FIG. 213 J
C'est une coquille polythalame, enroulée en spirale régulière, et plus embrassante à la face inférieure qu'à la supérieure B, en sorte que celle-ci est concave et laisse voir toutes les loges de la coquille, tandis que l'inférieure, légèrement convexe, ne laisse voir que celles du dernier tour. C'est elle qui porte la bouche fissiforme. Le test est percé de larges pores. Les parois communes ne sont pas doubles, mais formées seulement par la paroi de la plus ancienne des deux A. Les loges communiquent entre elles par des orifices fîssi- Rotaiide (Sch.). formes (*).
FiS. 213.
d'une dégénérescence de la portion globigérinienne à l'intérieur de l'Orbuline et est
incompatible, au contraire, avec l'hypothèse de loges globigériniennes à l'intérieur
de l'Orbuline.
(!) A ces genres principaux s'ajoutent les quelques genres secondaires suivants : Pullenia (Parker et Jones), formant une spire à plusieurs tours, mais à loges très
embrassantes, en sorte qu'on n'en voit qu'une partie ; toutes les loges communiquent
entre elles. Les perforations sont très fines, la boucbe est au ras du tour précédent
(Vivant et fossile^ ; Sphœroïdina (d'Orbigny), à loges plus embrassantes encore, en sorte qu'on ne voit que
les trois à quatre dernières (Vivant et fossile); Candeïna (d'Orbigny), à enroulement trochoïde et à boucbe remplacée par des orifices
percés le long des sutures (Vivant).
(2) Mais parfois les parois sont doubles et il peut arriver que la convexité soit à la
LES 1UIIZ0P0DES
Fiç. 215.
Le mode de reproduction par bourgeonnement interne, y compris le mode de division du noyau décrit chez les Miliolides (V. p. 120) a été observé aussi chez quelques Rotalides {Discorbina). Les jeunes sortent par rupture de la coquille maternelle.
GENRES
Spirillina (Ehrenberg) (fig. 214) est conformé comme un Cornuspira, sans divisions intérieures; on ne la rattache à ce sous-ordre, et avec quelques doutes, qu'en raison de son test perforé de gros canaux Vivant et fossile) (*).
Discorbina (Parker et Jones) (fig. 215) retrace presque exactement notre type morphologique, mais la face inférieure n'est pas concave, étant remplie par un dépôt secondaire de calcaire non poreux (Vivant et fossile).
Rotalia (Lamarck, entend. Parker et Jones) (fig. 216) a des pores très fins, un enroulement hélicoïdal et, chez les grandes espèces du moins, les cloisons communes des loges sont Fig. 216. doubles et comprennent entre elles un espace vide d'où partent vers la surface des canaux qui se bifurquent avant de l'atteindre. (Vivant et fossile) (*).
Spirillina (ini. Brady)
Discorbina (im. Brady).
Rotalia (Sch.).
face inférieure, bien que celle-ci reste plus embrassante, et
que les parois des loges soient doubles et parcourues par
un système de canaux du lest, mais cela est exceptionnel dans
ce sous-ordre.
I1) 11 forme à lui seul la famille des Spiuilux.i: [Spirillinina dirady)]. (2) Genres voisins :
Asterigerina (d'Orbigny), simple sous-genre du précédent; Planorbulina (d'Orbigny), fixé par sa face supérieure devenue plane et laissant voir à
peu près toutes les loges des deux côtés Vivant et fossile) : Truncatulina (d'Orbigny), fortement convexe en dessous, plan ou concave en dessus
(Vivant et fossile) ; Anomalina (Parker et Jones), à tours de spire marqués très fortement et à peu près autant
en dessus qu'en dessous (Vivant et fossile ; Planulina (d'Orbigny), très plat, presque symétrique (Vivant et fossile)
(Ces trois genres ne sont guère que des sous-genres de Planorbulina) ; Pulvinulina (Parker et Jones), biconvexe, à ombilic souvent comblé; test à pores lins
(Vivant et fossile); Cribrospira (Môller). en bélice, à dernier tour seul visible, à orifice terminal cribreux,
à cloisons simples et à pores larges (Fossile); Cymbalopora (Hagenof) à loges enroulées d'abord en bélice, puis en cercle, formant
un cône surbaissé à axe creux dans lequel s'ouvrent les cavités des loges
(Vivant et fossile) ; Carpenteria (Gray), disposé comme le précédent, mais moins régulièrement et
fixé par la base du cône dont le sommet tronqué, servant de boucbe commune, se
prolonge parfois en un tube simple ou dendritique (Vivant) ;
FiK. 217.
