I., nageoire impaire; mtpl.j métapleures
myc.j myocomme ; mym.j myommères;
n. , cordon nerveux dorsal ;
ng. d., crête ou nageoire dorsale ; ng. c., nageoire caudale; ng. v.j nageoire ventrale;
o. abd., orifice abdominal ;
r., renflement terminal du cordon nerveux rst., rostre;
ry. d., rayons de la nageoire dorsale; ry. v.j rayons de la nageoire ventrale; vl.j vélum.
vtr.j face ventrale plissée.
Fig. 1. L'animal vu du coté droit (ira. H. Lankester). Fig. 2. Coupe sagittale (Sch.).
Fig. 3. Aspect de la face ventrale (d'ap. R. Lankester).
ZOOLOGÏE CONCRÈTE. T. VIII
CÉPHALOCORDES — AMPIIIOXUS
est ferme, raide, élastique, en sorte qu’à le voir nager et plonger dans le sable, on songe à le comparer moins à un Ver qu’à un petit Poisson, et cette seconde impression est plus juste que la première, car il est en effet plus voisin des Poissons que des Vers.
Vu de profil (12, fig. i), il a la forme d’un fuseau. En bas, il va en s’effilant progressivement, mais vers l’extrémité, il s’élargit brusquement pour se terminer en fer de lance, par une nageoire caudale (ng. c.), plate, élargie dans le plan sagittal. Vers le haut, il va aussi en s’amincissant, mais moins progressivement, et se termine par une extrémité plus brusquement coupée. Cette extrémité forme un rostre (rst.) à pointe mousse et très ferme au moyen duquel l’animal se fraye un chemin dans le sable.
Au-dessous de ce rostre et du côté ventral se trouve la bouche (12, fig. 3, b.), large orifice ovalaire toujours béant. Mais si elle ne peut se fermer, la bouche n’en est pas moins protégée par une bordure de petits prolongements tentaculiformes mobiles, insérés tout autour de ses bords et qui peuvent s’écarter pour laisser son entrée libre ou se croiser audevant d’elle, la transformant en un orifice grillagé : ces prolongements, formant 12 à 15 paires, se nomment les cirres buccaux ( cir .).
Tout le long de la ligne médiane du dos règne une nageoire dorsale (12, fig. i , ng. c/.), limbus membranaceus de Pallas, continue comme celle de cerlains Poissons, mais qui s’en distingue par son peu d’élévation et sa grande épaisseur à la base; ce n’est pas, comme la dorsale d’un Poisson, une membrane mince brusquement implantée sur le dos, mais une crête épaisse et peu élevée, progressivement amincie de la base au bord libre. Le nom de crête lui conviendrait d’autant mieux qu’elle n’est pas mobile, et il en est de même des autres prétendues nageoires de l’Amphioxus; mais on leur conserve le nom de nageoires par suite d’une assimilation, très justifiée d’ailleurs, avec les nageoires impaires des Poissons.
En haut, la nageoire dorsale devient de plus en plus large et massive et, contournant l’extrémité supérieure, forme ce que nous avons appelé le rostre, puis continuant son trajet, elle descend vers la bouche qu’elle contourne du côté droit, en sorte que, si cette crête représentait la ligne médiane morphologique, la bouche, quoique géométriquement médiane, se trouverait, en fait, appartenir au côté gauche du corps. On verra plus tard que cette supposition correspond à la réalité. En bas, la nageoire dorsale se continue avec la nageoire caudale élargie en fer de lance, et cette dernière se continue à son tour avec une nageoire ventrale (12, fig. 2, ng. v.) qui remonte le long de la ligne médiane antérieure. Mais la ventrale ne s’étend pas, tant s’en faut, tout le long du corps. Elle s’arrête brusquement un peu au-dessous du tiers inférieur du corps, au niveau d’un large orifice médian qui lui barre le passage. Cet orifice est le spira culum ou pore abdominal ou orifice atrial ou pore expirateur (o. abcl.): c’est l’orifice de sortie de la cavité péribranchiale. En ce point, la nageoire ventrale cesse en effet, en tant que nageoire, mais elle se continue avec une formation paire de nature différente, les métapleures ou
nniiuiiiini
CÉPHALOCORDES — AMPIIIOXUS
Fi". 68.
replis latéraux (, mtpl .). Ces derniers sont en effet, non plus des crêtes pleines, mais des replis cutanés creux (fig. 68, mtpl.) qui courent symétriquement le long des bords latéro - ventraux du corps, depuis la région buccale sur les côtés de laquelle ils se perdent jusqu’à la nageoire ventrale contre laquelle ils viennent buter après avoir contourné l’orifice expirateur.
