‹ Traité de zoologie (volume 3)Chapitre 5 sur 50 · COTTON PER · texte numérisé non relu

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réduction de ses organes sensoriels, on à pensé que l’Am- phioæus ne devait pas être considéré comme un type ances- | Ê tral des Vertébrés, mais bien comme une forme dégénérée. | È L’embryogénie nous montrera, au contraire, que la dissy- = métrie de l’Amphioxzus semble éclairer l’histoire de l’une S des phases les plus intéressantes de l'histoire des Verté- È brés, celle du changement d’attitude qui a amené la face | ventrale du Ver ancestral à devenir la face dorsale du Ver- g

tébré et réciproquement. L'ancêtre de l'Amphioæus était vraisemblablement couché sur le côté gauche ; par suite d’un retour partiel à la symétrie bilatérale, l'Amphioxus, lorsqu'il est sur le sable, se couche indifféremment sur le côté gauche ou le droit, contrairement à ce qu’on observe chez les Poissons pleuronecles. Épipleures et cavité péribranchialc. — Chez les embryons d'Amphioxus, la région antérieure du corps présente des séries de fentes branchiales qui font com-

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muniquer la région pharyngienne du tube digestif avec l'extérieur à travers la paroi du corps. Plus tard deux replis latéraux des téguments, les épipleures (p. 2166), dont les métapleures ne sont, chez l'adulte, que les bords demeurés libres, laissant seulement entre eux une ouverture postérieure, le pore atrial, recouvrent la région perforée du corps, et constituent tout à la fois une nouvelle surface du corps et la cavité péribranchiale ou cavité atriale dans laquelle se rassemble l’eau qui a traversé les branchies. Dans cette cavité (fig. 1549, a) feront plus tard hernie les gonuades (0) contenues chacune dans une poche formée aux dépens de la paroi primitive du corps et dont la cavité est un diverticule du cœlome. De même dans le côté droit de la cavité atriale pénètre, entouré d'une poche semblable, le cæcum intestinal {ce et p. 2145). La cavité atriale ne s’arrêle pas au pore atrial; eile se prolonge sous la forme d’un sac conique jusqu’au voisinage de l'anus, où elle se termine en cæcuüum, et son prolongement s’interpose entre l'intestin et la musculature de la paroi du corps. La face ventrale de la cavité atriale est constituée par la lame plissée sur sa surface libre qui s'étend entre les replis latéraux et qui contient dans son épaisseur un muscle transversal (m), séparé en deux moiliés par un raphé conjonclif médian. Les fibres de ce muscle ventral n’ont pas une striation bien apparente ; il n’est pas certain qu'elles soient associées à des fibres longitudinales superficielles ; en tout cas l’ensemble du muscle est animé de contractions rythmiques qui assurent l'expulsion de l'eau et des produits génitaux.

Du côté dorsal, la cavité atriale est limitée par une membrane plissée qui s’attache sur la base des lames de séparation des fentes branchiales, mais de deux en deux seulement; de sorte qu’on peut, de ce fait, diviser ces lames en deux catégories : les cloisons sur lesquelles s'attache la membrane plissée, les languettes qu’elle laisse libres; ces cloisons et ces languettes ont effectivement une origine différente (p. 2145). La membrane plissée sépare la cavité atriale de la région dorsale de la cavité générale, région divisée en deux moitiés symétriques par la soudure du sac branchial à la gaine de la corde; ces deux moitiés de la cavité générale dorsale sont les espaces cœlomiques suprapharyngiens.

Structure des parois du corps. — Les parois du corps présentent à considérer : 1° un épithélium ou épiderme; 2° une lame sous-épihéliale; 3° une couche conjonctive à laquelle on peut appliquer la dénomination de derme; 4° les myotomes ou segments musculaires; 5° les myocommes ou cloisons intermusculaires; 6° une membrane péritonéale.

L’épithélium (fig. 1549, e) est formé d'une seule assise de cellules prismatiques, dont la hauteur s’abaisse beaucoup sur la face ventrale ; parmi elles sont des cellules sensitives terminées chacune par un cil (Langerhans).

La lame sous-épithéliale est intimement soudée à l'épiderme et présente de fines stries horizontales comme si elle était formée de lamelles superposées; on y distingue nettement tout au moins une couche gélatineuse et une membrane basilaire plus résistante; ces couches ne contiennent pas de noyaux et sont probablement formées par la couche conjonctive sous-jacente.

La couche conjonclive, plus épaisse, est au contraire parsemée de nombreux noyaux, bien visibles surtout chez les jeunes individus; elle atteint son maximum de développement dans la region Céphalique, dans les replis latéraux, les nageoires et à la face ventrale. |

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