anneau (0,33) ;

Stephanospyris (Häckel) représente le précédent avec une série d’épines latérales à l'anneau, pied en plus (0,2 à 0,4);

Tessarospyris (Häckel) a au pied les deux branches latérales, une branche postérieure et une antérieure, et pas de corne apicale (0,16 à 0,31);

Tetraspyris (Häckel) est semblable, mais avec une corne (0,02 à 0,6);

Cantharospyris (Häckel) a six branches au pied, savoir : deux latéro-postérieures en plus des quatre du précédent (0,07 à 0,22);

Tholospyris (Häckel) (fig. 370) est un Tristylospyris muni, en plus, d'une sorte de casque fenestré qui surmonte le sommet de la coquille (0,17 à 0,26) (*).

Phormospyris (Häckel) (fig. 371) est un 7Tristylospyris muni, en plus, d’un prolongement grillagé de la coque qui s'étend, en dessous de celle-ci, entre les trois branches du pied et qui en est séparé par une constriction circulaire horizontale. On désigne Nr Je nom de téie la coquille Tholoigohes Phormospyris Androspyris primitive, et cet appendice sous (im. Häckel). (im. Häckel). (im. Häckel). celui de fhorax (0,1 à 0,14) (°).

Androspyris (Häckel) (fig. 372) réunit les caractères des deux genres précédents: il a le thorax de Phormospyris et le casque de Tholospyris,

Fig. 372.

Fig. 370.

Hexaspyris (Häckel) est semblable, mais a une corne (0,11 à 0,39); Liriospyris (Häckel) est semblable encore, mais a trois cornes (0,12 à 0,22); Pentaspyris (Häckel) a cinq branches au pied, qui sont celles de Cantharospyris, sauf que l’antérieure manque et il n’a pas de corne (0,15 à 0,28); Chlathrospyris (Häckel) est semblable, mais a une corne (0,08 à 0,23); Ægospyris (Häckel) est semblable encore, mais a trois cornes (0,16 à 0,28); Therospyris (Häckel) a quatre branches au pied, les deux antéro-latérales et les deux postéro-latérales, et point de cornes (0,15 à 0,17); Zygospyris (Häckel) est semblable, mais a une corne (0,16 à 0,18); Taurospyris (Häckel) semblable encore, mais avec deux cornes latérales (0,16 à 0,38); Elaphospyris (Häckel) semblable encore, mais avec trois cornes, deux latérales et une médiane (0,06 à 0,3).

Gorgospyris (Häckel) a sept à douze branches au pied, et pas de corne (0,07 à 0,33) ; Petalospyris (Ehrenberg) est semblable, mais a une corne (0,08 à 0,31) ; Anthospyris (Häckel) semblable encore, mais a trois cornes (0,09 à 0,44); Ceratospyris (Ehrenberg) semblable encore, mais a de nombreuses cornes (0,09 à 0,20); Dictyospyris (Erhenberg) n'a pas de pied ni de corne {0,05 à 0,14); Circospyris (Häckel) n’a pas de pied, mais a une corne (0,06 à 0,23). Ces genres forment la famille des ZrcosPprriNx [Zygospyrida (Häckel)]. (!) Genres voisins :

Lophospyris (Häckel) est un Tholospyris dont le pied n’a que les deux branches antérolatérales (0,16 à 0,17); Tiarospyris (Häckel) est un Tholospyris dont le pied a six à neuf branches ou plus (0,01 à 0,51); Sepalospyris (Häckel) est de même avec une corne sur le casque en plus (0,19 à 0,3); Polospyris (Häckel) a une corne comme le précédent, mais pas de pied (0,07 à 0,12). Ges genres forment la famille des TozosPrreivæ [ Tholospyrida (Häckel)]. () Genres voisins :

Acrospyris (Häckel) est un Phormospyris avec une corne apicale en plus (0,07 à 0,22); Desmospyris (Häckel) n’a pas de corne, mais a beaucoup de branches (neuf à douze ou plus) au pied (0,08 à 0,12); Patagospyris (Häckel) est de même, avec une corne en plus (0,08 à 0,15);

MONOPYLAIRES : BOTHRYOÏDES 235 avec l'anneau sagittal et le pied à trois branches libres comme l'un et l'autre, et en plus une corne apicale (0,2 à 0,35) ().

6° Sous-ORDRE

BOTRYOÏDES. — BOTRYOIDÆ {Borryp4 vel Borrrip4 (Häckel);, — POLYCYRTIDA (Häckel)]

La coque grillagée du type morphologique des Monopylaires est ici toujours présente et offre le caractère singulier Fig. 373.

d'être subdivisée par des constrictions verticales en lobes juxtaposés. Il n’y a pas ici seulement deux de ces lobes comme chez les Spyroïdes, mais trois au moins et ordinairement davantage. Le pied manque, mais, au-dessous de la coque lobée qui prendra ici, comme chez les Cyrtoidæ, le nom de téte (c), peuvent se trouver une ou deux constrictions horizontales séparant de la tête un thorax(th.) et même un abdomen (ab.), simples compartiments de la coque, mais superposés. La capsule centrale, mal connue, semble

se lober conformément à la coquille. BOTRYOIDÆ (Type morphologique) GENRES ee

Botryoptera (Häckel) (fig. 374) a sa coquille réduite à la éte lobée; il n’y a point de constrictions transversales ni, par suite, de thorax ou d’abdomen (0,05 à 0,09) (*).

Rhodospyris (Häckel) de même, mais avec trois cornes (0,13 à 0,18). Ces genres forment la famille des PaoruosPyriNæ [Phormospirida (Häckel)].

