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Fig. 1784. — N° 1, Coupe dans la peau de la lèvre du Barbus fluviatilis. — st, cellules à bâtonnet d'un organe sensitif; si, filet nerveux se rendant aux organes sf; se, terminaisons nerveuses interépithéliales (préparation à la méthode de Golgi, d'après Maurer). — N° 2, Coupe à travers l'épiderm& du Barbus
fluviatilis, contenant un organe sensitif s; d, cellules de recouvrement; p, papille filiforme; 4, cellule muqueuse (d’après Maurer).
0,04 de long et 0"®,02 de large; viennent ensuite ceux des PLAGIOSTOMES et des GANOÏDES CHONDROPTÉRYGIENS. De tous les TÉLÉOSTÉENS, les SALMONIDEÆ relativement primitifs possèdent les plus gros globules; ils ont à peu près les mêmes dimensions que ceux de l'Esturgeon (0,016 de long sur 0®®,010 de large chez les Salmo); les plus petits sont ceux de l’Acerina cernua (0®®,010 de long sur 0®m,008 de large).
Lymphatiques. — Le système lymphatique est constitué chez les Poissons par des espaces lymphatiques et des vaisseaux lymphatiques. Les premiers se constituent principalement dans l'épaisseur des parois du cœur (p. 2481), dans celle du péricarde et dans la tunique adventive des vaisseaux, de telle façon que ceux-ci peuvent paraitre entourés d’une gaine lymphatique. Les vaisseaux lymphatiques forment sous la peau des réseaux capillaires en élroite relation, en général, avec les canaux muqueux et surtout avec la ligne latérale, Les plus grands se trouvent dans les ligaments intermusculaires, surtout à la base des nageoires. Le système lymphatique se limite chez les TÉLÉOSTÉENS à un réseau mésentérique, entremêlé avec celui des tubes de Weber et à deux grands canaux situés l’un sur la face ventrale
de la colonne vertébrale, l’autre à son intérieur et dans lequel s'ouvrent les sinus lymphatiques des processus épineux supérieurs et inférieurs.
Rate 1. — La rate occupe une position assez variable. Chez les Sélaciens (fig. 1754, p. 2460) elle est située au voisinage de l'estomac auquel elle est reliée par un court mésentère, dépendance du grand repli mésentérique qui s'insère en avant tout le long du bord gauche de l'estomac, et en arrière à la colonne vertébrale, entre les deux veines caves; le bord de ce mésentère libre au niveau de la rate contient l'artère splénique qui vient directement de laorte; la veine splénique s'unit aux veines gastro-intestinales et pancréatiques pour former la veine porte. La rate peut-être compacte (fig. 17%6, r,r'; p. 2467), lobulée ou même divisée en petites masses distinctes, recevant chacune une artère et une veine (Carcharias glaucus). Chez les formes de Poissons osseux dont le tube digestif présente une disposition analogue à celle du tube digestif des Sélaciens (SALMONIDE) la rate est placée au voisinage du cul-de-sac stomacal (fig. 1767, S, p. 2480), mais l'artère splénique est une branche de l'artère gastro-intestinale et ses vaisseaux communiquent largement avec ceux de l'estomac par des branches récurrentes. Sa position dans les autres types varie avec le degré de développement des circonvolutions intestinales: elle peut être située à droite ou à gauche de l'estomac; assez souvent elle est accolée à la vésicule biliaire (Blennius, Scorpæna, Lophius, Orthagoriscus, etc.).
La rate est essentiellement un réticulum de tissu conjonctif, différencié aux dépens du mésentère et dans les mailles duquel s'ouvrent, à partir d'une certaine période du développement, les pointes d’accroissements des vaisseaux sanguins. Chez l'adulte, les veines et les artères s'ouvrent séparément dans les lacunes spléniques. Les capillaires terminaux des artères sont entourés chez les Sélaciens par un manchon de réticulum conjonctif condensé qui est la première ébauche des corpuscules de Malpighi, mais il n'y a chez aucun Poisson d’endothélium continu à la surface des trabécules. L'organe présente des lymphatiques superficiels et profonds, étranglés de place en place chez les Raies par des anneaux de faisceaux conjonctifs et pelotonnés sur eux-mêmes. Des globules sanguins rouges et blancs se forment abondamment dans la rate des embryons, et cette formation se continue toute la vie chez les Sélaciens dont certaines espèces produisent, au cours de leur existence, des rates supplémentaires (Squalus, Mustelus, etc.). La multiplication des globules sanguins dans la rate devient rare chez les Téléostéens adultes qui conservent cependant la faculté de reproduire leur rate lorsqu'elle a été extirpée.
Organes des sens. — Les organes des sens des Poissons sont les uns distribués sur toute la longueur du corps, les autres localisés sur la tête. On ne peut faire que des hypothèses sur la nature des sensations recueillies par les premiers, et qui sont dérivées sans doute des sensations très variées que nous désignons, en ce qui nous concerne, sous le nom de sensations tactiles. Les organes des sens céphaliques sont, comme chez les Vertébrés supérieurs, les organes du goût, de l'odorat, de la vue et de l'ouie.
L'épiderme des Invertébrés et celui de l'Amphioæus n'étaient formés que d'une seule assise de cellules, les organes sensitifs qu'ils contiennent résultent surtout
1C. Pnmaux, De la rate chez les Ichthyopsidés, Archives de Zool. expérimentale, 2* série, t. 1II, 1885.
du rassemblement, en certains points, de nombreuses cellules sensitives, analogues à celles que l’on trouve, dans les autres régions du corps, éparses parmi les cellules de revêtement. Déjà chez les MARSIPOBRANCHES l’épiderme est formé de plusieurs couches de cellules, comme chez tous les autres Vertébrés; mais la structure primitive est conservée pour les organes des sens cutanés qui ont la forme de petites cupules dont le fond est légèrement convexe et le pourtour sail-