CIRCULATION INTESTINALE
comment il se fait que la glande choroïdienne manque chez les MARSIPOBRANCHES, les ELASMOBRANCHES et les GANOÏDES, sauf l’Amia, tandis qu'elle est constante chez les TÉLÉOSTÉENS; il semble qu’elle devrait être au contraire le plus développée dans les formes inférieures. Le réseau admirable qui termine l'aorte dorsale des Chlamydoselachus semble indiquer qu'il y avait également une branchie nasale et peut-être une branchie acoustique. Tous les organes des sens se seraient donc développés en rapport avec des branchies qui auraient, par la suite, avorté.
Les veines branchiales présentent fréquemment des prolongements ventraux entre lesquels il existe des anastomoses veineuses. C'est de ce système anastomotique que naissent les artères pulmonaires des DIPNÉS.
Chez les Esturgeons, l'aorte n’a de parois propres qu’à son début ; elle est ensuite remplacée par un canal essentiellement constitué par les ares hémaux de la colonne vertébrale, intérieu- ! | rement revêlu par un périchondre. EXT ; TN Chez beaucoup de Plagiostomes et quelques Téléostéens (Silurus, Esor, 3. #2 "tt À —
Clupea), elle n’est limitée par une Es membrane solide que du côté ven- É:-}e
tral; du côté dorsal, elle n’a pour TE.
parois qu'une mince membrane J
: R£: “Si )— Ah NS 1 attachée à la concavité des arcs 3<. RE TT | : D. / Sn D. —.—. 2 vertébraux.
5° Circulation intestinale. — Chez — le Petromyzon marinus, l'intestin, dans sa région terminale posté- Per rieure, reçoit des vaisseaux de la Fig. 1780. — Vaisseaux annulaires de l'intestin du Squaparoi dorsale du corps trois vais- lus vpars — À, vue intestinale dorsale ; 2, artère QE 2 : intestinale dorsale couverte d'une gaine de vasa vasoseaux artériels et un vaisseau vei- rum; 3, vaisseaux annulaires émis par la veine et l'artère
neux intercalé entre le 4er et le intestinales ventrales (d'après Neuville).
2° vaisseaux artériels. La veine nait d'un sinus veineux qui se trouve à la région ventrale des reins et qui reçoit aussi le sang des veines génitales. Elle fournit un rameau, la veine intra-intestinale, qui pénètre dans la valvule héliçoïdale et la parcourt dans toute sa longueur, accompagnée de branches artérielles. La veine intra-intestinale atteint le foie et se ramifie, sans devenir libre sur aucune partie de son parcours, constituant aussi la veine porte. Elle reçoit le sang qui provient des veines et des espaces veineux non seulement de la valvule, mais aussi de toutes les parties du tube digestif; elle se prolonge en arrière du point où la veine issue du sinus rénogénital alteint l'intestin; mais elle longe alors la ligne d'insertion de la valvule sur le tube digestif. Les veines qui reprennent le sang amené au foie par le système porte se réunissent généralement en deux troncs très courts qui se jettent l’un à droite, l’autre à gauche dans le sinus de Cuvier. Chez les ELasmopraxcues ! les artères intestinales naissent typiquement de
1 Hexrt Neuvicce, Contribution à l'étude de la vascularisation intestinale chez les Cyclostomes et les Sélaciens, Annales des Sciences naturelles, 8° série, t. XIII, 1901.
l'aorte au nombre de quatre : la 1°, l'artère cœliaque, fournit les artères de l'estomac, l'artère de la valvule hélicoïdale ou artère intra-intestinale et l'artère intestinale ventrale; la 2° est l'artère splénique, qui se ramifie dans la rate et les parties voisines du tube digestif; la 3° est l'artère intestinale dorsale, qui occupe la région