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HÉMICORDES — BALANOGLOSS tJS
chiale qui a été comparé à cette cavité chez l’Amphioxus et les Tuniciers (Cinq espèces; Mers de l’hémisphère Nord, sur les côtes de l’Europe et de l’Amérique, remontant très haut jusque dans la Mer Blanche).
Dolichoglossus (Spongol) n’est qu’un sous-genre du précédent comprenant les espèces B. Kova levskyi, B. Merechkovskyi et B. sulcatu et caractérisé par la grande longueur de sa trompe.
Fie;. 65 bis.
Glandiceps (Spengel) (11, fig. 2) n'a, non plus, ni appendices aliformes, ni diverticules hépatiques, ni synapticules, ni cavités péripharyngiennes, ni mésentères accessoires, ni trabécules au cordon médullaire du collier. Mais les caractères positifs ne manquent pas. Le collier est court, les crurci du squelette sont longs et atteignent le bord inférieur du collier; la vésicule cardiaque se prolonge en haut en deux courtes cornes contenant un diverticule du sinus central; le diverticule péripharyngien se prolonge aussi en un long filament ascendant; les fentes branchiales occupent, comme chez Balanoglossiis, la moitié dorsale de l'oesophage, sans constriction entre les portions alimentaire et respiratoire de ce conduit; il y a dans la paroi du tronc une couche de muscles circulaires en dedans de la musculature longitudinale; enfin, il existe des orifices œsophago-cutanés (Voir p. 29) et, chez Gl. Jlacksi , dans la portion stomacale du tube digestif, un curieux sijilion dorsal s'ouvrant à ses deux extrémités dans cette cavité (Voir p. 31, noie) (Trois espèces; Méditerranée, Japon, Malaisie, Atlantique. C’est le seul genre que l’on ait rencontré à de grandes profondeurs: G. Talaboti , de 10 à 3b0 mètres, GL. Abyssicola par 2 500 mètres dans l’Atlantique).’
Spengelia (Willey) est, par la plupart de ses caractères, semblable au précédent, mais il a des synapticules aux fentes branchiales et présente en outre quelques caractères spéciaux fort curieux. Le sillon branchiogénital s’arrête un peu au-dessus des dernières branchies et est continué par une rangée de petits cæcums cutanés (fig. 65 bis et 65 ter), disposés à peu près symétriquement à droite et à gauche sur le prolongement des
Fig. 65 ter.
met. cl
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Spengclia (d’ap. Willey).
l>r., branohie: gtx., organes génitaux; mcl. d., muscles dorsaux; mcl. 1., muscles latéraux; ce»., œsophage.
Spengelia (d’ap. Willey).
coll., collier; p., orifices branchiaux ; *111. drs., sillon dorsal; sill. lt. d.,
sillon latéro-dorsal ou branchiogénital.
deux sillons branchio-génitaux.
Ces cæcums sont en cul-de-sac, mais très profonds, et envoient entre les glandes génitales des ramifications qui circulent entre elles dans presque toute l’épaisseur de la peau. Les derniers pores branchiaux et une partie des pores génitaux s'ouvrent
T. VIII
HÉMICORDES — BALANOGLOSSUS
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jrul.
au fond de ces cæcums; les pores génitaux accessoires s'ouvrent directement à la surface dans un espace où la musculature longitudinale est absente. Ces cæcums nous paraissent représenter un sillon branchiogénitalse continuant très bas, et réduit, dans sa portion inférieure, àdes sacculcs indépendants. Il n'y a pas de pores œsophago-cutanés. Le cordon nerveux du collier présente des rudiments de ces trabécules nerveux qui existent chez Plycliodera; mais ici ces trabécules n’atteignent pas la surface. Une couche nerveuse intra-épithéliale semblable à celle de l'épiderme se rencontre dans les parois de la bouche, du pharynx et jusque sur l'oesophage où elle se perd peu à peu. La portion alimentaire de l’œsophage est distincte de la portion branchiale et a la forme d’un sillon (Une seule espèce, dont on ne connaît qu’un échantillon mâle auquel manquait toute la partie inférieure du tronc; îles Loyal ty) (*).
Schizocarclium (Spengel) (11, fig. 3 et fîg. 66) se rapproche de Glandiceps par de nombreux caractères. Il n’a ni appendices aliformes, ni trabécules au cordon nerveux du collier, ni mésentères accessoires. Mais sa région hépatique est toute boursouflée de lobes dorsaux très apparents à l’extérieur; il a des cavités péripharyngierines; les fentes branchiales occupent presque toute la hauteur des parties latérales du pharynx et sont munies de synapticules ; il a, comme Glandiceps , au diverticule pharyngien un prolongement vermiforme qui atteint presque le sommet de la trompe, et, à la vésicule cardiaque, une paire de prolongements en forme de cornes, comme chez Glandiceps aussi, mais très longs. La cloison ventrale de la trompe monte très haut; les çrura du squelette ne descendent que jusqu’aux deux tiers du collier. Les couches musculaires ont la meme disposition que chez
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Schizocardium brasi/tense.
Coupe sagittale de la trompe (d'ap. Spengel). cœr., vésicule cardiaque; coll., collerette; cv. trp., cavité de la trompe ; mcl. «tv., muscles dorso-venlraux : mcl.1., muscles longitudinaux.; ni cl. c., muscles circulaires; ntc., notocorde; hq., squelette ; vm., appendice vermiforme.
(*) Nous recevons le mémoire de Willey [98] sur ce nouveau genre juste à temps pour l'introduire dans la liste des genres, et cela explique qu’il n’en soit pas tenu compte dans le reste de l'article
HÉMICORDES — BALANOGLOSSUS 67
Glandiceps ; il y a des pores œsophago-cutanés, mais pas de siphon (Deux espèces, Amérique du Sud, Rio de Janeiro, Pisco).
