‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 78 sur 112 · JUIN · texte numérisé non relu

JUIN

DINOFLAGELLIÆ (Type morphologique). Plaques de Peridinium divergens (d'ap. Schütt). À, lieu de réunion de 4 plaques; B, biseau interne d’une plaque ; C, région du sillon transversal,

dessins variés et limitant des alvéoles en contre-bas. Cette disposition est destinée à alléger la coque en lui laissant une grande solidité.

Dans le fond de ces alvéoles sont percés de petits pores très fins, mais qui traversent presque toute leur épaisseur, ne laissant qu'une minime pellicule au contact du cytoplasma.

On peut distinguer dans le sys-

Fig. 639. Fig. 640.

DINOFLA GELLIÆ (Type morphologique). :

Trois plaques de Peridinum tème des plaques quatre groupes

FE TETE ERP AREE (fig. 636): deux équatoriaux, l'un

d’ap. Schütt). 4e ; - Fr supérieur (pl. eq. sup.), l'autre in-

M7 x ' 1 n DINOFLA GELLIÆ férieur (pl. eq. inf.), formant ceinture autour du corps, ne Ro Holes | Plaques d'Oxytozum

scolopax

(d’ap. Schütt).

(!) Mais il existe des formes nues chez lesquelles il y a, en place de cela, une simple membrane cellulaire ou périplaste, formée par différenciation de la couche superficielle du cytoplasme, dans laquelle se sont déposées des substances additionnelles non digestibles dans la pepsine; celte

l'un au-dessus, l'autre au-dessous du sillon transversal, un apical (pl. op.) formé de plaques convergeant des équatoriales supérieures vers le pôle supérieur où elles réservent un orifice (o.) et un antapical disposé d’une manière semblable au pôle opposé (".

Les plaques n'empiètent pas sur les sillons qui sont fermés par des plaques spéciales.

Le sillon transversal est fermé par une mince plaque en ceinture (pl. s.) en forme d’anneau en gouttière à concavité externe et formé de plusieurs pièces. Cet anneau n’est pas complet; il est interrompu en avant sur la largeur du sillon longitudinal aux deux bords duquel il s’arrête. Le sillon longitudinal est protégé lui aussi par une mince plaque ventrale (pla. vtr.) de forme correspondante sauf au niveau de la fente buccale, où le cytoplasme est à nu. Les plaques limitantes du sillon transversal sont, aux bords de ce sillon, munies d’une crête horizontale de même nature que celles qui ornent le reste de la surface, mais beaucoup plus mince, tranchante mème au bord libre et beaucoup plus saillante. Il y a donc deux de ces crêtes, une pour le bord supérieur du sillon, l'autre pour le bord inférieur; et elles suivent l’une et l’autre tout le trajet de ce sillon, en ligne continue, bien qu'elles soient formées d'autant de segments distincts qu'il y a de plaques limitrophes du sillon tant en dessus qu'au-dessous de celui-ci. Parfois, il y en a de pareilles pour le sillon longitudinal. On les appelle les crétes aliformes (Cr oul.).

Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit de la bouche et des fouets.

Cytoplasme. — L'ectoplasme et l'endoplasme ne diffèrent que par leur densité et la nature de leurs inclusions. Le premier n’est pas très ferme et le second est d'une ténuité extrème. Les vacuoles qu'il renferme (fig. 637) sont remplies d'un liquide aqueux contenant à peine quelques substances albumineuses en dissolution. Elles sont si grandes et disposées de telle façon qu'elles réduisent la partie protoplasmique de l’endoplasme à une couche sous-ectoplasmique et une couche périnucléaire, réunies par de minces lames radiaires qui sont les parois des vacuoles, ce qui donne à l'ensemble une grande analogie avec la disposition qui est si fréquente dans les cellules végétales.

Parmi les enclusions ectoplasmiques, au premier rang d'importance, viennent les chromoplastes (chrmp.). Is ont la forme de plaquettes assez larges mais très minces et de forme extrêmement irrégulière situées parallèlement à la surface. Parfois, ils empiètent dans les travées endoplasmatiques intervacuolaires. Ils sont teintés en jaune brunâtre par de la

membrane n'en donne pas moins les réactions de la cellulose ou d’une substance voisine. (Pour ces distinctions, voy. p. 12 à 14.)

