‹ Traite de zoologie concrète (volume 5)Chapitre 52 sur 90 · FIG. 52 ET · texte numérisé non relu

FIG. 52 ET

Ce type est une simple amibe, toute semblable à celle du type précé: dent, mais qui ne manque de noyau qu'exceptionnellement, et possède parfois une vésicule pulsatile. Cette amibe vit en parasite sur des Algues inférieures (alg.) dont elle dévore le contenu en perçant leur membrane et absorbant leur protoplasma et leur chlorophylle, dont les produits de désassimilation lui communiquent des couleurs variées. Elle peut se reproduire aussi par division, mais son principal procédé de reproduction consiste dans un enkystement (B) suivi d'une division sous le kyste en un petit nombre de petites masses protoplasmiques (embry.) qui sortent du kyste en perçant sa paroi et prennent immédiatement la forme de leur parent pour mener à leur tour la même vie.

Parfois ces petites masses s'enkystent (fig. 53) pour se mettre à l'abri des

influences nocives sous une membrane plus épaisse, souvent double, triple ou même quadruple (Kys. 1 à Kys. 4), mais il est rare que sous ce kyste épais elles se divisent; le plus souvent, elles en sortent simples, sans s'être multipliées. On donne, un peu abusivement, le nom de spores au contenu de ces kystes épais. L'animal

Azoosporé (Type morphologique) Scb.).

alg., algue ; embry., embryon ; kya., kyste ; o., orifices.

Fis- 53.

Kystes de protection (Scb..).

une certaine tendance à s'unir à ses voisins en un plasmode.

gères. C'est un Bathybius sans nodules calcaires. Mais la nature organique et vivante, même pour ce dernier, est fortement sujette à caution.

LES r.HIZOPODF.S

Fie. 54.

GENRES

Le représentant le plus complet de ce groupe et aussi le mieux

connu est le genre |/ampyre//a(Cienkovsky)(fîg. 54). Ici, l'amibe (^1) a une forme assez régulière.

Elle émet autourd'elle de fins pseudopodes rayonnants peu réticulés qui lui donnent un air d'Héliozoaire et qui partent d'un ectoplasme incolore hyalin formant une couche mince autour de l'endoplasme granuleux, vacuolaire et coloré. Elle possède un noyau et une vésicule pulsatile (0,5 à 0,7. Mer et eau douce) (').

Leptophrys (H ertwig et Lesser)

Fier. 55.

Vampyrella (Scli.).

Leptophrys(L. rorax) (im. Zopf .

(fîg. 55) n'est qu'une Vampyrelle polynucléée. Il est remarquable, en outre, par la présence de paramylon dans son endoplasme (0,15. Eau douce).

(:) La Vampyrelle est en général colorée en rouge. Elle vit sur des Algues [B: alg.). rampe sur elles, perce leur paroi d'un trou rond et, par ce trou, introduit des pseudopodes qui digèrent le contenu sur place ou l'aspirent du dehors sans y pénétrer. D'autres fois, si la proie est assez petite (kyste d'Eugléne), elle l'enveloppe toute entière et la digère ainsi. Parfois, elle s'unit à deux ou trois autres individus en un plasmodium : on voit les deux individus se joindre, se souder, se fondre entièrement l'un dans l'autre ; mais ce n'est pas là un acte sexuel, car les noyaux paraissent quelquefois rester indépendants. Dans certaines circonstances, elle s'enkyste (C) sous de nombreuses et épaisses enveloppes qu'elle sécrète en se contractant chaque fois un peu plus. On ne connaît pas le sort de ces kystes de protection. Elle se reproduit par division; mais ce mode de multiplication n'est pas fréquent. Le plus souvent, elle se reproduit après s'être enkystée, soit pour digérer à l'aise une nourriture abondante, soit pour s'abriter [kystes de repos et kystes de protection), c'est-à-dire qu'elle rentre ses pseudopodes, s'arrondit, évacue ses résidus

Endyonema (Zopf) (fig.

vit et s'enkyste <]ans la cavité cellulaire de diverses Nostocacées (o,04 à 0,05. Eau douce).

PROTÉOMYXÉS AZOOSPORÉS "l

50) est une forme voisine, mais polynucléée, qui

Fig. 56.

\k^&ï-iJlèÀ&:'-~} &$@È

Endyonema (E. polymorpha) (d'ap. Zopf).

Fig. 57.

Vampyrellidium [V. oagans) (d'ap. Zopf).

Vampyrellidium (Zopf) (fig. 57) ressemble aussi beaucoup aux Vampyrelles, mais la division est son mode unique de reproduction (10 à 12 fi. Eau douce' (').

Haplococcus (Zopf) (fig. 58) est remarquable par son parasitisme. Il habite outre les libres musculaires du Cochon et de quelques autres animaux (*).

Bursulla (Sorokin) (fig. 59) vit sur le crottin de cheval où sos amibes de couleur rosée rampent et se nourrissent avec leurs pseudopodes rares, et forment parfois des pi asmodes de deux à Hg- s quatre individus. jrf#^i%^ ^~C ^u (10 à 12 ;i (3).

Fis:. 59.

alimentaires, éteint sa vésicule pulsatile et sécrète autour d'elle une membrane.

Sous celte membrane, elle se divise en un

Haplococcus (im. Zopf .

.t. Le kyste. Vue superficielle pour montrer

1rs sculptures.

pelit nombre de frag- /;. Kyste montrant 1rs amibes ami», qui se

forment .1 son intérieur; p., pores de sortie.

Bursulla [B. crystallina) im. Zopf).

A. Le kyste. Vue superficielle.

Page 1