‹ Traité de zoologie concrèteChapitre 49 sur 79 · D0LI0L1DES · texte numérisé non relu

D0LI0L1DES

DOLCHINIA

Fig. 16».

d’appendice dorsal de Dolchinîa mirabilis

(d’ap. Korotneff).

atteignaient celle longueur étant incomplets (*). Il a la même structure que celui cTAnchinie et la répartition transversale des zoïdes est la

même, mais il n’y a pas de régions longitudinales différentes. A la face dorsale, il porte une petite gouttièrelongitudinale, mais pas de cordon stolonial. 11 n’y a, entre les zoïdes plus ou moins développés, que des bourgeons et des probourgeons errants, charriés par leurs cellules ambulantes qui forment à ceux-ci une gaine complète, à ceux-là une escorte de trois à quatre cellules. Les probourgeons se divisent en bourgeons à la manière ordinaire; les bourgeons se fixent, à la manière ordinaire aussi, et deviennent des zoïdes asexués, insérés partout sur l’appendice, mais toujours les plus jeunes dorsalement et les plus âgés de plus en plus ventrale ment à mesure qu’ils sont plus gros. Ainsi, tout bourgeon fixé directement sur l’appendice donne un zoïde asexué. Mais quand ces zoïdes grandissent, il se forme à la base de leur pédoncule, par dépression de la tunique de l’appendice qu’ils refoulent pour la traverser, une fossette où viennent tomber des probourgeons n’ayanlpas encore épuisé leur faculté de se diviser. Là, ceux-ci achèvent de se diviser en bourgeons qui, au lieu d’errer, restent à cette place et s'attachent au pédoncule du zoïde asexué qui leur sert de Pflegethier. En grandissant, ces bourgeons donnent autant de zoïdes sexués comme chez le Doliolum.

La structure des zoïdes (fig. 170) diffère à peine de celle de Doliolum. La branchie est fortement bombée en bas; le cloaque forme vers le haut quatre diverticules, deux dorsaux et deux ventraux symétriques, dus à ce que la branchie s'insère au pharynx plus haut à leur niveau que dans les points intermédiaires. Il y a neuf anneaux musculaires bien développés permettant des mouvements énergiques, en sorte que la colonie est beaucoup plus mobile que celle de l’Anchinie ; mais le 7e est très incomplet, représenté seulement par deux rubans musculaires qui descendent dans le pédoncule.

Le ganglion nerveux est situé entre les 3e et 4e anneaux musculaires ; la fossette olfactive est placée normalement au-dessus de lui. 11 n’y a pas d’otocyste. La

Fijj. 170.

t1) La nourrice qui le portait semblerait donc devoir être énorme, mais Korotneff suggère qu’elle peut être de taille modérée et perdre de bonne heure son appendice qui grandit ensuite nourri par ses bourgeons.

UROCORDES — ASCIDIES

glande pylorique est double avec deux orifices distincts. Enfin, la glande sexuelle est unique et forme les œufs à l’entrée, les spermatozoïdes au fond. L’union des zoïdes à l'appendice se fait par le placenta épithélial habituel. À maturité, les zoïdes sexués se détachent, mais les asexués restent fixés à la colonie (*).

La correspondance du cycle évolutif avec celui du Doliolum est moins imparfaite que chez l’Anchinie. Les bourgeons sexués représentent exactement les gonozoïdes, et les asexués seraient exactement des phorozoïdes, mais ils semblent aussi remplir concurremment le rôle de gastrozoïdes pendant leur jeunesse. D’ailleurs, ici aussi, on ignore si la nourrice a besoin ou non d'ètre nourrie par ses bourgeons (Zoïdes adultes, Bmm. Trouvé en abondance, mais une seule fois à Naples en 1891. Jamais revu depuis. On pense qu’ici aussi, la nourrice inconnue habite les grands fonds et qu’elle est très fragile. Elle semblerait devoir être très grande comme celle de l’Anchinic, mais on peut faire ici les mêmes réserves qu’au sujet de celte dernière (Voir la note de la page précédente).

3e Sous-Classe

ASCIDIES. — ASCIDIÆ

[Ascidiacês ; — Ascidiacea (de Blainville); — Tethyes;

Tethyæ (Savigny)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

Ce type peut être défini en quelques lignes par comparaison avec le type général desïuniciers (Voir page 132 à 154). Les deux premières sousclasse étant composées de formes pélagiques à faciès tout spécial nous n’en avons que fort peu tenu compte dans l’établissement du type général. Celui-ci se trouve donc naturellement représenter surtout les caractères de cette troisième sous-classe. Pour le rendre tout à fait conforme au type de celle-ci, il suffirait de modifier en lui deux caractères que nous lui avons attribués pour tenir compte, dans la mesure du possible, de la structure des Thaliés : il faudrait remonter plus haut sur la face dorsale le cloaque que nous avons placé le plus près possible de l’extrémité inférieure du corps tout en le faisant nettement dorsal à peu près comme chez les Salpes; il faudrait aussi déplacer la masse viscérale et l’abaisser au-dessous de la branchie ou la rejeter latéralement si elle reste à son niveau. Mais ce sont là des points très secondaires ; les connexions et les relations générales des Àscidiés sont parfaitement respectées dans notre type des Tuniciers, et il est des Ascidiés qui ont le

P) Los bourgeons extrêmement petits sont formés d’abord d’un amas cellulaire dans lequel se dessinent uue couche ectodermique et deux groupes intérieurs. L’un de ces derniers, constitué de cellules un peu plus grosses (endodermiques?) forme le pharynx qui bourgeonne le tube digestif, et les muscles; le second (mésodermique?) forme le système nerveux et les organes génitaux. L’ectoderme forme, outre l’épiderme, un stomodæum et l’invagination cloacale.

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P YROSOMIDÆ

TYPE MORPHOLOGIQUE

an., anus;

app. b., appendice buccal; ascdzd., ascidiozoïde; b., bouche; br ., branchie;

cav. coin., cavité interne du tube colonial; cl. j cloaque; cv. g., cavité générale; cv. It., cavité péribranchiale; d., diaphragme ; est., estomac; ggl. n. , ganglion nerveux; gl., glande prénervienne ; gît., substance tunicale du tube colonial ; gt., cercle péricoronal formant une côte saillante ;

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