() Cet orifice n'est pas constant et la disposition des reliefs, des alvéoles, des pores et des plaques elles-mêmes, ainsi que leur forme et leur nombre sont extrêmement variables,

DINOFLAGELLÉS 274

diatomine ou quelque substance analogue. Ils sont très sensibles el, sous l'influence de minimes excitations, ils se contractent, se fragmentent ou s'étendent et se soudent entre eux. Des grains d'amidon, formés sous leur influence, se trouvent au-dessous d'eux. On trouve, en outre, de petites lamelles de substance grasse qui semblent avoir aussi des plastides pour support, de la graisse en gouttelette, parfois du pigment jaune ou brun et diverses autres inclusions mal déterminées.

Le noyau (N.) est pourvu d'une mince membrane et montre à l'intérieur un délicat réseau chromatique avec granulations aux points nodaux, et parfois un nucléole.

Dans l'appareil pulsatile, la vésicule sac (r) est la plus grande et la plus facile à voir; elle semble posséder une membrane.

Physiologie.

Habitat. — Notre type est un être pélagique, vivant en pleine eau pure dans les lacs ou dans la mer; il est parfois phosphorescent (°).

Locomotion. — Il nage en portant en avant l'extrémité que nous avons appelée supérieure et en tournant autour de son axe. En général, il tourne dans le sens dextre, comme s'il vissait dans l’eau l'hélice de son sillon transversal. Mais il peut aussi, accidentellement, tourner en sens inverse et reculer. Pendant la natation, le fouet transversal, sans quitter la gouttière dans laquelle il est toujours couché, est agité d'un frémissement ondulatoire très vif. Les ondulations prennent naissance à son insertion et s’écoulent par son extrémité (?).

Il semble que ce mouvement ait pour effet de déterminer la rotation du corps qui, par un effet secondaire, progresse dans l'eau d'un mouvement de vis. Le fouet longitudinal semble d'ordinaire immobile pendant la natation, donnant seulement quelques secousses de temps à autre à la manière d’un gouvernail. Mais une observation attentivemontre qu'ilest souventanimé d'un mouvement tourbillonnaire conique qui doitavoir une action sur la progression en avant. Mais, ici comme ailleurs, le détail du mouvement et l’action mécanique précise des flagellums sont inconnus. L'animal est sensible à la lumière et la recherche.

Nutrition. — L'alimentation est certainement holophytique et identique à celle des Algues inférieures ou des Chloromonadines. L'animal pourrait, à ce qu'il semble, prendre de la nourriture solide avec son fouet longitudinal et l’absorber par son sillon buccal. On à vu quelque-

(:) Les formes d’eau douce ne sont jamais phosphorescentes. Parmi les formes marines, la phosphorescehce a été constatée chez divers Ceratium (C. tripos. C. fusus, C. furca), chez Prorocentrum, Blepharocysta et peut-être chez Exuviælla. Divers auteurs cependant la contestent absolument. En tout cas on ignore son siège.

(?) Elles ont été longtemps interprétées comme l'expression optique du mouvement successif d’une couronne de cils, d'où le nom de CiLro-FLAGELLÉS que ces êtres ont longtemps porté.

fois des particules conduites ainsi jusqu'à la bouche, mais la réalité de l'ingestion n'a jamais été démontrée (").

Excrétion. — Le fonctionnement de l'appareil pulsatile est fort mal connu, Il semble bien que la vésicule pulsatile avec ses vésicules formatrices devrait fonctionner comme chez les Euflagellés ou les Ciliés, mais le phénomène n'a pas la mème netteté. Quant à la vésicule sac et aux vésicules accessoires, leur rôle est tout à fait obscur. Les pulsations ne sont pas régulièrement rythmées et semblent plus ou moins indépendantes les unes des autres. Bern avait émis l'opinion que la vésicule sac (la seule qu'il connût) était un appareil d'aspiration pour une nourriture liquide. Elle représenterait alors un pharynx, mais son interprétation est insuffisamment fondée.

Accroissement. — Îl se fait par élargissement des plaques au niveau de leurs sutures. Sans doute, quand ces plaques s’accroissenten épaisseur, la mince lame qui se dépose à leur face profonde dépasse en tous sens légèrement la précédente et ainsi toute la coque s’élargit. Quant à l’épaississement des ornements extérieurs en relief, il suppose un accroissement concomitant par intussusceplion, tel qu'il a été démontré chez les cellules végétales.

