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SALPIDA
(TYPE MORPHOLOGIQUE) Forme solitaire (oozoïte) (Suite).
br., branchie;
G., cœur; c. sn., canal ;
e. j couche pigmentaire de l’œil; ec., ectoderme;
f. } fond de l’excavation en fer à cheval ; i.j couche des cellules à bâtonnets;
l. , lacune sanguine de l’œil;
m. , couche ganglionnaire ;
in. cl., sphincter de l’orifice cloacal; m. I., muscles des lèvres;
m. o ., muscles obliques; m.t., muscles transverses; p. ph., paroi du pharynx; v. br., canaux lacunaires branchiaux; v. mcl., canaux lacunaires dorso-ventraux parallèles aux muscles transverses; v. nd., canaux lacunaires du nucléus; v. pn canaux lacunaires périneuraux; y. prc., canaux lacunaires de la gouttière péricoronale ;
y., œil.
Fig. 1. Système musculaire de la forme solitaire (Sch.).
Fig. 2. Système, circulatoire de la forme solitaire (Sch,).
Fig. 3. Coupe à travers la tunique (d’ap. Lahillo),
Fig. 4. Coupe transversale du ganglion nerveux (im. Metcalf).
Fig. 5. Réseau nerveux et poils tactiles des lèvres (d’ap. Lahille).
Fig. 6. Détail de la structure de l’œil vu en coupe transversale (d’ap. Metcalf).
Zoologie concrète.
T. VIII
SALPIDES
Œil de Salpe vu de dos (Sch.).
f., excavation située entre les branches du fer s\ cheval formé par l'œil; ii.lv., nerfs : y., œil en fer i\ cheval.
Fie;. 147.
représenter non, comme on l’indique parfois, une des languettes de la
crête dorsale, mais plutôt la couronne tentaculaire, réduite ici à un seul tentacule. On lui donne le nom de languette (*).
Poils tactiles (30, fig . 5). — Les bords de la lèvre dorsale sont garnis de minuscules poils tactiles portés par des cellules épithéliales entremêlées aux autres, mais un peu plus volumineuses. Sous l’épiderme se trouve un riche réseau nerveux avec cellules ganglionnaires.
Œil (30, fi g. 4 et 6* et fig. 146 et 147). — Il est impair, situé dans l’excavation en fer à cheval creusée à la face dorsale du cerveau (fig. 146). Le fond de cette excavation (f.) est formé de substance cérébrale simple, et c’est seulement la bordure du fer à cheval (fig. 147, y .) perpendiculaire à la surface générale qui est différenciée en œil.
Elle forme un bourrelet arqué (30,
//’//. 4, y.) ouvert en avant et soudé par ses bords à l’ectoderme (ec.), de manière à limiter une lacune sanguine spéciale (/.) où il baigne. Le bourrelet optique est formé de trois couches concentriques: une externe pigmentaire (e.), une moyenne ganglionnaire (m.) et une interne (/.) formée de cellules à bâtonnets. Ces cellules à bâtonnets sont formées de deux parties (30, fig. 6’), une renflée, tournée vers le dedans, contenant le noyau et envoyant les filets nerveux aux cellules cérébrales voisines, et une tournée en dedans à parois fortement épaissies et constituant le bâtonnet proprement dit qui plonge dans la couche ganglionnaire. En raison du relief que forme l’épiderme au niveau de l’œil, c’est la couche pigmentaire périphérique (/.) qui se
Salpe. Région du ganglion nerveux (Sch.).
I1) Parfois très développé, il peut être très réduit et semble mémo manquer tout à fait chez certaines espèces.
ï>r., branchie : c. c., côtes ciliées de la branchie; gl., glande neurale droite; o. l»r., orifice de communication du schizocœle branchial et pariétal; p. cl., paroi cloacale; p. pli., paroi du pharynx; t. v., tubercule vibratile; y., œil.
ÙROCORDES — THALIÉS
trouve le plus exposée aux rayons lumineux, et c'est par elle sans cloute que les bâtonnets sont impressionnés.
