‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 79 sur 112 · L - (P. auricularia) re » > À - d'ap. Bergh). A cô · texte numérisé non relu

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dinida |(Bütschli]. Nous avons seulement fait passer le genre té, un trichocyste

Ceratocorys de la seconde à la première. plus grossi.

DINOFLAGELLÉS : APPENDICE 387

que Bern assimile au micronucléus des Ciliés, sans appuyer d'ail leurs son interprétation sur une comparaison détaillée des fonctions. Enfin, dans l’ectoplasme sont répandus des trichocystes semblables à des nématocystes, moins le noyau. L'animal se reproduit par division transversale (100. Mer).

APPENDICE AUX DINOFLAGELLÉS.

Erythropsis (R.Hertwig)(fig.680,681)est un animal dont les affinités sont tout à fait obscures.

Décrivons-le d'abord en lui-même sans employer à son égard aucune terminologie spéciale impliquant une opinion préconçue sur sa position Fig. 680. taxonomique que nous diseuterons ensuite.

Il a une forme irrégulièérement sphérique. Sur la face que tous s'accordent à considérer comme ventrale, se trouve un sillon vertical, profond et étroit au milieu, qui se perd en haut et en bas, en devenant de plus en plus large et superficiel. Dans sa partie moyenne, il est limité à droite par une grosse protubérance arrondie, le talon |(Sporenträger) qui se prolonge à son sommet en un petit appendice courbe appelé l'éperon (Sporn). À gauche et un peu plus haut, se trouve un gros œil, ÆErythropsis formé d'un beau cristallin à couches concentriques, logé dans une capsule qu’il ne remplit pas toute entière, et enchâssé à sa base dans p. Fe nr une masse pigmentaire brune. La saillie de ces deux organes contribue à augmenter, à leur niveau, la profondeur du sillon interposé. À l'extrémité supérieure, se trouve la calotte [Deckel) formée simplement d'une partie un peu aplatie, débordant par ses bords le niveau général, de manière à déterminer au-dessous d’elle une gouttière. Cette gouttière ne fait pas seulement le tour de la calotte, mais

monte sur sa face supérieure où elle se termine. A la face interne

Rig- 681. du talon prend naissance un long filament contourné en ressort à

= boudin qui, de là, monte dans la partie supérieure du sillon, s’en-

gage dans la gouttière et la parcourt jusqu'au bout. De l’extré-

mité inférieure du sillon vertical, part un gros appendice cylin-

drique, très mobile, très contractile, trois à quatre fois plus long

que le corps, la queue (fig. 680). Le corps est recouvert d'une

mince cuticule, rempli d’un protoplasma granuleux et renferme un très gros noyau subcentral.

On n’a pu observer, en tout, que deux exemplaires de cet animal.

R. HerTwiG qui l’a découvert le considère comme un Proto-

Erythropsis 2 sa L . agilis) zoaire sans doute voisin des Infusoires. Il compare la calotte au Hi A disque des Vorticelles et l’appendice inférieur au pédoneule de sans la queue celles-ei. | (d'ap. R. Hertwig). MeTcanNIKOF voit dans cet appendice un suçoir d'Acinète et

rapporte l'animal aux Suctoria.

C. Voer, sans l'avoir vu, cherche à démontrer que c'est une vraie Vorticelle (dont il fait le genre Spasthostyla) détachée avec son pédoncule, et l'œil serait celui de quelque Méduse (Zizzia où Nausithoe) que l'animal aurait vainement cherché à engloutir et qui serait resté arrêté au passage, opinion renversée par le fait que cet œil se trouve aussi dans l’exemplaire de Metchnikof.

Il nous semble qu'il y a une autre manière de voir plus vraisemblable que les précédentes et que nous hasarderons tant elle nous semble probable, mais sous

toutes réserves el sans méconnaître le danger qu’il y a à formuler une opinion sur un être que l’on n'a pu examiner.