Mue. — On voit parfois (fig. 641) l'animal s'étendre fortement en longueur, faire éclater sa cuticule qui se fend le long du sillon transversal, en rejeter les deux moiliés (s. et2.) et apparaître nu (a), mais pourvu de ses deux fouets qui se sont dégagés. En peu d'heures, il se revêt d’une nouvelle cuticule. Dans plusieurs cas, on a vu la nouvelle cuticule déjà formée sous l’ancienne, mais il est à croire que celle-ci s'était déjà légèrement écartée pour permettre un cer-

tain accroissement. La nou-

mes FRE velle cuticule est d'abord très

gique). Mue (Sch.). mince et lisse, mais elle s’é-

a, corps nu de l'ani- paissit rapidement et forme

mal; s., moitié su- .

périeure, et, moi. SeS reliefs et ses sculptures jy Ê A:

tié inférieure de la caractéristiques. Me coque muée. ae L s he £ Si ce phénomène élait ré-

gulier il expliquerait sans difficulté aucune N

tout le problème de l'accroissement. Mais il

est trop rare pour qu'il n'y ait pas autre chose. DINOFLAGELLLE Peut-être se produit-il lorsque l'extensibilité de (Type te A x UE LEA 3 E Enkystement (Sch.).

la cuticule a donné à | accroissement Par AUS RE buse susception tout ce qu’elle pouvait. brane ystque fe DOME de aques de la cutieule.

Enkystement. — Dans des conditions mal PSS ER

connues el sans doute assez rares, l'animal perd ses fouets (fig. 642),

(1) Sauf pour quelques espèces ou genres, en particulier Polykrikos.

DINOFLAGELLÉS 379

efface ses sillons, s'arrondit et s’enkyste. Sous sa cuticule (p{q.) qui se disloque, il se sécrète un kyste (Xys.) de forme analogue, mais plus voisine de l’ovoïde pur ou de la sphère (*). Ce kyste est assez épais, orné de très fines côtes correspondant aux anciennes sutures de la cuticule, et surtout très résistant aux agents chimiques. Il semble formé de cellulose imprégnée de silice. Sous le kyste, l'animal rétracté est séparé de la paroi par une mince couche liquide; les chromoplastes se sont ramassés au centre autour du noyau et toute la surface est occupée par de très nombreux globules de graisse (g.) formés dans le corps pendant que l'enkystement se préparait. Ces kystes passent l'hiver et, au printemps, l'animal en sort dans le mème état qu'après une mue.

Reproduction. — Le Dinoflagellé se reproduit uniquement par division simple à l’état libre ou enkysté.

Division à l'état libre. — Elle se fait (fig. 643) par un plan oblique de haut en bas et de droite à gauche qui passe par la région buccale, attribuant à chaque individu fille deux moitiés dissemblables de l'animal mère. Elle commence par le noyau qui se place dans ce plan et se divise suivant un processus intermédiaire à la mitose et à l’amitose qui ressemble à celui de la division du macronucléus des Infusoires (V. plus loin) (*). L'animal, alors, s’allonge dans le sens perpendiculaire au futur plan de division et fait éclater sa cuticule suivant une ligne brisée qui suit les sutures les plus voisines du plan de division. Ainsi, l'individu supérieur gauche (a) DINOFLAGELLIÆ(T pe conserve la moitié des plaques de son côté et l'individu Re 0 inférieur droit (b) garde les autres. Dans la fente (Sch.).

a et b, les deux indivi-

(1) Chez les formes qui ont des cornes, comme Ceratium, le "5 résultant dela dir vision ; S., moitié supé-

kyste a aussi des cornes mais moins longues, et toute la forme ,jeure de la euticule; est plus arrondie. On observe aussi parfois un prolongement i., moitié inférieure. en forme de corne sur le kyste de genres qui n'en ont

pas. C’est alors un appendice du kyste qui semble destiné à fixer celui-ci.

\?) Ce processus a élé récemment étudié par LAUTERBORN [95]. Le noyau, à l'état de repos, montre un réseau achromalique typique avec grains de chromatine aux points nodaux {fig. 644).

Ce réseau se coupe en filaments qui s’orientent perpendiculairement au futur plan de division, puis se coupent en leur milieu suivant ce plan, et les deux lots de chromosomes se rendent chacun dans la moitié correspondante du corps. Les aspects sont à peu près ceux d'une mitose, mais la différence est capitale par suite de l'absence de centrosome et de division longitudinale. Il y a aussi un ou deux nucléoles qui ne paraissent jouer aucun rôle actif.

