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Fig. 1576. — APPENDICULAIRES. — 1. Oikopleura cophocerca, au
centre de sa coquille; {, ouvertures treillagées de la coquille; x, grande cavité de la coquille (grossissement 6 fois). — 2. Oikopleura dioïca vue de face; «a, œsophage; d, glandes unicellulaires; e, estomac; ?, intestin; p, pylore; n, nerf caudal; æ, corde dorsale; o, ovaire. — 3. Oikopleura cophocerca, vue de profil; b, bouche; 7, pharynx; X, sa bandelette ciliée ; l, son ouverture latérale droite; f, estomac; d, bord gauche de sa paroi supérieure; ?, intestin; a, anus; €, glandes; 9, gangiion nerveux et otocyste; n, nerf dorsal se recourbant postérieurement pour pénétrer dans la queue; »#, muscles de la queue ; o, ovaire; f, testicules (grossissement 25 fois, d’après Herman Fol).
assez peu résistante pour que des infusoires puissent pénétrer dans sa substance, y vivre et S'y mouvoir; elle est plus résistante chez les grandes espèces, et sa forme varie d'une espèce à l’autre, souvent d’un individu à l’autre. Elle est souvent piriforme avec trois orifices correspondant respectivement à la bouche et aux deux
fentes branchiales. Le grand diamètre de la coque de l'O. Chamissonis peut atteindre jusqu'à 50 millimètres. La coque des Megalocercus et des Stegosoma est inconnue; en revanche Swainson a décrit une coque en mitre d’évêque et Moss une coque en forme de papillon dont les Appendiculaires ne sont pas connues.
La substance de la coque des Appendiculaires ne contient pas de cellulose; elle ne se colore ni par la teinture d'iode, ni par l’iodure de potassium iodé après l’action de l'acide sulfurique, ni par l'acide osmique, le chlorure d’or ou l’azotate d’argent; faiblement colorée par le carmin, elle conserve sa transparence dans l'alcool et dans les acides organiques.
La coque est sécrétée par des cellules épithéliales spéciales qui occupent une place caractéristique pour chaque espèce, et se distribuent en groupes ou en bandes. Ces cellules forment chez les Fritillaria et l'Appendicularia sicula, une bande en fer à cheval dont les branches se dirigent sur les côtés du corps de haut en bas et d’arrière en avant; elles occupent chez les Oikopleura toute la région antérieure du corps. Au cours de la sécrétion de la coque, on voit souvent des cellules sécrétantes passer dans la mucosité, mais elles s’y détruisent en peu de temps. La sécrétion de la coque est d’ailleurs très rapide; elle ne demande pas plus d’une heure ; aussi les Appendiculaires abandonnent-elles au moindre choc leur demeure; elles la quittent même spontanément, et n'habitent, en général, dans la même qu'un petit nombre d'heures. Il est possible que les coques soient non seulement un abri, mais un moyen de protéger la fuite, et qu'elles jouent également un certain rôle dans la nutrition, en dirigeant vers la bouche le courant que crée l'Appendiculaire par l’agilation de sa queue. L’assimilation de la coque des Appendiculaires à la tunique des autres Tuniciers ne va pas sans quelques difficultés.
Tunique !. — La paroi du corps des Tuniciers autres que les Appendiculaires est constituée par deux enveloppes superposées : l’une externe, la tunique ou test, qui n’est qu’un épiderme modifié; l’autre interne, souvent appelée improprement manteau, et que nous appellerons simplement paroi somatique, car elle est de tous points assimilable à la paroi conjectivo-musculaire du corps des autres animaux.
La tunique ne fait défaut que chez quelques espèces de Doliolum. Partout ailleurs c'est une enveloppe permanente, formée d’une substance presque identique à la cellulose, la tunicine (Berthelot), associée à une petite quantité de cholestérine, d'acides gras et de sels minéraux (Winterstein, Schäfer). Chaque individu possède une tunique en propre chez les Ascidies simples et sociales (Perophora, Perophoropsis, Ecteinascidia, Diazona, Clavellina), les Barillets, les Salpes. Toutes les ituniques se confondent au contraire en une masse gélatineuse, dans laquelle les divers individus sont enfouis chez les Ascidies composées; le test commun est quelquefois modifié autour de chaque ascidiozoïde, qui parait ainsi avoir en propre une sorte de tunique. Chez les Ascidies sociales, la tunique recouvre non seulement les Ascidiozoides, mais aussi les sitolons qui les unissent entre eux. Chez les MoLGuLIDÆ et divers POLYCLINIDÆ (Psammaplidium, Glossophorum sabulosum, Amaroucium densum) le test se recouvre de grains de sable qui sont retenus chez les MoLGULIDÆ par des prolongements du manteau, recouverts de tunicine (p. 2199).
La tunique est regardée d'habitude comme un revêtement cuticulaire, anhiste,
. 1 M. BerTHeLoT, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XLVII, p. 227-230.