La portion de la paroi ventrale comprise entre ces deux replis est froncée, sillonnée de petits plis longitudinaux et aplatie de manière à former une face ventrale, en sorte que dans toute cette région la forme du corps, sur la coupe transversale, est celle d’un triangle isocèle dont la base plane est limitée par la saillie des mé tapie u res, tandis que les côtés latéraux curvilignes viennent former en haut
Coupe transversale du corps d’un Amphioxus femelle dans la région de l'entonnoir ntrio-cœlomique (d’ap. Ray Lankester). atr. cwl., conduit atrio-cadoniiquo; en. intp., canal lymphatique métapleural : cœl., cœlome; cppli., gouttière épibranchialo ; esty., ondostyle; gn., gaine de la nutocorde; jjtx., ovaire; lipt.t cæcum hépatique; ]y., canaux lymphatiques; myo., myomèréj md.vM muscles ventraux; mtpl., mêla pleures; n. d., système nerveux dorsal; njg. d., nageoire dorsale; ntc., notocordo; pbr., cavité péribranehinle ; plt., pharynx; ry., rayon de la crête dorsale.
la crête dorsale.
Au-dessous du pore expirateur, au contraire, la forme est celle d’un cornet aplati.
CKPIIALOCORDES — AMPIIIOXUS
En raison de cette forme générale, on serait tenté de considérer comme une queue tout ce qui est au-dessous du pore expirateur. Ce serait à tort, car l 'anus (12, fig. 2 et 3, an.) se trouve beaucoup plus bas, à une faible distance au-dessus de l’extrémité en fer de lance, asymétriquement placé à gauche de la ligne médiane, près de la nageoire ventrale.
En fait d’orifices il ne reste plus à signaler que le pore olfactif situé dorsalement sur le rostre, mais asymétriquement aussi et un peu à gauche, à peu près à moitié distance entre l’extrémité et le niveau du bord supérieur de la bouche. C’est l’orifice extérieur d’une petite cavité terminée d’autre part en cul-de-sac, et que l’on appelle la fossette olfactive ou fossette de Kôlliker .
Non loin du pore olfactif on aperçoit sur la ligne médiane une tache oculi forme noire. Mais cette tache est située profondément sur les centres nerveux et ne se voit que par transparence, en sorte qu'elle ne fait point véritablement partie de l’extérieur (fig. 69, //.).
Il faut signaler encore, comme caractère extérieur, un trait de la disposition des muscles latéraux du corps qui s'aperçoit nettement à travers les téguments. C’est que ces muscles, au lieu de s’étendre longitudinalement, sans interruption d’un bout à l’autre du corps, sont coupés en très nombreux (62 de chaque côté) segments transversaux empilés les uns sur les autres, comme les disques d’une pile de Volta. Mais ces segments, au lieu d’être plans et de rester dans un plan transversal, sont ployés en angle dièdre à sommet supérieur, en sorte qu’ils deviennent, pour l’observateur qui les regarde du dehors, une série de V emboîtés les uns dans les autres. On donne à ces lames musculaires le nom de segments musculaires ou myomères (12, fig. i, mym.) et aux cloisons conjonctives qui les séparent celui de myocommes ou myoseptes ( myc .). Ce que l’on voit du dehors, c’est le bord externe en V des myocommes et des myomères.
Il n’y a ni nageoires latérales, ni membres d’aucune sorte, et cette absence, n’étant pas, comme chez les Serpents, le résultat d’une atrophie secondaire, constitue, avec celle d’yeux pairs, de renflement cérébral, de mâchoires et de boîte crânienne, une série de différences remarquables par rapport aux Poissons parmi lesquels on a longtemps classé l’Amphioxus.
Disposition générale des organes et des cavités du corps. — Cet exposé préalable, toujours utile pour orienter le lecteur avant de passer aux détails de la structure, est ici absolument indispensable en raison de la complication très grande des cavités du corps; et il est impossible d’avoir une idée juste et nette de l’Amphioxus, si l’on ne comprend pas très bien les rapports de ses cavités, Aussi ne craindrons-nous pas de nous étendre
Fig. 69.
Amphioxus.
Aspect ventral du cerveau (dJap. Langerhans).
nul, ii. 55, 1rc et 2e paires do nerfs: y., tache pigmentaire.
CEPHALOCORDES
AMPHIOXUS
un peu sur ce chapitre : cela abrégera d’autant les suivants et rendra plus facile l’étude de ranimai.