Fig. 643.

DINOFLAGELLIÆ (Type morphologique) Phénomènes nucléaires de la division (im. Lauterborn).

ainsi produite, le corps s'étire, s'étrangle circulairement et finalement se coupe. Les deux individus se séparent et bientôt se complètent (*).

Division à l'état enkysté. — Elle est beaucoup plus fréquente que la précédente et constitue le procédé normal de reproduction de notre ani-

mal (fig. 645). Nous pouvons la définir en peu de mots:

c’estune division semblable à celle de l’état libre, mais

précédée d'un enkystement semblable à l'enkystement

de protection. Souvent, il est impossible de dire si l’en-

“ Kkystement que nous avons décrit plus haut a pour but

x la protection simple ou une division. Il y a cependant

quelques particularités utiles à ajouter. Le kyste n'est

rÉ | pas toujours cellulosique et siliceux ; fréquemment, il

DINOFLAGELLIÆ (Type or pHoliei ue) OS gélatineux. Sous le kyste, la division du noyau se (Sch.). ti comme dans le cas déjà décrit. Celle du corps a

pee CE LEE lieu suivant le même plan oblique que si la coque cu-

ereete tue tiCulaire devait y prendre part. Enfin, assez souvent,

les deux individus se divisent une seconde fois, en

sorte qu’il en sort du kyste quatre au lieu de deux, et ceux-ci, ayant re-

formé chacun leurs deux sillons etleurs deux fouets, n’ont plus qu’à sécréter leur cuticule (?).

Associations. — Parfois, la division à l’état libre reste a incomplète et les deux individus filles restent unis ensemble par une soudure étroite. Ils regardent du même côté et la partie supéro-dorsale de l'individu inférieur est unie à la partie inféro-ventrale du supérieur. Parfois même, ces divisions incomplètes se continuent et il se forme ainsi une chaîne de plusieurs individus (fig. 646) (*). Ces associations n'ont rien de sexuel; elles ont la mème signification morphologique que les colonies non persistantes dont nous

Fig. 645.

Fig. 646.

DINOFLAGELLIÆ

fl . à ; ; à (Type morpho- (1) La plaque en ceinture du sillon transversal se partage entre les omiane) SU

deux individus. La lame du sillon longitudinal a été vue par PÉNARD, FR chez Ceratium, passer tout entière à l'individu inférieur droil, mais chez Ceratium. on ne sait pas du tout si cela est général. On ne sait pas comment les fouels se partagent. Peut-être se régénèrent-ils tous les deux sur chacun des deux individus filles. On ne sait rien non plus du sort de l'appareil pulsatile. Sur les individus encore incomplètement séparés, on voit se dessiner de part et d'autre de l’étranglement le rudiment des parties qui vont se régénérer. La portion manquante des sillons, les plaques absentes, tout cela commence à apparaitre, mais en raccourci et aura à prendre ses dimensions définitives après la séparation. Avant la séparation complète les quatre fouets sont déjà parfois reformés. L'obliquité du plan de division est variable. Ordinairement à 45°, souvent plus ou moins, parfois disparaissant pour faire place à une division franchement longitudinale ou transversale.

2) Ici de même, la division est parfois longitudinale, parfois transversale.On a quelquefois observé, dans le plan de division, une plaque de petits grains qui semblent représenter la plaque équatoriale des végétaux.

&) Ce phénomène n'est pas commun; il ne se rencontre que chez Glenodinium, Dinophysis et surtout Ceratium qui forment de véritables chaines.

nt bref cases di

x re

DINOFLAGELLÉS : ADINIDES 381

avons trouvé l'exemple chez diverses Chlamydomonadines, mais leur signification biologique est aussi obscure.

Conjugaison. — Si l’on met de côté les cas de division inachevée ou de division normalement incomplète qui ont été souvent pris à tort pour des conjugaisons, il ne reste guère d'observations au sujet de ce phénomène. Il semble bien cependant que, dans certains cas, des individus jeunes, récemment issus d'une division multiple sous kyste, à peine sortis se conjuguent et aussitôt s'enkystent en commun (Danysz) [86]. Mais toute la question réclame de nouvelles études.

Nous diviserons notre sous-classe en trois ordres :

ADINIDA, sans sillons ;

DINIFERIDA, pourvus de deux sillons typiques; et

PozyrpINIDA, à nombreux sillons transversaux.

