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I. v., lèvre ventrale; œ., œsophage

o. œ., ouverture de l’œsophage; p h., pharynx; pr., gouttière péricoronale ; st., stolon;

t. v., tubercule vibratile; y ■, œil.

Fig. 1. Coupe sagittale dans les deux tiers supérieurs du corps et oblique dans le tiers inférieur. L’anus étant caché par la branchie n’est pas visible dans cette figure (Sch.).

Zoologie concrète. T. VIII .

SALPIDES

Fig. 145.

dans notre type général et affectant les mômes rapports avec les replis marginaux de l’endostyle.

La gouttière ventrale a la disposition habituelle.

Tube digestif. — 11 comprend l’oesophage (ce.), l’estomac (est.), l’intestin (int.) et une paire d’organes annexes, les glandes pyloriques (gl. p.). Dans son ensemble, il est court et contourné sur lui-même, de telle façon que le rectum passe au côté gauche de l’estomac et va s’ouvrir au môme niveau horizontal que l’œsophage, mais plus dorsalement. C’est la base de la bandelette branchiale, prolongée à ce niveau en un petit éperon qui sépare les deux orifices.

L'œsophage (29, ce.) est large, contourné, aplati, cilié.

L'estomac (es.) est large, arrondi; il présente une gouttière dorsale ciliée, il est cilié aussi sur ses faces latérales, mais sa face ventrale est formée d’un très haut épithélium cylindrique non cilié. Aucune de ses cellules n’est glandulaire.

L 'intestin (int.) part de la partie supéro-ventrale de l’estomac, se porte à gauche et en arrière et va s’ouvrir à l'anus; il est cilié.

L’anj/s est situé dans la partie inféro-ventrale de la cavité cloacale; nous avons indiqué plus haut ses rapports avec la bouche et la branchie.

La glande pylorique (29, gl. p.) est formée ici d’une paire de cæcums allongés, un peu ramifiés, qui partent de la base de l’estomac et s’étendent jusque sur l'intestin. Ils sont revêtus d’un épithélium non cilié, à hautes cellules cylindriques, entre lesquelles sont de nombreuses cellules glandulaires ovoïdes. Malgré leur parité, ces cæcums correspondent certainement à la glande pylorique impaire du type général des Tuniciers.

Cloaque. — Le cloaque (cl.) est cette partie de la cavité centrale de l’animal qui est au-dessus et en arrière du niveau de la branchie. lln’est séparé du pharynx que par l’étroite bandelette branchiale (29, br. et fig. 145), et communique très largement avec lui sur les côtés de la branchie par deux très larges ouvertures homologues des tubes expirateurs des Appendiculaires et delà première paire de trémas de la branchie des larves des Ascidies.

Nous avons vu que l’anus s’ouvre dans sa cavité.

Branchie. — La branchie présente, en raison de sa forme, deux faces latérales semblables et deux bords, libres l’un et l’autre, l’un supéro-dorsal formant l’étroit plancher du cloaque, l'autre inféro-ventral formant la, plus étroite encore, voûte

Coupe transversale de la branchie (Sch.).

cl., paroi cloacale du la branchie; g., gouttière dorsale du pharynx; y., tiers antérieur du la branchie pourvue d’une côte ciliée.

UROCORDES — TUA LIÉS

de la cavité pharyngienne. Elle est fixée par ses deux extrémités. Son bord dorsal est légèrement convexe en haut, non cilié. Son bord ventral, sensiblement plus long que le dorsal, est creusé d’une profonde gouttière (fig. 145, <7.) non ciliée, dont les deux lèvres, comme celles de l’endostyle, se continuent en haut avec la lèvre inférieure de la gouttière péricoronale, tandis que la lèvre supérieure de celle-ci passe ininterrompue audessus. Les faces latérales sont formées de deux parties, s'étendant parallèlement dans toute leur longueur, une dorsale, formant à peu près les deux tiers de la surface, non ciliée et ne présentant rien de particulier; c’est simplement une lame mince; l'autre ventrale (v.) qui est rehaussée de nombreuses côtes ciliées (29, c. c.), parallèles entre elles et à peu près perpendiculaires au bord libre, sauf une certaine obliquité en avant et en bas. Ces côtes sont séparées par des espaces non ciliés plus larges qu’elles (f).

La branchie est partout limitée par une simple lame épithéliale. L’étroit espace compris entre ses deux faces dépend du schizocœle; il est occupé par du sang et cloisonné par quelques brides conjonctives irrégulières.

Cœur et lacunes (30, fi g. 2). — Dans le nucléus, entre l’estomac et le cul-de-sac terminal de l’endostyle, se trouve le cœur (C.) présentant les rapports avec le péricarde et la structure décrits à propos du type général.

Le schizocoMe, où s’ouvre à ses deux bouts le cœur, ne contient point de vrais vaisseaux et le sang a accès partout. Mais des cloisonnements conjonctifs, des rétrécissements locaux délimitent des sortes de canaux lacunaires, non endigués, qui jouent le rôle de vaisseaux. On en trouve de tels dans la lame dorsale de la branchie {y. br .), autour de l’endostyle, le long de la gouttière péricoronale (v. pr.), sous les muscles annulaires, autour de la masse du nucléus ( v . ne/.), etc.

Système nerveux et sens. — Le ganglion, très volumineux (29, G. n.), est situé à la partie dorsale du pharynx, en arrière de l’extrémité supérieure de la branchie, dans une lacune sanguine. Il a une forme subsphérique, mais sa partie supéro-dorsale est excavée en fer à cheval (fig. 146). 11 est formé d’une couche corticale cellulaire et d’une masse centrale fibrillaire. 11 émet huit à dix paires de filets nerveux, mais on n’a pu suivre jusqu’à leur terminaison que ceux qui vont à l’organe vibratile et aux lèvres.

Languette (29, Ig.). — A l’entrée du pharynx, du côté dorsal, audessus de la gouttière péricoronale et de l’organe vibratile, se trouve un long prolongement, probablement tactile qui, par sa position, semble

P) Lahille considère ces côtes ciliées, et principalement les invaginations en forme de poches ou elles plongent dans le genre Perjca , comme des sortes de trémas incomplets, d’où le nom d ' Hemitremata, qu’il donne aux Salpides. Pour Herdman, il ne saurait y avoir ici de trémas, la branchie tout entière de l’animal ne représentant que la lame dorsale qui, chez les Ascidies, sépare les deux moitiés percées de trémas de la branchie.

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