Calearina (Sch.).
PERFORÉS: ROTAL1DES 145
Calearina (d'Orbigny) (fig. 217) est constitué comme Rotalia, mais est recouvert d'un dépôt calcaire concrétionné appelé intersquelette, qui garnit
toute la surface, comble toutes les dépressions, tous les intervalles, ne laissant apercevoir qu'une faible partie du test (les dernières loges à la face inférieure) et des épines très développées, insérées sur le test et traversant cet intersquelette. Celuici se dépose pendant toute la vie, en sorte qu'il existe jusqu'au centre de la masse séparant les tours de spire; mais il augmente d'épaisseur avec l'âge, en sorte que la coquille vraie, avec ses loges à paroi propre mince, y est complètement noyée. Ces parois propres sont percées des gros pores habituels; l'intersquelette, au contraire, est parcouru d'un riche système de fins canaux ramifiés et anastomosés qui viennent s'ouvrir à la surface (Vivant et fossile) ('). Tinoporus (Carpenter) (fig. 218) a une forme variant de la sphère au cône et à la lentille, souvent avec de gros tubercules très saillants; il est formé de loges cuboïdes, toutes semblables, disposées en strates horizontaux et verticaux séparés par des lames calcaires de même direction; les parois des loges sont simples, généralement sans canaux dans leur épaisseur; les horizontales sont percées de nombreux et fins pores, les verticales d'un petit nombre d'orifices plus larges, en sorte qu'elles communiquent toutes ensemble; les superficielles communiquent par leurs pores avec le dehors, mais il n'y a pas de grand orifice méritant le nom de bouche. Quand on examine avec soin la disposition des loges, on voit qu'il y en a au centre un certain nombre enroulées en une spire plane régulière, tandis que les autres sont orientées radiairement. Ces loges spirales constituent la coquille primitive et les autres sont des loges accessoires, développées comme celles de la cavité axiale des Patellines dans un squelette secondaire abondant qui s'est rapidement développé autour de la coquille primitive, et a empêché son développement ultérieur. Un système de canaux, s'ouvrant, d'une part dans les chambres, d'autre part au dehors se montre dans ce squelette secondaire et en particulier dans ses protubérances spiniformes (Vivant et fossile) (*).
Tinoporus (im. Bradv .
Rupertia (Wallich), dont la coquille a un enroulement spiral irrégulier déterminant une masse sphérique irrégulière où les loges ne sont pas visibles et qui est fixée par une colonnette dépourvue de pores (Vivant) ; Patellina (Williamson), enroulé comme le précédent, mais à cavité axiale remplie de loges irrégulièrement empilées communiquant avec celles de la surface, qui sont incomplètement divisées en logettes par des septa radiaires (Vivant et fossile).
i1) Tous ces genres, depuis et y compris'Discorbina, forment la famille des Rotaux.e [Rotalina (Brady)].
(2) «M. Munier-Chalmas pense que certains genres de Foraminifèresse comportent
Fis. 219.