Ce serait un Péridinien.

Son œil, qui s'oppose à son admission chez les Vorticelles aussi bien que chez tout autre Cilié offre une ressemblance frappante avec celui de Pouchetia. Son sillon vertical est absolument celui d’un Péridinien. La gouttière représente le sillon transversal placé très haut comme cela arrive souvent. Le filament en ressort à boudin n’a rien de commun avec une zone aborale tandis qu'il représente exactement el fouet transversal d’un Péridinien. {Il faut cependant noter que Hertwig n’est pas très affirmatif sur la question de savoir si la portion qui occupe la gouttière est ou non continue avec celle qui est logée dans la partie supérieure du sillon longitudinal, et que ce fouet, par une exception unique, suivrait le sillon de gauche à droite. Enfin, le gros appendice serait le fouet vertical. Il a les connexions et le mode d’action de cet appendice dont il ne diffère que par sa grosseur. C’est là certainement un caractère assez exceptionnel pour faire hésiter, mais la différence n’est guère moindre avec un pédoncule de Vorticelle ou avec un suçoir d’Acinétien. Enfin remarquons que les différences peuvent peut-être s'expliquer aussi en partie par la très insuffisante connaissance que l’on a de ce curieux animal. {Celui de Hertwig perdit sa queue avant qu'on püt le dessiner ou le fixer. Celui de Metchnikof n'avait pas d'éperon.)

(Taille non indiquée, semble peu différente d'un millimètre. Mer).

CYSTOFLAGELLÉS 399

4e Sous-CLASSE

GMSIORENCELLES A NCYSTORLAGELLLE

[CYsrorLAGELLATA (Häckel)]

Cette sous-classe ne contenant que deux genres, Noctiluca et Leptodiscus, nous prendrons pour type la Noctiluque qui est la plus commune et la mieux connue.

La Noctiluque apparaît à l'œil nu. comme une petite sphère molle, transparente, un peu jaunâtre qui l’a fait comparer à un grain de tapioca cuit. Elle en a aussi le diamètre, 1 millimètre environ.

Structure

Configuration extérieure. — L'animal (fig. 682) est à peu près pe seulement un peu allongé dans le sens antéro-postérieur. En unpoint, qui sera pour nous le sommet de la face ventrale, se détache un flagellum à peine conique (/{g.), obtus au bout, aplati d'avant en arrière sur la section transversale, et d’une longueur à peu près égale au diamètre du corps. Au-dessous de ce flagellum se trouve une dépression méridienne verticale, comparable à celle qui sépare les deux moitiés d'un abricot, mais qui ne s'étend que sur une moitié à peine du contour total. On l'appelle le sillon ventral (sill.). En écartant les lèvres de ce sillon on constaterait Perisl qu'il s'enfonce peu à peu en descendant à partir de la base du fouet, fs puis plonge brusquement dans une ou rl en (Sch). dépression profonde (perist.) au bi lévre elle, cl: de, dent; is flagellun ; fond de laquelle est la fente buccale f.b., fente buccale ; perist., péristome ;

sill., bâtonnet dans le sillon ventral.

(f.b.).Delà,ilregagne à picle niveau de la surface. Te partir de ce point qui correspond à peu près au milieu de sa hauleur, le sillon continue très superficiellement jusqu'à sa termi-

naison. Sur la partie peu profonde qui sépare la base du flagellum de la fente buccale, se trouve, un peu à droite de la ligne médiane, une petite lamelle saillante, insérée un peu obliquement, dont le bord libre est découpé en trois pointes, ce qui lui à fait donner, malgré sa mollesse, le nom de dent (d.). Immédiatement au-dessous de l'extrémité inférieure de cette dent, surplombant la dépression brusque qui conduit à la fente buccale, se trouve une autre lamelle plus petite et aussi molle que la précédente, mais en forme de croissant et disposée transversalement, que l’on appelle la lévre ([.). Du point où la lèvre confine à la dent, naît un tout petit flagellum accessoire que l’on appelle le col (cil.); il est si petit qu'il ne fait pas saillie hors du sillon ventral. Tout cela est tapissé par la cuticule souple et très mince qui revêt le corps entier et c’est seulement au niveau de la fente buccale que le cytoplasma intérieur est à nu; les parois de l'infundibulum oblique qui conduit à cette fente sont elles-mêmes tapissées par cette cuticule. Dans sa moitié inférieure, le sillon ventral

