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bien démontré qu’ils naissent des bords latéraux du tube endodermique sous la forme d’un foisonnement cellulaire qui bientôt se creuse d’une cavité, présentant ainsi une variante du mode de formation par refoulement. En tout cas, ils se forment chez le stolon très jeune en un seul point (de chaque côté) et, aussitôt formés, s’accroissent par euxmêmes. Pour le tube nerveux, il semble bien établi maintenant qu’il se forme par une encoche, c’est-à-dire une invagination extrêmement limitée de l’ectoderme à la base dorsale du stolon. 11 passe ainsi sous l’ectoderme un petit groupe de cellules qui forment une vésicule, puis s’allongent en tube par elles-mêmes, sans plus rien emprunter à l’ectoderme. Ainsi ce tube nerveux n’a rien de commun avec celui du parent. Les bandes mésodermiques tirent leur origine du mésoderme du parent. 11 en est de même du cordon génital. Il faut l’examiner chez le stolon extrêmement jeune pour reconnaître qu’il dérive d'éléments mésodermiques voisins de l'éléoblaste et de cet éléoblaste lui-même, car très vite il s’isole sous la forme d’une masse ovoïde qui passe dans le stolon.
d) Destinée des éléments du stolon . — Nous allons maintenant étudier l’évolution ultérieure de ce stolon; mais dès maintenant, pour asseoir les idées, disons ce que deviendront en fin de compte toutes ces parties. Le stolon (31, fig. 4 et fig. 7, st.) va se segmenter en tronçons transversaux qui deviendront autant de bourgeons non semblables à la mère, mais représentant des individus sexués de la forme agrégée. Dans chacun d’eux, l’ectoderme du stolon formera l’épiderme, le tube endodermique formera le pharynx qui, par l’extrémité ventrale delà branche droite de PU, bourgeonnera le tube digestif; les tubes périthoraciques se fusionneront pour former le cloaque; le tube péricardique formera le péricarde et le cœur; les bandes mésodermiques donneront les muscles; enfin, le tube nerveux et le cordon génital formeront le ganglion nerveux et les organes génitaux.
Transformation du stolon en bourgeons. — Dès qu’il a atteint le degré d’organisation que nous avons pris pour point de départ, le stolon commence à se diviser (31 , fig . 4), par des étranglements très nombreux et très serrés, en petites tranches qui deviendront autant de bourgeons. Cette segmentation se produit toujours à la base du stolon (31, fig. 1 , C.) : les segments naissent par groupes simultanés, et chaque groupe nouveau se forme entre le précédent et la base du stolon, qui est le lieu où se fait l’accroissement du stolon en longueur. Cette segmentation procède de l’ectoderme, qui forme des plis circulaires (31, fig. 4) et coupe tous les organes du stolon en tronçons juxtaposés, indépendants, sauf l’ectoderme lui-même, qui se plisse mais ne se coupe pas, et le tube endodermique (en.), dont les parties latérales seules se coupent, la partie médiane restant comme un cordon continu dans toute la longueur du stolon. Les deux sinus sanguins circulent aussi ininterrompus, bien qu’étranglés au début, au niveau de chaque intervalle. Ils sont parcourus