Polytrema (Risso) (fig. 219) est formé d'une base encroûtante dans laquelle on reconnaît, au centre, un groupe déloges à arrangement spiral qui représente la coquille primitive. Mais à ces loges primitives s'en ajoutent d'autres, beaucoup plus nombreuses, qui s'entassent d'abord en couches irrégulières, puis forment des tubes dressés ramifiés, creux. Cela donne à l'animal la forme d'un petit Polypier et, comme il est ordinairement rouge, il a été longtemps pris pour une sorte de Corail. Les loges de ce système secondaire n'ont pas de pores ordinaires, et leurs communications entre elles et avec le dehors s'établissent par des sortes d'enfoncements en forme de piliers creux qui partent du plancher des loges, et descendent dans la loge sous-jacente, la traversent et se fixent à son plancher. La cavité de ces piliers s'ouvre en haut à plein canal dans la loge supérieure, et en bas, par des orifices latéraux, dans la sous-jacente. Pour les loges superficielles, le tube s'ouvre distalement en dehors (').
Polytrema (P. cylindricitm) (d'ap. Carter) montrant une coupe transversale, l'ensemble de l'animal, le détail de la surface et une partie de la section transversale plus grossie.
comme s'ils représentaient des colonies dérivées par blastogénèse de types simples. Dans cette hypothèse, les loges sériées qui se développent sur le pourtour ou sur les côtés d'un individu central ou médian, représenteraient un développement blastogénétique ; ainsi Tinoporus serait une colonie dérivée d'un type simple analogue à Calcarina. Il en serait de même des rapports d'Orbitoïdes et de Cycloclypeus. Dans ce même ordre d'idées Dicyclina représenterait deux individus d' Orbitolina accolés par la face qui ne porte pas le réseau externe».
Cette note nous est communiquée par M. Munier-Chalmas.
Nous exprimons à notre collègue nos remerciements pour l'obligeance avec laquelle il a bien voulu nous donner la primeur de ses idées nouvelles. Mais il nous semble difficile d'interpréter comme un phénomène blastogénétique la formation des loges secondaires quand les loges de la coquille primitive se forment par un phénomène d'accroissement.
Qui dit blastogénèse, en effet, dit formation d'un nouvel individu par bourgeonnement. Or chez ces êtres, l'individu comporte au moins un noyau : une loge sans noyau n'est pas un individu. Chez la Polyslomelle macrosphérique, par exemple, la formation des nouvelles loges est un phénomène d'accroissement et non de blastogénèse : cela est démontré par le fait que le noyau reste unique pendant leur formation. Pour que l'on pût dire que chez Tinoporus, les loges delà coquille primitive se sont formées par accroissement et celles de la coquille secondaire par blastogénèse, il faudrait que l'on ait constaté que le noyau reste unique pour la formation des loges de la première et se divise pour former les loges de la seconde. Or personne n'a constaté cela et nous sommes convaincus qu'en cherchant à le vérifier on reconnaîtrait que les choses ne se passent pas ainsi. Très probablement, ici comme ailleurs, le noyau reste unique pendant l'accroissement de l'individu et se divise seulement à certains moments pour sa reproduction.
(x) Genres voisins :
Gypsina (Carter), parfois fixé et encroûtant, grossièrement perforé, sans système de
PERFORES : NUMMILITIDES
6e Sous-Ordre
NUMMULITIDES. — XUMMI UTIIkE .
[Nummulinjda (Carpenter, emend. Brady)]
TYPE MORPHOLOGIQUE
C'est un Perforé libre, à pores fins, polythalame, à enroulement régulièrement spiral et symétrique. Mais les parois des loges sont doubles, en ce sens que, lorsqu'une nouvelle loge se forme, elle ne se contente pas, là où elle confine aux loges anciennes, de la paroi de celles-ci, mais en sécrète une autre qui la double. Dans l'espace entre ces deux parois contiguës, naît un système compliqué de canaux. Enfin, un squelette supplémentaire et perforé se développe dans divers points. Mais il n'est guère possible de systématiser les dispositions de ces diverses parties; elles seront indiquées dans la description des genres.
GENRES
Fusulina (Fischer de Waldheim) (fig. 220). La coquille a l'aspect d'un petit fuseau de 10 à 12 millimètres de long. Pour la disposition intérieure des loges primaires et de leurs cloisons, c'est absolument une Alvéoline.