(!)} Genres voisins :

Lamprospyris (Häckel) est semblable, mais a son tissu grillagé spongieux et la corne ordinairement branchue et fenestrée (0,3 à 0,6); Botryoptera Tricolospyris (Häckel) n’a plus de pied, et deux constrictions horizontales (im. Häckel). séparent le casque, la tête et le thorax(0,12 à 0,22); Amphispyris (Häckel) est semblable, mais son tissu grillagé incomplet laisse de larges trous (0,14 à 0,24); Perispyris (Häckel) a son tissu grillagé formé de deux lames ou spongieux (0,18 à 0,24); Sphærospyris (Häckel) n'a ni pied ni étranglements circulaires, en sorte que sa coquille se réduit à une simple sphère grillagée avec un anneau sagittal, mais cet anneau est loin de remplir la coque, en sorte qu'il reste, au-dessus de lui, un dôme représentant le casque et une cage représentant le thorax (0,11 à 0,26); Nephrospyris (Häckel) est de même, mais à coque discoïde ou réniforme (0,25 à 0,6). Ces genres forment la famille des AxprosPrrINæ | Androspyrida (Häckel)]. Cannobotrys (Häckel) est de même, mais possède, en plus, des appendices tubuleux à parois poreuses (0,05 à 0,11);

Botryopyle (Häckel) (fig. 375) a, au-dessous Fis: 3%. Fig. 376. de sa téte lobée, un thorax ouvert en bas FT È (0,08 à 0,12) (*).

Botryocyrtis (Ehrenberg) (fig. 376) a, audessous de sa téte lobée, un thorax et un abdomen séparés par deux constrictions horizontales. Le segment abdominal est

librement ouvert en dessous (0,09 à 0,12) (?). Le Botryopyle Botryocyrtlis (im. Häckel). (im. Häckel).

4° ORDRE PHÆODARIÉS. — PHÆODARIDA vel CANNOPYLAIRES. — CANNOPYLIDA [Cannorrzea (Häckel); — Paæoparr4 (Häckel); ; TriPyLEA (R. Hertwig) ; — PAnsozenrA (Häckel)]

Le type morphologique des Cannopylaires se distingue de celui des Radiolaires en général (V. p. 169) en deux points essentiels : 1° la constitution de la capsule centrale; 2° la présence du phæodium.

Capsule centrale. — La capsule centrale (fig. 377, caps. ctrl. et passim, dans les figures de genres) a la forme d'un sphéroïde aplati aux pôles comme le globe terrestre, mais d'une manière beaucoup plus marquée (les pôles étant naturellement les points où la capsule est traversée par l'axe vertical du corps). Elle est pourvue de deux membranes, l’une externe plus épaisse, l’autre interne très mince et néanmoins assez résistante. Ces membranes sont formées, comme d'ordinaire, d’une substance qui présente les caractères physiques et plusieurs caractères chimiques de la chitine. Ces deux membranes sont appliquées l’une contre l’autre chez l'animal vivant. Mais, constamment, sous l’action des réactifs, elles s’écartent et nous les figurerons un peu écartées

Ces deux genres forment la famille des CaxvosorurI x [Cannobothrida (Häckel)]. (1) Genres voisins :

Acrobotrys (Häckel) est de même, mais possède, en plus, des tubes poreux (0,08 à 0,12). Botryocella (Häckel) n’a pas ces tubes, mais le compartiment thoracique de sa coquille est fermé en bas par une plaque grillagée (0,06 à 0,10) ; Lithobotrys (Ehrenberg) est de même, mais a, en plus, des tubes poreux (0,08 à 0,13). Ces genres forment la famille des ZzraosorurINz |Lithobothryda (Häckel)]. (?) Genres voisins :

Pylobotrys (Häckel) a, en plus, un certain nombre de tubes poreux (0,11 à 0,15). Botryocampe (Ehrenberg) n’a pas de ces tubes, mais son abdomen est fermé en dessous par deux lames grillagées (0,05 à 0,15); Phormobotrys (Häckel) est de même, mais-a, en plus, des tubes poreux (0,1 à 0,16). Ces genres forment la famille des PrLo807HRYIN2 [Pylobothryda |Häckel;].

CANNOPYLAIRES OU PHÆODARIÉS 43 7

pour les distinguer plus aisément. La paroi est en général continue, sans pores et présente seulement trois ouvertures beaucoup plus larges

Fig. 377.

Cannopylaire ou Phæodarié (Type morphologique) (Sch.).

a, cellule; caps. ctrl., capsule centrale ; entonn., entonnoir ; N., noyau ; ©.i., orifice principal inférieur ; o.s8., orifices supérieurs ; pheod., phæodium ; psäp., pseudopodes.

que les pores des Péripylaires ou que ceux de l’opercule perforé des Monopylaires.

De ces trois ouvertures, une, l’orifice principal (o.i.), est percée au pôle inférieur même; les deux autres, orifices accessoires (0.s.), sont situées à droite et à gauche du pôle supérieur et par conséquent dans le plan coronal. Toutes les trois sont prolongées en un tube (*) d'abord conique, puis cylindrique, ouvert à son extrémité dans le plasma péricapsulaire qui forme ici une couche beaucoup plus épaisse que chez les autres

(*) C’est par allusion à cette particularité que Häckel a donné à ce groupe le nom de C4 xo- PYLEA : de x4vvæ, roseau, tubuleux comme un roseau; x%n, porte. Le nom de TrIPYLEA Proposé par R. Hertwig semblerait meilleur, mais il y a assez souvent une seule porte, la principale, et parfois plus de trois.

Radiolaires. Les deux membranes prennent part à la formation de ces tubes et elles sont, à leur niveau, beaucoup plus solidement unies que dans le reste de leur étendue.