€) est très peu profond et laisse aper- ; Lee cevoir naturellement son fond bombé et froncé en travers (si/l.). Cette partie froncée dessine donc une étroite surface linéaire verticale ; à son niveau, la cuticule est non seulement froncée, mais sensiblement épaissie.

Tout cela lui donne un aspect particulier qui lui a valu le nom de bdtonnet. Mais il faut bien se rendre compte que ce prétendu bâtonnet n'est point quelque organe saillant sur la surface : ce n’est simplement qu'une partie de la surface ellemême, logée même au fond d’une dépression. On donne quelquefois le nom de péristome (périst.) à la parlie du sillon ventral qui va du flagel-

*cytop lum au bâtonnet. Le reste du corps CYSTOFLAGELLÉS est régulièrement arrondi et ne pré- (Type PORPROIOE ARE) oi ER) ES tébrientde particulier. oupe sagittale. 32e a, partie ventrale du flagellum striée trans- Conformation intérieure. — L ame

versalement; b, partie dorsale granuleuse ; mal (fig. 683) est une simple cellule

bch., fente buccale ; eil., cil ; eytop., cyto- 8 5

plasma périnucléaire; 4, dent; fr., fronces elten possède les organes, noyau, CY-

du bâtonnet; fig., flagellum ; 1, lèvre ; toplasme et membrane, mais tout

N., noyau; res., cytop., réseau cytoplasmi- = x 2

que tangentiel; sill., sillon ventral au ni- Cela avec des caractères très particu-

7 1 at E. . , r 3

veau du bâtonnet liers. In y à pas de vésicule pulsaüle. La membrane forme la surface extérieure que nous venons de décrire. Elle semble, malgré sa mollesse et sa minceur (1'}, p), participer aux caractères d’une culicule puisque, ainsi que nous le verrons, elle

CYSTOFLAGELLÉS 391

peut être rejetée par une mue. Elle est partout continue, n'étant absente que dans le sillon buccal; elle n’est épaissie qu'au niveau du soi-disant bâtonnet (si{.); la lèvre et la dent sont revètues d’une membrane aussi mince que les parties voisines.

Le noyau (N.) est silué à une faible distance en arrière de la fente buccale. Il est assez gros, rond, vésiculeux et contient une dizaine de petits corps chromatiques que nous verrons être des chromosomes épars au milieu d’une substance achromatique finement fibrillaire.

Le cytoplasme (cytop.) forme immédiatement derrière la fente buccale, à laquelle il confine, une importante accumulation massive dans laquelle est englobé le noyau. De cette masse centrale, partent de gros tractus qui se portent radiairement vers tous les points de la surface mais, dans ce trajet, se ramifient beaucoup à mesure qu'ils s’amincissent et anastomosent leurs ramifications de manière à former un réseau général. Les mailles de ce réseau constituent des vacuoles. Au voisinage de l'accumulation centrale du cytoplasma, elles sont larges et limitées par des parois épaisses; mais à mesure qu'elles se rapprochent de la surface, elles deviennent de plus en plus petites et serrées, jusqu’à n'avoir plus, sous la membrane, que 4 ou 5 ., leurs travées de séparation mesurant à peine 1'},. Elles se terminent sous la cuticule, non par une couche continue, mais par un réseau tangentiel (res. cytop.) formé par les dernières mailles du réseau général (").