Ce sont les mêmes loges, basses et restant basses malgré les progrès de la croissance, courtes, en sorte qu'il en faut beaucoup pour faire un tour, mais larges et augmentant de plus en plus en largeur à mesure que la coquille s'accroît, de manière à être toujours absolument embrassantes, s'étendant d'un pôle à l'autre de la coquille dans toute la longueur du méridien 'correspondant. La bouche forme une longue fente méridienne. Les cloisons primaires
Fig. 220.
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Fusulina (im. Carpenter).
canaux ni protubérances (Vivant et peut-être fossile, mais cela n'est pas certain); Aphrosina (Carter), finement perforé, fixé, encroûtant (Vivant); Thalamopora (Rômer), en forme de tigelle ramifiée, fixée par sa base et dépourvue de
boucbe (Fossile); Flabelliporus (Dervieux), caractérisé par le fait que les loges de la coquille initiale sont
laissées tout au bord de la coquille par les logettes secondaires qui sont plus petites,
d'abord semi-lunaires, puis rhomboïdales.
Ces genres forment la famille des Tinoporin^e [Tinoporinse (Brady)] qui a pour
caractère cette combinaison de loges primitives régulièrement spirales et de loges
secondaires tout autrement disposées que l'on retrouve chez tous.
sont simples comme chez l'Alvéoline. Mais le test est perforé de très fins pores extrêmement serrés. Il y a, en outre, des différences dans le détail de la structure. Ici, en effet, les cloisons primaires sont complètes et séparent entièrement les loges (/.),sauf un assez large orifice fissiforme (o) au ras du plancher, dans le plan équatorial de la coquille. Tous ces orifices forment donc un canal spiral ininterrompu qui traverse toutes les loges en leur milieu. Il n'y a ni cloisons secondaires, ni cloisons tertiaires; mais il y a cependant des loges secondaires produites de la manière suivante. Les cloisons ne sont pas des lames planes. Elles sont planes seulement dans 1/5 environ de leur hauteur, le long du plafond (a, b); mais dans les quatre autres cinquièmes, elles sont fortement onduleuses, plissées, disons même gaufrées. Les plis sont disposés perpendiculairement à la hauteur de la cloison, s'avançant alternativement dans les cavités des deux loges que la cloison sépare. Ils sont si saillants qu'ils arrivent à se rencontrer d'une cloison à l'autre, divisant aussi la loge en logettes (c). Mais ces logettes ne régnent, comme les plis, que dans les 4/5 de la hauteur de la loge et communiquent ainsi toutes avec elle le long du plafond de celle-ci (Fossile) ('). Polystomella (Lamarck) (fig. 221, 222 et 223). La coquille a un enroulement nautiloïde symétrique. Les loges sont nombreuses à chaque tour et très embrassantes, mais pas complètement, en sorte qu'à l'ombilic on devrait,
de chaque côté, voir tous les tours
Fig. 221.
précédents. On les voit en effet sur l'animal décalcifié. Mais, le plus souvent, l'ombilic est comblé par un tissu squelettique secondaire, en sorte que l'ensemble devient lenticulaire.
Les cloisons de séparation des loges sont simples et perforées d'une rangée de trémas disposés sur une seule ligne un peu au-dessus du plancher.
Il en est de même pour l'orifice buccal. Enfin, les loges envoient en arrière des prolongements en cul-de-sac
Polystoinella.
Entier (d'ap. Bradj cl décalcifié (d'ap. Carpenter).
(:) Genres voisins :
Hemifusulina ^Iôller) n'est guère qu'un sous-genre des Fusulines, mais ses cloisons sont formées de deux lamelles entre lesquelles règne un espace qui s'ouvre dans la loge par une fente située au-dessus de l'orifice de communication des loges. Dans cet espace se trouve, en outre, un système de canaux ramifiés (Fossile);
Fusulinella (Môller) considéré par les uns comme un sous-genre des Fusulines serait poulies autres un Imperforé voisin à'AU<eolina (Fossile);
Schwaggerina (Môller) diffère de la Fusuline en ce que ses cloisons, dans la plus grande partie de leur étendue, ne sont pas plissées; mais, en approchant de l'axe, elles deviennent brusquement très sinueuses, se ramifient, anastomosent leurs ramifications et forment là un tissu irrégulièrement réticulé, à peu près comme chez les Nummulites (V. p. 150) (Fossile).