Les orifices accessoires ne présentent rien autre de particulier. Leurs tubes sont courts, rectilignes et, autour de leur base, la paroi a le même aspect que plus loin. L'orifice principal, au contraire, présente plusieurs particularités remarquables. Son tube est beaucoup plus long, onduleux et, autour de sa base, la paroi est modifiée dans sa forme et dans sa structure. Circulairement autour de lui, sur une surface d’un diamètre égal à la moitié environ de celui de la capsule, elle se soulève en cône surbaissé (entonn.) ou plutôt en forme de mamelle de femme dont la base conique du tube représenterait le mamelon. Toute la surface entre ce mamelon et le contour extérieur de l'éminence est marquée de grosses lignes radiaires, au nombre d’une soixantaine, tantôt plus tantôt moins, et très régulièrement disposées (").

La signification de ces parties n’est pas exactement connue. Pour Hickez ces lignes sont des stries d'épaississement de la membrane capsulaire externe; pour R. HerrwiG, elles appartiennent à la membrane interne. De fait, quand les membranes se séparent, le disque strié suit tantôt l’une tantôt l’autre, et l'aspect des figures permet de suggérer qu'il est formé d’une substance indépendante située entre les deux membranes ou même en dedans de l’interne. Il pourrait être formé soit, comme le sugvère aussi Häckel, par des filaments myophaniques destinés à dilater l'orifice, soit par une différenciation à déterminer du protoplasma intracapsulaire superficiel (?).

Le protoplasma intracapsulaire est remarquable par la présence, à son intérieur, de nombreuses vacuoles contenant chacune un ou plusieurs petits globules graisseux agités d’un mouvement brownien.

Le noyau (N.) est très gros, remplissant la moitié ou plus du volume de la capsule. Il est de forme ellipsoïde, plus aplati que celle-ci et dans le même sens. Il contient de nombreux granules chromatiques disposés sur un réseau.

Phæodium. — Le protoplasma extracapsulaire est, avons-nous dit, beaucoup plus abondant que chez les autres Radiolaires. C’est surtout au niveau de l’orifice principal qu'il forme une masse épaisse, et là il contient ce que Häckel a appelé le phæodium (de ox, brun). C’est un amas volumineux, plus gros souvent que la capsule centrale à demi noyée dans son intérieur, d’une couleur sombre variant du vert au brun

() Elles sont parfois ramifiées.

(?) En tout cas le nom d'opercule qu’on lui donne souvent ou la comparaison, souvent faite aussi, avec le couvercle d'une marmite ne peut que donner des idées fausses à son sujet, car il n’y a aucune interruption dans la continuité des parois à leur union avec lui. BORGERT [91] trouve que chez Castanidium la membrane externe des orifices accessoires se sépare du reste sous la forme d'une collerette et que le tout repose sur une sorte de bulbe.

CANNOPYLAIRES OU PHÆODARIÉS 239

foncé, formé d'éléments assez disparates mais tous fortement pigmentés. On y trouve : 1° de vraies cellules toutes comparables aux Z00xanthelles, avec une membrane, un noyau et un pigment vert brunâtre, mesurant 20 à 30 2; 2° des masses ou granules pigmentaires de toutes tailles, depuis celle des éléments précédents jusqu'à 1 y, et qui forment la plus grande partie et souvent la totalité du phæodium ; 3° enfin parfois, quelques cellules (4) semblables aux premières, mais atteignant 40 à 50 et remarquables par une striation croisée en spirale qui rappelle celle de certains nématocystes avant leur éclatement (‘).

Au sujet de la signification morphologique et physiologique du phæodium, nous n'avons que des hypothèses. Les uns y voient des Algues spéciales symbiotiques remplaçant les Zooxanthelles absentes : mais alors que sont les grains non cellulaires? D’autres le considèrent comme un pigment formé par l'organisme même comme celui des organes visuels rudimentaires et ayant peut-être des fonctions analogues : mais que sont alors les vraies cellules du phæodium? D'autres enfin pensent à un simple amas de résidus alimentaires ou de substances ayant un rôle dans l'assimilation (pigments biliaires peut-être) ou la désassimilation : cela semble bien improbable.

Le sujet réclame évidemment de nouvelles recherches (*).

Les autres parties extracapsulaires ne présentent rien de bien particulier. La gelée est fort abondante, le réseau intérieur ou superficiel du protoplasma et les pseudopodes ont ici les mêmes caractères qu'ailleurs. Il n°y a pas de Xanthelles (*).

Les Phæodariés sont remarquables par leur grande taille. Ils mesurent à peu près autant de millimètres que les autres Radiolaires (sauf les Thalassicollides) mesurent de dixièmes de millimètres. La capsule centrale a jusqu'à un demi-millimètre et on connaît des espèces où le corps a jusqu'à trois centimètres de diamètre

(} Remarquons que le phæodium est un caractère non pas seulement général, mais constant des Carnopylaires.

(?) Pendant la correction des épreuves, nous recevons le travail de KARAVAIEr [96] qui nie l'existence d'éléments vraiment cellulaires dans le phæodium. Il n’y trouve que du pigment, des granulations réfringentes non colorables et des conformations irrégulières, souvent en bâtonnets ou en capsules emboîtées. Tout cela réuni forme de petites masses non cellulaires, les phæodelles. Entre les phæodelles se trouvent, parmi des éléments plus ou moins semblables à ceux qui les constituent, des restes de Diatomées digérées. Aussi l’auteur admet la fonction digestive du phæodium.

(5) La gelée{gel.) est fréquemment, mais non toujours vacuolaire. Il y a d'autant plus de chances pour qu'il y ait des vacuoles que l’animal est plus gros et a un squelette moins développé.