En deux points seulement, le cytoplasme prend une disposition particulière, c'est au niveau du bâtonnet et dans le flagellum.

Vers le bétonnet, la masse cytoplasmique centrale envoie un faisceau de filaments divergents quis'insèrent auxsaillies intérieures (/r.)résultant du froncement de la cuticule à ce niveau. On ne sait rien de la signification de cette disposition, pas plus que de celle du bâtonnet. Ce n’est peut-être qu’une particularité insignifiante ou une partie plus rigide destinée à jouer un rôle de soutien.

Le flagellum (flg.) reçoit de la masse cytoplasmique centrale un prolongement qui, en pénétrant dans l'organe, subit une double différenciation. La partie tournée vers la face ventrale (a) est, comme une fibre musculaire, striée transversalement et formée d'une succession de tranches alternativement claires et sombres. La partie tournée vers le dos (b) est simplement granuleuse. Sans doute, la première est contractile et la deuxième simplement élastique pour jouer le rôle de ressort antagoniste.

Inclusions. — Dans les travées du réseau, on trouve, indépendamment des vacuoles alimentaires dont il sera question plus loin, des inclusions de deux sortes : les unes sont des granulations protoplasmiques de couleur orangée qui donnent à l'animal la légère teinte jaunâtre dont nous avons parlé, les autres sont des gouttelettes graisseuses.

() I y aurait en outre, d’après Bütschli, un réseau secondaire, très fin, dans les vacuoles qui occupent les grandes mailles.

Physiologie.

Habitat. — Les Cystoflagellés sont exclusivement marins. Ils viventdans presque toutes les mers des régions tropicales et tempérées. Ils se rencontrent parfois en si grande abondance que l’eau en est comme visqueuse, surtout par un temps calme et une température élevée.

Locomotion. Mouvements. — L'animal flotte plutôt qu'il ne nage, en pleine eau, la fente buccale en bas. Cette attitude est un simple effet physique, le noyau et l'accumulation protoplasmique qui l'entoure étant les parties les plus lourdes de son corps. Les vacuoles au contraire sont remplies d’un liquide à peine additionné de quelques matières albumineuses et minérales et plus léger que l’eau de mer (!).

Les mouvements du fouet ont peut-être pour effet de le déplacer quelque peu, mais ils sont trop faibles pour avoir une grande efficacité sous ce rapport ; ils sont surtout destinés à l'alimentation. On observe aussi des contractions du corps et un mouvement intérieur du cyloplasma dans lequel des mailles se coupent, d’autres se reforment et modifient sans cesse l’aspect du réseau. Mais il n’y a pas de vraie cyclose.

Alimentation. — L'animal se nourrit de petites proies qu’il capture avec son flagellum. Pour cela, il rabat brusquement cet organe sur le sillon ventral et les particules qui se trouvaient sous lui sont poussées vers la bouche. Pour le relever, il soulève d’abord la base, puis la pointe (*). Les proies sont englobées dans une vacuole alimentaire qui se forme en mème temps qu'elles pénètrent dans le cytoplasma, et sont transportées avec cette vacuole de ci de là, un peu partout dans le corps, mais toujours dans l'épaisseur des travées, fortement renflées à leur niveau, et jamais dans les vacuoles intermédiaires. Elles sont ainsi peu à peu digérées et réduites à un résidu fécal qui est ramené à la bouche et expulsé par cet orifice.

L'absence de vésicule pulsatile oblige à admettre que l'excrétion et la respiration se font par des échanges osmotiques superficiels.

La circulation des vacuoles alimentaires s'explique par les mouvements du cytoplasma.

) Vienaz a montré qu'il peut subir un effet de ludion, c'est-à-dire qu'en vase clos, si on augmente la pression il plonge et remonte si on la diminue. Mais c’est là un effet brusque et sans doute passager. Güruarr et Heinsius [3] ont constaté qu'en eau libre, il modifie sa densité de manière à flotter toujours. En eau de mer à 1024, il pèse 1014. Si on réduit la densité de l’eau de mer à 1014, il prend celle de 1008 et continue ainsi, jusqu'à éclater lorsque la dilution devient trop forte.