Ces trois genres forment la famille des Fusulwinje [Fusilininx (Brady)].
PERFORES : NUMMULITIDES
liO
qui font saillie sur son bord postérieur. En outre de cela, il existe un système de canaux interseptaux et, de chaque coté, un canal spiral qui suit la spire ombilicale (').
Ces deux canaux (fig. 222) sont réunis par des canaux méridiens (cl.) qui suivent la suture de chaque cloison avec le plafond de sa loge. Ces canaux méridiens émettent : 1° des canaux divergents (cd.) qui se portent alternativement en avant et en arrière, dans le plafond de la loge suivante
Fig. 222.
Polystomella (Sch.).
Test coupé pour montrer la disposition des loges et des canaux interseptaux.
c., culs-de-sac des loges; cd., canaux divergents; cl., canaux méridiens; cps., canal hélicoïdal supérieur; cspf., canal hélicoïdal inférieur; ext., surface externe du tesl : l.o.l., loges coupées longitudinalcment ; l.o.t., loges coupées transversalement; <>..<>.. trémas faisant communiquer les loges entre elles; p., pores terminaux des canaux divergents.
et dans celui de la précédente, et, très courts, se terminent presque immédiatement à la surface externe de ce plafond. Au dernier tour, ces canaux s'ouvrent donc au dehors par deux rangées de pores (p.) parallèles à la suture; mais aux tours précédents, ils s'ouvrent dans les loges situées au-dessus d'eux et établissent ainsi une communication entre ces loges et le système des canaux. Les canaux méridiens émettent, en outre, des canaux convergents qui descendent dans l'épaisseur de la cloison sous-
(*) Pour bien comprendre cette structure, supposons enlevé le bouchon calcaire qui comble l'ombilic de chaque côté. Les tours n'étant pas complètement embrassants, on voit de chacun de ceux qui précèdent le dernier, une étroite bordure. Cette bordure dessine un petit trottoir hélicoïdal qui va, en descendant, de la bouche au centre de l'ombilic. Le long de cette hélice règne, de chaque côté, un canal. Ce canal est logé exactement dans l'angle entre les deux tours, sous le bord extrême du plus jeune des deux, étant formé par un espace que laisse chaque nouvelle loge en se soudant à la loge correspondante du tour précédent.
150 LES RHJZOPODES
jacente et vont se jeter dans tes trémas (o) de communication entre les loges. Les deux masses calcaires qui comblent les ombilics, sont percées de canaux à peu près rectilignes, partant du canal spiral sous-jacent et débouchant au dehors par de fins pores. Tous les canaux sont occupés par des prolongements du protoplasma comparables aux pseudopodes (Vivant et fossile).
Les Polystomelles sont dimorphes. La forme B, beaucoup plus rare crue l'autre ne se rencontre guère qu'une fois sur qua-
* P . Fi° °°3
rante. C'est à elle surtout, parmi les Perforés, que s'applique la théorie de Lister du Dimorphisme initial et des zoospores. Nous renvoyons pour le détail à l'exposé que nous en avons (*v ,1 donné à propos des Miliolides (V. p. 118) ('). ^s
Nummulites (Lamarck) (fig. 224, 225). La coquille est lenticulaire; elle a donc un axe très court. Malgré cela, elle est cons- Polystomeiia. truite essentiellement comme une Fusuline, et la différence sP°rcs Aagellees
t (d ap. Lister).