Ptychodera (Eschscholtz)(ll,/?ÿ. 4). C’est le plus anciennement connu (1825), le mieux caractérisé, le plus riche en espèces et celui qui atteint la plus grande taille. Il se distingue au premier coup d’œil par ses appendices aliformes dorsaux et par ses lobes hépatiques saillants sur le dos. Il n’a ni appendices vermiformes au diverticule pharyngien, ni prolongements en forme de corne à la vésicule cardiaque; les entra ne dépassent guère le milieu de la hauteur du collier. Le cordon nerveux du collier est rattaché à la face dorsale par un ou plusieurs trabécules ; il y a une paire de cavités péripharyngiennes. La portion alimentaire et la portion branchiale du tube œsophagien sont séparées par une constriction longitudinale et ne communiquent que virtuellement par une fente dont les bords sont en contact; les fentes branchiales sont armées de synaplieules. 11 y a une couche musculaire circulaire externe dans la paroi du tronc, une paire de mésentères accessoires latéro-dorsaux et point de pores œsophago-cutanés (Dix espèces; Manche, Méditerranée, Atlantique, îles Bahama, îles Loyally, Australie; les espèces des côtes de Bretagne sont le Pt. sarniensis [=Pt. salmoneus ] et Pt. clavigera [= Pt. Robinii)).
Si* en g el estime que Ptychodera dans la large acception où il est pris ci-dessus doit constituer non un genre, mais une famille [Ptjjchoderidæ (Spengel)] dans laquelle il distingue trois genres. Nous préférons les accepter simplement comme sous-genres et laisser de côté la famille proposée.
Voici ces sous-genres avec leurs diagnoses :
Ptychodera (s.str.) (Eschsclioltz, emend. Spengell, ii appendices aliformes peu développés et pores branchiaux externes ronds ou ovales (pour P. minuta A P. samiensis );
Taurogtossus (Spengel), à appendices aliformes et pores branchiaux externes ronds ou ovales très développés (pour P. aperta ,
/'. clarif/era, P. tjUjas , P. aurantiaca et (?) P. /lava) ;
Chlamydothorax (Spengel) (fig. (>7), à appendices aliformes très grands, s’insérant très en avant sur la face ventrale pour recouvrir tout le dos et à orifices branchiaux externes allongés en forme de fente (pour P. enjthræa et P • bahamensis).
Fig. 67.
du corps de Chlamydothorax erythræa (d’ap. Spengel).
CÉPHALOCORDES — AMPHIOXUS
2e Classe
CÉPHALOCORDES. — CEPHALOCHORDIA
[Leptocardes ; — Leptocardii (J. Muller); — Leptocardia (Uâckel);
Myelozoa (I. Geoffroy Saint-Hilaire); — Piiaryngobranciies; Pharyngobranciiii (R.Owen); — Cirrostomes; — Cirrostomi (R. Owen) ;
Agraniens; — A cran ia (Hâckel)(i); — Entomocrania (Huxley) (2);
Amphioxini (J. Müller)(3); — Cephalochorda (R. Lankester).]
(PI. 12 à 21 ET FIG. 68 a 120)
Les Céphalocordes ne comprenant qu’un seul genre (*), nous devons décrire ce genre monographiquement comme type du groupe. Son extrême importance, tant au point de vue de l’anatomie comparée que de la phylogénie, justifie l’étendue que nous donnons à son étude. Son vrai nom doit être Branchiostoma (Costa), car celui cVAmpkioxus (Yarrel) est un peu postérieur (1836 au lieu de 1834). Mais ce nom d’Amphioxus est devenu si habituel, qu’il est presque impossible de le changer. Pour concilier ces exigences opposées, nous donnerons au représentant des Céphalocordes, le nom générique de Branchiostoma auquel il a droit et considérerons celui d’Amphioxus comme un nom vulgaire plus court, plus commode, plus connu, que nous nous permettrons d’employer sans l’écrire en italique.
Anatomie.
Extérieur. Orifices (PI. 12 à 17). — L'Amphioxus se présente au repos sous l’aspect d’un petit être vermiforme. Pallas, qui le découvrit en 1778, l’avait nommé Limax lanceolatus. Il est long do 5 à 6 centimètres (parfois jusqu’à 8), large de 7 à 8 millimètres dans le sens dorso-ventral et comprimé de droite à gauche, en sorte que ses dimensions sont environ deux fois moindres dans ce sens que dans le sens dorso-ventral. Il est fusiforme, effilé aux deux bouts, d’où son nom d’Amphioxus, et c’est au milieu seulement qu’il présente la largeur de 7 à 8 millimètres. Sa couleur est un blanc laiteux demi-transparent. Sa peau, tout à fait transparente et à reflets légèrement irisés, laisse apercevoir ceux des organes internes qui sont opaques ou colorés. La consistance générale
P) Hackel oppose sous ces noms rAmphioxus aux autres Poissons et mémo aux autres Vertébrés, qui sont Pachycardia (à cœur massif et non tubuleux) et Craiiiota (dont la moelle se termine en haut par un renflement cérébral contenu dans une boîte crânienne).
p) Huxley oppose sous ce nom l’Amphioxus aux autres Ichthyopsidés qu’il appelle llolocrania.
(3) Amphioxini et Cirrostomi sont les noms de la famille à laquelle appartienl l’Amphioxus et sont subordonnés aux termes plus compréhensifs Pharyngoln'anchii, Leptocardii, etc.
(4) Voir aux genïes des Céphalocordes (p. 131) pour les deux autres genres que l'on a proposés en outre de Branchiostoma,