‹ Traité de zoologie concrète (volume 4)Chapitre 45 sur 113 · RÉDUCTION CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

RÉDUCTION CHROMATIQUE

Nous avons expliqué que le phénomène principal de la maturation était la réduction des chromosomes à un nombre moitié moindre, et nous avons vu que cette réduction était en efifet obtenue. Mais nous n'avons pas dit comment elle Tétait. Voici comment les choses se passent.

Les cytes de premier ordre (ovocytes ou spermatocytes de premier ordre) présentent un nombre de chromosomes qui semble moitié moindre que le nombre normal mais qui, en réalité, est deux fois plus grand, chacun de ces chromosomes étant formé de quatre autres, réunis en un petit groupe. Ainsi, dans Ascaris où il y a normalement quatre chromosomes, les cytes de premier ordre n'en contiennent que deux, mais ces deux sont formés chacun de quatre réunis en un petit groupe appelé groupe qtmterne (Vierergruppe),

Chacun de ces groupes quaternes n'est autre chose qu'un chromosome déjà préparé pour deux divisions qui vont avoir à se faire très rapidement.

La première de ces divisions, celle qui donne naissance aux cytes de deuxième ordre (spermatocytes de deuxième ordre, ovocytes de deuxième ordre et premier globule polaire), va donc simplement dédoubler ces deux groupes quaternes, en deux groupes binaires, et la deuxième, celle qui donne naissance aux produits définitifs (spermatide, ovule mûr, deuxième globule polaire et produit de la division du premier globule), va dédoubler ces deux groupes binaires en deux chromosomes simples; ainsi se trouvera ^'^" ^^' efifectuée la réduction des chromo-

/i'S not/primiU/ somes à un nombre moitié moindre.

^dusacenàfycanazre q^^^^j ^^^ groupcs quatemes, leur

0 origine n'est pas connue, on les trouve

/ \ déjà dans les dernières gonies, mais on

wr.ùifrn ©noy^ap^ ^^ sait, ni quand, ni comment les chro-

/\ / \ mosomes, normaux comme nombre et

O Q © 0 disposition des gonies précédentes, se

/\ /\^ê£^\ \\ ®^°' disposés ainsi en groupes, moitié

O o o o è ^^ © ©, moins nombreux mais formés chacun

noa. secon^fajrc Ils sont semblables à eux-mômes, partout où

cfi^j^ initùU l'on a rencoDtré des globules polaires. Môme

delaSedm^ii chez les Infusoires, on a retrouvé quelque

, ,. , , , . /^ , . chose de tout à fait analogue. On n'a guère

Fécondation chez les plantes (bchcma r i »• . . • i j i i j^

,, , , . .. j n • j\ étudié à ce point de vue les ovules des

d ap. les descriptions de Gui^nard). i * • i-x • • u i r*u x.

^ ^ 6 / plantes inférieures, mais, chez les Phanéro-

games (ûg. 39), on sait, grâce aux recherches de GuiONARD [92 1, quUl existe des phénomènes tout à fait comparables.

de quatre chromosomes élémentaires qui sont déjà ceux des éléments définitifs (*).

Le schéma ci-contre (fig. 40) rend compte du phénomène.

Ainsi Tessentiel de la réduction pig 40.

ne se passe pas comme on le croyait ^->. ^^/^

pendant les divisions réductrices. (^ dcfUrd/r

Celles-ci ne font qu'achever une be- / \

sogne qui s*est préparée, on ne sait / \

trop à quel moment, pendant les 6^//^^^%» (**^

nombreuses divisions qui donnent /\ ' ^^ ^ /\

naissance aux dernières ^'omes. Cette / \ / \

circonstance rend bien plus difficile /J^ /j^ /^ V^

la solution des importantes questions ^^ v^ V^ V-V

théoriques qui se rattachent à la di- ousprrrna/i^à! globukspv/fnres

vision réductrice car, s'il était déjà eu spamai7c/es

mal aisé de surveiller les deux divi- Réduction chromatique par les groupes

. .i 1 • quaternes (Sch.).

sions réductrices, il devient presque

impossible de saisir un phénomène qui se passe, on ne sait plus où. Ce mode de division réductrice n'est pas universel, et souvent il subit des modifications importantes, mais il paraît bien être le plus typique, celui dont les autres sont sans doute dérivés (■).

Dans la parthénogenèse où, le plus souvent sinon toujours, le deuxième globule polaire ne s'élimine pas, la réduction de nombre des chromosomes n'a plus sa raison d'être puisqu'il n'y a pas fécondation ; elle n'a pas lieu d'ailleurs, leur nombre étant d'abord une fois doublé, puis réduit une seule fois de moitié (*).

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