de forme tient seulement à ce que les parties latérales des loges sont si plates qu'elles n'augmentent, à chaque tour, l'épaisseur de la coquille que d'une quantité très faible relativement à son augmentation de diamètre dans le plan équatorial. Les loges sont donc, comme celles de la Fusuline, étendues d'un pôle à l'autre tout le long des méridiens; mais, au lieu d'être à peine concaves vers le centre de la coquille, elles sont formées de deux moitiés qui se joignent au bord de la coquille sous un angle très aigu. Il y a un grand nombre de tours et
un grand nombre de loges par tour. Le dernier tour est circulaire, il se ferme donc sur lui-même, en sorte qu'il n'y a pas de bouche. Les cloisons sont complètes, sauf un orifice fissiforme au ras du plancher dans le plan équatorial, comme chez la Fusuline. Elles sont convexes vers la bouche et régulièrement disposées dans toute leur partie moyenne équatoriale, mais dans ces prolongements latéraux dirigés vers les pôles ou centre de la coquille, elles deviennent très irrégulières, se ramifient, s'anastomosent entre elles et donnent naissance à une sorte
Structure (Sch.). , . , ,.
de reseau irregulier. Les cloisons sont doubles ainsi que toutes les parois communes
Fig. 224
(•) Le noyau toujours unique delà forme A est constamment situé dans une des deux ou trois dernières loges de l'avant-dernier tour. L'un de nous a observé comment il s'étire pour passer, au fur et à mesure de l'accroissement, d'une loge dans la suivante, par quelqu'un des orifices de communication beaucoup plus étroits que lui. Nonionina (d'Orbigny) diffère du précédent par sa bouche fissiforme, ses septa percés d'une fente unique dans le plan équatorial, l'absence des prolongements en cul-de-sac des loges et le faible développement du système de canaux du test (Vivant et fossile).
Ces deux genres forment la famille des Polystomellin^ [Polystomellinse (Brady)].
PERFORES : NUMMl'UTIDES
loi
Fis
des loges et, entre ces parois, s'étend un système de canaux du test qu'il faut maintenant décrire. Il y a d'abord deux canaux spiraux, comme chez les Polystomelles, mais autrement situés : au lieu d'être relégués à la partie la plus externe de la loge, ce qui, ici, les confondrait au pôle, ils sont tout près de l'équateur, séparés l'un de l'autre seulement par l'orifice fissiforme qui perce les cloisons pour faire communiquer les loges; ils sont contenus entre le plafond de la loge d'au-dessous et le plancher de la loge d'au-dessus. De ces canaux partent des ramifications qui se répandent dans l'épaisseur des cloisons et y forment tout un réseau. De nombreuses branches de ce réseau s'ouvrent dans les loges et établissent la communication avec celles-ci, pour permettre au protoplasma de les envahir. En outre, il existe, le long du bord dorsal des loges, exactement dans le plan équatorial, une bande calcaire imperforée constituée par un épaississement de la paroi en ce point. Cette bande, appelée cordon dorsal suit naturellement tous les tours de spire dans le plan équatorial. Le cordon dorsal est parcouru dans toute sa longueur par quatre canaux plus petits que les canaux spiraux, mais qui donnent, comme eux, des branches qui se répandent dans toute l'épaisseur du cordon dorsal et se mettent en communication avec le réseau des cloisons, en sorte que tout le système est continu.
Il y a ici aussi dimorphisme, avec deux formes A et B (fig. 225) (') Cycloclypeus (Carpenter) (fig. 226) est une grande coquille lenticulaire, conte nant dans son plan équatorial une seule couche de loges d'abord spirales, puis circulaires. Tout le reste de l'épaisseur est formé par une épaisse masse calcaire secondaire, perforée, dont les pores, développés ici en longs canaux en raison de l'épaisseur de la masse, s'ouvrent
Nummuliles. Formes AetB (ini. Schlumbergcr).
Fig. 22G.
JÈÊmÊÊS^m-
Cycloclypeus (im. Brady).