(?) C'est le premier de ces mouvements qui probablement est seul actif et produit par la contraction de la couche striée, le soulèvement étant dù, sans doute, à l’élasticité de la couche granuleuse. On peut faire ingurgiter par l'animal des parcelles de jaune d'œuf cuit mêlées à son eau. Les proies qu’il absorbe sont parfois si volumineuses qu’elles le déforment et ont dù nécessiter une forte distension de la fente buccale.

CYSTOFLAGELLÉS 393

Mue. — Poucuer [90] a observé que parfois l'animal se débarrasse de sa membrane et en sort en conservant son fouet et tous ses organes. Sans doute alors, il n’en élimine que les parties superficielles cuticulaires.

Reproduction. — Il n°y a jamais d'enkystement. On a décrit un passage à l’état de repos dans lequel l'animal s'arrondirait et perdrait ses organes extérieurs, tout comme avant la division, mais il n’est pas démontré qu’il y ait là autre chose qu'une préparation à la division ou à la sporulation.

L'animal se reproduit par division longitudinale et par sporulation. Les deux processus paraissent à peu près aussi fréquents l’un que l’autre.

Division (fig. 684) — Avant de se diviser, animal commence par subir les modifications dont nous parlions il y a un instant sous le nom de passage à l’état de repos. Il s’arrondit (A), efface son sillon buccal, et résorbe tous ses organes externes, fouet, dent, lèvre, cilet bâätonnet: il se réduit à une simple sphère uniforme (B) (").A l'intérieur, le réseau persiste, mais la plus grande partie du cytoplasme se concentre dans la masse périnucléaire. Naturellement, l'animal est, dans cet état, complètement inerte.

La division est longitudinale et a lieu suivant un plan méridien qui suit le sillon ventral disparu. Le phénomène débute (fig. 684, A) par la division nucléaire qui se produit longitudinalement par CYSTOFLAGELLÉS un processus sans doute sem- Cyre M UE ne) ON eee) (EE) blable à celui qui a été étudié D dan Eden Le avec plus de détail à propos de la sporulation et que nous décrirons en parlant de ce phénomène. Puis, le corps s'élargit et peu à peu s'étrangle suivant le plan de

Fig. 684.

(:) Il n’est pas certain, cependant, que la fente buccale devenue superficielle se ferme. Le cil, la lèvre et la dent rentrent simplement dans le corps, s’effacent comme un pli d’une étoffe que l’on tend et cela suffirait à prouver que ces deux derniers ne sont pas des apophyses cuticulaires. Pour le fouet, on a dit aussi qu’il tombait, mais il semble bien démontré aujourd'hui qu'il rentre peu à peu dans le corps. On le voit devenir d'heure en heure plus gros, plus court, plus mou et se réduire à un simple tubercule qui enfin disparait. Quant au bàtonnet, il s’efface simplement sans doute, par déplissement de ses fronces.

division (fig. 684, C'). La séparation marche plus vite en bas qu’en haut, en sorle que les deux individus filles sont attachés en dernier lieu par un isthme situé à la hauteur du flagellum (D). Bien avant que la séparation soit complète, les deux individus filles reforment leur sillon ventral et leur fouet et l’on constate alors qu'ils sont orientés perpendiculairement à l'individu mère, leur plan sagittal commun ayant, par rapport à la mère, la position d'un plan coronal. Enfin la séparation s'achève (£, F) et les deux jeunes n’ont plus qu'à grossir.