Il n’y à pas toujours un squelette et, quand il y en a un, il n’est pas, comme celui des Acanthomètres ou des Monopylaires, réductible à un type uniforme, aussi ne parlerons-nous de sa forme qu’en étudiant les sous-ordres. Mais nous devons indiquer ici les caractères histologique et chimique de ses tigelles constitutives, car ils sont, le premier très général, et le second probablement constant. La substance constitutive n'est ici ni organique pure comme chez les Acanthaires, ni siliceuse pure comme chez

L'ordre des Cannopylaires ou Phæodariés se divise en quatre sousordres caractérisés par la constitution de leur squelette :

1° PaxocysripÆ, à squelette nul ou formé de pièces séparées ;

2 PnÆosrHÆRIDÆ, à squelette formé d'une (ou plusieurs) coque grillagée simple;

3° PaxÆoGromIDæ, à squelelte formé d'une coque grillagée percée en face de l’orifice principal de la capsule d'une large ouverture ordinairement épineuse; la capsule centrale est excentrique, placée près du pôle opposé à cette ouverture ;

40 PnÆoconcurpÆ, à squelette formé d'une coque grillagée bivalve à valves l’une dorsale l’autre ventrale, réunies ou non par une charnière.

4% Sous-ORDRE

PHÆOCYSTIDES. — PHÆOCYSTIDÆ [PaæocysriNA (R. Hertwig)]

TYPE MORPHOLOGIQUE (FIG. 378) C'est presque identiquement le type que nous venons de décrire. Il suffit, pour le compléter, d'y ajouter deux traits, qui même ne se présentent pas nécessairement, bien qu'ils soient très ordinaires :

lo La gelée est ordinairement vacuolaire, à la manière de celle des Thalassicolles ; 2 1l peut exister. un squelette formé de PHÆOCYSTIDÆ (Type morphologique) (Sch.). pièces indépendantes A, secteur ne présentant que des spicules tangentiels sg. C, secteur ne disposées, soit taner À qe 225 cp radiaires ce nu ee ces gentiellement (sq.) deux genres de spicules. caps. etrl., capsule centrale. dans le réseau superficiel de la gelée primaire, soit radialement (r.) dans le réseau intérieur de la gelée.

les autres; partout où on l’a analysée on y a trouvé de la silice et une substance organique. C’est sans doute un silicate organique. D'autre part, sauf quelques exceptions, SAGOSPHÆRINES, CASTANELLINES, CONCHARINES, il est formé de tigelles creuses dont la cavité est occupée par une gelée liquide et parfois par un filament axial.

PHÆODARIÉS : PHÆOCYSTIDES 241

GENRES

Phæodina (Häckel) est un Phæocystide sans squelette. Sa capsule centrale est normale (0,8 à 1,5) (*).

Cannorraphis (Häckel) (fig. 379) est un Phæocystide à squelette formé de spicules en forme d’aiguilles ramifiées ou épineuses (sq.) disposées, tangentiellement à égale distance du centre (10mm) (?).

Fig. 380.

Cannorraphis (im. Häckel). Aulactinium (im. Häckel). caps. ctrl., capsule centrale ; gel., gelée ; caps. ctrl., capsule centrale ; pheod., phæodium; sq., squelette. gel., gelée ; pheod., phæodium.

Aulactinium (Häckel) (fig. 380) a son squelette formé de spicules en forme

(!) Genre voisin:

Phæocolla (Häckel) (fig. 381) en diffère par sa capsule centrale

dépourvue d’orifices accessoires (1 à 4,2).

Ces deux genres forment la famille des Pzæ0DININZ

[Phæodinida (Häckel)].

(?) Genres voisins:

Cannobelos (Häckei) en diffère par ses aiguilles simples et lisses

(Spicules : 0,15 à 0,5);

Catinulus (Häckel)a des spicules non aciculés, mais en forme de petits

chapeaux hémisphériques à parois non grillagées (0,6 à 1,2).

Ces genres forment la famille des Cawwor- Fig. 382. RHAPHINÆ |[Cannorrhaphida (Häckel)].

Hicxez ajoute à ces genres, sous le nom de Dicrrocarp4 (sous-famille) les quatre genres suivants qu'il caractérise ainsi : Phæocolla (im. Häckel).

Mesocena (Ehrenberg), Phæodarié ayant, en Capsule centrale. guise de squelette des sortes d’anneaux, siliceux (de 0,02 à 0,06), assez régulièrement distribués dans la couche périphé-

Distephanus rique de son corps; Dictyocha (Ehrenberg), semblable au précédent,

(im. Häckel). mais ayant ses anneaux (de 0,02 à 0,03) surmontés de deux arcades

perpendiculaires formant une sorte de petite charpente hémisphérique

à jour ; Distephanus (Stôhr) (fig. 382) ayant son squelette formé de deux anneaux

parallèles réunis par des tigelles en une sorte de pyramide tronquée à jour (0,02 à 0,08) 16*

d'épines simples disposées radiairement dans la gelée et atteignant la capsule centrale sur laquelle ils s'appuient par leur base (10mm) (*).

2° Sous-ORDRE PHÆOSPHÆRIDES. — PHÆOSPHÆRIDÆ [PazosraÆrrA (Häckel)]

Il se déduit aisément du type général des Phæodariés auquel il suffit d'ajouter une coquille formée d’une sphère grillagée régulière sécrétée par le réseau superficiel du protoplasma extracapsulaire.

Fig. 383.

” GENRES

Orona (Häckel) est l'expression simple de ce type morphologique (3 à 5,5) (?).