(') Le genre Nummulites (Lamarck) a été dédoublé par d'Orbigny en deux sous-genres :
Nummu/ina (d'Orbigny), qui est la forme que nous avons décrite sous Je nom de Nummulites (Lamarck) et
Assilina ^d'Orbigny), qui se distingue de Nummulina par le fait que la portion des loges qui recouvre les
tours précédents est si mince et si plate qu'elle laisse voir tous les tours de spire. Genres voisins :
Operculina (d'Orbigny), Nummulite atours d'abord non embrassants, puis embrassants; croissant rapidement en hauteur, ne devenant pas circulaires et laissant une bouche fissiforme au ras du plancher (Vivant et fossile) ;
Heterostegina (d'Orbigny) a un enroulement semblable à celui du précédent, mais a ses loges subdivisées par des cloisons secondaires perpendiculaires aux cloisons primaires, et la bouche formée d'une rangée d'orifices (Vivant et fossile) ;
Amphistegina (d'Orbigny) est très transparent, plus convexe d'un côté que de l'autre ;
au plafond des loges. Les loges d'un même tour ne communiquent pas entre elles, mais avec celles des deux tours contigus, avec lesquelles elles alternent, par de grosses perforations de leurs parois circulaires. Dans l'épaisseur des parois des loges et de leurs cloisons circule un riche système de canaux du test qui s'ouvrent fréquemment dans les loges et établissent une communication générale de toutes les parties de l'animal. L'épaisse couche du squelette secondaire est traversée par des enclaves de substance non poreuse, en forme de lames verticales (la coquille étant à plat), qui continuent jusqu'à la surface les parois des loges. Certaines sont minces, mais renflées en certains points en forme de cônes qui se terminent à la surface par une papille saillante représentant leur base. Ces enclaves sont formées de calcaire non perforé, mais sont traversées par des prolongements des canaux du test qui viennent s'ouvrir à la surface au niveau de leur base (50 à 60mm. Vivant et fossile). Orbitoïdes (d'Orbigny) (fîg. 227) se déduit aisément du précédent en ajoutant que la masse de calcaire secondaire est creusée de plusieurs couches de loges secondaires communiquant entre elles. Ces loges, dans une Fig. 227. même rangée verticale, communiquent entre elles, avec la loge principale correspondante et avec le dehors, par les perforations de la masse poreuse dans laquelle elles sont / creusées; elles communiquent avec celles des rangées voisines, avec lesquelles elles alternent, par des canaux orbitoïdes obliques allant aux deux qui lui correspondent un peu plus (im. Brady). }iaut G[ un peu pjus ])as> Enfin les loges principales contiguës d'un même cycle communiquent entre elles par un canal percé dans leur cloison de séparation. Le système des canaux du test et des enclaves de substance non poreuse, canaliculée, est semblable en ses traits essentiels à celui de Clycloclypeus (Fossile) (*).
des deux côtés ses loges se prolongent presque jusqu'à l'ombilic mais, du côté le moins convexe, elles restent simples dans leur partie latérale, tandis que, du côté le plus convexe, elles donnent naissance, par une bifurcation accessoire, chacune à une loge secondaire (Vivant et fossile);
Hemistegina (Kaufraann) est plan convexe, à loges atteignant l'ombilic du côté convexe, effacées du côté plat par accolement de leurs parois en une masse calcaire feuilletée (Fossile);
Archœdiscus (Brady), lenticulaire, formé d'un tube simple, sans cloisons, à parois percées de fins pores, et pelotonné sur lui-même en nombreux tours spiraux alternativement contigus entre eux et séparés, noyés dans une masse calcaire finement tubulée qui comble tous les intervalles et revêt la surface d'une couche uniforme (Fossile). Tous ces genres forment la famille des Nummulitixm [Nummulitinse (Brady)]. (!) Gûmbel divise Orbitoïdes en cinq sous-genres :
Asterocyclina (Giimbel), Lepidocyclina (Giimbel),
Discocyclina (Giimbel), Phipidocyclina (Giimbel), Astinocyclina (Giimbel),
qu'il distingue par des caractères de forme et par quelques détails d'arrangement
des loges principales.
Tous ces genres forment la famille des Cycloclypkinm [Cycloclypeinie (Brady)].