Organe vibratile (29, et fig. 147, t. v.). — 11 ne semble pas y avoir à l’extrémité de ce canal une partie glandulaire représentant la glande prénervienne. L'appareil est réduit à un court diverticule de la cavité pharyngienne qui s'ouvre à la face dorsale de cette cavité au-dessus de la gouttière péricoronale, et se termine en cul-de-sac dans les lacunes sanguines sous-jacentes. L’organe vibratile reçoit du cerveau deux nerfs très nets. Au lieu d’être comme chez les autres Tuniciers immédiatement sous-jacent au cerveau, il est situé assez haut au-dessus de lui et sans relation avec lui. Mais c’est là une disposition secondaire, car chez l’embryon il a les rapports les plus intimes avec le cerveau, qui même se développe d’un foisonnement de ses cellules constitutives.
Glandes sous-neurales. — Nous devons décrire ici, bien qu’elles li aient probablement aucun rapport avec les perceptions sensitives, une paire de glandes (fig. 147, gl.) qui sont situées en avant du cerveau, contre lequel elles s’appuient par une extrémité en cul-de-sac renflée, tandis que leur canal très sinueux va s’ouvrir à la voûte du pharynx par un petit pertuis. Ces deux orifices formant la paire sont bien distincts de celui du tubercule vibratile et situés bien plus bas. Entre le fond renflé de ces glandes et le cerveau se trouve une masse cellulaire assez volumineuse (*).
Physiologie.
Habitat. — L’animal est pélagique et marin. Il est cosmopolite et se rencontre dans toutes les mers, mais de préférence dans celles qui sont tièdes ou chaudes.
Locomotion. — Il se meut par le jeu de ses bandes musculaires, qui se contractent rythmiquement d’une manière très régulière. A chaque contraction, la bouche se ferme par le jeu de ses muscles, et l'eau comprimée dans les cavités pharyngienne et cloacale ouvre l'orifice cloacal et s'échappe en produisant une poussée de réaction qui chasse l’animal dans le sens de sa bouche, c’est-à-dire en avant. Puis, quand les muscles se relâchent, le corps reprend son volume par l’effet de l’élasticité de la tunique qui est l’exact antagoniste des muscles, et l’eau rentre dans le corps par la bouche, qui à ce moment s’ouvre tandis que le cloaque se ferme par ses muscles. L’animal avance par petites saccades.
Respiration. — Pendant ce passage incessant de l’eau, le sang de la cavité générale séparé de l’oxygène dissous par une simple membrane épithéliale respire sans doute partout. Mais la lame de suspension de la branchie est particulièrement favorable à l’osmose par sa situation au
(b Metcalf qui a découvert ces organes les assimile, malgré leurs connexions différentes, avec les glandules prénerviennes qui chez Phallusia mammillata s’ouvrent dans la cavité péribranchiale.
SALP1DES
milieu du courant, la minceur de ses parois et sa richesse en lacunes sanguines. Les côtes ciliées de la branchie ne jouent qu’un rôle insignifiant dans la circulation de beau, et cela est d'autant plus à remarquer que chez les autres Tuniciers, Ascidies et Appendiculaires, les cils sont l’agent exclusif de ce mouvement.
Alimentation. — Les particules alimentaires qui entrent dans la cavité pharyngienne sont dirigées par les cils de la gouttière péricoronale vers Lendostyle, qui les englue et qui les achemine en bas vers la gouttière ventrale laquelle les conduit à l’œsophage. 11 est à remarquer aussi que, pendant la contraction des muscles, la cavité pharyngienne est réduite à un canal limité ventralement par Pendostyle et dorsalement par la gouttière du bord libre de la branchie; or ce canal où le courant est très vif conduit directement à l'oesophage.
La digestion s’accomplit sans doute sous l’action de la sécrétion des cæcums pyloriques. Les fèces agglutinées sortent par l’anus et le cloaque.
Circulation. — Le sang poussé par le cœur sort par l’ouverture supérieure et se rend dans un riche lacis de canaux situé autour de Pendostyle. De là il passe à droite et à gauche dans des canaux demicirculaires sous-jacents aux muscles et à la gouttière péricoronale et arrive, en suivant la face dorsale, jusqu’à l’insertion supérieure de la branchie. Là, il pénètre entre les deux lames de cet organe et redescend jusqu’au cœur, où il rentre par son orifice inférieur. Un autre courant revient au cœur par ce même orifice inférieur, après avoir parcouru les lacunes du nucléus et communiqué avec les lacunes canaliformes sousjacentes aux muscles de la région cloacale.
Le sens du courant est assuré par le fait que les fibres musculaires de cet organe se contractent successivement d’une extrémité à l’autre. Mais, comme chez tous les Tuniciers, il se renverse périodiquement après un certain intervalle.