(souvent on trouve ces petites pyramides accouplées par deux); Cannopilus (Häckel) semblable au précédent, mais avec les tigelles de réunion des deux anneaux bifurquées de manière à former deux rangs de mailles (0,02 à 0,05). PHÆOSPHÆRIDÆ Mais BorGerr [91], étudiant ces singulières for- (Type morphologique) (Sch.). mations squelettiques, en particulier chez Distephanus, constate qu'on les trouve dans des Phæodariés d’autres genres, qu’on les rencontre dans des mers où il n'existe de Phæodarié d'aucune sorte, et enfin qu’elles appartiennent à des êtres distincts vivant en parasites ou en commensaux dans le corps de divers Radiolaires. Il en résulte que les quatre genres ci-dessus de Phæodariés doivent disparaître et que les êtres représentés par leurs parties molles retombent dans la famille des Phæodininæ ou Phæodariés sans squelette. Se confondent-ils avec les genres des Phæodininæ ou doivent-ils recevoir de nouveaux noms? La question n'a pas été examinée. Quant aux noms de genres qu’ils possédaient avant, ils deviennent ceux des parasites que nous retrouverons plus loin en appendice aux Flagellés sous le nom de SzzrcorraczzzeA (Borgert). (} Genres voisins :

Aulacantha |(Häckel) a, en plus, une couche d’aiguilles tangentielles (Spicules : 0,4 à 4,2); Aulographis (Häckel) a ses spicules radiaires terminés en dehors par un bouquet de branches simples (0,4 à 2,5); Auloceros (Häckel) les a terminées par un bouquet de branches ramifiées (Spicules : 0,6 à 3,9) ; Aulodendron (Häckel) a non seulement un bouquet terminal mais, dans la longueur des spicules, des épines éparses (Spicules : 0,7 à 3,6); Aulospathis (Häckel) de même, mais les épines latérales de ses spicules sont disposées en verticilles réguliers (Spicules : 0,15 à 0,25); Ces genres forment la famille des AuzacanruINz |Aulacanthida (Häckel)]. Orosphæra (Häckel) possède, en plus, des épines radiales simples ou ramifiées (1 à 3,3); Oroscena (Häckel) a la surface de sa coquille parsemée de petites élévations coniques libres (1,2 à 3,2);

PHÆODARIÉS : PHÆOSPHÉRIDES 243 Sagena (Häckel) (fig. 384) a une coque grillagée formée de tigelles très délicates qui, par une exception assez rare chez les Cannopylaires, sont

pleines et non Fig. 384.

creuses (1,2 à

2,5) (*). NN NE] LL Aularia (Häckel) Ne SSÈ ELEC

(fig. 385, 380) ANNE 2 |

a une coquille ZEUS SL] RTE

Fig. 385. Fig. 386.

\ se NES UT dt Le Re LAN Aularia. Pièce stelagée SIMP e Sagena. 3 liforme occupant (fig 385) for- Partie du réseau DRE He 2 les nœuds du réseau : (im. Häckel). réseau (im. Häckel). (im. Häckel).

mée de tigelles creuses unies en un réseau à mailles triangulaires. Les tigelles s’unissent par six aux points nodaux, non en se soudant entre elles comme chez les précédents, mais en s’articulant par l'intermédiaire d’une petite pièce stelliforme (fig. 386) (1 à 3") (?).

Oroplegma (Häckel) est comme le précédent, mais ces petites élévations sont réunies entre elles, à leur sommet, par une deuxième enveloppe formée de tissu spongieux (1,5 à 3,5).

Ces genres forment la famille des OrosPzærINæ | Orosphærida (Häckel)]. (1) Il en est de même des genres ci-dessous.

Sagosphæra (Häckel) a, en outre, des épines radiales aux points nodaux [1 à 3mm);

Sagoscena (Häckel) a, au lieu de ces épines, de petites élévations pyramidales formées de faisceaux de tigelles (1,7 à 3,2);

Sagenoscena (Häckel) est de même, mais l’axe de ses élévations pyramidales est occupé par un bâtonnet radiaire {1 à 4mm);

Sagenoarium (Borgert) est comme Sagoscena, mais les sommets des protubérances pyramidales sont réunis par destigelles qui constituent une deuxième coque (5mm);

Sagmarium (Häckel) a une coque simple, mais formée de tissu spongieux (1,1 à 2,4);

Sagmidium (Häckel) est de même, mais a, en outre, des épines radiales [1,6 à 5mm);

Sagoplegma (Häckel) est comme le précédent, mais a, en place des épines radiales, de petites élévations pyramidales surmontées d’une épine radiale ou d'un petit bouquet d’épines divergentes (2mm à 3,5).

Ces genres forment la famille des SacosrxærINz | Sagosphærida (Häckel)]. (?) Genres voisins :

Aulosphæra (Häckel) a, en plus, des spicules radiaires aux nœuds du réseau (1"" à 4,2);

Auloscena (Häckel) a ces mêmes spicules radiaux, mais au sommet d’éminences pyramidales (2 à mm);

Auloplegma (Häckel) a une coque formée d’après les mêmes principes qu'Aulosphæra, mais spongieuse (1,5 à 3,2);

Aulophacus (Häckel) est un Aulosphæra à une coque déprimée dans le sens vertical (5,5 à 62%);

Aulatractus (Häckel\ est un Aulosphæra à coque allongée dans le sens vertical (6 à 8m);

Aulonia (Häckel) diffère de tous les précédents par la forme polygonale irrégulière de ses mailles, avec quatre tigelles seulement à chaque point nodal. Pour le reste, la coque est sphérique, simple, sans spicules radiaires, comme chez Aularia (2#® à 5,5);

Aulastrum (Häckel) est de même avec des spicules comme ceux d’Aulosphæra (1,5 à 5°);

Aulodictyum (Häckel) n’a pas de tubes radiaires, mais sa coquille est faite de tissu spongieux (2 à 3m).

Ces genres forment la famille des AuzosPuænNx | Aulosphærida |Häckel)|.

Cælacantha (R. Hertwig) a deux coques emboîtées : une interne (mais extracapsulaire néanmoins), à tigelles soudées comme chez Orona et une | externe à tigelles articulées comme chez Aularia (3 à 3,2) (*).