Le second est conforme à notre type morphologique, les deux autres sont tout à fait aberrants.

1er ORDRE

ADINIDES. ADINIDA [ApinIpA (Bergh)]

En trois mots on peut le définir : c’est une Chromomonadine, dans l'enveloppe d’une Phacotus. Il est donc fort différent du type des Dinoflagellés ; il n’a pas de sillons et ses flagellums très courts sont relégués à l'extrémité supérieure. Cependant, le fait de posséder, avec des chromoplastes jaunes, une coque bivalve, surtout cette coque étant percée de pores, permet de rattacher cet ètre aux Dinoflagellés, malgré l'absence de sillons et la position des deux fouets.

Fig. 647. Fig. 648,

GENRES V# Exuviælla (Cienkovsky) (fig. 647). Le corps ovoïde R lisse, sans sillons, est contenu dans une coque cuticulaire bivalve criblée de pores ; les deux fouets sortent entre les deux valves à l’extrémilé supérieure. Les chromoplastes jaunes sont tantôt isolés, tantôt soudés en deux plaques sy- SRE Prorocentron métriques (60 u. Mer, du Prorocentron (Ehrenberg) (fig.648).C'estun £xuviælla pointu en bas, et muni en haut d’un prolongement situé immédiatement en arrière des fouets et qui appartient soit à une seule valve, soit aux deux par moitié. Les chromoplastes offrent les mèmes variétés de disposition (50. Mer).

2% ORDRE DINIFÉRIDES. — DINIFERIDA [Dinir£zrA (Berg)]

C'est lui-mème que nous avons décrit comme type morphologique des Dinoflagellés (V. p. 373).

GENRES

Peridinium (Ehrenberg, emend. Stein) (fig. 638, 639 et 649). C'est à très peu de choses près la réalisation de notre type morphologique. Il est caractérisé génériquement par la disposition de ses plaques (150 p. Mer et eau douce) (*).

Peridinium

Diplopsalis (Bergh) (fig. 650), de forme surbaissée, le pôle apical au (Sch.). sommet d'un petit prolongement, le sillon longitudinal descendant très bas {40 p.. Mer);

Amphidoma (Stein), (fig. 651) Fig. 650. Fig. 651. Fig. 653. ovoide, à grand axe ver- ; tical, à fente flagellifère à réduite à un petit trou É] À

(Mer); a Protoceratium (Bergh) (fig. 652),

à plaques indistinctes, à

cuticule semblant continue

Protocera-

avec un réseau de crêtes Amphidoma a Heterocapsa saillantes (35 1. Mer); Diplopsalis (4. nucula) (P.reticulata) (H. triquetra)

Heterocapsa (Stein) (fig. 653), (D. lenticula) (d'ap. (d'ap. Stein). (im. Schütt). semblable, à hémisphère (d'ap. Bütschli). Bütschli).

inférieur lisse (20. Mer);

Blepharocysta (Ehrenberg) (fig. 654), ovoide, allongé, à sillons très superficiels, à fente flagellifère représentée par un petit trou placé très bas (50 u. Mer);

Podolampas (Stein) (fig. 655), allongé en pointe vers le haut et muni à l’extrémité inférieure d’apophyses rappelant, avec une situation diamétralement opposée, celle de Prorocentrum (100 . Mer);

Goniodoma (Stein) (fig. 656), presque sphérique, à sillon buccal réduit à un petit orifice ovalaire (40 y.

Mer);

a Fig. 655.

\N Fig. 656.

Goniodoma (G. acuminatunm) (d’ap. Stein).

Blepharocysta (B. splendor) (d’ap. Bütschli).

Podolampas.

(im. Schütt, Stein).

TT

DINOFLAGELLÉS : DINIFÉRIDES 389

- Ceratium (Schrank, emend. Stein) (fig. 657) est remarquable par sa forme | dérivant d’un ovoïde aplati dorso-ventralement et prolongé : en haut, en une longue corne ouverte au sommet, à laquelle participent les trois plaques apicales ; en bas, en une à quatre cornes, le plus souvent deux, dirigées d’abord en dehors puis recourbées vers le haut. C’est dans ce genre qu'ont été observées

Fig. 658,

| | les longues chaînes (fig. 658) résultant de divisions incomplètes (30 à 40 :. Mer el Fig. 659.

eau douce).

Glenodinium (Ehrenberg,emend.