Conjugaison. — La conjugaison (fig. 685) a lieu entre deux individus semblables qui se soudent par la région buccale et se fusionnent (A) peu à peu complètement, de manière à constituer un individu unique (B) ne différant en rien exlérieurement d’un individu ordinaire de grande taille. Maislesnoyaux ne se fusionnent pas, en sorte quil y a deuxnoyaux distincts dans une masse protoplasmique simple (B: N.et N.). Bientôt, l'animal se divise à la manière ordinaire et les deux noyaux prennent part à la division. Des quatre

Fig. 685.

< le CYSTOFLAGELLÉS noyaux filles (une (Type morphologique) (Noctiluca) (Sch.). Conjugaison. n., mL); deux passent À à G, stades successifs depuis la conjugaison jusqu’à la formation i des individus filles. dans chacun des deux

Les noyaux appartenant à un des individus sont indiqués en lettres ordinaires et ceux de l’autre en italiques.

individus filles, mais de telle façon que chacun ait un demi-noyau de chacun des parents et se constitue ainsi un appareil nucléaire d'origine double (Z£). Tout aussitôt après, commence la sporulation dans laquelle ainsi chacune des spores contiendra un peu de la substance des deux conjugués (").

(1) Ces observations remarquables sont dues à IscaikAva [91] qui a malheureusement laissé dans l'ombre plusieurs points importants. L'auteur ne dit pas, mais la chose semble bien probable, que les deux demi-noyaux se fusionnent en un noyau unique avant la première division de sporulation. Il est peu explicite sur l’état des conjugués. [l semble d’après ses dessins plutôt que d’après son texte que les choses se passent de la manière suivante. Les deux conjugués sont des individus complets avec leur flagellum au moment où ils se joignent. Mais ils passent pendant la conju-

slt Cal ass à

CYSTOFLAGELLÉS 395

Sporulation. — Les individus nés de cette division post-conjugale sont aptes à sporuler et le font soit immédiatement, soit quelque temps après. Pour cela, l'animal commence à passer à cet état de sphère lisse (fig. 686, A),sans appendices quelconques, que nous avons décrit comme précédant la division simple, etildivise son noyau suivant igle processus d'une mitose parfaite, avec division longitudinale de chromosomes (Bet C), et intervention de deux centrosomes avec leur sphère d'archoplasma. Mais d'où viennent ces centrosomes dont on ne voyait pas trace près du noyau à l'état de repos? Sortent-ils du noyau, préexistaient-ils dans le cytoplasma ambiant? On ne sait. Cette division est suivie immédiatement d'une autre, puis

, St . .

d ne troisième et ainsi de CYSTOFLAGELLÉS suite Jusqu à huit ou neuf (Type morphologique) (Noctiluca) (Sch.). ce qui donne deux cent cin- ; Sporulation Re. Aù£, stades successifs. b., papilles pour la formation des

quante-six ou cinq cent spores ; Sp., spores. douze noyaux filles (").

Pendant que ces phénomènes nucléaires s'accomplissent, le cytoplasma accumulé sous une‘région de la surface se divise progressivement, lui aussi, en autant de fragments uninucléés, mais par des plans qui d'abord n’entament pas toute son épaisseur, comme dans la segmentation superficielle discoïdale de certains Vertébrés. En même temps, celte accumulation protoplasmique retire peu à peu à elle, par sa face profonde, tout le reste du cytoplasma répandu dans le réseau, en sorte que la totalité du cytoplasme se trouve rassemblée en une sorte de gâteau sous une partie de la surface, laissant vide tout le reste de la cavité, sans même une couche superficielle pour doubler la membrane. Les petites masses nucléées font saillie à la surface comme autant de papilles serrées les

gaison à l’état dit de repos dans lequel les fouets disparaissent ainsi que le sillon et tous les accessoires. L'animal unique issu de la conjugaison est donc à l’état de repos. Il se divise en cet état et sporule en cet état. Mais lorsque quelque temps se passe entre la division post-conjugale et la sporulation, il reforme son fouet, son sillon, elc., repasse en un mot, momentanément, à l’état d'activité et reprend les allures d'un individu libre ordinaire, sauf qu'il a deux noyaux au lieu d’un.