3° SOUS-ORDRE PHÆOGROMIDES. — PHÆOGROMIDÆ [PaæocromrA (Häckel)]

téhét s à té nen sm

Il dérive du type morphologique des Cannopylaires, en ajoutant ce caractère essentiel qu'il existe une coquille Fig. 387. formée d'une sphère grillagée pourvue d'une large ouverture, appelée bouche (0), à la partie inférieure. La capsule centrale, construite sur le type ordinaire, n'est pas au centre de la coquille, mais plus près du pôle supérieur. La bouche est généralement armée d’apophyses den-

tiformes.

GENRES ; Castanella (Häckel) (fig. 388) est un Phæo- RL En | gromide tout simple, à coque sphérique (Type morphologique) (Sch.). formée, non de spicules soudés en un er pouce

grillage, mais d’une paroi compacte, percée de trous. La coque est hérissée de petites épines. La bouche est relativement petiteet entourée d’une couronne d'apophyses dentiformes (0,22 à 0,8) (*).

Fig. 389,

(!) Genre voisin :

Cannosphæra(Häckel) (fig.389) est de même, mais sa coque interne est continue, sans pores, et pos- Castanella (im. Häckel). sède un grand orifice à la partie inférieure comme dans le sous-ordre suivant (0,5 à 2,5). Ces deux genres forment la famille des CavwosruæriNæ | Cannosphærida (Häckel)]. (?) A part ces deux derniers qui sont génériques, ces caractères se retrouvent dans les genres ci-dessous :

Castanarium (Häckel) a la bouche dépourvue d’apophyses dentiformes (0,24 à 0,55); Castanidium [Häckel) a aussi la bouche inerme, mais la coquille armée de grandes épines simples, éparses parmi les petites (0,22 à 0,8);

Cannosphæra (im. Häckel),

PHÆODARIÉS : PHÆOGROMIDES 245

Challengeria (J. Murray) (fig. 390) est remarquable par une structure très particulière de la coquille. Celle-ci est épaisse et formée, non de spicules, mais d’une substance compacte, homogène, et percée de fins canaux qui s'ou- TE (un |

Re CODSLCLTL, vrent au dedans et au dehors de la RER coquille par des pores si fins que l’on É peut à peine s'assurer de leur existence.

Mais, dans la partie moyenne de leur trajet, ces canaux se dilatent en une petite chambre polygonale qui n'est séparée des voisines que par une mince paroi à la manière des alvéoles d'un gâteau d’abeilles. Quand on examine la coquille, ce sont ces cavités alvéolaires qui sautent aux yeux, et la coquille semble formée ou revêtue d'une sorte de réseau polygonal. Mais ce n'est là qu'un aspect optique de la disposition que nous venons de décrire. Challengeria (im. Häckel).

C’est ce que l’on appelle la séructure dia. 22% etrk, pis Rennais Pheod. phæoioméenne à cause de sa ressemblance

avec celle des Diatomées. La capsule centrale n’a pas d'orifices accessoires (0,08 à 0,8) (*).

Cortinetta (Häckel) (fig. 392) a une coquille extrêmement fragile, sphérique, surmontée d'une corne apicale et percée en bas d’une large bouche sans dents, mais entourée de trois longs pieds descendants, égaux, courbes, à concavité intérieure. La structure diffère de celle de Challengeria

Castanissa (Häckel) est semblable, mais a la bouche assez grande et armée (0,28 à 0,8);

Castanopsis (Häckel) a la bouche petite et inerme, mais les grandes épines de la coquille ramifiées (0,42 à 0,7) ;

Castanura (Häckel) est semblable au précédent, mais a la bouche armée Fig. 391. (0,28 à 0,6).

Ces genres forment la famille des CasranezziNæ | Castanellida (Häckel)].

() Tous ces caractères se retrouvent dans les genres ci-dessous; mais il n’en est pas de même de la conformation de Ja bouche qui est fort variable et présente ici deux apophyses dentiformes :

Lithogromia (Häckel) n’a pas ces dents buccales (0,15 à 0,27); Challengeron (3. Murray) (fig. 391) les a, au contraire, et possède, en plus, une ou plusieurs épines (0,06 à 0,3); Pharyngella (Häckel), est comme Challengeria, maïs possède, en plus un lube qui part de la bouche et remonte en dedans (0,25 à 0,36) : Entocannula (Häckel) est de même, mais n’a pas de dents buccales (0,25 à 0,36); Challengeron Porcupinia (Häckel) de même aussi, mais a des dents buccales et, en (im. Häckel). outre, des épines marginales (0,2 à 0,25).

Ces genres forment la famille des CrarzexGrriNz | Challengerida (J. Murray)].

par le fait que les alvéoles (B) sont très irréguliers et ne communiquent

pas avec le dehors, mais seulement avec le dedans de la coquille, et encore n'a-t-on pu que rarement s'assurer de l'existence des très fins pores qui établissent cette communication; la surface extérieure est entièrement continue.

Ces alvéoles, très petits au sommetde la coquille, deviennent de plus en plus larges vers le bas et se continuent dans les pieds où ils forment une série unique axiale qui donne à ceux-ci un aspect articulé. Les alvéoles des pieds communiquent entre eux par un petit canal saillant dans le compartiment distal par rapport à la cloison qui le porte. Tous les alvéoles sont remplis de gelée. Dans son ensemble l'animal ressemble à une petite Méduse (0,14 à 0,18) (*).

Circospathis (Häckel) (fig. 393) a une coquille

polyédrique à quatorze faces, formée par de fines aiguilles pleines, tangentielles, assez rares, empâtées dans une épaisse croûte de ciment opaque, porcelainé, qui forme, de beaucoup, la

Fig. 392.

Cortinetta (im. Häckel).

A, l’animal entier; B, coupe de la paroi. pheod., phæodium ; ©., orifice.

plus grande partie de la masse. Cette coque est gaufrée à sa surface

Fig. 393.