Stein) (fig.659), se distingue moins par sa forme ovoiïde aplatie dorso-ven- Glenodinium tralement (‘), (im. Schütt).

Ceratium Association \ (Sch.).

Pyrophacus (Stein) (fig. 660) de forme lenticulaire (Diamètre horizontal 60 y. Mer); Ptychodiscus (Stein, (fig.

661) de forme semblable, mais à sillon transversal remplacé par un mince ruban cuticulaire (Mer); Gonyaulax (Diesing), (fig.

662), à sillon longitu-

Fig, 660. Fig, 661.

dinal s'étendant dans Pyrophacus Ptychodiscus E toute la hauteur du (P. horologium) (P. noctiluca) Gonyaulax | corps avec la fente (im.Schütt,Stein). (im. Stein). SR 4

flagellifère réduite à un petit orifice arrondi; souvent les deux pôles prolongés en pointes (20 5. Mer); Steiniella (Schütt)

(fig. 663), genre Dee Fig. 665.

voisin (100 y. AN M4 4

Mer); W V7 lg Oxytoxum (Stein) à N\ | V4 h

sillon transversal Ra NL AL

situé très haut LA =

(fig. 640 et 664) QE Vi creme

(50 y. Mer). FT ES NS \

(!) Genre voi- ON éd | D

sin : 4 si \ F

Cladopyxis (Stein) AM N APS = : A)

(fig. 665), : Genre Séeiniella Oxytlozum

voisin mais dou- LS. fragilis) (0. tessellatum) Cladopyxis

teux, caractérisé (im. Schüti). (im. Schütt). (C. brachiolata) (Stein):

que par sa cuticule très mince et anhiste (45 p. Mer et eau douce).

Gymnodinium (Stein) (fig. 666) est plus allongé que Gleno- ris. 666. dinium et s'en distingue par l'absence de cuticule. Il n°y | a plus ici qu'une membrane cellulaire lisse, mince et dépressible. Selon les espèces, ou bien la forme est régulière, ou bien le sillon transversal décrit une hélice très allongée, ou bien en plus de cela, le corps se tord en hélice, ce qui contourne le sillon vertical. Plusieurs s’enkystent sous une épaisse enveloppe gélatineuse souvent munie de longues cornes. Certaines espèces ont un sligma oculiforme (50 à 450 4; Mer et eau douce).

Hemidinium (Stein) (fig. 667) est un Gymnodinium pourvu Gymnodinium d’une très délicate enveloppe et dont le sillon transversal (G. spirale) est absent à droite (25y. Eau douce). Ce)

Pouchetia (Schütt) (fig. 668) est nu Fig. 667. Pets comme les précédents, mais il a une forme bizarre et, au premier abord, incompréhensible, mais on arrive à la rendre claire en la ramenant à celle de certains Gymnodinium à sillon transversal en hélice allongée et à corps contourné autour de son axe vertical. Si l’on suppose que le corps hnidinium se tord d'un tour dans le même sens (4. nasutum) Poichatie que le sillon transversal, celui-ci fera (d'ap. Stein). .(P. fusus) deux tours au lieu d’un et le sillon RES longitudinal, très long, décrira lui aussi un tour entre les extrémités, très éloignées en hauteur, du sillon transversal. En outre, l'animal possède un très gros œil formé d’une masse pigmentaire noire avec un cristallin sphérique, soluble dans l'acide acétique, ou de deux masses opposées l’une à l’autre, et déterminant souvent une forte saillie (*).

par de longs prolongements ramifiés rayonnants; la constitution du sillon transversal n'est pas claire et il n'est pas même bien sûr que ce soit là un Dinoflagellé. En tout cas, par la minceur de sa cuticule, il se rapprocherait de Glenodinium (60 w. Mer).

(1) I faut attendre la publication de la fin du travail de Scaürr [s3] pour déerire convenablement les trois nouveaux genres dont il donne seulement les figures :

Gymnaster (Ehrenberg, emend. Schütt), Monaster (Schütt) (fig. 669), et

Fig. 669. Fig. 670.

; “to 7 D nr Fi Amphitolus Amphitholus (Schütt) (fig. 670), caractérisés par un AE Fe ne

squelette intérieur qui rappelle celui des Ra- (y, rete)(d’ap. Schütt).

