II. EMBRANCHEMENT
Phanérochordes fixés ou pélagiques, sans squelette interne, protégés par une enveloppe de consistance variable, la tunique, formée d'une substance voisine de la cellulose. Corps présentant deux orifices, l’un pour l'entrée de l'eau dans l'appareil branchial, l’autre pour sa sortie. Région antérieure du tube digestif transformé en un sac branchial à parois percées de fentes ciliées, que traverse pour sortir par l'orifice efférent, l'eau entrée par l'orifice afférent. Adulte sans corde dorsale, quand il n'existe pas d'appendice caudal; système nerveux central réduit à un ganglion placé entre les siphons. Larve normale des espèces fixées ayant la forme d’un télard dont la queue contient la corde dorsale.
Affinités des Tuniciers; modifications graduellics de leur organisme. — Les Tuniciers forment un embranchement très homogène quoique composé d'organismes qui mènent {rois genres de vie fort différents. La plupart sont fixés au sol; d'autres (PYROSOMIDÆ, DOLIOLIDÆ, SALPIDÆ) sont libres, pélagiques et se déplacent par réaction en expulsant, par des contractions rythmiques de leur corps, l’eau qui s'est introduite dans des cavités appropriées (HYDRONECTA); d’autres encore (APPENDICULARIIDÆ) Sont aussi libres et pélagiques, mais nagent à l’aide des ondulations d’une queue relativement puissante (URONECTA). Dans les formes fixées et flottantes la tunique présente deux orifices, surmontés de siphons dans les premières et qui sont traversés constamment par deux courants d'eau, l’un afférent, l’autre efférent. Chez les Tuniciers fixés, les PyRosoMIDE et les DOLIOLIDÆ le courant afférent est déterminé par les vibrations des cils d’un sac branchial, formé aux dépens de la région pharyngienne du tube digestif et qui rappelle de très près le sac branchial de l’Amphioxus. L'eau amenée par le courant afférent passe également ici, au travers des fentes du sac branchial, et tombe dans une cavité péribranchiale ou cavilé atriale, d’où elle s'échappe par l'orifice efférent. On peut donc désigner ces orifices et les siphons qui les surmontent sous les noms d'’orifice ou siphon branchial et d’orifice ou siphon atrial. Les SALPIDÆ et les APPENDICULARIIDÆ présentent des dispositions un peu différentes. Comme ces dispositions sont plus simples que celles que nous venons d'indiquer, on en a quelquefois conclu que les Tuniciers pélagiques étaient les progéniteurs des autres?; mais une application
1 Découvert par Pallas en 1778 et nommé par lui Limax lanceolatus; reconnu comme un Vertébré par Costa, en 1834. *
2 Herpmanw, Report on the Tunicata. Voyage of H. M. S. Challenger, Part. XVII, 1882, and Part. XXXVIII, 1884. — Lauizce, Recherches sur les Tuniciers, 1860.