Circospathis (im. Häckel).

externe de dépressions polygonales en cellules d’abeilles, séparées par des crêtes, et ces surfaces déprimées sont finement ponctuées. Ces ponctuations semblent être de fins pores qui traverseraient toute l'épaisseur de la coquille. Sur la coque ainsi constituée, s’insèrent, aux sommets du polyèdre, neuf grosses épines radiales dont la base est entourée d’un cercle de gros pores. Ces épines sont creuses et leur axe est occupé par un filament axial rattaché aux parois de la cavité centrale par des trabécules. La bouche de la coquille, relativement petite, est en-

tourée de saillies dentiformes. La capsule centrale possède neuf ouver-

(!) Genres voisins :

Medusetta (Häckel) est semblable, mais a quatre pieds égaux (0,05 à 0,09) ;

Euphysetta [Häckel) a trois petits pieds et un grand (0,15 à 0,16);

Gazelletta |J. Murray) n’a pas de corne, mais a six pieds (0,02 à 1,5);

Gorgonetta (Häckel) a les six pieds du précédent et, en outre, six pieds ascendants qui

alternent avec les autres (0,2 à 0,5);

Polypetta (Häckel) a dix (ou vingt ou plus) pieds descendants (0;01 à 0,12). Ces genres forment la famille des Mzpvuserrivæ | Medusettida (Häckel)].

PHÆODARIÉS : PHÆOCONCHIDES 247

tures accessoires au lieu de deux et qui correspondent par leur position aux couronnes d'orifices qui entourent la base des épines radiales. Pour le reste, ce sont les caractères d'un Phægromide (0,5 à 0,6) (*). | Tuscarora (J. Murray) (fig. 394) a une coquille | ovoïde, allongée dans le sens du grand axe | et semblable à celle du genre précédent, c’està-dire formée d'une pâte porcelainée, opaque, avec des aiguilles tangentielles dans sa masse. Cette coquille est percée de nombreux petits pores et porte trois grandes épines radiales, \ équidistantes, creuses. Ces épines sont parcou- {

Fig. 394.

Ra

rues par un filament axile rattaché aux parois \ ‘ par des trabécules. Mais leur cavité commu- TA nique avec celle de la coquille et, autour de sf

leur base, sont percés aussi de gros pores qui débouchent dans la coquille et au dehors. En somme, la structure est très semblable à celle de Circospathis, mais la surface externe est lisse et non gaufrée d'alvéoles. La capsule acte de Te centrale semble avoir trois orifices accessoires |

correspondant aux trois cercles de pores entourant la base des épines. La bouche est entourée de trois prolongements creux semblables aux épines radiales (1,5 à 2,5) (?).

4° Sous-ORDRE

. PHÆOCONCHIDES. — PHÆOCONCHIDÆ [PaæoconcurA (Häckel)]

TYPE MORPHOLOGIQUE CFIG. 395)

En un seul point, le type de ce groupe diffère du type général des Radiolaires, mais ce point est essentiel et extrèmement remarquable, L'animal

(1) Genres voisins :

Circoporus (Häckel) est sphérique ou octaédrique et a seulement six épines (0,16 à 0,55); Circogonia (Häckel) est icosaédrique et a douze épines (0,6 à 0,75); Circorrhegma (Häckel) est dodécaédrique avec vingt épines (0,8) ; Circostephanus (Häckel) est polyédrique à nombreuses faces, et compte vingt-quatre à quarante épines ou plus (0,4 à 0,8); Hæckeliana (J. Murray) est tout à fait sphérique, les dépressions de sa surface sont de simples fossettes, et il a un nombre variable d’épines (0,25 à 0,52). Ces genres forment la famille des Crrcororixz [| Circoporida (Häckel)]. (?) Genres voisins :

Tuscarusa (Häckel) a quatre épines radiales au lieu de trois (1,2) ; Tuscaridium (Häckel) n’en a qu’une, aborale (3,2 à 3,6). Ces trois genres forment la famille des TuscarorINzæ | Tuscarorida [Häckel\].

possède, comme tant d’autres Radiolaires, une coquille grillagée plus ou moins sphérique formée de tigelles pleines, soudées en un réseau; mais celte coquille est formée de deux valves hémisphériques réunies en un point par un ligament élastique, absolument comme les valves d’un Lamellibranche, disons plutôt comme celles d'un Brachiopode, car ces deux valves sont l'une dorsale l'autre ventrale, la capsule étant orientée à l'intérieur de telle façon que ses trois orifices (0s. os. oi.) sont dans le plan coronal qui les sépare, en sorte que les tractus protoplasmiques qui en sortent sont directement en rapport avec l'ouverture de la coquille. Le ligament est de situé au pôle supérieur de la coquille, vers PÉÆOCONCHIDÆ lequel la capsule tourne ses orifices acces- (Type morphologique) (Sch.). soires (os.), tandis que son ouverture prin- 2: ligne de séparation des deux valves ; . ; < L oi., ouverture principale de la capsule: cipale (0:.) allonge son tube à travers le os, 08., ouvertures accessoires. phæodium, vers le milieu de la ligne de déhiscence, au point opposé au ligament. La capsule est placée dans la coquille plus près du pôle supérieur que de l’inférieur (°).

GENRES

Concharium (Häckel) (fig. 396) est notre type morphologique mème, sauf l’absence de ligament: les deux valves sont entièrement indépendantes et simplement maintenues par la gelée qui les englobe (0,2 à 0,25) (*). l

Fig. 396.

(1) Ces curieuses formes proviennent toutes des dragages du

Challenger.