< ù d'ap. Schütt).

diolaires. Hé

hate il ile aise nil

DINOFLAGELLÉS : DINIFÉRIDES 38)

Nous abordons maintenant une longue série de genres qui ont pour caractère commun la réduction externe de leur hémisphère supérieur, conséquence de la situation très élevée de leur sillon transversal. En outre, les crètes aliformes tant celles du sillon transversal que celles du longitudinal, sont très développées et arrivent à donner à ces êtres les physionomies les plus étranges ().

Phalachroma (Stein) (fig. 671) inaugure la série avec son sillon transversal déjà très rapproché du bord supérieur, en sorte que son hémisphère supérieur EDGE est réduit à une sorte de couvercle. Les crêtes aliformes des sillon horizontal et vertical sont assez élevées (80 v. Mer).

Amphisolenia (Stein) (fig. 672) a des caractères semblables, mais avec un aspect toul différent dû à sa forme longuement lagéniforme, dilatée en bas, et a son orifice flagellifère placé très bas (Très grand. Mer). Platon (Sen) Dinophysis (Ehrenberg) (fig. 673) est presque semblable à Palachroma, mais parfois orné de fortes 4phisolenia pointes partant de l'hémisphère inférieur (80 . Mer. A L Ceratocorys (Stein) (fig. 674) a les crêtes aliformes du sillon rieure du corps transversal beaucoup plus sail- (im. Stein).

lantes encore et les pointes qui DEEE | hérissent le corps constantes et barbelées (100 y. Mer.

Citharistes (Stein) (fig. 675) n'a pas ces pointes, mais la crête aliforme horizontalesupérieure est développée en une haute collerette infundibuliforme, dépassant de beaucoup le niveau de l'hémisphère supérieur très réduit ici comme dans tous ces genres; son dos est muni d'une échancrure sur laquelle passent deux petites baguettes de manière à former exactement l’anse d'une cruche ; sa crête aliforme verticale gauche descend jusqu'en bas et, du côté droit, est une crête aliforme accessoire qui ferme de ce côté la cavité de l’anse et la transforme en une sorte de poche où se loge une grappe de phæosomes (chromoplastes jaunes) (100 &. Mer).

Fig. 674.

tt DA

Dinophysis (Sch.). Ceratocorys (Sch.).

(:) Ces genres forment la famille des DzvorxysiNx [Dino-

. NÈINS physida (Bergh)]. 16 Citharistes

Les précédents constituaient celle des Pzr1DININx |Peri- (im Schütt, Stein).

Histioneis (Stein) (fig. 676) a la collerette supérieure de Cütharistes, mais encore plus haute et fendue en long, et la crête aliforme verticale gauche développée en une énorme expansion (70 y. Mer).

Ornithocercus (Stein) (fig.677) a encore la même collerette supérieure, mais ici la crète aliforme horizontale inférieure s'élève elle aussi en entonnoir, presque aussi haut que l'autre, réduisant à une fente annulaire l'accès du dehors au sillon transversal compris entre les base des deux collerettes. Dans ce sillon s'accumulent des phæosomes: en outre, la crête aliforme verticale gauche se D RTE développe en un énorme appendice vertical soutenu {im. Sehütt, Stein). par des côtes ornées de dessins variés (75 up. Mer).

Amphidinium (Claparède et Lachmann) (fig. 678) nous ramène à une apparence beaucoup plus simple. Cest un des genres précédents, caractérisé comme eux par la situation très élevée du sillon transversal et, par suite, par la réduction de l'hémisphère supérieur à une sorte d’opercule; mais la coque chitineuse, de forme si bizarre, a dis- Poe paru et fait place à une mince cuticule À Ornithaserens Se. simple, lisse et à peine visible. CET Eu

Fig. 676.

POLYDINIDES. — POLYDINIDA Fig. 679.

[Porrpinip4 (Bütschli)]

Il contient le seul genre très remarquable Polykrikos (Bütschli) (fig. 679), nu comme un (rymnodinium, en forme de boudin, avec huit sillons transversaux presque circulaires, leur extrémité gauche étant à peine plus élevée que la droite. Tous sont réunis par un unique sillon longitudinal commun, long et étroit, parcourant toute la hauteur du corps. A l'extrémité inférieure de ce sillon, est un fouet longitudinal parfois double ; chaque sillon transversal contient un fouet transversal. À l’intérieur sont quatre noyaux superposés, accompagné

chacun d'un petit nombre de petits novaux accessoires Polykrikos

Page 1