(!} Ou quelque nombre intermédiaire, car il est bien possible que certains noyaux se divisent huit fois et d’autres neuf.

unes contre les autres (C':b); elles s'individualisent de plus en plus (D: b) et finissent par former autant de corps indépendants qui se munissent d’un flagellum (Z£: sp.), se détachent et se dispersent, abandonnant le reste de la cuticule vide (").

Ces spores ont, lorsqu'elles sont entièrement formées, une très singulière conformation (fig. 687). Elles sont ovoïdes et comme sur-

Fig. 687. montées d’un casque prolongé dorsalement vers le bas en un long appendice appelé le dard, expression absolument défectueuse. De la base du casque naissent, en avant, à l'opposé du dard, un fouet locomoteur assez long et une sorte d'appendice styliforme immobile. On a avancé que le dard formait le bâtonnet de l'adulte, que l’appendice immobile se transformait en flagellum et que le fouet locomoteur devenait le petit cil prébuccal. Mais ce sont là des … hypothèses, car l’évolution de ces spores n’a pas été suivie. D Lol Phosphorescence. — La phosphorescence des Noctilu- Ne ques est plus vive que celle d'aucun autre animalcule (d'ap.Cienkovsky). marin. Elle est due au cytoplasma ou du moins à une

RÈQTE. graisse qu'il contient (*). Elle est augmentée par la plu-

part des excitants chimiques ou physiques et par l'électricité. La lumière la contrarie. Portées du grand soleil à l'obscurité, les Noctiluques n'y deviennent lumineuses qu'après quelque temps. Massarr [93] a constaté à leur sujet un phénomène très curieux d'influence consécutive consistant en ce que, soumises à l'obscurité persistante ou à un éclairage permanent, elles continuent à éclairer davantage aux heures de nuit, comme lorsqu'elles étaient soumises aux alternatives du jour et de la nuit.

Régénération. — Les Noctiluques ont une puissance régénératrice remarquable. Elles réparent des portions considérables de leur corps excisées expérimentalement.

GENRES

Noctiluca (Suriray), vient d'être décrit comme type morphologique de la sous-classe ({mm, Mer) (*).

1) Nous suivons ici la version d'Icaikava [91] qui assure que tout le cytoplasma maternel est employé. D’ordinaire, on admettait que la partie périphérique du réseau et la couche profonde de la région sporifère restaient inutilisées. On appelle ce mode de reproduction de la Noctiluque une Gemmation, Mais une gemmation dans laquelle la mère passe toute entière dans ses bourgeons, est une sporulation.

2) D’après Vianai, elle ne résulterait pas d’une oxydation de cette graisse car, dans l'eau bouillie, l'animal reste lumineux. Cela n’est pas très démonstratif, car elle peut résulter d’un déplacement d'oxygène combiné, dont la provision peut durer aussi longtemps que la vie, probablement fort courte, de l'animal en eau bouillie. Cela prouve seulement que ce n’est pas l'oxygène immédiatement absorbé par la respiration des tissus qui intervient.

(G) Il n'y a probablement qu'une espèce (N. Miliaris), bien qu'on ait voulu en faire deux autres : N. homogenea et N. pacifica.

CYSTOFLAGELLÉS 397

Leptodiscus (R. Hertwig) (fig. 687) a la forme d’un verre de montre, ou plutôt d'une lentille courbée de manière à être concave d’un côté, convexe de l’autre. Il a une membrane comme la Noctiluque. À l'intérieur, la structure est la même, il a un noyau (NW.) au centre d’une accumulation protoplasmique qui occupe le milieu de la face ventrale et. de cette masse, part un réticulum qui s'étend dans toute la cavité du corps. Mais la conformation extérieure est fort différente de celle de la Noctiluque. Sur la face concave, qui est la dorsale, il n'y a rien de particulier, si ce n’est une fine ligne circulaire concentrique au bord formé d'une série de granulations sous-jacentes à la membrane. Sur la ventrale convexe, on trouve diverses parties dont la correspondance avec celles de la Noctiluque est assez incertaine. D'un côté, à une certaine distance du centre, se trouve une dépression (d.) qui s'enfonce obliquement vers le centre et vers la face ventrale, atteint presque celle-ci à peu de distance du centre et se perd là dans la masse pro-

Fig. 688.

toplasmique centrale. Leptodiscus (im. Hertwig).