(2) Genres voisins :

Conchasma (Häckel) est de même, mais a, en plus, deux cornes au pôle aboral, une sur chaque valve (0,16 à 0,22);

Conchelium (Häckel) est comme Concharium, mais ses deux valves s’engrènent par un bord denté {0,06 à 0,38);

Conchidium (Häckel) est comme le précédent, mais avec deux cornes aborales (0,24 à 0,35);

Conchonia (Häckel) a, non seulement ces deux cornes aborales, mais une dorsale (0,21 à 0,3);

Conchopsis (Häckel) n’a pas de cornes, mais est fortement comprimé de droite à gauche, et ses valves portent chacune une carène sagittale (0,55 à 0,8);

Conchoceras (Häckel) est semblable au précédent, mais il a, en plus, deux cornes aborales

Ces genres forment la famille des CoxcrarI\x [Concharida [Häckel)1.

Concharium

(im. Häckel).

PHÆODARIÉS : PHÆOCONCHIDES 249

Cœlodendrum (Häckel) (fig. 397) a sa coque bivalve très petite, entourant immédiatement la capsule centrale, Ses valves sont étroitement jointes à leur ligne d'union. Elles sont percées de fins pores et très fragiles. Mais leur caractère le plus remarquable est qu'elles portent chacune, en leur centre (par conséquent l’une en avant l’autre en arrière), une sorte de proéminence en pyramide triangulaire, formée du même tissu perforé. Chacune de ces éminences émet de longs prolongements en forme de tubes ramifiés extrèmementdélicats dontles branches | vont former une sorte de buisson con- Cœlodendrum (im. Häckel). centrique à la coquille primitive. Tout cela est noyé dans la gelée. Le phæodium, ne pouvant se loger dans la vraie coquille entièrement remplie par la capsule, occupe les deux coupoles pyramidales He (dont la cavité communique par des perforations avec celle de la coquille, tandis qu’elle est entièrement séparée de celle des tubes), et se répand entre les branches des tubes rameux (1 à 3m) (*).

Cæœloplegma (Häckel) (fig. 398) nous montre, en même temps que la dernière des formes types de la classe

LS sa

SRE —

(?) Genres voisins :

Cælodoras (Häckel) est semblable, mais plus simple, ses tubes n'étant pas ramifiés (0,16 à 0,2);

Cœlodrymus (Häckel} est comme Cælodendrum el, en outre, les ramifications de ses tubes s’anastomosent entre elles en une sorte de réseau qui dessine une sphère creuse (2 à 3m);

Cœlodasea (Häckel) est semblable, mais les ramifications de ses tubes se répandent, non seulement en surface, mais en épaisseur, de manière à former un tissu spongieux (2mm à 2,3).

Ces genres forment la famille des Cæronrvprixx | Cœlodendrida [Häckel)].

Caœloplegma (im. Häckel).

des Radiolaires, la forme la plus compliquée, et peut-être même le plus compliqué de tous les Protozoaires, quoique non pas le plus élevé en organisation. Comme dans le genre précédent, la coque sphérique (d) est petite et formée d’un tissu délicat et percé de pores fins et irrégulièrement distribués. Elle n’entoure pas cependant aussi étroitement la capsule (caps. ctrl.), ses deux valves (4, e) étant un peu écartées l'une de l’autre. Celles-ci portent l’une et l’autre, comme chez Cœlodendrum, une sorte de coupole d’où partent des tubes ramifiés, mais ici ces tubes sont parfaitement symétriques etleurs ramifications sont anastomosées en un réseau continu formant, à grande distance de la coque primitive, un buisson sphérique extrêmement délicat. En outre, les branches principales de ce buisson, au nombre de quatorze (une impaire el six paires sur chaque valve), se continuent en direction radiale sans se ramifier et forment de grandes épines creuses (@, b, c), plus ou moins chargées d’appendices latéraux verticillés et qui dépassent de beaucoup la surface buissonneuse. Mais le plus curieux, c’est que les deux coupoles émettent, en outre de ces tubes, chacune un prolongement creux appelé tube nasal (e) (rhinocanna) qui part de sa base, descend sur la paroi de la coque suivant le méridien sagittal correspondant (antérieur ou postérieur, selon la valve) et va s'ouvrir, en face de celui du côté opposé, juste au-dessous du point où se termine entre eux le tube de l'orifice principal de la capsule centrale. Ces tubes s'ouvrent d'autre part chacun dans la coupole d’où il part, tandis que la coupole ne communique, ni directement ni par des perforations, avec la coque ou avec les tubes qui forment le buisson de la coquille. Enfin, une tigelle squelettique, le frein, s'étend, de chaque côté, de la coupole à l'extrémité du tube nasal. La signification de ces complications extraordinaires est complètement inconnue. Le phæodium se loge dans les coupoles et dans les tubes nasaux et déborde en outre généralement au dehors. Toute la coquille est noyée dans la gelée, sauf les grandes épines radiaires qui la dépassent de beaucoup (1,6 à 3,2) (*).

(!) Ces dimensions sont celles de la coquille sans les épines radiales : comme partout elles sont données en millimètres.

Cœlagalma (Häckel) est semblable, mais a seize grandes épines radiaires dépassant la

gelée au lieu de quatorze (5,4) ;

Cœlosiylus (Häckel) n’en a, au contraire, que douze (3,2 à 4,2);

Cœlodecas (Häckel) n’en a que dix (2,6 à 3,6);

Cœlospathis (Häckel) n’en a que huit (2 à 3w);

Cœlographis (Häckel) n’en a que six {3,2 à 6,4);

Cœlotholus (Häckel) en à huit, mais leurs ramifications restent comme chez Cæloden-

drum, indépendantes, et forment un buisson mais non un réseau (2,5 à 4m);

Cœlothauma (Häckel) en a douze avec le même caractère (3,5); Cœlothamnus (Häckel), avec le même caractère, en a seize; avec les épines radiales, le

diamètre atteint 33 centimètres chez une espèce. C’est le géant des Radiolaires (1,8 à 7,5).

Ces genres forment la famille des Cærocrarurxx | Cœlographida (Häckel)].

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