‹ Traité de zoologie (volume 3)Chapitre 18 sur 50 · MORPHOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

MORPHOLOGIE GÉNÉRALE

Ne À gun ) nn D

| ll il nn 1

ri |

Fig. 1577. — Schéma de l’organisation d’une Ascidia. — A, bouche ou orifice afférent; ép, tentacules péribuccaux; 7, tunique; B, branchie; m, manteau (c’est la région pointillée); vm, vaisseaux du manteau; vp, branches vasculaires traversant la cavité péribranchiale ; vd, vaisseau ventral; vi, vaisseaux de la

teslin appliqué contre la bran- Chie dans la première famille, placé au-dessous d'elle dans la seconde, semble contenu

tunique; r{, ampoules terminales des vaisseaux de la tunique; i, intestin, €, cœur; e, estomac; æ, œsophage; od, canaux génitaux aboutissant à la glande génitale située dans l’anse intestinale; a, anus; pb, cavité péribranchiale; cl, cavité cloacale; Æ, orifice efférent; gph, glande hyponeurale; NV, ganglion nerveux; cd, canal de la glande hyponeurale; f, entonnoir cilié d'après Herdmann).

dans une cavité que l'on

pourrait prendre, au premier abord, pour une cavité générale. Cette cavité n’a rien à faire avec la cavité générale primitive; elle est, comme la cavité péribranchiale, circonscrite par deux sacs membraneux dont une moitié s’applique exactement sur les viscères, en suivant tous leurs contours, tandis que l’autre s’accole à l'exoderme (p. 2270), on peut la désigner sous le nom de cavité périviscérale. Les deux cavités périviscérales communiquent chez les BOTRYLLIDÆ, avec les cavités péri-

branchiales correspondantes; elles en sont séparées par une cloison chez les CioniDÆ; partout ailleurs les parties homologues à la cavité périviscérale sont indépendantes. Chez les DisTominæ et les POLYCLINIDE, les sacs qui forment là cavité périviscérale des BOTRYLLIDÆ et des CIONIDÆ ne se moulent pas sur la surface de l'intestin, mais cheminent à côté de lui, passent au devant de la gouttière cardiaque qu'ils contribuent à fermer, se fusionnent en un tube unique, le tube épicardique, pénètrent dans les stolons des espèces sociales, dans le post-abdomen des PoLycLiNiDÆ (fig. 1565, cl, p. 2178), et y simulent également une cavité générale. Le tube épicardique joue dans le bourgeonnement un rôle de première importance (p. 2296, 2304, 2307 et 2338).

Le développement des sacs péribranchiaux et périviscéraux entraine la disparition de toute cavité générale; du moins cette cavité est-elle réduite à l'intervalle qui sépare les parois de ces sacs soit l’une de l’autre, soit de la paroi du corps, soit de la paroi intestinale. Ces intervalles sont en grande partie oblitérés par des éléments mésodermiques; les parties vides constituent les lacunes souvent prises pour des vaisseaux, dans lesquelles circule le liquide sanguin, chargé de corpuscules flottants.

Les sacs périviscéraux et péribranchiaux ne se développent pas chez les Appendiculaires. Il ne saurait cependant, chez elles, être davantage question d'une véritable cavité générale. La paroi du corps est exclusivement constituée par un épithélium exodermique; le tube digestif par un épithélium entodermique; en arrière du tube digestif se trouvent les organes génitaux; en arrière du pharynx, la poche cardio-péricardique. Tout l'espace compris entre l’épithélium exodermique et les viscères est rempli par une substance gélatineuse que traversent des filaments normaux à la surface du corps, et dans laquelle sont creusés des espaces tubulaires, restes de la cavité générale; dans ces espaces circule le liquide sanguin. Il n’y a ni éléments conjonctifs libres, ni tissu conjonctif proprement dit.

Paroi da corps des Appendiculaires. — Si simple que soit la structure de la paroi du corps des Appendiculaires, ces animaux, en dehors des muscles de leur queue locomotrice, présentent encore un certain nombre de muscles somatiques. Dans la région antérieure du corps de la Vexillaria speciosa on trouve des fibres rayonnantes qui vont d’un tubercule saillant sur une cellule exodermique aux viscères; quelque chose d’analogue parait exister chez les Kowalevskia et les Appendicularia; en outre les Vexillaria sont unies à leur coque par une paire de tractus coniques qui semblent être des muscles. La musculature du Megalocercus abyssorum est plus compliquée, et consiste en tractus s'étendant de la paroi pharyngienne à la paroi du corps et en muscles circulaires entourant l’orifice buccal.

Mais la dépendance la plus importante de la paroi du corps chez les Appendiculaires est la queue. Elle est formée d’un axe cellulaire, comparable à la corde dorsale de l’Amphioxus et qui en garde le nom; de deux bandes musculaires, symétriquement placées par rapport à la corde (fig. 1567, M, p. 2180, et fig. 1576, p. 2189), d’un cordon nerveux (p. 2231) et d’un épithélium exodermique qui recouvre le tout. Entre l’épithélium exodermique et les organes sous-jacents se trouve, comme dans le reste du corps, une couche de substance gélalineuse dans laquelle sont creusées deux lacunes longitudinales, l’une dorsale, l’autre ventrale.

Page 1