Un faisceau serré de Vu de face &ù en soupe sagittale.

c . d., dépression ; fig., flagellum ; res. cytop., réseau fibrilles protoplasmiques î cytoplasmique ; €., tube.

partant de l’amas central

se dirige vers cette dépression et s’y insère. Herrwie voit là l'équivalent d’une bouche bien qu'il n’ait pu y trouver d'ouverture au fond. Bürscuui y voit l’homologue du bâtonnet. De l’autre côté du centre se trouve, toujours à la face dorsale, une autre dépression dirigée à peu près de même, mais beaucoup plus étroite (£.). Celle-là donne naissance à un petit flagellum (f/{g.) qui s’insère dans sa profondeur el s'étend assez loin au delà de son orifice. Bütschli y voit l'homologue de la fente buccale et du petit cil de la Noctiluque. On n'est pas sûr quele cytoplasma soit nu au fond de ce tube. On ne trouve dans le corps que de très fines particules alimentaires. Il n'y a pas de gros fouet locomoteur (1,5. Mer) (*).

(1) L'animal n’a été trouvé que dans la Méditerranée aux environs de Messine.

On

5° Sous-CLASSE

CATALLACTES.— CATALLACTIÆ

[CarTALzLACTA (Häckel)]

Les Catallactes ne renferment qu'un genre unique

Magsosphæra (Häckel) (fig. 689). A l'état adulte, la Magosphère est une petite sphère (2) de 70 y. de diamè- AE | tre, transparente, incolore, qui nage AE | en tournant au moyen de flagellums dont sa surface est garnie. Elle est formée de trente-deux cellules disposées côte à côte en sphère creuse (A).

Ces cellules sont piriformes, leurs bases élargies, polyédriques par pression réciproque, sont tournées vers le dehors et portent un plateau sur lequel sont implantés quelques longs fouets; leurs queues se prolongent toutes jusqu'au centre où elles se rencontrent absolument comme des Synura. Elles sont noyées dans une substance gélatineuse qui comble tous les intervalles entre elles, mais nerecouvre pas leur surface externe. CATALLACTES (Magosphæra) Elles mesurent 20 & de large sur 35 y (im. Häckel). de long y compris leur quèue. Cha- 4,cclene,m cours crldtes 2 le méme a rue cune renferme un gros noyau distal la colonie ; D, commencement de la transformael une vésieule pulsatile située ane en amine, Femirstomen dessous. Ces colonies ne semblent de la colonie fille. pas prendre de nourriture. Au bout de quelque temps, elles se dissocient en leurs éléments qui deviennent libres el se dispersent (C. Ils nagent ainsi avec leurs fouets, se montrent très métaboliques et se nourrissent, absorbant des particules solides par leur disque flagellifère. Mais cet état dure très peu; au bout d'environ quatre heures, ils rétractent leur queue (1), perdent leurs fouets et se transforment en amibes (£). Celles-ci rampent avec leurs pseudopodes, s'alimentent et grossissent probablement pendant un temps assez long. Puis elles s'enkystent sous une épaisse membrane gélatineuse straüifiée (F). Quand ces kystes sont mûrs, leur contenu se divise en deux, quatre. trente-deux cellules d’abord arrondies et juxtaposées (G et 7), qui se disposent à mesure qu'elles deviennent plus nombreuses en sphère creuse régulière. Leurs flagellums poussent comme de petits pseu-

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