Innervation. — On ne sait à peu près rien de cette fonction, mais il est à croire que le jeu des musclés, l’ouverture et la fermeture des orifices en temps opportun sont dus à des filets spéciaux.
Phosphorescence. — Certaines formes sont phosphorescentes ( Salpa maxima , S, zonaria ); c’est le nucléus qui émet de la lumière.
Bourgeonnement.
Nous avons jusqu’ici omis à dessein de parler d’un organe important, qui, en l’absence de glandes génitales, assure la reproduction de l’animal. Cet organe est le stolon (29, st.).
Chez la forme isolée adulte que nous venons de décrire, il se présente sous la forme d’un long cordon qui part, d’abord très mince, de la face ventrale, au-dessus du nucléus et s’étend en grossissant de plus en plus. Normalement, il est allongé le long de la face ventrale, tournant en haut son extrémité distale libre. Plus souvent, il se porte d’abord en
UnOCORDES — TIIAL1ÉS
Fig. 148.
bas, puis contourne l’extrémité inférieure de gauche à droite et reparaît au côté droit du nucléus (fig. 148, st.), En tout cas, il est appliqué contre la paroi du corps et contenu dans un fourreau de substance tunicale ouvert librement à son extrémité, de manière à le laisser en libre communication avec le dehors. Sous cet état, le stolon est déjà
chargé de bourgeons développés. Pour comprendre le bourgeonnement, il faut suivre le développement du stolon depuis le moment où la forme solitaire qui le produit était encore elle-même Loule jeune (31 ,/?//. 3) et pourvue de certains organes embryonnaires, le placenta ( pl. ) et Véléoblaste (e/.), destinés à disparaître et dont nous étudierons en temps et lieu la structure et la signification.
Le stolon jeune. — Le stolon se montre sur le jeune encore relié à sa mère par le placenta (pl.) sous la forme d'une petite protubérance conique (st.) entièrement revêtue par la tunique qui, plus tard seulement, lui formera une gaine tubuleuse ouverte au sommet; il remonte le long de la face ventrale, en sorte que sa face dorsale est tournée vers la face ventrale de la mère et que son extrémité libre regarde en haul; ses côtés droit et gauche correspondent aux côtés homonymes de la mère.
a) Le stolon en coupe transversale. — Sur une coupe transversale, cet organe se montre formé des parties suivantes :
1° Une membrane épidermique épithéliale (31, fi g. 3, p.) qui enferme tout le reste dans sa cavité :
2° Un tube endodermique (en.) qui présente sur la coupe la forme d’un H, étant formé d’une partie transversale médiane qui relie deux courtes branches verticales symétriques; il est constitué par une simple couche épithéliale plus haute sur les parties latérales;
3° Une paire de tubes périthoraciques ( pth .) situés immédiatement en dehors des branches verticales de l'H et formés aussi d’une simple paroi épithéliale;
4° Une paire de bandes cellulaires mésodermiques (ms.) situées immédiatement en dehors des tubes périthoraciques. L’ensemble de ces parties forme dans le tube épidermique une cloison transversale complète qui divise sa cavité en deux parties occupées par :
Salpe solitaire avec le stolon, vue parla face ventrale (im. Lcuckart).
st., stolon.
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-nid) D ?fl (À soquorç eob imnJnom çniôJiloa oqfe^ob oiaeingoa nolole ru/'b crrrubS
.(gdooiM .mi) olliel ouiOrn a b gèÿn^B «ubinb . .(.do8) 1 eurçiï rd ob / oquoTg ub guhmbni: zuôb ob olrdlhp;* oquoD
riolote ub omoJfli noiJiiainiqjiO
suiisluuaB alflornelsnmià >b ibu nolol?. ub noiJfJnofli^u& fil eb JnomoonorrrrnoO
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J‘j ,)>sIdo*Mo no? ob Jo Blnoafilq nos ob ouviuoq oiooao onuo[ oiielilo? amior4
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(,»ei)
SALPIDA
(TYPE MORPHOLOGIQUE) Forme solitaire; bourgeonnement.
A. R. C. (fig. 1), groupes d’individus agrégés de
al., branches supérieures de 1TI de la vésicule endodermique.
al'., branches inférieures de l’H de la vésicule endodermique; b., bouche;