De la bouche à l’anus s’étend un tube digestif rectiligne que l’on ne peut diviser qu’en deux parties vraiment bien distinctes, un énorme pharynx (12, fie/. 2, hr.) et un intestin ( int .), à peu près d’égale longueur. Ce dernier va en s’effilant progressivement de l’extrémité inférieure du pharynx à l’anus, et ne présente aucune autre particularité remarquable qu’un vaste cæcum hépatique {hep.) qui, partant de sa partie supérieure, remonte le long du pharynx en avant et un peu à droite de ce dernier. Le pharynx, très long et très large, est percé sur ses parties latérales, à peu près comme chez Schizocardium , de fentes branchiales très nombreuses et très serrées, et si longues qu’elles ne laissent imperforées que deux étroites bandes médianes, une dorsale, la gouttière épipharyngienne (gtt. ph.) et une ventrale, la gouttière hypopharyngienne ou endostyle ( esty .). En haut, ces deux gouttières sont réunies par une paire d’arcs ciliés péripharyngiens (a. c.), formant un anneau transversal autour de l’entrée du pharynx. Immédiatement au-dessus de cet anneau se trouve un diaphragme mobile, le vélum (W.), qui sépare la bouche du pharynx, disposé à peu près comme le voile du palais des Vertébrés supérieurs, avec cette différence qu’il occupe tout le lourde l’orifice bucco-pharyngien au lieu d’être limité à sa partie dorsale, et qu’il est découpé au bord libre en digitations.
Les fentes branchiales s’ouvrent en dehors, non à l’extérieur, mais dans une vaste cavité (cv. pbr .) qui entoure tout le tube digestif et où font saillie les organes attachés à la paroi du corps (reins, glandes génitales). Cette cavité a donc les dimensions, l’aspect, la situation, les relations d’une cavité générale, d’un cœlomc. Ce n’est point le cœlome cependant, c’est la cavité péribranchia le : elle s’ouvre au dehors par le spiraculuin (o. abd.) et évacue par cet orifice l’eau qui a pénétré à son intérieur par les fentes branchiales du pharynx (h/1.). La cavité péribranchiale ne fait pas tout le tour du pharynx et de l’intestin : en avant, ses deux moitiés communiquent l’une airec l'autre, mais dorsalement (13, fig. /, cv. pbr.) elles sont séparées par un large mésentère qui rattache le tube digestif aux téguments. D’ailleurs, il ne faudrait pas se représenter ce mésentère comme formé par un simple adossement des deux membranes limitantes droite et gauche de la cavité péribranchiale. Il y a dans son épaisseur, qui est notable, une multitude d’organes très importants et dont la disposition est très compliquée. Il existe, en somme, chez l’Amphioxus comme chez les êtres auxquels on peut le comparer (Ualanoglossus, Vertébrés, etc.), deux sortes de cavités : le blastocœle, reste de la cavité de segmentation on cavité de la blastula, ordinairement réduit presque partout à des espaces virtuels, sauf autour des vaisseaux toujours situés à son intérieur, et le gastrocœle ou cœlome ou cavité générale {13, fig. 2, cœl. g., et fig. 68, cœl. ), formé, ici comme chez les autres Entérocéliens, d’un diverticule ou de diverticules multiples et plus ou moins fusionnés, de la cavité entérique
.sr jq
(3Ü&10O JOiî^ilOM 3<ÎYT
.( .VvuV.)
; <M‘iii*jlqnfMui vk\bu ;*)mino*}«>/ui vo&m : »t «aKi , ([i ,, mH.ro ■ :
;*>lB<nob oyioo^bh rb .ÿ\ ;
fobiooolmi vob\ | ; (fihjG ^niîho v.bàs .0 I ; /il nfiilq y.\\ç\ | *»l sur. b ^uoibhrfqMn *rnlii) r*\ j : o 1 uni fi ;»}ivfin ni *>1» / imilMfiihjè «»hi .•> ]
;*nb> oi vUn j ;m1b'c51oL) fiiiu^Bn fil obanorn rb !
;rfir,lijo>imiT«hii liniiio/ oiuiqua v\<\i j
.QIlfloY v\\ j
; r.rii; vo .h : éiniB ,.nft ;#mn y ,V\o
; linnolqfiiàin ‘ijjpÜBdqm /] Lnn o. > v.N\ .no ; oiinoG^-,>fm>l‘ix'> ,\mo
: -)! lîi'i In uo '»lBifJ*)iifi*idh‘V| Ofivr»* , /uk\ • » ; ‘fiipijn»)lnrw-ohlr. îioniiohio vnlne : fiIvJ^obno v'{ïay ; aelaJiiiM'o aabnel^ vxî% :f)flpiJnqM mirvi.- , .nei\ ; ail^ dflf r\W\ ; ‘Moiinlj Jnormrgil rib .ÿ\ ; ëfwpijfirfqfir/t rtooeq^ v,\\ ; v)\‘j?.um v\oro
. nib-.itii'l *»b io*ifi(j i;l ‘>b hir.VB un tiifi^>fiq ti«îTi/2üBTi MlfimhnJfcp»«*l 'quoi)
-•lio’ib 'l ^'iob-o'ièiel Mihmni ynu ollyiijw.l «iibI) 8q*i<>r> ni» 'iitn/om /; :&\\
.(.dofi), o*y/'bri